‹ Le Nord-Est de la FranceChapitre 254 sur 270 · DECIZE · texte numérisé non relu

DECIZE

curieuse, et c’est un spectacle merveilleux le soir, avec ses fours à coke et ses hauts fourneaux en activité. Elle occupe 14 à 15000 agents et ouvriers. Les bâtiments et les dépendances y couvrent une surface de 970 hect. , et elle est desservie par plus de 300 kil. de chemins de fer. La force motrice y est donnée par 390 machines à vapeur actionnant 1050 machines-outils et engins de toute sorte. Il y a 60 marteaux-pilons, y compris un marteau de 100 tonnes. La production annuelle de l’usine est actuellement d’environ 400000 tonnes de houille, 100000 tonnes de fonte, 150000 de fer et d’acier, 60000 de constructions diverses, ponts, bateaux, machines, etc.; plus de 100 locomotives et une quantité énorme de fers ouvrés pour tous les usages, même des canons. Il y a aussi un musée paléontologique et minéralogique. La visite se fait dans l’ordre suivant: ateliers des presses et pilons, forge (laminage du fer et de l’acier), machines soufflantes du Bessemer, ateliers de construction (locomotives, machines marines, machines fixes).

Ensuite un tunnel de plus de 1 kil., et on descend la vallée du Mesvrin. -* 95 kil. Marmagne. — 101 kil. Broyé. A dr., le signal de Montjeu (643 m.), derrière lequel est le château de ce nom , à env. 1 h. de la stat. (v. p. 322). — 105 kil. Mesures.

110 kil. Etang (buffet), où l’on rejoint la ligne d’Autun (p. 323) et traverse YArroux. 1965 hab. Eglise goth. moderne avec un joli clocher.

D'Etang a Digoin (Paray-le-Monial) : 53 kil.; 2 h. 5 à 4 h.: 5 fr. 45, 4 fr. 10, 3 fr. Principales stat.: (23 kil.) Toulon-sur-Arroux , petite ville où l’on remarque un pont du moyen âge (ligne de Bourbon-Lancy, v. p. 315), et (36 kil.) Gueugnon (3831 bab.), qui a de grandes forges. — Digoin, v. p. 324.

116 kil. St- Didier. — 123 kil. Millay. — 132 kil. Luzy (hôt.: de l’Europe, du Centre), ville de 3345 hab., que domine à g. YOppenelle (380m.), extrémité S. des montagnes du Morvan. — On descend la vallée de l’Alène. — 147 kil. Rémilly, où sont les ruines de deux châteaux du xv e s. et d’où il y a pendant la saison une correspondance pour St-Honoré-les-Bains (10 kil.; p. 314). — 155 kil. Fours. 1517 hab.

162 kil. Cercy-la-Tour (p. 315), où aboutit la ligne de Clamecy par Corbigny (p. 314). — 167 kil. Verneuil.

177 kil. Decize (hôt.: des Voyageurs, du Commerce), ville ancienne et industrielle de 4990 hab., dans une île de la Loire, à son confluent avec l’Aron et à l’embouchure du canal du Nivernais, qu’on traverse avant d’y arriver. Eglise en partie du xi e s. , avec une crypte encore plus ancienne. Ruines d’un château du moyen âge, sur la hauteur qui domine la ville. Sur la promenade, la statue de Guy Coquille (1523-1603), jurisconsulte et historien originaire de Decize. — Correspond, pour les mines de la Machine (8 kil. ; 4479 hab.).

La voie suit désormais la rive dr. de la Loire. Sur la rive g. passe le canal latéral à la Loire (v. p. 284). — Halte de Sougy.

EPINAC.

De Dijon

190 kil. lieard. — 199 kil. Impliy (2805 hab.), qui a une importante fonderie, à g. après la station. Oii traverse la Nièvre un peu avant Nevers et contourne au N. la ville, dominée par sa cathédrale et son palais. — 215 kil. Nevers (p. 287).

