ITINÉRAIRE
De la gare (,tB5?
pour Paris-Plage, traversant laville), )n tourne pour suivre la ruf ie la Gnre jus(iu'à ioii extrémité, où l'on prend à g.
l'on veut aller a l'église, à dr. si l'on veut gagner la place.
Sur la Grande- Place, triangulaire, se trouvent r/i'Jtel de ville et l'ancien hôtel, pierre et bri([ue(fin du xviri'' kuermm^.iei..
s.) de la famille
Boutogne \ \âou/o^ne\
Sonquet-Marteaux, connu sous le nmwAe maison Napoléon : la façade Jest décorée de blasons, de médaillons et d'inscriptions rappelant
84 — [R. B, 1"] llDK PARIS A HOULOG.NE. ||
que Napoléon fut rec.u dans celle maison en 1804 et i|uc le inaré- .•hal Ncy y séjourna rie 1803 à 1805.
L'étjlise 6'rt(;i/-.l/ic/i<,'(, surniontco d"un clocher octogonal du xji'^ s très défipurr, oirre^J nefs basses du xV s. (traces du xui*"), curieuse? par la profusion de statues en partie anciennes, d'ex-voto de marins d(! boiseries et de retables des wir-wni' s., qui les g-arnissent.
Au bas-côté g., la chapelle de X.-J). de l-'on, en absido. renferme uni madone vénérée qui avait avant la Révolution une éj^lise spéciale à Ktajdos anciens ex-voto. no:amnient une peinture sur parchemin et une autre su cuivre. — Dans le bas-coté dr., contre un pilier, curieuse lérjende de 3 pélenn de Saint-Jacques, en 1-2 petits panneaux peints sur bois, du xvi*^ s.
De la Grande-Place, à g. de Thotel de ville, partent la rue d'Ile rambatilt, suivie par le tram, et la rue du Port. Le porl (postes olîre un vaste terre-plein avec un (|uai vertical, où viennen s'amarrer les barques de iièche et où donne la iioissoniierie. \ colc des chantiers de couslruclion de bateaux bordent la Canche. L quartier d'-s marins se compose de maisonnettes basses, peintes d couleurs vives et habitées par une curieuse population.
Etaples doitauj. une grande partie de son animation aii voisinag de la station balnéaire de ParÎE-Plage (0 k. O.-N.-O.).
Le tram électr. (60 et ."iO c. franchise jusqu'à 30 kilog. d bagages), après avoir traversé la (irande-Place (arrêt), et suivi I rue d'ilérambault, franchit le pont de la Canche pour suivre un belle chaussée bordée de peupliers. — 1 k. 5. L'Hspérunce, où o laisse à g. la route de Berck pour tourner à l'O. et parcourir I forêt du Touquet (1.216 hect.), en majeure partie composée de piiir et qui couvre les dunes littorales sur une long-, de plus de 4 k. i une larg. maximum de prés de 3 k. La route, très bonne, est édairt la nuit à la lumière électrique. — 2 k. 5, Halle du Golf, desservai à g. (2 k.) le terrain du Golf et l'hôtel du Golf.
4 k. Halte du Château, desservant à g. la station forestière d Touquet, qui comprend : l'ancien château du Touquet, transform en Casino dei)uis 1907: les hôtels Herinito<jc, des Autjlais et Reijin Cette station a été créée par une société anglo-française (jui en fait un centre sportif et qui a en outre tracé de nombreuses rouU dans la forêt et loti les terrains a voisinant la mer. Une chapcl aïKjUcanc s'élève près du Rond-Point des Sports.
A proximité du Casino, dans un vaste champ de sports, s donnent de nombreuses reunions athléliiiues, des thampionnats d tennis (9 courts), des jeux de croquet, des tirs à l'arc, des fêtes enfai Unes, et, chaque année, un concours hippique. — Le terrain du go (100 hect.), à I k. 8. de l'hôtel llerniitage, dans une situation dt plus pittoresques, est merveilleusement aménagé.
