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SEDAN

du cardinal Gousset, archevêque de Reims; paysage (bords de la Meuse); médailles, verres et vases gallo-romains; faïences, sceaux. — Saiu.e de o. ou de l’autre coté: gravures, plans et cartes, manuscrits.

La place Crussy, qui longe le collège, où l’on remarque, au-dessus d’une porte, un bas-relief représentant Turenne endormi sur un affût de canon, relie la place d’Alsace-Lorraine à la vieille ville. A g. à l’extrémité est la rue Gambetta, la grand’rue, qui mène à la place Turenne (v. ci-dessous); à dr., la place d’ Armes, avec Y cglise paroissiale, qui n’a rien de curieux. La l re rue à g. dans le fond de cette place, puis la l re à dr. conduisent vers le donjon et l’anc. château, du xv e s., qui sont peu remarquables. Les fortifications de Sedan ne sont encore qu’en partie démolies de ce côté, où le terrain se relève rapidement. Il y a derrière, dans le haut, des boulevards d’où l’on a une assez belle vue. On en redescend à la place Turenne en prenant à g. en deçà de l’hôpital militaire.

La placeTurenne est décorée d’unesfa/ue de Turenne, gu bronze, par Gois, érigée en 1823. Le célèbre maréchal, né à Sedan en 161 1 (m. 1675), était fils de Henri de la Tour-d’ Auvergne, vicomte de Turenne et duc de Bouillon, qui fut mêlé à tous les complots de la cour contre Richelieu et dut céder sa principauté de Sedan à Louis XIII, pour avoir la vie sauve. Sur la même place se trouvent l'hôtel de ville, le palais de justice et le the’âtre.

La Meuse, faisant un grand circuit à i’E. , vient passer près de cette place. En la traversant, on se trouve encore dans un beau quartier neuf, puis dans une prairie que traverse le viaduc de Torcy. Plus loin, au delà d’un canal de navigation, est le faubourg de Torcy, avec une église et un couvent modernes du style gothique. La rue Wadelincourt, qui passe devant l’église, ramène à la gare.

Bazeilles, village à 4 kil. */* a 't S. -E. de Sedan (tramway, v. p. 66; voit, partir., 2 fr. 50 et 3 fr. ; stat., p. 113), est surtout l’endroit que visitent les personnes s’intéressant aux événements de 1870-71. La route commence au S. de la place Nassau, qui forme l’extrémité de l’avenue Philippoteaux et où se trouve un collège de filles.

C'est en effet de ce eôté et plus particulièrement aux alentours de Bazeilles que fut le centre de la bataille de Sedan , le 1 er sept. 1871). L’armée de Mac-Mahon, partie du camp de Châlons (p. 80) pour se porter au secours de celle de Bazaine à Metz, par Montmédy (p. 113), avait été rejetée sur Sedan par les armées du prince royal de Prusse et du prince de Saxe, cette dernière déjà victorieuse le 30 août au combat de Beaumont (p. 115). Le passage de la Meuse s’était effectué à l'E. du côté de Bazeilles et à l'O. à Donchery (p. 65), et les Français occupaient surtout les hauteurs de la rive dr. de la Givonne, petit attluent de la Meuse qui passe derrière Bazeilles, soit les hauteurs de la ifoncelle, Daigny et Oivonne (p. 68), leurs lignes se prolongeant à l’O., par Illy et Floing , jusque vers la presqu’île d'Iges (p. 65). Bazeilles et la Moncelle furent d’abord les points les plus disputes, depuis 4 h. l/g du matin jusqu’après 10 h. ; ce furent ensuite Daigny et Givonne et finalement Illy, où les armées allemandes opérèrent leur jonction vers 3 h. du soir. Alors se terminait en faveur des Allemands une des plus importantes batailles des temps modernes. Des considérations politiques avaient dicté les ordres qui for-

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