B. Par Chagny et Autun.

221 kil. Trajet en 7 h. 20 et 7 h. 50. Prix : 24 fr. 80, 16 fr. 85, 11 fr. — A Autun : 101 kil. ; 2 h. 30 à 3 h. 45; 11 fr. 35, 7 fr. 65, 5 fr.

Jusqu’à Santenay (56 kil.), v. p. 315. On laisse à g. les lignes de Nevers par Montchanin et le Creusot et de Roanne par Paray-le- Mouial (p. 316). Celle d’Autun tourne à dr., dans une jolie vallée, et passe dans un petit tunnel. — 61 kil. Paris- 1’ Hôpital. A g., les monts de Rôme-Cliâtcau (547 m.) et de Renie (516 m.), où il y a eu dans l’antiquité des retranchements comme sur le mont de Sène, à dr. (p. 315). Rochers et grottes au premier. Belles vues.

Plus loin, Nolay, que l’on contourne à g. En face, puis à dr., des rochers assez curieux.

66 kil. Nolay (hôt. Ste-Marie), ville de 2215 hab., d^ns une belle vallée, couverte de vignes, et patrie des Carnot. Lazare Carnot (1753-1823), membre du Directoire, y a une statue en bronze, par ltoulleau, devant sa maison, à un carrefour non loin de la gare, et Sadi Carnot (1837-1894), l’anc. président, un monument sur la place de l’Ilôtel-de-Ville, par le même artiste et Ealguière, surtout un groupe en bronze représentant la France qui reçoit dans ses bras le président frappé à mort.

A 4 kil. à PB., Larochepot, village dominé par les ruines imposantes d’un château du xm e s. Un de ses seigneurs fut Philippe Pot, grand sénéchal de Hourgogne, dont le tombeau est au Louvre.

Puis deux viaducs dans une longue courbe et un tunnel de plus de 1200 m.

79 kil. Epinac (hôtel des Mines), àdr., localité de 4096 hab. Mines de houille considérables. Le puits Hottinguer, à la gare, atteint 1200 m. de profondeur. L’extraction s’y fait à l’aide d'une machine pneumatique. Les produits sont expédiés au Pont-d'Ourhe, sur le canal de Bourgogne, par une ligne ferrée de 26 kil. (v. p.222). Verrerie à bouteilles. Lignes des Laumes et de Dijon, v. p. 210 et 222.

Ensuite, à dr., le château d’Epinac, du xiv e s., mais restauré en 1897. Puis, du même côté, on aperçoit le château de Sully, rebâti en 1573 et où naquit en 1808 le maréchal de Mac-Mahon. — 84 kil. Sully (halte).

86 kil. St-Leger-Sully. St-Léger (St-L.-du-Bois) a des mines de schistes bitumineux. Sully, */* h. en deçà, àdr., est desservi par la halte précédente; on y voit, outre le magnifique château mentionné ci-dessus, les restes d’un autre château.

93 kil. Dracy-St-Loup , où l’on rejoint la ligne d’Auxerre par Avallon (p. 311). Puis, à g., la flèche de la cathédrale d’Autun; à dr., le prétendu temple de Janus (p. 322). — 101 kil. Autun (buffet).

C9 S0R»'XDO +-ww

à Nerers.

A UT UN

Autan. — Hôtels: *St-Koui* <£ de la Poste (pl. a, C2), rue de l'Arbalète (60 ch. de 3 à 5 fr., rep. 1, 3 et 3.50, on». 50 e.); de la Téte-Noire (pl. b, C2), rue de l’Arquebuse (ch. 2 fr., rep. 60 c., 2.50 et 3 fr.); des Négociants <{• de la Cloche , place du Champ-de-Mars, 6, dans une cour; Gaunet-Laplante (pl. e, B 3), avenue de la Gare. — Cafés, près des hôtels et au Champ-de-Mars.

