‹ Le Nord-Est de la FranceChapitre 49 sur 270 · Eeims · texte numérisé non relu

Eeims

Arrivée. Lignes de Paris , v. R. 5; de Ter g nier -Laon, R. 6; de Méeières- Charleville, R. 9; de Sedan-Luxembourg , R. 9, 28 et 30; de Verdun, R. 16.

Hôtels: *0r.-Ii. du IAon-d'Or (pi. b, C4), en face de la cathédrale, confortable, chauffage central (60 ch. dep. 5 fr. 50 t. c., 1 er dé. 1.50, 2 e dé. à la carte, dî. 5, p. dep. 12, om. 75 c.); *Orand- Hôtel (pl. a, C4), près de la cathédrale (64 ch. de 3 à 6 fr. , rep. 1.50, 3.50 et 4, om. 50 c. à 1 fr.); H. du Commerce (pl. d, C3-4), à g. de la cathédrale, bon (30 ch. à 3 fr., rep. 1,

3 et 3.50, om. 50 c.); du Nord (pl. f, B 3), place Drouet- d’Krlon, 75, hou (60 ch. dep. 3 fr., 1 er dé. 1, dé. ou dî. 3, p. lo à 12, om. 1 fr.); H. de l'Europe, rue ltuirette, 29 (pl. e, B 3-4), voyag. de comm. (60 ch. à 2 fr., 1 er dé. 1. dé. ou dî. 2 fr. 50, p. 6.50, om. 50 c.); Berger, place Drouet-d'Erlon,

81, près de la gare (ch. dep. 2 fr., dé. 2.50, dî. 2.75); H. de Champagne, boul. de la République, 43, le plus rapproché, à dr. avant la place Drouetd’Erlon. — Pension de famille, maison Jehanne-d’Arc, rue de Talleyrand, * 49 (8 fr. par jour).

Cafés: de la Douane, place Royale; de la Banque, place de l'Hôtel-de- Ville; du Palais, rue de Vesle, en face du théâtre, avec restaur. ; Courtois, rue de Talleyrand, 24, beau local ; — café-concert du Casino, rue de l’Etape, 20. — Brasserie de Strasbourg, même rue, 18 (dé. 2 fr. 50). — Instaurants : Restaurant-hôtel de la Place-Royale, rue du Cloître, 9, derrière la cathédrale; Taverne Flamande, rue de l’Etape, 37 (dé. 2 fr. 25, dî. 2.50). — Bon buffet à la gare.

Voitures de place; course, de 6 h. du m. en été ou 7 h. en hiver à 10 hdu soir, à 2 places, 1 fr. ; à 3 ou 4 pl., 1.25; à 2 chev. et 4 pl., 1.40; la nuit,

1.40, 1.75 et 1.90; — heure, de jour, 2.25, 2.50 et 3 fr. ; de nuit, o et 3.25. Chaque colis, 20 c.

Tramways éleotriques (v. le plan): 1, du faubourg de Paris (pl. A 5) au faubourg Cirés (cimetière de l’Est, v. pl. E2), guidon blanc ; 2, du faubourg de Laon (pl. AB 1-2) au pont linon (pl. E7), guidon rouge; 3, de la gare (pl. B 3) à Fléchambault (pl. C 6), par les rues Chanzy et Gambetta, guidon jaune ; 4, du faubourg de Clairmarais (pl. A 2-3) à la rue de Cernay (pl. E3), par la gare et la rue Cérès, guidon blanc-rouge; 5, des casernes de Neufchâtel (v. pl.

j-oo v*

Histoire.

REIMS

B 1) au pont Neuf (pl. C5), par la gare, le cirque et la rue Chabaud, guidon bleu et blanc. — Prix, 10 c. partout avec correspondance gratuite en 2 e cl., 15e. en l re . Arrêts aux poteaux peints en blanc.

Poste et télégraphe (pl. C3), rue Cérès, 30. Bureaux auxiliaires (*P. Si T.» sur le pl.): rue Gambetta, 64 (pl. D5), avenue de Laon, 10 (pl. B2), et rue de Veste, 151 (pl. B4).

Haies: B. de Fanté, B. Neptune , place Drouet-d’Erlon, 52 et 50.

