WI.MEREUX. — .MARQUISE. — CALAIS. || [R. 5, 2" J — H
sède une belle t'i/lise ilu \ v" s. (clef do voûte' remarquable dan.s le chœur ; verrière do 1600; ancien château transformé on forme; château do Wiovi\ du xviii'" s.).]
La voie sV'lôve en dominant de |)iUoresque!s vallons, Ires accidentés, et éventrés pai' de grandes carrières de marbre. A dr., dans un site cliarmant. sur la lisière d'un bois, ferme où subsistent des restes de Vabbaye cistercienne de Bcaiilieii, fondée en 1140. La voie atteint son point culminant (Ht) ni.) et franchit la crête des collines qui ferment au >'. le Boulonnais, pour descendre ensuite jjar do grands circuits vers l'immense plaine de Flandre. — 280 k. Cafjiers (à 2 k. à g., Landrethim-le-Nord, près duquel, au S.-O., un cromlech est appelé la Danse des Noces). — 284 k. Pihcii (2 anciens châteaux, à dr. de la voie.). — 28!) k. Frétluin (clocher du xvi" s.). — On pénètre dans l'enceinte fortifiée de Calais. — 294 k. Les Fontinettes, station desservant le ([uartier Saint-Pierre.
296 k. Calais-Ville @. — Les trains internationaux vont jusqu'à la gare de Calais-Maritime @, située à l'entrée du port.
CALAIS (7. rindex). ch.-l. de c. de 66,627 hab., V. la plus peuplée (viennent ensuite Boulogne, Lens et Arras) du dép. du Pas-de-Calais, à l'embouchure de divers canaux, est célèbre par sa situation sur le détroit auquel il a donné son nom, par son voisinage de r.\ngleterre, par le rôle qu'il a .joué dans les luttes séculaires du moyen âge, enlin par l'industrie fameuse, celle des tulles, à laquelle Saint-Pierre doit son existence.
Calais est composé de deux cités distinctes entre lesquelles passe le ch.de fer; réunies administrativement en 1885, elles tendent à former une ville homogène. Au N., c'est Calais proprement dit, ou Calais-Nord, la ville des marins, des étrangers; au S., Saint-Pierre ou Calais-Sud, la ville industrielle, dont les rues plus régulières, les fabriques, les usines occupent une étendue considérable, .\utant la première est serrée, groupée, agglomérée dans un étroit espace, autant la seconde est vaste, aérée, n'emplissant môme pas tout l'espace enfermé dans les nouvelles fortifications.
La place de Calais a été transformée depuis 1872. Des fortifications anciennes, on a conservé la citadelle, ainsi que les forts Nieulay et Risban. La citadelle (1560) couvre la ville à l'O. et n'en est séparée que par le canal de navigation et par une esplanade; elle renferme un arsenal bâti en 1636. Le fort Nieulay (1627) est situé à l'O.. à dr. de la route de Boulogne, et \e fort Fiisban (1231), au N., aux abords de la jetée occidentale.
Principales curiosités : — Ancien Hôtel de Ville (.muske). Beffroi et tour DU Guet-; — éolise Notre-Dame; — quartier du Courgain.
Histoire. — Calais, dont re.xistcnçe n'est sûrement connue qu'à partir du XII" s., devint un port important sous la domination des comtes de Boulogne et, en 1303, entra dans la lif^ue hanséatiquo. Cette ville prospère excita la convoitise des Anglais, qui, en 134G. profitèrent de leur victoire de Crécy pour mettre le siège devant ses murs. La résistance héroïque des haljitants, i|ui se défendirent près d'une année contre Edouard III, et le dévouement d'Eustaclie de Saint-Pierre, qui s'ort'rit à la mort avec cinq autres l:)ourgcois pour obtenir à ses conéitoyens la vie sauve (on sait que
M4 — [R. 5, 2'i il DE PARIS A CALAIS-
ces hommes courageux ne furent sauvés que par lintorvcntion de la reiiio dVn-leterre'. comptent parmi les faits les plus glorieux de notre histoire natioliale. Calais resta possession anglaise jus^iuen lor)8. date ou le duc François do Guise, après huit jours de siège seulement, rendit cette ville a la Franco. Trois ans après. Marie Stuart, veuve du roi trançois II, s embarquait à Calais pour son royaume d'Ecosse. Louis \\ III y débarqua le "i avril 181 1 pour prendre pos'session do la couronne de trance.