— Poste et télégraphe (pl. 1)2), rue de l'Arbalète, 10. — Banques: B. de France, Société Générale , avenue de la Gare. — Bains, rue de l’Arbalète, 1T.

— Principales curiosités: la cathédrale (v. ci-dessous) et les portes St- André (p. 322) et d'Arroux (p. 322).

A ut un (307 m.) est une ville industrielle de 15)704 liab. , un chef-lieu d’arr. de Saône-et-Loire et le siège d’un évêché. Elle occupe un joli site, sur le penchant d’une colline, dont l’Arroux baigne le pied et dans le haut de laquelle s’élève la cathédrale; les hauteurs boisées au S. achèvent de lui donner un aspect pittoresque.

C'est V Augustodunum antique (en vieux-français Ostedun), qui remplaça Hibracte, capitale des Eduens (v. p. 323), fut une ville très florissante sous l’empire romain et eut des écoles célèbres. St Symphorien y fut martyrisé en 179. Elle compta encore plus tard parmi ses éveques St I.éger (m. 678), qui la sauva en se livrant au maire du palais Ebroïn, son adversaire, et eut les yeux crevés, puis la tête tranchée par ordre de ce dernier. Ravagée par les Bagaudes, les Barbares, les Sarrasins, les Normands, les Anglais, la ville a perdu son ancienne importance. Elle emplit aujourd'hui à peine la moitié de son enceinte primitive, qui avait près de 6 kil. de développement et env. 200 hect. de superficie.

La gare (pl. B3) est au N. -O. de la ville. L’avenue de la Gare, à g. à la sortie, conduit au Champ-de-Mars (pl. C3), principale place de la ville, où il y a une grande foire dans la première quinzaine de septembre, à l’occasion de la St-Ladre ou St-Lazare.

A g. s’élèvent le théâtre, belle construction récente, et I’hôtel de vieee, fort habilement restauré en 1900 et surélevé d’un étage dans le style classique (au fronton, médaillon du président Jeannin, d’Autun, ministre des finances sous Henri IV, 1540-1622 ; v. p. 320); le rez-de-chaussée sert de halle et le premier étage renferme le musée (v. p. 321) et la bibliothèque (16500 vol.; ouverte les jeud. et dim. de 8 h. */* à 11 h. </ 2 ).

A dr., au fond de la place, le collège (pl. C3), construit par les jésuites en 1709, que dirigèrent plus tard des prêtres de l’Oratoire et où étudièrent Lazare Carnot, Joseph Bonaparte et Napoléon. La belle grille qui le précède date de 1772. L 'église Notre-Dame, à g., n’est qu’en partie due aux jésuites; elle a été terminée après leur expulsion (1763). Il y a au collège un musée d'histoire naturelle , qui occupe 4 salles de l’aile droite, au 3 e étage.

Montant de là à g., par les rues St-Saulge, Chauchien (appuyer plus loin à dr.) et des Bancs (à g., tour ronde de la prison), on arrive à

La cathédrale, St-Lazare (pl. DE 3). C’est l’anc. chapelle d’un château des ducs de Bourgogne, fondée en 1060, mais surtout des xn e et xv e s. La partie la plus ancienne est le *grand ■portail. C’est un porche à trois nefs, voûté en plein cintre, avec arcades latérales en ogive et une salle au-dessus, et que flanquent deux tours en partie refaites en 1873. Le *tympan représente le Jugement dernier. Il

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AUTUN

De Dijun

y a aussi un portail latéral du style roman, à g., et une belle flèche en pierre de 77 m. sur le transept, élevée vers 1470, mais dernièrement restaurée. Cette flèche forme lanterne à l’intérieur.

