I. De Dijon à, Fontarlier. Salins
140 kil. Trajet en 3 h. à 5 h. 43. Prix : 15 fr. 80, 10 fr. 70, 6 fr. 90.
Jusqu’à Dole (47 kil.), v. p. 223-224. — Notre ligue laisse ensuite à g. celle de Besançon et à dr. celle dePoligny, traverse le canal du Rhône au Rhin et le Doubs et s’engage dans la grande forêt de Chaux (19561 liect.), dans laquelle elle fait 11 kil. — 56 kil. Grand-Contour. — 61 kil. Montbarrey. — 66 kil. Châteley.
72 kil. Arc-et-Senans , où il y a une saline alimentée par les eaux de Salins (17 kil.; v. p. 242). L 'église est moderne, mais possède des tableaux de maîtres anciens, donnés par la reine Christine d’Espagne: Rédemption, d’Ant. de Pereda; St-Joseph et l'enfant Jésus, deMurillo; le Christ et la Chananéenne, d’Ann. Carrache; Ste Famille, de Schedone; une Vierge, de G. de Crayer, etc. — Ligne de Besançon, v. R. 53. — Voir, à partir d’ici, la carte p. 261. — Ensuite on traverse la Loue.
79 kil. Mouchard (petit buffet; hàt. de la Gare), petit bourg, à dr. Suite de cette ligne, v. p. 243. Ligne de Besançon à Bourg et Lyon , v. p. 257. — Omnibus de la gare à Port-Lesney (3 kil. 5; hôt. Monrepos), but d’excursion de Salins,
De Mouchard à Salins; 8 kil., embrancli. de l’autre côté de la gare; 14 min. ; 90, 60 et 40 c.
Cet embranch. remonte un joli vallon, en passant dans deux tunnels entre lesquels est un viaduc. En face, au-dessus de Salins, les hauteurs mentionnées ci-dessous, avec leurs fort?. Près de la gare, une importante scierie (A. Bouvet et fils).
Salins. — Hôtels: Or. -H. des Bains; H. des Messageries , rue de la République, 17; II. du Sauvage , un peu plus loin, place du Vigneron. — Cafés: C. de la Place , sur la place d’Armes; C. du Commerce , rue de la République. — Haies minéraux: bain simule, 1 fr. 50; avec addition d’eaux mères, 2 fr. ; b. de piscine, b. de siégé, b. de pieds, 75 c., plus le linge (10 à 50 c.). — Douches; 1 fr. à l fr. 50. — Eau de la source, 60 c. le litre. — Liste des médecins affichée à l’établissement. — Poste et télégraphe, rue des Bains.
Salins (354 m.) est une ville de5525hab., dans une gorge étroite, sur la Furieuse, et dominée par les monts Belin, St- André', et Poupct, les deux premiers très escarpés et fortifiés (v. p. 243). Comme son nom l’indique, elle possède des salines ; elle a en outre des bains d’eau chlorurées sodiques. C’était une des principales villes de la Franche-Comté et elle ne fut prise définitivement par les Français qu’en 1674, comme du reste les autres villes du pays. Un incendie l’a presque complètement détruite en 1825, de sorte qu’elle offre en elle-même peu de curiosités, à part son église principale. Elle a vu naître Victor Considérant (1808-1893), l’apôtre du fouriérisme, à qui elle doit élever une statue.
De la gare, on arrive d’abord, par la rue Gambetta, à une promenade qui a de beaux arbres et à g. de laquelle se voit un petit monument érigé aux victimes des combats de Salins, les 25-27 janv. 1871 .
Bædeker. N.-E. de la France. 7 e édit. 16