I. R. 14. SEDAN
les Français occupaient en face les premières hauteurs autour de Sedan: à la fin de la bataille , ces hauteurs avaient été contournées par les vainqueurs, maîtres de celles qui les dominent au N.
20 kil. Sedan. — Hôtels: U. d é r Europe, rue Gambetta, 27, bon, (35 ch., rep. 1 fr. et 1.25, 3 et 3.50, p. dep. 9.50, om. 30 c.); 11. de la Croixd'Or , place Turenne (40 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1 et 1.25, 3 et 3.50) ; II. du Lion-d'Or , place d’Alsace-Lorraine. — Buffet à la gare.
Postb bt télégraphe, place Verte, derrière la fondation Crussy (v. ci-dessous).
Voitures de place: dans la ville, à 1 chev., course, 2 pers., 80 c. le jour et 1 fr. le soir (de 10 h. à min.); 3 ou 4 pers., 1 fr. et 1.25; à 2 ehev. et 4 places, 1.25 et 1.50; heure, 1.80 et 2, 2 et 2.25, 2.25 et 2.50; hors de l’octroi, course, 50c., 75c. et 1 fr. par kil.; heure 2 et 2.50, 2.25 et 2.50, 2.75 et 3. Chaque colis, 20 c.
Tramways Electriques (10 et 20 c.): de Ja gare à la place Turenne; puis de là à Bazeilles (p. 67 ; 1/4 d’h.), au Fond de Givonne (p. 68), à Gautier (au N. -O.; prolongement sur Floing projeté), et à Torcy (p. 67).
Sedan est une ville de 19349liab. , un chef- lieu d'arr. des Ardennes et une anc. place forte, sur la Meme, fameuse par la bataille et la capitulation des 1 er et 2 sept. 1870 (v. p. 67). Son origine n’est pas très ancienne; elle appartint assez longtemps aux ducs de Bouillon (p. 68 ), et l’un d'eux ayant voulu se rendre indépendant, Henri IV l’assiégea et la prit au bout de trois jours, en 1591. C’est une ville assez bien bâtie et prospère, grâce à son industrie, la fabrication de draps fins très célèbres; mais elle offre peu de curiosités aux étrangers. Ses fortifications sont aujourd’hui en partie démolies et remplacées, sur les bords de la Meuse, par des quartiers neufs qui ont de très belles maisons, et la gare a été rebâtie plus au S.-E.
L’avenue Philippoteaux, qui part de la gare, à dr., traverse le fleuve et un des quartiers neufs et mène en V 4 d’h- à la place d’ Alsace- Lorraine , à l’extrémité S. de la ville. Là se trouve le monument des combattants morts en 1870, un soldat blessé mortellement, que couronne la gloire ; au pied , une statue de la France et deux bas-reliefs représentant la défense du pont de Bazeilles et la charge de cavalerie de la division Margueritte, œuvre de Croisy. — Autour de la même place, des constructions neuves: en face, le collège; à g., la fondation Crussy, qui comprend un asile et un petit musée, et en deçà un temple protestant.
Le musée n’est ouvert que le 1 er et le 3 e dim. du mois, de 1 h. à 4 h., mais on peut toujours le voir en s'adressant au pavillon de gauche.
Dans l’entrée se voient les sculptures, surtout des plâtres, les modèles des statues de Chanzy et de Méhul par Croisy, du monument de Garibaldi à Nice par Deloye, la Uevanche de Galatée, par le même; Eèverie, par Asbach , et des débris de sculptures romaines.
Dans l'escalier, un grand tableau de J. Blanc, la Prise d’Athènes.
I er étage. — l re salle, peintures: à g., F. Philippoteaux (de Sedan), Prise de la Grande-Redoute (Moskova, 1812) ; Robert II de la Marck rapportant ses deux fils morts de la bataille de Novare (1513); de l’autre côté, Philippoteaux, Rentrée triomphale de la milice sedanaise après la bataille de Bouzy (1585); quelques beaux portraits. — Salle de de., par rapport à l’entrée, curiosités diverses: manuscrits, éditions sedanaises du xvu e s., armes antiques et autres, autographes et encore des peintures: Ed. d'Otémar , Cher, le rétameur; K. Damas, la Veille du marché; portr.