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ENVIRONS DE BOULOGNE

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est un (les buts d'excursion les plus intéressants des environs, soit à cause des souvenirs historir/iies qui s'y rattachent, soit pour l'immense et maynifiqtie panorama qu'ottro la f.ilaise. Sortant de la ville par la porte Neuve, on prend devant soi la route de Calain. Ou rencontre bientôt à dr. le chemin de la valloo du Dciiacro et à Q. la ferme de Beatirepaire, dans un pittoresque vallon (source alimentant Boulogne depuis 1033). — A 500 ni. plus loin, on voit s'ouvrir à g. une belle avenue carrossable plantée de quatre rangées d'arbres.

La Colonne de la Grande-Armée (dite aussi colonne Napoléone''. prés de laquelle habite un gardien, fut érigée en souvenir du camp de Boulogne, sur les plans de l'architecte Labarre. La première pierre fut posée le 9 nov. 1801, par le maréclial Soult; mais les travaux, interrompus après l'abandon des projets de l'empereur sur l'Angleterre, no furent achevés que sous Louis-Philippe. Cette colonne, d'ordre dorique libre, en marbre do Marquise, mesure 53 m. 60 de haut, sur 4 m. de diamètre. Le piédestal, décoré d'aigles, porte deux bas-reliefs en bronze [Distribution des croix au camp de Boulogne; Napoléon agréant le plan de la Colonne) et deux inscri])tions en lettres rouges, l'une en français, l'autre en latin, rappelant toutes deux l'historique dti monument. Au sommet de la colonne se dresse la statue en bronze de Napoléon P', revêtu du costume impérial. Cette statue, haute de 5 m. et pesant 7,500 kilogr.. a été inaugurée le 15 août 181L Un escalier tournant conduit à une plate-forme établie au-dessus du tailloir et d'où l'on découvre un immense panorama (le détroit, les côtes de l'Angleterre, le chà- ,teau de Douvres, le Mont-Cassel, etc.). Au pied de cet escalier se trouve la salle des Archives, oit sont conservés des souvenirs se rattachant à la colonne et à l'Empereur. Le monument est entouré d'un mur à hauteur d'appui, sur la face principale duquel s'ouvre une grille flanquée de deux lions ou bronze, ouverte pendant le jour; près de là est un café-rest-aurant.

Le camp de Boulogne, où Napoléon I"^ réunit, en 1801. une partie de l'armée avec laquelle il projetait une descente en Angleterre, camp (|ui fut appelé assez inexactement camp de Saint-Omer, comprenait différentes sections établies au N. et au S. de Boulogne, d'où vinrent les dénominations de camp de droite et camp de gauche. Le camp de Boulogne comprenait 30.000 hommes, sans compter les corps de la garde impériale qui vinrent y prendre également position pendant un certain temps. Le (juartier général était installé près des restes de la tour d'Odre. Les principaux emplacements du camp se trouvaient, au S., entre Outreau et le Portel, au N.. à Honvault, Wimereux et Ambletouse.

De la colonne de la Grande-Armée, on peut, ou bien revenir directement à Boulogne par les falaises, ou bien aller visiter Terlincthun et Honvault en passant près du ham. do Jésus-Flagellé, ainsi nommé d'une chapelle, très fréquentée par les marins, et en croisant le chemin de fer de Calais (halte de Terlincthun). Terlincthun (1 k. de la Colonne) est un ham. près du(|uel eut lieu la distribution solennelle des croix do la Légion d'honneur, le 16 août 1804, ainsi que le rappelle un bloc de marbre gris, entouré d'une grille, qui occupe la place même du trône de l'Empereur. Un stand international pour le tir aux pigeons, avec buffet, y a été créé. C'est à Terlincthun (|U0 Henri VIII avait installé son quartier général pendant le siège de Boulogne en 1544. A 10 min. plus loin, après avoir laissé à g. un fort, on atteint Honvault, dont le château a remplacé une construction du xv s.

On entre à Boulogne par le boulevard Sainte-Beuve.

2° Le Portel; cap d'Alpreck: Equihen. — Le Porte] (^â^ de la pi. Dalton ou de la gare Centrale. 1"= cl. 30 c. -2'' cl. -20 c. : hot. des /iuins. bien situé au-dessus de la plage ; maisons et appartements meublés. — Station balnéaire), situé à 3 k. S.-E. de Boulogne, au liord et sur le dos d'une falaise, entre le fort du Mont-de-Couppes et la colline du Petit-Moulin. est un gros b. de pêcheurs composé de maisonnettes peintes d'un caractère

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très original, et curieux par les mœurs de ses habitants. Il est disposé autour d'une petite anse qui a été agrandie de main d'homme. La falaise, en partie soutenue par des murs, encadre une jolie plai/e de sable fin et résistant. A 500 m. O. du rivage subsiste le fort ruiné de l'ffeui-i, où l'on peut se rendre à pied à marée l)asse. Moules renommées.

