N K VERS
parc, où se trouvent ses deux sources, dites de St-Léger et St-Marcel. Il y a maintenant deux nouvelles sources (Ste-Elisabeth et Alice) de l’autre côté du chemin de fer. — Nevers est à 13 kil. au S.-E. de Pougues, par la route de Lyon, en passant à Fourchambault (v. cidessous), et Guérigny est à 9 kil. à l’E. (p. 308).
‘247 kil. Fourchambault (hôt. des Forges), à dr., ville de 6152hab., avec des forges importantes. — A g. à Nevers, les lignes du Morvan (R. 58 et 59) et le couvent de St-Gildard (p. 290). — 254 kil. Nevers.
Nevers. — Hôtels: de France (pl. b, Cl), à la porte de Paris, à «l’autre extrémité de la ville, nouvellement réinstallé (50 ch., rep. 1 fr., 3 et 3.50, p. 8) ; de la Paix (pl. a, A 2), à la gare (30 ch. à 3 fr. 50, rep. 1, 3 et 3.50) ; de l' Europe (pl. c, C2), rue du Commerce, 94.
Cafés: Grand-Café, avec jardin, rue du Commerce, 55; C.-Glacier, place du Lycée.
Voitures de place: course, 50c.; heure, 2 fr.
Poste et télé«;raphe(p1.C2), place Jean-Desvaux, près la porte do Paris.
Basques: B. de France (pl. C2); Société Générale , rue St-Martin, 19; Crédit Lyonnais, place des Recollets.
Bains du Château , derrière le palais.
Nevers (186 m.), anc. capitale du Nivernais et auj. chef-lieu du départ, de la Nièvre, avec une population de 27 673 hab., au confluent de la Loire et de la Nièvre, est une ville d’origine celtique, Noviodunum , l'antique capitale des Eduens. César y établit un campement considérable dont s’emparèrent les Gaulois, ce qui donna lieu à la lutte suprême dont Vercingétorix fut le héros (v. p. 210).
L’avenue de la Gare (pl. AB2), d’où on aperçoit à dr. la porte du Croux (p. 289) et la cathédrale (p. 288), mène à la place Carnot (pl. B2), à g. de laquelle se trouve le parc (p. 290). On prendra à dr. de la place la rue Sabatier.
Le "‘palais de justice (pl. B2), à g. de cette rue, est l’ancien château ducal, primitivement le château des comtes de Nivernais, dont le flef fut érigé en duché par François 1 er en faveur de François de Clèves, l’un de ses capitaines, et qui passa par alliance, en 1562, à la maison de Gonzague, fut vendu au cardinal Mazarin et appartint ensuite à sa famille, jusqu’à la Révolution. La partie postérieure rappelle encore le château féodal, tandis que la façade est une élégante construction du xvi® s. Elle a aux extrémités deux tourelles octogones et deux tours rondes, au milieu une autre tourelle très élégante décorée de bas-reliefs, retraçant la légende du chevalier du Cygne, fabuleuse origine des Clèves. Ces bas-reliefs ont été refaits au xix e s. par Jouffroy; les originaux étaient dus à Jean Goujon. Au 2 e étage est le petit muse'e Nivernais, qui comprend surtout une collection très remarquable de faïences de Nevers des xvi e -xvm e s., des antiquités, des objets d’art du moyen âge, des médailles. Il n’est ouvert que le dimanche de 1 h. à 3 h.; entrée par la tour du milieu.
Devant le palais s’étend la place de la Republique (pl. B 2-3), sur laquelle s’élève une fontaine ornée de figures allégoriques et surmontée d’une statue de la Ville de Nevers, le tout par Lequesne,