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NEVERS

et de l’extrémité de laquelle on a une belle vue sur la vallée de la Loire. Les deux bustes dans un square sont ceux du poète-menuisier Adam Billaut (1602-1662) et du pamphlétaire Claude, Tillier (1801-1844), deux illustrations locales. Dans la rue de l’Oratoire (pi. B C3), une grande porte du xvi e s., des anc. prisons des ducs de Nevers.

A l’E. du palais est le théâtre et à l’O. l'hôtel de ville (pl.B2), qui renferme la bibliothèque (20000 vol.) et un petit musée visible sur demande et comprenant en deux salles quelques tableaux et des collections d’histoire naturelle.

La cathédrale, St-Cyr (pl. B 2), presque en face de l’hôtel de ville, date des xm e -xv e s., mais elle en a remplacé une plus ancienne, dont il est resté l’extrémité O. Du côté du S., elle est encore engagée dans des maisons. Elle a deux absides , l’une à l’E., où est le chœur bâti au commencement du xm e s., dans le style ogival; l’autre à l’O., de style roman, transformée en chapelle. On en remarquera les ornements extérieurs. C’est du côté de l’abside occidentale que se trouve le transept. On entre par des portails latéraux, au N. et au S. de la nef: le premier est du xn e s. ; le second, de la fin du xv e , est flanqué d’une tour très riche de 1509-1528, haute de 52 m. et décorée de statues des prophètes, des apôtres et de divers saints.

L’intérieur a 110 m. de long. Dans la nef, on remarque surtout le triforium, avec ses faisceaux de colonnettes et ses statuettes. Chaque bras du transept, à l’O., a une double arcade romane sous l’arcade goth. qui ouvfe dans la nef. Il y a une crypte sous la chapelle de l'abside, à l’O. Dans le bras S. du transept se voient une belle porte et un joli escalier ajouré. Plus haut, près du portail S., une autre porte et un escalier du xvi e s., donnant entrée dans la salle du chapitre, des xiv e et xv e s. Les chapelles latérales, du xv e s., ont quelques retables très mutilés, sauf celui de la chapelle St-Jean-Baptiste, du comment, du xvi e s., à g. du chœur. Il représente la vie de St Jeau, par des scènes très mouvementées, à partir de l’annonce de sa naissance, dans le haut. Le chœur a un autel goth. moderne à baldaquin, derrière lequel est un grand crucifix en bois du xm e s. On remarquera dans l’éçlise quelques restes de fresques, récemment mises h jour, notamment a g. du pourtour du chœur, devant la porte N., à la l re chapelle à dr. du chœur, et à la voûte de l’abside O.

On revient ensuite à la place Carnot et l’on prend à dr. la rue St-Martin. Dans une cour à g., n° 36, la chapelle Ste- Marie (pl. B 2), qui a une jolie façade rococo, du xvm e s. Elle dépendait du monastère illustré par Gresset dans son «Vert -Vert».

La rue St-Martin aboutit à la rue du Commerce, la principale de Nevers, que l’on prendra à g., presque en face du beffroi (pl. C2), qui date du xv e s. et qui a deux belles salles. Plus loin, la place Guy -Coquille, que l’on traverse, pour tourner à g. dans la rue St-Etienne.

L’église St-Etienne (pl. D2), dont l’entrée principale est dans une cour à dr., après le n° 29, est l’édiflce religieux le plus curieux de Nevers pour les archéologues. La façade, seulement en partie restaurée, est fort simple, mais l’intérieur présente un beau vaisseau du style roman auvergnat, qui s’est répandu jusque dans le Nivernais. C’est.

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