5 k. Phares de la Canche ou du Tou(]uet (à g., sur les dunes), belh tours octogonales (1852), hautes de 53 m- au-dessus de la haut mer; une seule de ces tours, celle du S., porte acluellement un fe à 2 éclats blancs, visible à 48 milles. Plus au S., sur la côte, a delà de Paris-Plage, est établi un poste électro-sema|)hori(|ue.
6 k. d'Ktai)les, 233 de Paris, 33 de Houlogne. Paris-Plag (K. VIndex. — Stalioii bidnéaire importante), fort bien situe entre I
Il PARIS-PLAGE. Il
lier et lii forêt, dont les preniors arbres sont ii moins le 300 m. du rivajie. Cette nagni(i(iue pln^^e fut mise Ml lionncur par le célèbre ournaliste Villemessant vers .87S; mais la première niai- ;on n'y fut bâtie qu'en 1882.
illle compte actuellement un nillier de chalets, trois hôtels le 1" ordre, plusieurs bons lùtels de 2" ordre, et des )ensions de famille très fré- [ueulées par les Anulais. Le limât y est doux, et il y gèle arement. Une eau excellente source de Bombly . légèrenent minérale), le gaz et "électricité assurent à celte talion tout le confort et l'hyriène désirables. La plage st d'un sable lin (nombreux oijuillages) et presque sans lenle, où la pèche à la creette est très fructueuse.
En avant du boulevard de a Mer, une digue de 1 k. de ront a été aménagée. Le comaerce. très complet et bien pprovisionné (marché lundi, eudi, sam.), se concentre sur a rue de Paris, parallèle à la aer et parcourue par le tram leclrique. Paris-Plage posède un Casino municipal. Au Lde l'agglomération actuelle, es dunes (|ui s'étendent jus- (u'à ]a pointe du Toucjuet, fernant au S. l'estuaire de la lanche, ont été acquises par ine société dite du Lais de Mer, |ui y a construit en 1908 une ligue-promenade de 500 m. de ong. et jeté les plans du nou- ■eau quartier Ridoux.
{D'Etaples à Arras f^ Nord, 00 k. E. ; @. l'. la carte; visier : Montreuil, ffesdin). — l^a.
oie remonte, sur la rive dr., la aljée de la Cancbe. — G k. lieu tin
8t) — [R. 5, l^j II DK PARIS A HOL'LOGNK. i|
ipetito éf/liw du xv'' s.). — Ou franchit la Course, dont la jolie vallée s'ouvre au N.-K., jiuis la Canciic. sous les remparts do Montreuil.
11 k. Montreuil ipas d'onin. ; liôt. 1" prés de la gare : Belle-Vue, T. C. F., déj. -2 t'r., diu. -2 fr. 25 avec bière, pcns. 5 fr. 50 par j., ch. hyt;.. bains, ig^, tbssc, voit, à lo\ier, en haut de l'escalier: 2" en ville : l'.e Fi-ance, T. C. F., Grande-Rue, 5S; du Curnct-d'Or et des \'iji/ii//curs, (Jrande- Rue, l'2, près la Grande-Place : voit, à louer. Saison. (îrande-Place ; cafés Français, de la l'ince. Parisien, Grandc-Placo. — Remparts et leur panorania, chapelle de V Hôtel-Dieu, église Saint -Saulee), ch.-l. d'arr. de 3, .535 hab.. ancienne place de jruerre. sur le bord d'un plateau (48 m.) dominant la rive g. de la Ùanche. Petite ville inanimée et silencieuse, Montreuil doit beaucoup de caractère à ce qui reste de ses vieux remparts de brique plantés d"arbres et formant une charmante promenade d"où l'on domine un vaste horizon.
Histoire. — Montreuil occupe l'c^mplacement de BraijHm, bourg foriifié. que releva au vu" s. St Saulve. évoque d'Amiens, en y fondant un petit monastère (monasteriolmn, d'où le nom de Montreuil). qui fut plus tard une riche abbaye. En 1035, un marchand de Montreuil rai>porra de Pavilly, diocèse de Rouen, les reliques de Ste Austrebertlie et fonda sous ce vocable une abbaye de religieuses. La ville eut sa charte en 1 18S. Kn 1537, les troupes de Charles-i,Juint s'en emparèrent, et. au mépris de la capitulation, la livrèrent aux flammes.
