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NEVERS

une ancienne église abbatiale du xi e s. On devra en ressortir par une petite porte latérale à g. dans le transept, afin de voir l’extérieur de la nef et de l’abside, qui est très remarquable. Il règne à la hauteur des cintres des fenêtres et autour de ces cintres un cordon qui produit un bel effet : la toiture repose sur des modillons aux figures très variées ; les murs droits du transept, percés de cinq petites fenêtres à plein cintre et d’une fenêtre ronde, ont des arcatures aiguës alternant avec les pleins cintres ; l’abside est entourée de trois chapelles rayonnantes en hémicycle, et dans le haut est une sorte de galerie à colonnettes.

L’intérieur est divisé en trois nefs, la principale à voûte en berceau, les autres à voûtes d’arête , surmontées de tribunes voûtées en quart de cercle. Il y a sur la croisée une coupole sans ouvertures et au milieu de chaque bras du transept une grande arcade, surmontée de cinq autres plus petites; derrière ces arcades, des chapelles, remplaçant les portails, et à rE. des absidioles. Le chœur est plus élégant que la nef, ses colonnes sont moins massives et il a de jolies arcades surhaussées, ainsi qu'un beau triforium. Les chapelles, voûtées en demi-coupole, ont des arcatures alternant avec les fenêtres.

St-Etienne est près du lyce'e (pl. D2), situé entre les deux rues à dr. en revenant. C’est un anc. collège des jésuites, où Gresset fut professeur. Son église St-Père ou St-Pierre (pl. CD2), de l’autre côté, à l’angle des rues de la Préfecture et des Ardilliers, est du xvn e s. Les voûtes sont décorées de peintures par Batiste et Ghérardin.

A l’extrémité de la rue des Ardilliers , où se termine la ville proprement dite, s’élève la porte de Paris (pl. CD 2), arc de triomphe assez simple, en souvenir de la victoire de Fontenoy (1745), avec une longue inscription en vers médiocres par Voltaire.

La rue des Ardilliers ramène à la rue du Commerce, dont l’autre extrémité est près du confluent de la Loire et de la Nièvre. Il y a là une levée destinée à garantir des inondations les parties basses de la ville. Plus loin , le beau pont de Loire (pl. B 3), et au delà le viaduc du chemin de fer, près duquel est une grande manufacture de porcelaine (pl. A3). La fabrication de la porcelaine et de la faïence est une des principales industries de Nevers.

La porte du Croux (pl. A 2), déjà mentionnée p. 287, est un reste curieux des fortifications de la fin du xiv e s. Elle est de forme carrée, avec échauguettes (tourelles) et mâchicoulis, et précédée d’un ouvrage avancé. Elle renferme un musée lapidaire, composé de sculptures gallo-romaines et du moyen âge, où l’on voit aussi une belle mosaïque et des inscriptions. Il est ouvert le 1 er et le 3 e dim. de chaque mois de 1 h. à 3 h. , mais on peut toujours le visiter en s’adressant au gardien, qui demeure près de là, rue du Midi, 3. A côté de la porte est une manufacture de faïence (Montagnon), qu’on peut aussi visiter.

Il y a encore sur les quais deux restes des anc. fortifications: la tour Oogutn (pl. A3), en partie du xi e s., en aval du pont de Loire, et la tour St-Eloi (pl. C3), du xv e s., en amont, sur la rive dr. de la Nièvre..

Bsedeker. N.-E. de la France. 7 e édit. 19

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