I.iiikaihiks : Matot-Braine, rue du Cadran-St-Pierre, 6; Michaud , même rue, 19. — Photographies: Trompette , en face de la cathédrale.

Banques : B. de France (ni. C3), place de l’Hôtel-de-Ville, 1 ; CrédiiLyonnais , rue Carnot, 25-, Comptoir d'escompte, rue Carnot, 14.

Temple protestant (pl.C3), boulevard Lundy, 10; service à 10 h.

Pkikcipalbs curiosités : la cathédrale (p. 48), St-Remi (p. 50) et l 'hôtel de ville , avec son musée de peinture (p. 48 et 49).

Reims , chef- lieu d’arr. de la Marne, est une belle ville de 108385 hab., située sur la rive dr. de la Veste, dans une plaine entourée de collines couvertes de vignes. Elle est très industrielle, se livrant à la préparation des vins de Champagne et possédant de grandes manufactures de tissus de laine, surtout de flanelles et de mérinos. Elle possède un archevêché, une école pratique du commerce et de l’industrie, une école régionale des arts industriels et une école de médecine.

Antique Durocortorum , capitale des Remi «les chefs», ce fut une des villes les plus florissantes de la Gaule sous la domination romaine. L'évangile y fut prêché au milieu du iv e s. et le consul Jovin (v. p. 51) fut un des premiers a se convertir à la foi nouvelle. Après avoir beaucoup souflèrt des Vandales et des Huns, Reims devint un centre religieux très important; Clovis y fut baptisé en 496 par St Remi; le pape Etienne IV vint y couronner Louis le Débonnaire en 816; des conciles s’y tinrent en 1049, 1119, 1131 et 1148. Depuis le commencement de la dynastie capétienne, tous les souverains furent couronnés à Reims, sauf Hugues Capet, couronné à Noyon (p. 12), Henri IV, à Chartres, Napoléon I er à Paris, et Louis XVIII, Louis-Philippe et Napoléon III, qui ne l’ont pas été du tout. Le sacre le plus fameux est celui de Charles VII, qui eut lieu grâce à l'énergie de Jeanne d’Are, le 17 juillet 1429.

En face de la gare, dans un square, la statue de Colbert (pl. B 3), ministre de Louis XI Y (1619-1683), en bronze, par Guillaume. Colbert naquit à Reims dans la maison qui est aujourd’hui le n° 13 de la rue Cérès. La rue Thiers, à g., mène à l’hôtel de ville (p. 48). Prendre à dr. par une longue place en partie bordée d’arcades, où s'élève la statue du maréchal Drouet-d’ Erlon (1765-1834; pl. B 3), aussi de Reims, statue colossale en bronze par L. Rochet.

Plus loin à g. est V église St- Jacques ( pl. BC4), des xm e , xvi e et xvm e s. Elle n’est pas dégagée et elle est de peu d’apparence à l'extérieur, où l’on remarque seulement la tour du transept, mais l’intérieur mérite une visite. Il y a à l’entrée du chœur un crucifix de la fin de la Renaissance, par Pierre Jacques, de Reims; dans le bras dr. du transept, un grand tableau attribué au Guide, la Trinité; sur les côtés du maître-autel, deux tables-crédences du temps de Louis XVI et aux fenêtres des vitraux modernes.

Tourner ensuite à g. dans la rue de Vesle, une des principales de la ville, où sont le théâtre et le palais de justice et dans la direction de laquelle on voit la statue de Louis XV (p. 48). La rue à dr., entre les deux bâtiments , mène au parvis de la cathédrale.

REIMS

Cathédrale.

— Devant cet édifice, qui l’écrase de sa masse imposante, s’élève depuis 1896 une petite statue équestre de Jeanne d’Arc , en bronze, par F. Dubois.

La **cathédrale ou Notre - Dame de Reims (pl. C 4), son principal édifice, est un des ouvrages les plus nobles et les plus riches de la première période de l’architecture goth., la troisième bâtie à cet endroit. Elle a été fondée en 1212 et achevée au xiv e s. 8a superbe *façade a trois beaux portails rentrants, ornés d’environ 530 statues, plus ou moins mutilées ou endommagées par le temps.