Calais a vu naître : Euslache de Saint-Pierre, Jean dAxre, Jacques jt Pierre de Wissnit, bourgeois de la ville célèbres parleur dévouement il.i47); ';roÏÏsyam;/m/. preuner chirurgien de Louis XIV (1008-1/36); le romancier Pifjmdl- Lebrun 1753-1S35).
Commerce et industrie. - Calais est le port français le plus rapproché de r Vnr'letcrrc r'S k. de Douvres; durée moyenne do la traversée. /5 min.j; la urofoudeur du chenal permet le départ des paquebots à toute licure. C est par Calais qu'a lieu le passage des dépêches de la l-ran. e et de 1 Angloterre C'est avec l'Angleterre que Calais fait la majeure partie de son commerce maritime; viennent ensuite la Suède, la Norvège et la Kussie. La poche au hareng, au maquereau, à la morue, et la salaison occupent une nombreuse population maritime, habitant exclusivement le quartier du Courgain. La poche la plus importante est celle au clialut. ^,„.„„,.
Calais en le grand centre français de la fabrication des tulles et dentelles mécaniques. Les usines où se trouvent les métiers a tulles sont on totalité réunies dans le quartier de Saint-Pierre. En temps normal, cette industrie, avec ses -> Ouu métiers répartis dans une cinquantaine d usines, et par toutes les opérations qui précèdent et suivent le tissage mécanique, occupe 3 r,ÛO ouvriers aidés par 15.000 femmes et 1.200 enfants, 1,800 metteurs en ckrte dessinateurs, mécaniciens et employés. 15,000 ouvrières, efhlcuses, découpeuses et écaiUeuses. soit plus de 36.000 personnes. Mais, depuis plusieurs années, cette belle industrie traverse une crise pénible, due a des causes économiques, industrielles et sociales, surtout à la concurrence étrancrère. Le découpage des pièces de tulles se fait, non seiilement dans les environs immédiats de Calais, mais encore à une grande distance de la
^ 'caiais renferme en outre : des chantiers de construction de navires, des ateliers de construction de métiers à tulles, des corderies, des scieries a vapeur: une vaste fabrique de biscuits de dessert (système anglaisi; des brasseries, des raffineries de sels, des filatures de lin. etc.
ITINÉRAIRE. — La gare Centrale, ou Calais-Ville, est un édilice moiimental en brique et pierre blanche, silué entre Calais- Nord et Calais-Sud. . i i •
En face de la uare. on passe sur le pont Frcycmel et sur le bassin do iiatellerie pour suivre la rue Edison, qui débouche sur la place Richelieu entre le Grand-Hotd (h dr.) et le bâtiment àes Postes et TéUqraphes (à g.), renfermant aussi la BMiothaïue (.3a,00U vol.; manuscrits précieux: cartes et plans de Calais et du Calaisis des XVI" et xvip s.), ouverte t. 1. j., sauf le dim.. de 10 h. a 1 li. et de 4 h. à 9 h. (vacances en sept.). La place Bichelieiu sur ia.iue le se vo. je monument on bronze des Bourgeois de Calais, par Uodm (IS'Jo), est bordée au S. par le jardin HichcUen (kios(iue de musique). Sur le côté N de la i)lace, tout à s-, s'ouvre la rue Royale, la plus animée de Calais-Nord, conduisant à la place d'Armes. Au commencement de cette rue s'ouvre à dr. la rue de Guise, ou subsiste une norte flanquée de tourelles (lin du xiv- s.), reste de 1 ancienne Bourse aux Marchands, dite nuj. /loMc/c Guise, à remarquer poursoD caractère anglais (style gothique perpendiculaire).
afieSuE^ \
Il CALAIS : — MUSÉE. H [R. 5, 2«] — 115
La place d'Armes (marché le samedi), d'où partent les trams de Saint-Pierre et de Guines ainsi que les omnibus du casino, et où stationnent les voit, de place, est hordée par raneien Hôtel de Ville (le nouveau est à Saint-Pierre), fondé, dit-un, en 1295, par Robert, comte d'Artois, et reconstruit en 1740; le musée va été installé en 1893. En avant de la façade deux cippes portent les bustes en bronze de Guise, « libérateur de Calais, en 1558 », el de Richelieu , « fondateur de la citadelle! et de l'arsenal » ; au milieu du balcon est le buste d'Eustaclie de Saint-Pierre, par (loriot.
