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III. D’Avallon (Auxerre) à Dijon, par Semur

106 kil., 48 jusqu’aux Laumes , où l'on rejoint la grande ligne de Dijon à Paris (p. 210). Trajet en 2 h. 40 à 4 h. 30. Prix : 12 fr., 8 fr., 5fr. 20. — Jusqu'à Semur: 34 kil.; .00 min. à 1 h. 25; 3 fr. 80, 2 fr. 55, 1 fr. 70.

Avallon , v. p. 309. On suit d’abord la ligne d’Autun , jusqu’à Maison-Dieu (9 kil. ; p. 311); puis on tourne à l’E. Vue à g. Au loin de ce côté, Montreal, sur une hauteur isolée et où il y a des ruines intéressantes. — 15 kil. Guillou. On traverse le Serain. — 21 kil. Epoisses, qui a un château du xvi e s. et dont l'église, du xn e s., renferme quelques œuvres d’art, en particulier un KcceHoino attribué à Germ. Pilon. — 26 kil. Torcy-Pouligny. Plus loin, un haut viaduc sur la vallée de V Annançon. Beau coup d’œil à g. sur

34 kil. Semur-en-Attxoïs (hôt. : de la Côte-d’Or, du Commerce, place et rue de la Liberté), ville de 3655 hab. et chef-lieu d’arr. de la Côte-d'Or, dans un site des plus pittoresques, sur une colline rocheuse dont l’Armançon fait une sorte de presqu’île. Elle est d’origine ancienne, ayant remplacé Alise (p. 210) comme capitale de l’Auxois, et elle appartint à la Bourgogne dès 1060. Réunie à la couronne après la mort de Charles le Téméraire (1477), elle se révolta et dut être prise d’assaut (1478). C’est la patrie du célèbre critique Claude de Saumaise (1588-1658).

La longue rue du Bourg -Voisin, au bout de l’avenue de la Gare, conduit à la place do l’Ancienne-Comédie (poste et tél.), derrière laquelle est V* église Notre-Dame, fondée au xi e s., mais rebâtie au xiv e s. Elle est du style ogival bourguignon, avec un beau porche du xv e s., deux tours carrées sur la façade et une autre octogonale sur la croisée surmontée d’une flèche de 58 m. de haut.

L’intérieur présente trois nefs étroites, avec de beaux faisceaux de colonnes et des piliers ronds au chœur, supportant des ogives surhaussées. 11 y a au chœur et au transept de très belles galeries, aux colonnettes surmontées de têtes; au-dessus du sanctuaire, une belle clef de voûte peinte. Les bas côtés sont prolongés jusqu'au sanctuaire et se terminent par des chapelles qui ont de beaux autels et des tableaux auciens. Derrière la chaire est une custode à clocheton d’une grande délicatesse, autrefois destinée aux saintes huiles. Les chapelles latérales sont précédées d’arcades du style flamboyant et de la Renaissance. On remarquera de plus, dans la l re de g., un retable mutilé de la Renaissance, Jésus au milieu des docteurs; dans la 2 e , un St-Sépulcre de 1490; dans la 3 e , des vitraux anciens, relatifs à la vie de Ste Barbe, et deux tableaux attribué» à Vanloo; dans la 4 e et la 5 e , de beaux vitraux et des autels avec retables; à dr. de la nef, une petite chapelle gothique; au portail latéral de g. encore deux tableaux anciens. Ce portail est orné à l’extérieur de curieux bas-reliefs qui rappellent la fondation de l’église , par Robert I er de Bourgogne, en expiation du meurtre de son beau-père. — Pour faire l'ascension des tours, s’adresser au sacristain.

Autour de l’église se voient encore quelques vieilles maisons.

En descendant en face de l’église et tournant à g., on arrive, par la rue du Rempart, aux 4 tours du donjon de l’ancien château, sur un rocher au-dessus de l’Armançon et qui donnent un aspect très pittoresque à la ville de ce côté. Ce château, dont la fondation remonte au xni e s., a été démantelé sous Henri IV, en 1602. — Plus

Le Morvan.

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