A 1 k. env. au S. du Portel. le cap d'Alpreck. bordé do rochers dangereux, porte, outre un sémaphore, un phare, l'eu-éclair, à éclats blancs (ait. 49 m., portée 8 milles 1/-J). En continuant de suivre les falaises pendant ■> k.. on arriverait à (7 k. de Boulogne) Equihen (petite plage; -l bons hôtels; maisons de pêcheurs à louer), v. de pêcheurs. De ce hameau on peut revenir à Boulogne par (3 k.) Manihen et la Verte-Voie, ou gagner (6 k.) Condette et (10 k.) Hardelot, par Ecault et la Converserie.

3° Pont-de-Briques ; Saint-Léonard; château et plage d'Hardelot.

— On peut se rendre de Boulogne à la plage d'Hardelot : 1" par le ^^ de Paris jusqu'à Pont-de-Bri((ues (6 k. ; 55 c, 40 c. et 25 c). et au delà par la @ et un ^^^ électrique (10 k. ; 6 à 8 dép. par j. ; traj. en 30 min.; 60 c.); 2" par le ^A, de Paris jusqu'à Hesdigneul (0 k. ; 1 fr.. '70 c. et 45 c), et au delà par la 'g. et une voit, de corresp. (9 k. ; 0 dép. par j.; 75 c. jusqu'à Condette, I fr. jusqu'au château d'Hardelot, 1 fr. 25 jusqu'à la plage); ce traj. est plus pratique pour les vo3ageurs venant de Paris; 3° par la nouvelle ligne de tramway en création et qui, partant de la gare Centrale, à Boulogne, traversera une partie de la forêt; 4° enfin on peut aller à pied à la plage (11 k.). en partant du Portel, en passant par (1 k.) l'ancienne ferme-manoir de la Salle (3 k. 5), Equihen (V. 2"), et en suivant les dunes. — Nous suivrons de préférence l'itinéraire par Pont-de-Briques.

' On prend à Bréquerecque la route de Samer, qui suit la rive dr. de la Liane, la dominant à des hauteurs et à des distances variables. De nombreuses maisons de campagne se montrent dans la vallée et sur les coteaux voisins. On laisse d'abord à g. le ham. à' Ostrohove, d'où l'on pourrait gagner le Mont-Lambert ( V. 8°) puis, après avoir dépassé la fontaine des Ladres et le Pont-Pitefidal, on atteint (1 k.) Saint-Léonard, église presque isolée, à côté d'une tour du xii'^ s. ; cette église, gothique, du xyi' s., sert de paroisse à la commune dont Saint-Léonard est le ch.-l. nominal et dont l'agglomération jirincipale est Pont-de-Briques; elle est bâtie sur une hauteur, à l'entrée de la belle vallée à' Hchinyhen {V. 8"): on franchit le ruisseau d'Echingheu au ham. du Pont-Feuillet, d'où un chemin, long de 2 k., conduit sur la g. au iMont d' Herquclinyue (150 m. d'alt. ; belle vue).

5 k. Pont-de-Bpiques (nombreux restaurants et guinguettes: gare de la grande ligne Paris-Boulegne), lieu de villégiature très fréquenté des Boulonnais, surtout pour la pêche et le canotage ; près de la gare, un enclos de la Société de tir est réservé en hiver au patinage. Napoléon a séjourné au château de Pont-de-Briques en 1803 et 1804.

A 1,500 m. O.-S.-O. de Pont-de-Briques, sur un plateau de 124 m, d'altit, d'où la vue est splendide, s'élève Saint-Etienne-au-Mont , église paroissiale isidcc comme Saint-Léonard, et ch.-l. nominal d'une com. dont le centre principal est le v. d'Ecauli, au S.-O.

[On peut également se rendre de Boulogne à Pont-de-Briques par la charmante promenade appelée la Verte-Voie, qui remonte la rive g. de la Liane et passe au pied de la colline jiortant Outreau (au cimetière, le Regret, statue allégorique, par Mme Cazin, sur la sépulture de la famille Perrochaud, dont l'un des membres, le D'' Paul Perrochaud, a été l'initiateur do l'hôpital Maritime de Berck), et la tour fortifiée de la ferme dt; Renard, où siégeait le Conseil de guerre, à l'époque du camp de gauche (1804). Au ham. de la Verte- Voie, on longe le ch. de ter de Paris, près des aciéries et hauts fourneaux de la Société de Montataire.]