L'aile g., ù l'angle donnant sur la rue Royale, est surmontée par le Beffroi, commencé au xv"' s. et achevé en 1G09; il renferme un carillon qui, à cha([ue heure, fait entendre l'air de ■• Gentille Annette ». Au-dessus de Thorloge, deux cavaliers en cuivre semblent, à chaque coup de la cloche sonnant les heures, se précipiter l'un contre l'autre avec furie. Sur la rue des Boucheries on remarque un escalier extérieur du xiu'' s.
En arrière de l'ancien hôtel de ville se dresse la tour du Guet, dont on aperçoit, de la ])lace d'Armes, la partie supérieure. Bâtie en 1224 par Philippe de Boulogne, !a tour du Guet fut en partie renversée en l.jSO par un tremblement de terre; réparée en 1806, elle a servi de phare jus([u'en 1S48.
On peut demander à visiter, sous les salles du musée, une cave du xv' s. à colonne centrale (aux heures où le musée est fermé, sonner à la petite porte derrière le bâtiment).
Le Musée est ouvert au public les dim., lundi, jeudi, sam. et jours de fête, de 10 h. à 4 ou 5 h. suivant la saison.
Rez-de-chaussée. — Vestibule : bas-reliefs (notamment grand-relief allégorique de la fin du xvu" s. provenant d'une des anciennes portes de Calais), et fragments d'architecture provenant d'anciens édifices; plâtres et moulages; maquette d'un monument projeté à Eustache de Saint-Pierre, par Ad. Delahaye. — l'" salle : momie égyptienne donnée en 19Û7; antiquités préhistoriques, gauloises et romaines trouvées à Sangatte: reptiles, coquillages, minéralogie. — Z" salle : minéralogie, paléontologie, anthropologie, antiquités des âges de la pierre et du Ijronzc, antiquités gallo-romaines.
EscaJj'er. — Gravures: autographes: armes exotiques. — Taldeaux non catalogués, copies pour la plupart.
t" étage — Palier : ethnographie : — 1'" salle (en l'ace) : objets provenant des colonies. — 2* salle (à g.) : céramique, poterie. — S» salle (à dr.) : jrnitliologic.
Escalier du i" au 2' étage. — Tableaux : 21, xvii' s. @ do femme sur bois). — 14. Le Valentin. Berger. — 17. Cli. Lebrun (?). (gi de femme.
— 18. /•>. Clouet. Duc de Guise, jeune. — 167. /iéniond. Foret. — 142. Francia. l'empêtc.
2" étage. — Galerie de peinture (de g. à dr.). — 143. Rouget. François I" cfusant l'ofifre dci Gantois do se donner à lui. — 1. Diptyque. — 3. Memling. Messe de St Grégoire. — 1")Û. Francia. « Le Véloco » s'échouant au port de Valais (1840). — 8. Nie. Poussin. Triomphe de Bacchus. — 13. Fr. Clouet. (g.
— 104. Valadon. Vieillard. — 214. iJauniier. La Marclie de Silène (dessin).
— 26. Curieux tableau figurant une femme nue autour de laquelle s'empresicnt des oiseaux à tète humaine; ces tètes sont des portraits de personnages iu temps de la Ligue. — 27. L'Albane. Bacchus demandant à Jupiter l'imnortalité pour Ariane. — 113. Teinturier. Forêt. — 19. Courtois. C'ombat esquisse). — 71. Daniel Zetjcrs. Fleurs entourant un sujet religieux. —
IKi — [R. 5, 2"] Il DE l'ARIS A CALAIS. 1
1"23. Marquis. Dévouement d'Eustacho do Saint-Pierre. — 111. Gourlier. Naissance de Bacclius. — 109-1].'. Taliloaux do Vnn der Puyl tigurant des
fersonnagcs de la Révolution. - 111. i'raticia. Marine. — 113. Vasheil. nceiidic d(^ Troie. - M. Iiiroiuni du xvii'' s. Intérieur d'une église d'Espagne. — 39. Rubens. Jugement de Paris. — -29. Monsiau. Duc do Croy. — 10. /foiHhorsl. Berger. — 1-24. fJarun. Bari|uc en perdition devant Capri. — l'28. Mal /lieu. Le Soldat do Marathon. — 13.î. Cottreau. Lénoro (épisode d'une ballade de Burg-or). — l-.'9. Tatlcijrain. Quêteuses à Berck. — 130. Em. Miclu'i. Val-S»aint-.Jean (paysage breton). — 134. Cliif/lart. Koméo et .Juliette. — 135. Meijidi-r. Chrysantlio et Dario. — 131. //. Heijnault. Orphée aux Knfers. — 28. Corrège. La V. au bandeau. — 7. N. Poussin. Moïse exposé sur le Nil. — 15. 5. liosa. Paysage napolitain. — V.Vi. Cascij. Les Amazones do Thermodon (Pont-l^uxin).