L'intérieur est à trois nefs, avec un transept très court et sans déambulatoire. Les colonnes sont remplacées par des pilastres cannelés, aux curieux chapiteaux. Sur les côtés sont des chapelles des xv e et xvi e s. Dans la l re de g., une sorte de retable du xvi e s., avec un fort beau cadre. La 2 e et la 4 e ont de belles verrières et il y en a aussi à la 4 e et la 5 e de dr., ainsi qu’aux fenêtres du choeur, en partie modernes. Encore du côté g., dans la 3 e chap-, un bas-relief moderne, St Antoine; dans la 4 e , une Résurrection de Lazare; dans la 5 e , une grande peinture murale par Ed. Krug. Du eôté dr., dans la 4 e chap., une Pieta par le Guercliin. Dans le croisillon de dr-, un grand tableau d’Ingres, représentant le martyre de St Symphorien (179), que sa mère exhorte au courage. A dr. du choeur, du même côté, le monument du président Jeannin (v. p. 319) et de sa femme, avec, leurs statues agenouillées, en marbre blanc. L'abside a une riche décoration de marbres polychromes, du xvni e s. Un reliquaire y renferme les restes de St Lazare. Le trésor, à dr. au transept, renferme un échantillon très ancien de tissu oriental en soie.

A côté du portail de la cathédrale, sur la place St-Louis, est la fontaine St-Lazare, de la Renaissance. L'evèche' (pl. D 3), à l’extrémité N.-E. de la place, est l’ancien palais des ducs de Bourgogne avant le xm e s., mais reconstruit depuis lors.

Au n° 3 de la rue des Bancs, par où l’on est venu, se trouve l’anc. hôtei, Rolin (pl. D 3), du xv e s. , qui appartint à Nie. Rolin, chancelier de Bourgogne (v. p. 247), né à Autun (1376-1462), et maintenant à la Société Eduenne, qui en a fait restaurer l’intérieur et y possède un muse'e archéologique. Entrée, 25 c. par pers., 50 c. si l’on est seul.

Dans la cour, une Circé, par Lhomme de Mercey (1861).

Rez-de-chaussée. l re salle: antiquités lapidaires gallo-romaines et autres; une barque préhistorique. — 2 e salle, objets du moyen âge et de la Renaissance ; statues et pierres tombales (moulages). — 1 er étage. l re salle : bibliothèque et objets divers; petites antiquités, statuettes ; christ émaillé du xn e s. — 2 e salle, salle des Séances de la Société: portraits, dont deux de Jean et un de Nicolas Rolin; Christ en croix de l'école tlamande et autres peintures moins importantes; fragment de l’étendard de Charles le Téméraire; statuette de Ste Catherine en marbre (xvi e s.). — Cabinet à la suite: beau meuble et joli escalier montant au 2 e étage. — 3 e salle : vases en bronze, petites antiquités aussi en bronze, en particulier un petit taureau à trois cornes (autre à Besancon, p. 235) ; débris d’un casque romain; médailles; reproduction d’une statuette de lutteur qui est à St- Germain-en-Laye. Dans uu cabinet voisin se voient de curieux bas-reliefs en ardoise.

II e étage. l re salle : ‘collection très importante d’objets d’origine gauloise et romaine trouvés au mont Beuvray (p. 323) et fabriqués avant l’an 12 ap. J.-C., vases, creusets, monnaies. — 2 e salle: objets provenant des fouilles dans la région, de Lambessa et d’Utiquc. — 3 e salle: minéralogie.

On traverse ensuite les places St-Louis et d’Hallencourt, à dr. du palais de justice, puis on prend à dr. les rues Piolin, St-Antoine et des Marbres, qui mènent à la promenade. A dr. de la 2 e rue est le grand séminaire, un ancien hôpital, qui a des cloîtres romans.

La promenade des Marbres (pl. C D 1-2), qui doit, son nom à des sièges antiques qui s’y trouvaient, est fort belle et jouit d’une

à iV evers.