Chose assez rare, les tympans des portails ont des fenêtres ornées de vitraux, mais les côtés et les voussures ainsi que les frontons sont très richement décorés de sculptures. Principales sculptures du portail du milieu: des deux côtés et au fronton, scènes de la vie de la Vierge; dans la voussure, les Anges, les Ancêtres de la Vierge, les Martyrs, les Confesseurs et les Vierges; aux chambranles, les Mois et les Saisons, etc. — Portail de g.: des deux côtés, les Saints fondateurs de l'église de Reims, les Anges gardiens, les Sciences, les Arts; au linteau, la Conversion de St Paul; au fronton, dans la voussure et dans l'arcade voisine, des scènes de la Passion de J.-C. et l’Invention de la Ste-Croix. — Portail de dr. : sur les côtés, les Patriarches, les Apôtres, des Anges, les Vices, les Vertus; au linteau, l'Histoire de St Paul; au fronton, dans la voussure et dans l’arcade voisine, la Fin du monde, d’après l’Apocalypse.

La grande *rose, entre les tours, a plus de 12m. de diamètre. Elle est encadrée par une arcade en ogive et flanquée de deux grandes fenêtres géminées ; à la base des tours, des clochetons avec niches où sont représentés: à g., J.-C. bénissant et St Jean; à dr., la Vierge et St Pierre; puis, au même étage, les autres apôtres, David, Saiil, l’Histoire de David et de Salomon, David et Goliath. Au-dessus, sur toute la largeur de la façade, une série de niches avec 42 statues colossales représentant le baptême de Clovis, au milieu, et des rois de France, sur les côtés. Les deux magnifiques *tours de cette façade, d’une légèreté incroyable, percées de grandes fenêtres et flanquées de tourelles aériennes, ont 81 m. 50 de hauteur. Leurs flèches ont été détruites en 1481 par un incendie, qui en a également consumé cinq au transept. Il en reste encore une de 18 m. de haut sur le chevet, avec huit statues colossales. La tour S. est en restauration.

Le *portail latéral du Nord est aussi fort remarquable. Il est décoré de statues d’évêques de Reims, de Clovis, etc.; de scènes de la vie de St Remi, dans la voussure, et de statues de papes, de patriarches, de docteurs et d’évêques, aux cordons de la voussure. 11 y a sur le côté une seconde porte bouchée, dont on admire le tympan, représentant le Jugement dernier, et surtout le Christ bénissant ou Beau-Dieu, chef-d’œuvre de l’époque ogivale primitive. — Le bras S. du transept est masqué par l’archevêché, et il n’y a pas de portail.

— On remarquera encore les statues des niches couronnant les contreforts et la belle galerie à jour à la naissance du toit. La décoration de la cathédrale comprend, dit-on, 2500 statues.

L'intéhiëuh, en forme de croix et à trois nefs, a 138m. 70de long, 30 m. 10 de large et 38 m. de haut. Le transept, qui n’a que 49 m. 50 de. long, a aussi trois nefs. 11 est plus rapproché du chevet que dans la plupart des

Palais archiépiscopal. REIMS.

autres églises du moyen âge, ce qui fait qu'on a agrandi le chcrur aux dépens de la croisée et même de la grande nef (2 travées). Pour le reste, l'intérieur est plus simple que l’extérieur, excepté les ^bordures des porter , qui sont décorées de 122 magnifiques statues dans des niches. Celles de la grande porte représentent le martyre de St Nicaise, 1 er archevêque de Reims, décapité par les Vandales en 407. La plupart des fenêtres ont de beaux *t litraur du xm e s. — Il faut mentionner ensuite une très riche collection de tapisseries et divers tableaux, dans la nef et dans le transept, tapisseries , qui ne sont pas toutes exposées: 14 dites de Lenoncourt, d'après le donateur (1530), et représentant les événements principaux de la vie de la Vierge; 2 dites du «fort roi Clovis* , données en 1573, mais plus anciennes ; 15 dites de Pepersack (seulement 2 exposées), du xvn e s., et moins remarquables, et 2 gohelins duxix e s. d’après Raphaël, St Paul à Lystre et à l’Aréopage, dans les bras du transept. — Tableaux: dans le bras dr. du transept, la Nativité de J.-C., par le Tintoret; l’entrée du cardinal Langénieux à Jérusalem le 15 mai 1893, par James Tissot; Ste Anne instruisant la Vierge, par Hélart; J.-C. apparaissant à la Madeleine, par le Titien; St Paul dans le désert, par Destouches; Jésus bénissant les enfants, par un inconnu; la Manne au désert, par Poussin; dans la cbap. voisine, où il y a aussi un retable du xvi e s., par P. Jacques (p. 45) et un Christ du xv e g., la Conversion de St Paul, par Hélart; — dans le bras g., la Délivrance de St Pierre, par Hélart, le Pape Nicolas V visitant le corps de St François d’Assise, par le même, d’après Lahire , et le Baptême de Clovis, par Ab. de Pvjol; un Lavement de pieds, par Berlin; les Disciples d’Emmaüs, par Bonnette, de Reims; le Baptême de J.-C., par Hélart ; un grand Lavement de pieds, par Jér.Mutiano; Jésus et la Samaritaine, par O. Venius, et un Christ par Germain, de Reims. — L 'horloge à figures mobiles, à côté de ces ‘derniers tableaux, est du xvi e s.