Autour do la salle, vitrines do sceaux, médailles et monnaies.
2'' salle. — Plans et vues do Calais à diverses épotiues; collection do tulles et dentelles; faïences. — •201. Francia. Banquet sur la place d'Armes en 1836 (aquarelle).
De la place d'Armes, la rue Notre-Dame conduit à l'éù;li?e du même nom en laissant, à g., dans la rue Euslache.-de-Sninl-Pierre, la maison construite sur l'emplacement de celle do l'illustre Calaisien (inscription).
Notre-Dame, des xiv° et xv" s., a conservé, malgré les mauvaises restaurations des xvni° et xix* s., un cachet anglais incontestable, surtout dans les voûtes et la tour. Cette église et Ihôtel dit de Guise sont, en France, les seuls édifice> ayant notoirement subi l'inlluence du gothique anglais (style perpendiculaire). La tour porte une flèche qui sert de point de repère aux marins.
La nef est séparée dos collatéraux par de grosses colonnes, alternativemont rondes et octogonales, portant en guise de chapiteaux dos bandeaux aux sculptures variées. — Belle grille en fer, au chœur. — Maltre-autel en marbres d'Italie (donnés à l'église, en 1621, à la suite du naufrage d'un navire génois qui les portait dans les Pays-Bas. et sculptés par .\dam Lottmann). Le tabernacle, à colonnes de jaspe, et deux bas-reliefs en albâtre (la Récolte de la Manne, la Cène) offrent un travail d'une rare perfection. Une magnifique Assomption (4 m. 87 de haut.), peinte en 1628 par G. Zegers, orne le milieu du retable, entre des statues en albâtre de Charlemagne et de St Louis, au-dessus desquelles sont dos figures de la Foi et de l'Espérance. Les balustrades placées de chaque coté du maître-autel offrent de délicieuses frises sculptées par Gaspard Marsy comme les deux pilastres qui séparent les balustres. — Buffet d'orgues et chaire (xviii'' s.). — Dans le bas-côté dr., saint-sépulcre ixvi" s.). — Au croisillon dr., petite porto du xv" s. (la porte correspondante est moderne) et Descente de croix attribuée à Rubens. — Au croisillon g., vaste comiiosition de Picot (Beprise de Calais). — Vitraux (scènes de la vie de la Vierge), par Didron et Maréchal.
Plusieurs rues, parmi lesquelles la rue du Havre, font communi{[uer au N. la place d'Armes avec le boulevard International et le ([uai du basdn Paradis {monument érigé en 1899 à la mémoire des citoyens Gavet et Mareschal, morts le 18 oct. 17',)1 en sauvant des matel(ds), à l'E. duijuel se présente le Courgain.
Le Courgain, quartier hàti sur un énorme bastion de la fin du xvr' s., doit une physionomie particulière à ses rues étroites et surtout aux mœurs, aux usages, aux coslunies et au langage de sa population composée exclusivement de marins. Il possède une
il CALAIS : — NOTRE-DAME. || [R. 5, 2°] — 117
thilisc oiïivale moderne, par Normand, qui donne sur une vaste place où s'élève un beau phare électrique en briques et de forme octogonale (altit. 58 m.; portée lumineuse 38 milles; dans le vestibule, bustes de l'bydropraphe Beautemps-Beaupré et d'Augustin Fresnel, l'inventeur des phares lenticulaires).
Devant le Courgain, sur le quai du port d'échouage, se dresse une colonne en marbre, commémorative du débarquement de Louis XVUI (1814). Vers l'extrémité de l'estacade, une plaque en bronze porte une inscription rappelant que Louis-Philippe et plusieurs membres de sa famille, surpris par une tempête, débarquèrent à cet endroit le 17 août 1844.