Le château de Montreuil, construit au xi" s., soutint plusieurs sièges. La reine Bcrthe, répudiée par Philippe I", y mourut en lo95.
Itinéraire. — De la gare, la rampe de la Gare (un escalier de 56 marches abrège) monte à la porte de Uoulor/ne. sans caractère, percée dans les anciens remparts et d'où la pittoresque (mais très mal pavée et glissante à la descente» Cavée Saint-Firmiyi accède à la Grande-Bue, par laquelle on gagne la place de Dametal: puis, par la rue du Change à g., on arrive à la vaste place Gambetta, qu'entourent l'église, la mairie et l'Hotel-Dieu.
L'église Saint-Saulve, ancienne abbatiale ravagée et en partie détruite en 1537, et dont il ne reste que la nef (.xii". xnr et xvi'" s.), remaniée, olfrt un beau portail (sculptures se rapportant à l'histoire de la Vierge et à celk des Patriarches) surmonté d'une pauvre tour carrée dont la face N. a des traces romanes. Un autre portail flamboyant est ])ercé au N. de la nef. — A Tint. : restes d'une belle balustrade flamboyante sous la grande voûte abaissée au xvi' s.; sous cette balustrade, lielle frise de feuillages; sous \s tribune, tombeau.r, avec statues couchées (xiii" s.), à g. d'un chevalier et à dr. d'un abbé de Saint-Saulve; dans une chapelle formée dans les restes de croisillon X., Christ couché du xvi" s. et. au-dessus, bas-relief de la momt époque {Crucifiement): restes du triforium de ce même croisillon (xii« s. on voit d'autres restes des xii" et xiii' s. à la sacristie ou en se plaçant at jardin de l'hôtel de ville) ; en bas du collatéral g., fonts baptismaux du xiir' s. chaire du xvii« s. ; dans la sacristie, riche trésor provenant de l'abbayt de Sainte-Austroberthe ; six reliquaires en argent, crosse abbatiale (en bois de chêne recouvert de lames d'argent) de Ste Julienne de Pavilly, dï ix" s. {''!■. cassette du xi« s. (style byzantin), etc.
L'Iiùtel de tille a été construit dans les jardins de l'abbaye de Saint-Saulve convertis en promenade.
h'Unlel-Dieu (on peut visiter), reconstruit en 1860, est desservi depui; son origine (15ÛU) par des religieuses Augustines. La salle du Conseil renferme un christ attribué à Van Dyck et le portrait du fondateur Gaultier d< Maintcnay. A dr. de l'IIôtel-Dieù. la chapelle, de style flamboyant, a ét.( refaite sur le modèle de l'ancienne dont il est resté le soubassement et ui fort joli porche. A Tint. ; belles boiseries du xvii' s. (sur les panneaux bordés d'arabesques, sont sculptés les Evangélistes, huit Pères de l'Eglise St Cristophe, etc.); très bel autel du xviii" s. orné de cuivres dorés et d|i glaces épaisses; Descente de croix, de Rubens.
I| MONTRECIL. — HESDIN. || [R. 5, 1»] — 87
En prenant, à dr. de la chapelle, la rue de la Licorne (n° 5, postes et tél.). puis à g. celle des Carmes, on arrive au tribunal, installé dans les bâtiments sans caractère do l'ancien couvent des Carmes, dont la chapelle (Mv» et xv s.), très délabrée, sert partie de magasins, partie d'école de dessin; derrière cette chapelle sont les bâtiments, assez vastes mais sans aucun intérêt (xviii' s.), de l'ancienne abbaye de Sainte-Austreberlhe, occupés par Vérole primaire supérieure et par l'école militaire préparatoire ; à g., la chapelle, qui seule a du caractère, a une façade de style Louis XV qui tombe en ruine.