Le *trésor se visite avec une carte qu’il faut prendre à la «sacristie des chaises», dans le bras g. du transept (50 c.), les jours ordin. de 9 h. à midi et de 2 à 5, les dim. et fêtes de 1 h. l/a à 2 h. Vî- H renferme de précieux ouvrages d’orfèvrerie, entre autres des reliquaires, un calice et des ostensoirs des xn e -xiv e s., le reliquaire delà Ste-Ampoule (v. ci-dessous), fait pour le sacre de Charles X et qui contient un fragment de ce vase, détruit à la Révolution; d’autres vases, des croix, des ivoires, un «vaisseau de Ste Ursule» du xv e s. et des ornements ayant servi aux sacres de divers rois, etc.

C'est dans cette cathédrale que les archevêques de Reims , en leur qualité de métropolitains du royaume, couronnaient les rois de France (v. p. 45). On choisit probablement Reims pour la solennité parce qu’elle possédait la Ste-Ampoule , qu'un ange étai t censé avoir apportée du ciel au baptême de Clovis par St Remi en 496.

On peut monter sur la cathédrale et aux tours , avec une carte qui se délivre aussi, moyennant 1 fr., à la sacristie des chaises.

Le palais arohiépiscopal (pl. G 4), situé à dr. de la cathédrale, date des xv e -xvn e s. On y peut visiter, en s’adressant au concierge, l’appartement qui était occupé par les rois à leur sacre. Il n’y a guère de curieux que la grande salle où se donnait le festin royal et la chapelle. — La grande salle, où l’on monte par un perron au fond de la cour, est de la fin du xv e s. , avec voûte goth. en bois, cheminée du même style et portraits modernes de 14 rois sacrés à Reims. — La chapelle est du xin e s., à deux étages. On remarque dans le vestibule quatre belles tapisseries du xvi e s. A l’autel, le modèle du monument d’Urbain II mentionné p. 39.

Derrière le palais archiépiscopal, par la rue de l’Université, en passant devant la sous-préfecture, on va à la place Godinot (pl. D4) , décorée d’une fontaine élevée en 1843 à la mémoire du chanoine de ce nom (1661-1749).

Une petite rue à g. du chevet de la cathédrale conduit à la place Royale (pl. C 3), d’une architecture uniforme, d’après Soufflot. Elle

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Hôtel de ville.

est décorée d'une statue de Louis XV, «le meilleur des rois», en bronze, refaite en 1818 par Cartel lier, l’original, par Pigalle, ayant été détruit à la Révolution. Les statues placées au pied, la Douceur du gouvernement et la Félicité des peuples, sont encore de Pigalle.

La grande rue Royale, au N., mène à la ‘place des March e 's (pl. C 3), où était le forum de l’antiquité et où l’on remarque, n° £^la maison Callou (Roy), à g., avec façade en bois du xv e s. Dans une petite rue à dr. de cette place, la rue de Tambour, n os 18 et ‘20, la maison des Musiciens, de la Un du xm e s., la plus curieuse des vieilles maisons de Reims, à cinq niches décorées de figures de musiciens assis. A citer aussi, au n° 1 de la rue du Marc, qui est parallèle à la précédente, au coin de la rue Pluclie, la maison Couvert- Belleau, de la Renaissance, dont les façades intérieures ont grand style. Jolis médaillons et bas-reliefs. Beaux plafonds à poutres sculptées et cheminée Louis XII à l’intérieur. L 'hôtel de Nicolas Le Vergeur, dans la même rue, du xvi e s., a une cour charmante. A noter encore Yhôtel de La Salle, rue de l’Arbalète, 6, de 1545 et l 'hôtel Feret de Montlaurent, rue du Barbâtre, 13 (1540-1647; pl. D4).