AUTUN

jolie vue. Au commencement, à dr., une construction monumentale datant de 1669, V école préparatoire de cavalerie, avec des jardins dessinés par Le Nôtre. Il y a dans la cour d’une maison située en deçà, en face de la promenade, un reste peu important d’un prétendu temple d’Apollon (pl. CD 2). Sur la promenade, la statue de Divitiac, un des héros éduens, bronze par A. de Gravillon (1893). Au delà, un chemin à dr. conduit à l’emplacement du théâtre romain (pl. Cl) dont il ne reste que des substructions couvertes de gazon. Plus loin se trouvait une naumachie et à l’extrémité même de la promenade un amphithéâtre. On voit déjà du théâtre, au loin, à dr. en arrivant, la pierre de Couhard (p. 322). — De la promenade on reviendra au Champ-de-Mars par la rue de l’Arquebuse.

Le musée de l’hôtel de ville (v. p. 319) est public les ditn. et fêtes de 1 h. à 4 h. et toujours visible pour les étrangers: entrée, galerie de dr., dans le fond. Un nouveau catalogue est en préparation. Conservateur, M. Marillier. A g., une petite collection d’histoire naturelle; à dr., les peintures, les sculptures et des antiquités.

I re salle: 44, Soyer, les Forgerons; 57, Castellani, Escadron du 1 er cuirassiers à Sedan; 25, Qlaize , les Femmes gauloises, épisode de l’invasion romaine. Béguine, David vainqueur, bronze.

II e salle: 53, Greuie, portr. du peintre Wille; 30, Appert, Le Nôtre; 12, Caminade, Jeune Grecque allant faire une ofl'rande; 40, Humbert, l’Enlèvement, invasion des Sarrasins en Espagne; 19, Lassait- Bordes , Mort de Cléopâtre; 22, Barrias, Gaulois avec sa fille, prisonniers à Rome; 36, Sain, le Paiement; ic. fr. du xrni* s., portr. de femme. Au milieu: Mme L. Bertaux , Jeune prisonnier, bronze; «Væ Vietoribus»; dans des vitrines, petites antiquités.

III e salle; 15, Guignet, Une mêlée; 28, Hor. Vernet, Prise de Malakoff ; 7, école française , portr. du président Jeannin, que représente aussi la statue colossale du milieu, en plâtre, par Lhomme de Mercey. Dans une vitrine, des souvenirs du général Changarnier, qui était d’Autun (v. p. 322); 9, H. Vernet, Combat de Sornah; 31, Ary Scheffer, portr. de Changarnier; 4, Amelot, vue d’Autun; s. n°, C. Vanloo, Effet de neige. Bustes de Mac- Mahon et de Changarnier, par Grauk.

IV e salle: 42, Didier, paysage; 23, Perrussin, Repos de Bacchus; 13, Saglio, vue d’Italie; 27, Pascal, Fleurs et fruits; 29, Dubuisson, les Défricheurs; 38, C.Plers, paysage; 10, Bertin , le mont Pieria en Macédoine; 45, CA. Frère, le Simoun; 21, Patizzi, la Vallée de Chevreuse; s. n°, Vernet- Lecomte, Pénélope. Antiquités.

V e salle: 52, Teniers le J., St Jérôme; 41, L. Bakhuysen, marine; 51, Teniers, les Deux ermites; 14, école flamande, curieuse Kermesse; 2, Teniers, grand paysage; 32, école florentine , St François d’Assise; 33, école ombrienne, Vierge; 3, Dubbets, paysage; s. n°, école italienne , Pietà; 50, école de Giotto, la Flagellation et la Crucifixion; 49, école italienne, la Crèche. Au milieu et autour, vitrines avec de petits bronzes antiques et des objets gallo-romains.

En sortant de l’hôtel de ville, on prend à g. la rue Guérin, puis à g. la rue Deguin, la Petite et la Grande -Rue Marchaux, que domine à dr. la belle tour de l’Horloge (pl. C2), du xv® s., et la rue St-Nicolas, à dr. Là est la chapelle St- Nicolas (pl. B‘2), qui renferme, ainsi que l’ancien cimetière qui la précède, le musée lapidaire. Le gardien demeure à l’entrée.