La Grande-Rue se termine à la Grande-l'lact'. immense et irrégulière, au-delà de laquelle la rue Porte-de-France se continue, sur le plateau, par ht route d'.Vbbcville. La place forte de Montreuil ayant été déclassée, la ]Mirte de France et les remparts voisins ont été rasés; mais le reste de
1 enceinte des xiii"', xvr' et xvii'' s. a été en grande partie conservé; une promenade sur les terre-pleins procure les aspects les plus pittoresques et des points de vue assez étendus; malheureusement, on ne visite pas la citadelle, primitivement le château, servant toujours de caserne, et où so trouvent des fragments importants de tours remontant au xm*' s.
|[A 2 k. ô N.-B., Chartreuse de Neuville, reconstruite dans le stylo du xM-r s., après IS"/.?, par les Chartreux, qui ont dû l'abandonner en 1903. |
De Montreuil à Berck et à Aire, V. p. S-'.
La voie remonte la rive g. de la Canche. — 16 k. Brimeux (belle éçjlise des XV' et xvi" s.). — 21 k. Beaiirainoi^le, près du confluent de la Créquoise et de la Canche (restes d'un château; ruines d'une autre forteresse, qui servit de prison à Harold, compétiteur de Guillaume le Bâtard au trône d'Angleterre). A 3 k. .S., Campagnc-lès-Hesdin, ch.-l, de c. de 1)46 hab. (ancien prieuré de Brune liautpré, xvii" s., auj. ferme). — 21k. Maresi/uel (château ruiné). A g.. Contes [château du xvi" s.).
33 k. Hesdin (omn. 30 c. ; hôt. : de France, r. d'Arras, 1-3, déj. ou dîn.
2 fr. 50, ,sâ|: du Commerce, rues do Saint-Omer et du Lion-d'Or; Hubail, loueur de voit. — Efjlise, hôtel de ville), ch.-l, de c. de 2,969 hab., â dr. de la station, entre la Canche, dont on quitte la vallée, et son aftt. dr. la Ternoise, que le eh. de fer remontera jusqu'à sa source près de Saint-Pol ; les coteaux au N. et au N.-O. (8ô-lû0 m. d'alt.) sont couverts par la belle forêt d' Hesdin (1,021 hect.).
Histoire. — La ville actuelle fut fondée en 1551, par Charles-Quint, un an après la destruction de Vieil-Hcsdin ( V. ci-dessous), et entourée d'une forte enceinte de remparts pentagonale qui a fait place à des Isoulevards. Assiégé par Louis XIII en 1639. Hesdin fut forcé de capituler. Le duc de la Meilleraye reçut, dans cette circonstance, sur la brèche, le bâton de maréchal de France. — Hesdin a vu naître Vabbé Prévost d'Exilés (1697-1763], auteur de Manon Lescaut.
Itinéraire. — L'avenue de la Gare aboutit à la rue de Saint-Omer, que l'on suit en face. Dans cette rue s'ouvre à dr. (à l'angle g., refuge Saint- André, i" moitié du xvi' s., avec jolies sculptures mutilées) la rue de la Paroisse, qui passe devant l'église, franchit la Canche (aspects pittoresques sur la rivière) et aboutit â un angle de la place d'Armes (à dr., rue Fressin, où est l'hôpital avec une chapelle neuve et, dans la cour, le buste du D' BruUé).
L'église, de 1563 à 1585, est de style gothique, sauf la porte principale (1582), de la Renaissance ainsi que les contreforts qui l'encadrent (quelques chapiteaux dUvXiii= s. provenant de Yieil-Hcsdin ; grand baldaquin et boiseries du xviii" s.). — Sur la place d'Armes est l'Hôtel de 'Ville, de 1629 (porche un peu plus ancien, beffroi moderne), renfermant une b'ibliothéque de lO.OoU vol., 4 tapisseries flamandes du xvii'= s. et de vieux plans d'Hosdin.
De la place d'Armes se détachent, à l'angle E., à dr. la me de Jaci/uemont, conduisant â la rue du Bras-d'Or où est la poste, à g. la rue Daniel-Lereuil (n" 11, maison natale de l'abbé Prévost, avec son buste), qui aboutit à la rue
»» — ^R. 5, 1"^ Il DE i'AUlS A BuLLUGNE. |i
d'Arras, continuation de la rue de ïjaint-Omer. Au point où la rue d'Arras, à la sortie de la ville, devient Vaveiine d'Arras. on voit, à la porte'de la cascTue Frezoiior. vj lieaux trophi'es, mallieureuseiment très mutilés, du xvin" s.