L’hôtel de ville (pl. C3), où conduit plus loin la rue Colbert, est un bel édifice du style de la Renaissance, commencé sous Louis XIII, en 1622, mais achevé seulement au xix e s. Il forme un grand carré de bâtiment, la partie antérieure surmontée d’un haut campanile à fronton, décoré d’une statue équestre en haut relief de Louis XIII. Il renferme les musées et la bibliothèque de la ville.

Musées. — Ils sont publics les dim. et jeudi de 1 h. à 4 h. et visibles les autres jours, excepté le luudi, de 10 h. à midi et de 1 h. à 4 h. Il y a deux entrées, à dr. et à g. au fond de la cour (pas de vestiaire), la seconde pour les musées rétrospectif et archéologique (p. 49), l’autre pour les musées et collections qui suivent:

Musée db peikturb, au I er étage du côté dr., en face de l’escalier. Ce musée doit être rebâti place du Boulingrin. Il y a des étiquettes et un catalogue de 1881 (1 fr. 50), tout à fait insuffisant; un nouveau est en préparation. Conservateur, M. Jadart. — En haut de l’escalier, on trouve d’abord le musée Rémois , contenant , dans une galerie et trois petites salles, des portraits de Rémois célèbres, quelques toilès d’artistes du pays et un grand plan en relief de la ville et des environs. — I re salle ou galerie: tableaux modernes, la plupart petits et de valeur secondaire; dans le bas, des paysages et des vues par Diaz, Daubigny , Corot (13), ro» Marcke, Ziem , Th. Rousseau , Oirardet, Fromentin (Chasse au faucon), Dupré, Courbet, Français, Th. Frère, Bertin, Chintreuil, Watetin ; ensuite de petits tableaux de genre et dans le haut de plus grandes toiles. Au fond, un retable en pierre du xvi® s. Du côté des fenêtres, un Baptême de Clovis par Alaux et Colbert recommandé à Louis XIV par Mazarin, de Schnetz. — II e salle, divisée en trois travées et remarquable par ses plafonds : de dr. à g., N. Coypel, portr. de femme ; Santerre, une jeune fille; Henner, tète de femme; Jamin, un Rapt; Moreau de Tours, les Fascinés de la Charité (hôpital de Paris); Ribot, les Titres de famille; Feyen-Perrin , Femmes de pêcheurs; E. Bordes, Frédégonde et l’évêque Prétextât; — Rigo , Baptême de Clovis; — plus loin, L. David , Mort de Marat; Gonzales Coques (plutôt une copie d’apr. A. van Dyck), Buveur de bière; L.-L. Périn, portraits; Brenet, Métellus sauvé par son fils; Chardin (?), Vieille femme; Herman Hais (fils de Fr. Hais), Homme souriant; L.-M. Vanloo, portr. d’une duchesse d’Orléans; Lagrenée, le Serment d’Agamemnon ; Brenet, Combat sur le cadavre de Patrocle; van Tilborgh, un Fumeur; —

eo Dy AjO

Mutées.