Dans la chapelle.: à g., un beau sarcophage antique en marbre, avec une chasse au sanglier; beaucoup de petites sculptures et des débris; un Mercure, bas-relief dans une niche; dans l’abside, qui est jolie, une

Bædeker. N.-E. de la France. 7 e édit. 21

AUTUN

sorte d'autel avec une célèbre inscription grecque chrétienne, trouvée en 1836; à dr., un magnifique entablement, quelques sculptures du moyen âge et de la Renaissance, un vieux sarcophage chrétien; au milieu, une grande mosaïque. — Sous le hangar: des débris de constructions, des sarcophages, entre autres celui de Urunehaut, au commencement à g., et son épitaphe, refaite en 1767; des cippes à bas-reliefs, une belle vasque.

En continuant tout droit par la rue à g. de St-Nicolas et la rue de la Croix-Blanche, on arrive à la porte St-André (pl. Bl), restaurée en 1847 par Viollet-le-Duc. C’est, comme la suivante, une porte antique du i er s. de notre ère, qui était comprise dans l’enceinte de la ville, dont il reste une tour à g. Elle a 14 m. de hauteur sur 20 de largeur, et elle est percée de 4 arcades, deux grandes pour les voitures et deux petites pour les piétons. Au-dessus règne une galerie à 10 arcades soutenues par des pilastres ioniques, qui mettait en communication les remparts des deux côtés.

Les murs romains existent encore eu partie, mais presque partout cachés par la verdure et des constructions et dégarnis de leurs tours, qui étaient au nombre de 62. Un assez long pan de ces murs, immédiatement à l’E. de la porte d’Arroux (v. ci-dessous), a conservé l'ancien revêtement.

La rue à g. en deçà de la porte ramène dans la ville à la rue de Paris, suite de la Grande-Rue Marchaux, à l’endroit où elle traverse le chemin de fer. C’est au delà, près de la rivière, que se trouve la porte d’Arroux (pl. A 2), encore plus remarquable que la précédente et non restaurée. Elle a 17 m. de haut et 19 de large. Elle est également percée de 4 arcades et au-dessus règne aussi une galerie qui comptait Ï0 arcades , mais qui n’en a plus que 7 et d’un seul côté. Les pilastres sont ici d’ordre corinthien.

Quand les eaux sont basses, on a plus court de passer le pont voisin et de tourner à g., où il faut traverser un bras de rivière à gué, pour aller voir les ruines du prétendu temple de Janus (pl. A3); sinon il faut retourner jusqu’au chemin de fer et y prendre une rue qui longe la voie à g., pour descendre à dr. à un autre pont. Ces ruines d’un bâtiment de destination en somme inconnue (ouvrage militaire ou temple?) se composent de deux murs de 24 m. de haut et 17 de large, avec des arcades, des niches et des fenêtres, le tout dans un remarquable état de conservation.

11 faut encore mentionner comme antiquité à Autun la pierre de Coubard, à en v. 20 min. au S.-E. de la promenade, en passant à dr. de l’école de cavalerie et devant le cimetière (pl. Dl-2), qui a quelques tombeaux remarquables, entre autres celui du général Changarnier (1793-1877). Si l’on prend plus loin la traverse, monter à dr. et non à g., quand le ravin n’est plus praticable. — La pierre de Couhard (pl. El) est une pyramide qui a encore près de 27 m. de haut et qui a dû en avoir 30. C'est un monument dans le genre de la pyramide de Cestius à Rome: aussi la donne-t-on comme un tombeau, celui de Divitiac (p. 321), dont les cendres auraient été dans une urne au sommet. Elle est faite de petites pyramides creuses placées les unes sur les autres. Belle vue de cet endroit.

Excursion intéressante au château de Montjeu , à 6 kil. au S., par la u ute qui passe dans le faub. St-Ulaise, à dr. derrière la cathédrale, ou

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