A la sortie du bourg de Pont-de-Briques, on prend au S. la route d'Etaplcs jusqu'à (9 k. de Boulogne) Condette (église gothique du xvi" s,, remaniée de

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nos jours, renfermant dos fonts baptismaux du xii» s. et une épitaplic pros(|Uo ctfacce avec deux i)Ptites statues du xvi>^ s.), joli v. situé à l'origine d'une large vallée ouverte à l'O. vers la mer et pittoresnuement dominée au N. par des dunes ou ■• garennes ■■ couvertes de j)lantatidns de pins, au 8. |)ar les hauteurs hoisées de la Ixille forêt d'Hardelot i&jri liectares), adossées elles-mêmes aux collines du Boulonnais \Mont-F vieux, 158 m.). Le fond de cotte vallée, jadis occupé par le marais de Grise- Marine, est auj. un bassin de prairies tourbeuses où brillent encore deux jolies nappes d'eau. Vitang des Miroirs et Vrtanq fie la Claire-Eau. traversé par une petite rivière, la Becque, qui va se jeter dans la mer à travers les dunes.

1-2 k. Château d'Hardelot, près de l'étang des Miroirs, forteresse féodale attribuée généralement au comte Philippe Huropel, mais due plus probablement à son prédécesseur Renaud de Damniartin, qui en avait lait sa ré'sidence )irincipale et y avait signé, en 1-203, la première charte de Boulogne. Il en reste une pittoresque enceinte de murailles découronnées et drapées de verdure que flanquent plusieurs grosses tours rondes. L'intérieur de cette enceinte polj-gonale, trop restaurée, forme un joli jardin où s'ouvre le château actuel, bizarre construction pseudo-gothique, élevée sur une partie des ruines. Ce château appartient à. la Société d'Hardelot, qui y a ouvert un café-restaurant et l'a transformé en Counlry-Clv/j, avec un très beau terrain de golf. Les prairies et les étangs dans leur cadre de forêts et de dunes composent un magnifique paysage.

Près du château, une modeste habitation, appelée chalet Dickens, a servi de résidence au célèbre romancier anglais; on peut voir au cimetière de Condette une épitaphe composée par lui en anglais pour un de ses amis.

Outre le château féodal, la Société d'Hardelot (administrée par M. J. R. AVhitley ; bureaux à Condette) possède un domaine de 100 hectares s'étendant jusqu'à la mer où il a une façade de -2,700 m.

Pour se rendre à la plage, il faut, de Condette, suivre une route qui s'engage au S. dans la forêt d'Hardelot. Bientôt s'embranche à dr. une belle route forestière qui conduit droit à la mer. Au delà du Ront-Point des /lois (maison de garde, ferme-laiterie: belle vue à dr. sur les étangs et le château), les sapins s'espacent, et l'on arrive à la mer à travers un mamelonnement de dunes fixées par des oyats, et à travers lesquelles sont déjà tracées les avenues empierrées de la nouvelle station balnéaire, créée en 1906.

15 k. Plage d'Hardelot, de sable fin et uni, en pente à peine sensible. Au-dessus de la mer court une superlje dii/ue-pronicnade en carrclagemosa'ique. d'une long, de 1 k., avec deux avancées en hémicycles; sur l'une d'elles s'élève une robuste croix, en granit de la Vallée-Ileureuse. érigée en 1906 par M. J. R. Whitley, en mémoire de St Augustin, premier évèque de Canterbury, qui partit de ce rivage en 596 pour évangéliser l'Angleterre. La station comprend quelques chalets, une chapelle catholique et Y Hostcllerie des Marmousets.

4" Samer (@ 46 k. S.-E.). — 5 k. Pont-de-Briques {V. 3"). — On voit ensuite successivement : à dr., Hermeranques; à g., Isques (église, but de pèlerinage), qui a conservé un ancien château féodal et un manoir fortifié; à g. encore, Uesdin-l'Abbé (château du xviii' s.) et le Yerginiau: à dr., Hesdigneiil, Carly et le château de Huurecq.

Descendant alors vers la Liane, près de laquelle se cache, à 2 k. sur la g., Questrecques (château ruinéj. et, après avoir franchi cette rivière, on monte par une pente très raide à (16 k.) Samer, desservi par le ch. do fer de Saint-Oraer (V. ci-dessous, p. 110).

5° Wicardenne: vallée du Denacre (la jolie vallée du Denacrc. située à 5 k. X.-E. et au N. de Boulogne, ne renfermant pas de chemin carrossable dans sa partie supérieure, les voitures doivent s'arrêter dans la cour do la ferme attenant au château du Denacre; mais un chemin qui s'embranche

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