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J. de M abuse, Ecee homo; van der Werff, Samson et Dalila; Le Ducq , Homme au chien; d’apr. Teniers le J.. Fête de village; Zorg , Marchande de moules; P. Woutrerman , Halte de cavaliers; le Caravage , Adoration des bergers; — L. de Boulogne , Prométhée dans l'Olympe; Fauteuil , portrait (pastel); van der if y, Le petit rieur; Joucenet, la Présentation; Poussin , les Aveugles de Jéricho; Spayemant, Vue d’Albano; P. Elle, portr. de Henri 11 de Lorraine ; Porbus le J. (?), portr. du connétable de Lesdiguières ; Cranach le V. et le J., Holbein et Amberger, 15 portraits en crayon ; A. van Ostade , Intérieur de cabaret; P. Brueghel le V., paysage; Brueghel de Velours , id.; F. Dubois (?), Louis XIV à 37 ans; Le fièvre, portr. de Mansart; Vien, un Anachorète; Mignard , portraits de C.-M. Letellier et de I.ouvois; Q. de la Tour (?), portraits d’une fille du régent et de l’abbé de la Barben (pastels); P. van Mol, Descente de croix; H. Rigaud, portr. de Louis XV (1722); P. de Champaigne (?), portr. du cardinal Barberin, archev. de Reims ; Hackert , paysage. — Au milieu, un grand tableau à volets de l'école de Reims du xv e s., peint sur les deux faces, la Vie et la Passion de J.-C. En outre quelques sculptures, dont un Bacchant antique eu marbre; un bronze de Moreau -Vaui/iier, l’Amour; la Vigne, par Saint- Marceaux , de Reims; un vase de Sèvres et une vitrine de miniatures et d’émaux. — III e salle: d’apr. Malsys, St Jérôme; van Balen , l'Annonciation; Franck , Adoration des rois; école franc, des xvt*-xrii* s., triptyque; Allori, le Jugement dernier; école de Ferrare du xr* s., St Jacques et èt Pétrone; — O. de Honthorst , Jésus devant Pilate; école franc, du xr* s., la Création d'Eve; Zucchero, Adoration des bergers; Franck, Christ, sur marbre. — IV e salle: Bin , Hercule tuant l’Hydre de Lerne; F. Reynand, Fête à Naples; Brouillet, l’Exorcisme; Schenck, Au bord de la mer (moutons); O. Doré, l’Aube, souvenir des Alpes; Brascassat, paysage; Smith - Hald, Nuit d’été en Norvège: Auguin , paysage; B. Lévy, Jésus dans le tombeau; Bnet, le Val d’Enfer; W. de Oegerfelt, l’Hiver en Hollande; Ch. Rondelle, Juive de Tanger. En outre un grand christ en bronze par Injalbert.

Collections céramiques, musée japonais, toiles peintes, etc. — Au pied de l’escalier du 2 e étage , qui est à l’entrée du musée de peinture, une vitrine avec une partie de la collection céramique Qerbault et de petits modèles relatifs à la fabrication du vin de champagne (v. p. 39 et 61). — Dans la salle voisine, la belle collection de faïences Pommery et une mosaïque gallo-romaine trouvée en 1892. — Dans l’escalier, le commencement de la célèbre collection des *toiles peintes de l’Hôtel-Dieu, du xv e s., faites surtout pour servir de décors dans des représentations de 'mystères». Il y en a 24 et les sujets, qu'expliquent des inscriptions, sont des scènes de la Bible et des saints. Les autres sont dans les salles suivantes. — l re salle, à g. : *musée japonais ou collection Gérard, qui comprend des pièces très remarquables de la céramique du Japon, puis des bronzes, des laques, des instruments et des armes. — 2 e salle : suite de la collection (lerbault et des toiles peintes; devauture d’une maison maori; collection Masson, des statuettes-caricatures rémoises. — 3 e salle: 14 toiles peintes et une grande mosaïque gallo-romaine trouvée à Reims en 1860, qui mesure 11 m. sur 8 et qui représente les jeux de l'amphithéâtre. — Une troisième mosaïque gallo-romaine, trouvée en 1890. dans la rue Nicolas-Perseval et représentant un combat de gladiateurs, se trouve placée dans la salle des mariages de l’hôtel de ville.

Musées rétrospectif et archéologique. — Ces musées ont leur entrée spéciale, au rez-de-chaussée, à l'opposé de eelle des précédents ou à g. au fond de la cour. — Le musée rétrospectif occupe une grande salle du 1 er étage du côté de la place, près de la bibliothèque. C’est une collection intéressante d’objets d'art de toute sorte et de curiosités, depuis l’antiquité jusqu'aux temps modernes. — Le musée archéologique Habert, au 2 e étage, est une collection très bien classée de petites antiquités préhistoriques et gallo-romaines et d’autres petits objets anciens, même de faïences régionales. On y remarque surtout un 'fragment d’un pied de candélabre de St-Remi, travail rhénan du xn e s., rappelant le célèbre candélabre de la cathédrale de Milan.