IVieil-Hesdin @ ô k. S.-E. ; archéoL), simple v. sur la rive dr. de la Candie r(/li.ii' avec dociier du xvi' s. et boiseries de la Renaissance), occupe reniplaccniciit de l'anliquo llelenwn et de la ville détruite par Cliarles Quint en ïh\K\. ville dont l'architecte Normand, dllesdin, a étudié et retrouvé les substruciions (souterrains; restes de la colléofiale de Saint-Martinj.j
38 k. Auchy-K's- Ih'sdin (ancienne abbaye, dont W'ijlise, des \iii«, xv" et xvr s., avec deux élégantes tourelles octofîonales, renferme des boiseries du xvii' s. et un tableau attribué à Van Dyck). — M k. Blaïu/i/siir-Ternoise. — 47 k. Erin (château du xvm'' s.). — 51 k. Ànrin (])etite église avec chœur du XV' s. ; château du Pelit-Aiicin). *-^ sur Fruges et Calais ( \'. R. ,ï. 2"). — 53 k. Monchy-Cayeux (château des xv, xvn« et xix" s.). — 56 k. AAai'rans (église (lu xV s.).
01 k. Saint-Pol(§), X des lignes d'Etaples à Arras et de Béthuue à Abbeville (hût. : ik France, dans la ville ; du Trocadéro, en face la gare), ch.-i. d'arr. de 3,ii70 hali., ancien ch.-l. du Ternois, dans la fraîche vallée de la Ternoise. — Saint-Fol devint en 918 le siège d'im comté, et une place imjiortante durant le moyen âge : il y eut deux châteaux dont quelques mouvements de terrain marquent seuls les emplacements. 8aint-Pol eut beaucoup à soutTrir des guerres des xvi'= et xvii'' s., notamment en 1537, où les Impériaux massacrèrent 1,500 de ses défenseurs, incendièrent la ville et brûlèrent le château principal. — lùjliie de 108-.', dont la façade seule a quelque caractère.
De Saint-1'ol à Abbeville. R. 1. 1"; — à Béthune, R. 6. i".
A dr., Sciint-Miihel (bois magnifiques; ikjlixr gothique des xvi' et xvii* s., renfermant une belle toile de l'école flamande), et, au-dessous, source de la Ternoise). — 67 k. Lif/ny-Saint-Flocbel cglise des xv et xvi"" s., avec tour octogonale à flèche de pierre, et stalles du XYin' s.; petit c/jci/enit du teni))S de Louis XIII). — 73 k. Tincquvs. On descend vers la Scarpe naissante (à dr.). — 77 k. Sai'y-Berletie {éylise du xv" s. avec tour du xiv).
80 k. A ubif/ii y-en- Artois (*^' de la ligne de Frévent à Lens; hôt. du .\ord), ch.-l. do c. de 777 hab., sur la Scarpe (2 mottes très élevées au-dessous desquelles sont des caves voûtées; pèlerinage â St Kélien, apôtre du pays au vu"' s.). — 83 k. Frévin-Capelle (beau clocher à flèche do pierre, haut de 00 m., achevé en 10-19). A g., Acq (deux grandes pierres élevées par Beaudouin Bras-de-Fer, en 862, en mémoire de sa victoire sur Charles le Chauve).
86 k. Moiil-Sainl-Eloi, à 2 k. 5 N.-E. l'excurs. recommandée, on y va surtout d'.\rras : V. p. 136). — 89 k. Maro'uil (dans l'église, châsse en bronze doré du xiii'" s. renfermant les reliques de Sto Bertille, veuve, morte à :Mar<Euil vers 685; pèlerinage pour les maux d'yeux à la fontaine de Saiyile- Bertille). A 1 k. S., Etrun, prés du Gy, où était une belle maison de campagne des évèques d'Arras sur l'emplacement d'une célèbre abbaye de Bénédictines nobles. Près du i)ont du Gy, camp romain du Alont-César (restes de murs en petit appareil), où, au mois d'août 1654, le maréchal d'Hoequincourt camjia plusieurs jours après avoir délogé les Espagnols du Mont-Saint-Eloi. S'éloitrnant de la Scarpe, on croise le Uy près d'Etrun.
