LE BEUVRAY
par un chemin plus raide traversant le Coubard et passant à la -maison des Chèvres-. Il a un grand parc, qu’on rencontre à mi-chemin et où l’on passe entre deux étangs, qui alimentaient le principal aqueduc romain d’Autun. Le château existait déjà au xm e s., mais il a été plusieurs fois reconstruit. Au S. du parc, le signal de Montjeu («mons Jovis»; 643m.), d’où l’on a une très belle vue. La stat. de Broyé est à env. 1 h. au S. (v. p. 317).
D'Autun à Auxerre, y, p. 311-308.
D’Autun au Beuvray: 24 kil. de route et 1 h. à 1 h. V* de chemin. — On passe l’Arroux (pl. A3) et prend à g. la route de Luzy-Moulins, que l’on quitte 4 kil. plus loin pour tourner à dr. — 6 kil. J fonthelon. On aperçoit de temps à autre, en face, le Beuvray (v. ci-dessous). — 20 kil. St -Léger- sous -Beuvray (restaur. Sotty), localité de 1770 hab. La route se rapproche du Beuvray à g. — 24 kil. Le Poirier-an-Chien, hameau en deçà duquel il y a un chemin par lequel on arrive au sommet (2 fois à g.), en 1 h. La visite du plateau demande 2 h. et toute l’excursion un jour entier. Guide utile, mais difficile à trouver. Ouvrage à consulter: Bulliot, Fouilles du mont Beuvray, Autun, 1899, 30 fr.
Le Beuvray (821 m.), où il n’y a plus que des ruines informes, une croix de pierre et une chapelle, est la hauteur sur laquelle s’élevait l’oppidum éduen de Bibraete, comme on l’a reconnu dans des fouilles faites de 1865 à 1888. La forteresse gauloise était devenue du temps de César une sorte de ville industrielle et commerçante, ayant ses ateliers de métallurgistes et d’émailleurs et qui voyait affluer les marchands marseillais à l'époque de la fête de la Dea Bibraete. Les fouilles ont été comblées. L’emplacement du temple de la déesse est marqué par la chapelle, reconstruite depuis 1872; celui du forum, par la croix. La ville cessa d’être habitée des le commencement de notre ère, après la fondation d’Autun, mais les Gaulois continuèrent de s’y assembler, et il s’y tient encore une foire, le 1 er mercredi de mai. On a de là une belle vue.
D’Autun a Chateau-Chinon : 37kil., route desservie par une voit, publ., dont le bureau est en face de la gare; départ à 6 h. Va du mat. (1 h. du s. de Ch. -Ch.) ; trajet en 5 h. On franchit l’Arroux (pl. A 3) et se dirige vers le N. -O. à travers la plaine et de petits bois. — 12 kil. La Selle ou la Selleen-Aforvan (v. ci-dessous), village qui doit son nom à l’ermitage (-cella») où vécut, à la fin du vn e s., St Méry d’Autun, et qu'a remplacé l’église. On y a découvert des antiquités. Il s’y trouve des usines de schiste. La route remonte quelque temps la vallée pittoresque de la Caucbe, au fond de laquelle est le pic du Bois-du-Roi (902m.), sommet le plus élevé du Morvan. Il faudrait env. 4 h. pour y aller et en faire l'ascension, del’auberge près de laquelle la route quitte la rivière, à 6 kil. de la Selle. — 21 kil. Le Pommoy. On continue encore de monter pendant 6 ou 7 kil. et redescend dans la vallée de l’Yonne. — 29 kil. Arleuf , localité de 2426 hab., dans un endroit stérile qui lui a, dit-on, donné son nom (-aridus locus-). — 35 kil. Ponl-Charrot , où la route traverse l’Yonne, à 9-10 kil. au N. de sa source. — 38 kil. Ch&teau-Chinon (p. 312).
D'Autun à Athez-Corcelles (24 kil. au N. -O.), ch. de fer d’intérêt local, en 1 h. 10, pour 2 fr. 45 et 1.50. On suit la route précédente jusqu’à la Selle et se dirige ensuite plus au II. par Anost (2868 hab.).
La ligne de Nevers suit encore au delà d’Autun la vallée de l’Arroux. — 109 kil. Briun-Laizy. 3 min. plus loin, à dr. , les ruines du château de Chazeu. — 115 kil. Etang (buffet), où l’on rejoint la ligne précédente (p. 317), à 105 kil. de Nevers (p. 287).