La bibliothèque , au 1 er étage, sur la façade, compte env. 80000

Btedeker. N.-E. de la France. 7 e édit. 4

REIMS

St-Remi.

vol. et 1500 manuscrits. Elle est ouverte tous les jours, sauf le lundi et durant les vacances, de 10 h. à 4 h. dans la semaine et de midi à 4 h. le dimanche. Principaux manuscrits: le célèbre evangeliaire slave, dit texte du sacre; des évangéliaires de l’époque carolingienne; un Euripide du xm e s.

M. Léon Morel, rue de Sedan, 3 (pi.C3), possède une importante collection d’antiquités romaines, gallo-romaines et mérovingiennes.

La rue Henri-lV, à dr. derrière l’hôtel de ville, mène ensuite au monument le plus important de l'époque romaine à Reims, la porte de Mars (pl. BC 2, «Arc de Triomphe»), située à l’extrémité E. de la promenade du côté de la gare. C’est un arc de triomphe à trois baies, celle du milieu plus élevée que les deux autres ; l’étage supérieur manque. On en fait remonter la construction au iv e s. de notre ère. Les restes de ses huit colonnes corinthiennes du côté opposé à la ville sont très beaux. On remarque ensuite, à dr., l’encadrement d’une niche vide à fronton, des bas-reliefs représentant des nymphes; au-dessus, deux génies; un médaillon avec une tète en haut relief, deux caducées et deux autres génies. — Sur la place de la Re'publique, à l’extrémité des promenades, s’élève une belle fontaine, œuvre de Bartholdi.

Le faubourg de Laon , au delà du boulevard, a une église moderne dans le style du xiv e s., St-T/<omas (pl. 11 1-2), qui renferme le tombeau du cardinal Gousset, archevêque de Reims (m. 1806), avec sa statue, par Bonnassieux.

Reims possède encore un monument très remarquable, St-Remi, à plus de 2 kil. au S. de la porte de Mars, par les rues qui traversent la ville à peu près en ligne dr. (tramway, v. le plan).

*St-Remi (pl. D5-6) est une anc. église abbatiale, la plus vieille de Reims. Sa fondation remonte à l’an 852, mais elle a été en partie reconstruite au xi e s. et fut consacrée en 1049 par le pape Léon IX (v. p. 142); le portail méridional du transept est même de la fin du xv e s. La façade est du style gothique du xn e s., sauf ses deux tours, qui sont romanes. La nef est également romane, sauf les deux travées de l’O., mais le chœur est goth. et la cinquième travée de la partie S. du transept, fort dégradée, du style flamboyant. Il est probable que la nef était d’abord couverte d’un plafond. Vues d’en bas les voûtes gothiques semblent avoir été ajoutées après coup.

•L’iktkrikcr présente un ensemble plein de majesté. Il y a des galeries au-dessus des collatéraux, celle de g. renfermant des tapisseries du xvi e s., données par Rob. de Lenoncourt, comme à la cathédrale. Les fenêtres du chœur ont encore de magnifiques vitraux des xi e -xm e s. Le chœur s’avance dans la nef comme celui de la cathédrale. Il est en partie entouré d’une belle clôture en marbre du temps de Louis XIII. Les 5 chap. de : l’abside sont précédées chacune de deux colonnes comme à Notre-Dame de Chàlnns (p. 71). Derrière le maître-autel est le tombeau de St Hemi , du style de la Renaissance, par les frères Jacques, biais refait pour la quatrième fois en 1817, par Wcndling, sculpteur qui a beaucoup produit à Reims. C'est un monument à grand efiêt, mais de peu de valeur artistique ; il comprend une sorte de temple en marbre de plusieurs couleurs, de 5 m. de long sur 2 m. 50 de large. Au chevet se voit le saint baptisant Clovis et tout autour sont des statues en marbre blanc, de grandeur naturelle, représentant les 12 pairs de France, les évêques de Reims, Laon. Langres, Beauvais, Châlons et Noyon, les ducs de Bourgogne, de

REIMS

Normandie et d'Aquitaine, et les comtes de Flandre, de Cham-pagnç et de Toulouse. A l’intérieur, une châsse refaite depuis peu, en bronxe doré, dans la forme de l’anc. tombeau. — Dans le bras S. du transept, un St- Sépulcre de 1531 et 3 hauts reliefs peints, de 1610, les Baptêmes de J.-C., de Constantin et de Clovis. — Il y a aussi des tapisseries à la sacristie, que le sacristain (rue St-Remi, C) fait voir. Au trésor, une crosse émaillée du xm e s., 30 émaux de Limoges, dont 27 par Laudin (1663), etc.