100 k. .\rras (R. 0).; "
Au delà d'Elnples, la voie longe à g. la haie de la Canche (jolie vue), pour s'enfoncer bientôt au milieu des dunes, qui occupent tout l'espace compris entre la côte, à g., et les collines de Boulonnais, à dr., et dont les sables ont été fixés à l'aide de semis de pins, — On longe à g. le ruisseau, puis le v. de Qtmicrs, situé
IISAINT-POL. — BOULOGNE. Il [B. 5, 1°] — 89
au bord d'un étang qui conserve une eau douce et limpide, sur un lit de sable de mer.
234 k. Dannes-Cainicrs (à Dannes, importantes usines de ciment et de chaux liydrauii(|ue ; dans Véglise, du xvi" s., boiseries sculptées des xv' et xvir s. et fonts baptismaux romans).
I Saint-Gabriel i@ -i k. O.). — De la station do Dannes, une route conduit, à travers les dunes, à cette petite station balnéaire, où se trouvent quelques villas et un grand hôtel abandonné.
Sainte-Cécile (@) "2 k. 5 O. un peu au N. : — Station balnéaire). — La station de Dannes est reliée par un petit tramway à Sainte-Cécile, qui se compose de deux bons hôt. {Continental, de la Plage) et de villas ou pavillons. La plage, de sable fin et résistant, otfre une sécurité absolue.]
La voie gravit le versant S. des collines du Boulonnais (à g., le Mont Saint-Frieux, 160 m., immense panorama) et en franchit le faite dans la dépression de Neufchàtel.
240 k. Neufchàtel (église du xv'= s., avec fonts baptismaux romans). — A dr., Nesles, au pied d'une colline (118 m,) avec des restes de fortifications, appelée le Mont-Violette ou le Camp de César. La voie, traversant la forêt d'IIardelot iV. p, 106) et un tunnel de 200 m,, descend dans la vallée de la Liane.
245 k. Hesdigneiil, *-' sur Saint-Omer (V. ci-dessous). — La voie suit la rive g. de la Liane (charmants paysages). — 249 k. Pont-de-Briques: à 10 k. 0., Hardelot (F. p. 106)," — On dépasse de nombreuses usines et bientôt, à dr. , au delà de la Liane, dont le lit s'élargit, on voit la ville de Boulogne se développer en amphithéâtre,
A'. B. — Les trains rapides directs pour Calais n'entrent pas en gare de Boulogne et franchissent la Liane en biais, en amont de la basse ville, sur un raccordement spécial pour rejoindre la ligne Boulogne- Calais. — • Les trains correspondant à Boulogne aux paiiuebots pour l'Angleterre s'arrêtent d'abord à la gare Centrale {pas de (g)) puis continuent jusqu'à la gare Maritime (g), établie sur le quai même où accostent les bateaux. — Les voyageurs pour Boulogne descendent à la gare Centrale.
245 k. BOULOGNE-SUR-MER (F. VIndex), ch.-l. d'arr., port animé, V. de 49,94!) hab., dont un 20" env. d'origine anglaise, est située à l'embouchure de la Liane dans la Manche, au pied et sur le penchant de collines riantes. La ville est sur la rive dr., avec un de ses principaux faubourgs, Bréquerecque; celui de Capécure est sur la rive g, Boulogne est partagée en deux cités, distinctes par leur physionomie et leur ancienneté, la basse ville et la haute ville.
La basse ville, quartier des étrangers et des touristes, du commerce de détail et d'agrément, occupe le val des Tintelleries, à rO. de la haute ville, et la rive dr, de la Liane sur une longueur de 2 k. 5, Là se trouvent presque tous les hôtels, restaurants, cafés ou pensions bourgeoises. Les rues sont pour la plupart régulières, bordées de trottoirs en marbres blanc et noir et en
90 — [R. 5, l'-l II DK l'AHlS A HOL'LOGNE. ||
grès céramique do la Verte-Voie, el les maisons bien construites. Le centre principal en est la place Dallon.