L 'Hôtel-Dieu , à côté de l’église, est l’anc. abbaye de St-Remi. 11 y a un beau cloître , en partie du style roman dans l’aile droite duquel se trouve un mutée lapidaire fort intéressant. On y admire des sculptures antiques, du moyen âge et de la Renaissance, surtout une meule romaine, deux cheminées des xv e et xvi e s., une belle Sainte-Face, du xv e s., mais par-dessus tout le "'cénotaphe du consul Jovin (p. 45), fait d'un seul bloc de marbre blanc, long de

2 rn. 78, large de 1 m. 50, et décoré d’un beau bas-relief représentant une chasse au lion.

L'église St- Maurice (pl. 1)5), près de l’Hôtel- Dieu, en grande partie reconstruite depuis 1867 dans le style de laRenaissance, mérite aussi une visite. La chapelle de la Vierge, à dr. du chœur, est du style goth. du xvi e s, A l’entrée se voient deux beaux groupes à la mémoire de Nie. Rolland, fondateur de la congrégation de l’Eufant- Jésus et de l’abbé de La Salle, fondateur de l’institut des frères des Ecoles chrétiennes, nés à Reims en 1642 et 1651. L 'Hôpital Général, attenant à l’église St-Maurice, a une belle salle de lecture (bibliothèque) du xvn e s.

On peut visiter à Reims quelques caves à champagne (v. p. 39), que les aimahles propriétaires se font un plaisir de montrer aux étrangers. Les plus importantes sont celles de O. Goulet, au 8. de la ville, au delà du square St-Nicaise, installées dans d’anciennes carrières; de Kœderer, route de Chàlons (pl. E 6); de Clicquot-Werlé, rue du Marc et ruo du Temple (pl. C3); de J. Mumm, rue de Mars, 6-8, à dr. de l’hôtel de ville; de Couvert-Belleau , rue du Marc, 1 (pl. C 3, p. 48); de Mme Pommery, rue Vauthier-le-Noir, 7, près du lycée (pl. C 4).

De Reins a Ambonnay: 37 kil., ch. de fer de banlieue, partant de la stat. des tramways (pl. CDD et passant à la grande gare, puis le long du canal et au S.-E. dans la vallée de la Vesle, où les Rémois vont en promenade et en villégiature. Stat. : Cormontreuil , (10 kil.) Taissy, Puisieulx , 1 18 kil.) Ludes-le-Coquet , au commenc. des vignobles de la «montagne de Reims* (p. 40), que la voie longe et contourne au N., puis à l’E., et à

3 kil. de Rilly (p. 40); Mailly et Verzcnay, qui ont aussi des vignes et des cendrières ou carrières de terre sulfureuse, employée pour activer la végétation. Verzy (25 kil.; hùt. Dupuis) est un bourg de 1549 hab., également important par son vignoble et dans un beau site, sur les flancs de la «montagne*. Encore trois stations et (37 kil.) Ambonnay (1038 hab.).

De Reims a Cobmicy: 22 kil. , suite de la ligne précédente au N. -O., à l’E des collines de la rive dr. de la Vesle. 11 y a encore de ce côté de la vigne. Stat.: St- Brice -Courcelles, aussi sur les lignes de Paris et de Soissons (p.36); les Marais, (11 kil.) Merf y- St- Thierry, (13 kil.) Pouillon, Villers-Franqueux, Hermonville, qui a une curieuse église des xii e -xm e s., et Cauroy. Enfin (22 kil.) Cormicy (hôt. de la Croix - Blanche) , bourg de 1207 hab., bien situé, à proximité de promenades dans des sapinières.

' De Reims a Fismes, 43 kil., ch. de fer de hanl., partant également de la stat. ci-dessus et décrivant un vaste demi-cercle à travers les plaines de la Champagne ; 14 stat. sans intérêt pour le touriste et (43 kil.) Fismes (p. 36).

De Reims à Paris , v. R. 5; à Laon et à Chàlons , p. 43-42, 80 et 78; à Soissons, p. 37-36; à Mitiires-Charleville, R. 9; à Verdun, p. 80.

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