La haute ville, solitaire et silencieuse, en conservant depuis les xm" s. son enceinte de remiiarts, est restée le centre administratif et religieux oii les principaux édilices publics sont groupés dans une double ceinture de beaux ombrages.
La Iraîclie vallée de la Liane, le port, la ville élagée en ampliithéùtre et la plage avec le casino ollrent un fort bel aspect d'ensemble, qui explique la vogue de Boulogne comme ville de séjour et station balnéaire. Elle doit en outre une grande animation au mouvement des voyageurs entre la France et l'Angleterre.
Gares : — Centr.vlk. daus la ville basse, sur la rive »•. do la Liane, près du pont Marguei et à l'entrée du faubourf^de Capccure; — dks Tintklleries, dans la ville haute da rue Faidherbc relie directement les deux gares); — Maritimk, sur le quai Chanzy.
Principales curiosités : — la haute ville avec ses remparts et Notre-Dame
(p. 96-9!Si: — Casino et jetke nr Nord-Est (p. *.t-,'-93^: — Mcskk i p. 91 ; —
OUARTIEH SaINT-PiERHE (p. lOÙ).
Histoire. — Boulogne était déjà, à l'époque gauloise, sous le nom de Gesoriacuw. le principal étaldissement niaritinie des Morins, dominé par une acropole appelée Bononia, nom (jui lut. après le m" s., celui de la ville. Calijïula y vint, en 40. simuler un embarquement pour la Grande- Bretagne; ayant ensuite quitté ses vaisseaux et ramassé des coquilles sur le rivage, il alla triompher à Rome, non sans avoir chargé les soldats qu'il laissait à Boulogne de construire au N. de la ville, sur le plateau dominant la mer. un tropliée en forme de tour devenu plus tard un phare et appelé dès lors la « Tour Ardente » : de là le nom moderne de « Tour d'Odrc ». sous lequel elle l'ut connue jusqu'à sa destruction en I61.T. Claude, en 43. partit de Boulogne pour une expédition, cette fois réelle, et qui soumit à Kome une partie de l'Angleterre actuelle. Le préfet des flottes de la Manche résidait à Boulogne; l'un deux. Carausius. fut assez fort, en i^S"/. pour se créer un petit empire dont Boulogne fut la capitale. Constance Chlore, ayant pris la ville en -iO-i. en fit combler le port pour couper toute retraite aux pirates germains et Scandinaves qui étaient venus au secours de l'usurpateur, et dès lors Boulogne déclina. Kilo avait néanmoins sous Constantin le titre do cité, et possédait alors un évèché. qui dura peu. Boulogne se releva, dès le vu" s., par son pèlerinage national à Notre-Dame et par ses établissements monastiques, dont les deux principaux étaient les abbayes de Notre-Dame et de Saint-Wulmcr.
Dès le début de la féodalité se constitua le comté de Boulogne, dont les possesseurs donnèrent un roi à l'Angleterre et deux à -lérusalem; les tilles portèrent le comté dans les maisons de France, d'Alsace, de Dammartin, d'Auvergne et de Bourgogne. A la mort de Charles le Téméraire. Louis XI restitua le comté à Bertrand de La Tour, comte d'.\uvergne. puis il le reprit en échange du comté de Lauragais. Pour déjouer toute compétition ultérieure, il déclara la Madone « comtesse et dame de Boulogne » ; il s'en institua vassal et champion, obligeant ses sucfossours à renouveler l'acte de foi et hommage à cette suzeraine céleste (avril 1478). En 1044, Henri VIII vint mettre le siège devant la ville avec 30.000 hommes. Boulogne résistait depuis deux mois sous la conduite de son mayeur, l'liéro'i(|ue Antoine Eurvin. quand elle fut trahie par le gouverneur. Jacques de Coucj'. qui paya plus tard de sa vie sa honteuse capitulation. Le vainqueur chassa les habitants et peupla la ville d'Anglais, qui pour la plupart périrent do la peste: aussi se décida-t-il à la rendre au roi de France en 1550.