Le port comprend. àl'K. : 1° un vaste arant-port, où les navires de 8 m. de tirant d'eau sont toujours à flot; 2° un l)assin à flot, dit bassin Caruot (9 hect. ; 1,925 m. de quais), muni de deux écluses et communiquant, par le canal de Saint-Omer qui vient y débouclier, avec toutes les voies de communication intérieure: 3" doux bassins des allasses de 80 et de 100 hect.; 4° une gare Maritime @, où les paquebots Douvres-Calais peuvent à toute heure accoster à quai. A l'O. se trouvent les anciens bassins : le bassin Paradis, le port d'écliouage et un bassin à flot, dit de l'O. La forme de radoub, à l'extrémité S. du bassin Carnot, a 155 m. de long. Entre le bassin Carnot et le bassin à flot de l'U. existe un bassin de batellerie communiquant avec le canal de Calais.
Les Jetées, dont l'une a l.lil m., comprennent entre elles un chenal large de 100 m. dont la profondeur est entretenue à 4 m. au-dessous des' plus basses mers. De leur extrémité on distingue, par un temps clair, les côtes d'Angleterre et morne le château de Douvres (•28 kil.). Sur ces jetées sont installés de(ix phares : sur l'extrémité de la jetée 0., un feu fixe rougo ; sur rcxtrénjité de la jetée de l'E., un feu rouge, vert, blanc, à éclats rouges et verts.
Pour se rendre, du boulevard International, à la plage des bains, on passe sur une écluse, sur un pont tournant entre le bassin à flot et le port d'échouage, sur un pont construit en 1908, et on arrive à la plage, dite Sableville, où sont le nouveau Casino, ou Calais-Plage (rest., café, music-hall, salon de petits chevaux, etc.), un parc et quelques villas. La plage est bordée d'une digue allant de la jetée 0. du port jusqu'au sémaphore des Bara(jues.
La place d'Armes est reliée à Saint-Pierre ou Caluis-Sud par la vue Royale, le pont Richelieu (sut le bassin de batellerie; on croise ensuite le ch. de fer) et la place Centrale (à g., vélodrome), où «■"ouvre à dr. le Parc public de Saint-Pierre (à l'entrée, monument aux Enfants du Calaisis morts pour la patrie; kiosque de concerts; fontaine surmontée d'un groupe des Trois (iràces).
Sur la place Centrale s'ouvre la Grande-Rue ou boulevard Jacquart, suivie par les trams (à dr., hospice civil). On laisse à g. la place de la Répuldifpie, où est la halle, avant d'atteindre le boulevard Lafayclte a g. et le boulevard Ganibetta à dr. Le point de croisement de ces voies avec le boulevard Jactjuart et son prolongement, le boulevard Louis-Pasteur, forme ] a. place de l'Egalité, où s'élève le théâtre (1805), édifice monumental à colonnes composites ; derrière le théâtre est un grand bureau de poste.
La 2" rue à dr. dans le bd Lafayette donne accès sur la place
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Crèvec'œur, bordée par l'église et par le nouvel hôtel de ville, présentant en façade une belle (inhjnnancc de colonnes engagées.
Ijéglise, construite de 1802 à 1870, dans le style du xui"' s., d'après les plans de Bœswillwald, renferme le tombeau du curé Dollet, mort en 1895, à 90 ans, après 42 années de ministère dans la paroisse.
fl" Sangatte (@ S k. O. ; scrv. d'omnibus ordinaires et do trams-cars, 1 f'r. r.O ail. et ret.). — On sort de Calais en laissant à dr. la plage et le parc (le iSalilcville et suivant la route (jui longe la mer.
•2 k. ô. Les Baraques (hôtels des Dunes, Sei/ard-Rohbe, sur la route), agglomération de maisons de pêcheurs et de villas, avec quelques cabines sur une jolie plage.
8 k. Saiif/alte (hôt. : A la fin rie lu Guerre, des Bains, de la Plage: télégr. et toléph. à l'hôt. des Bains; villas à louer. — Station balnéaire), 2,;i02 hab.. au point de la côte où le littoral, sables et marais à l'E., commence à se border de l'alaises de craie blanche qui se prolongent, au S.-O., vers le cap Griz-Nez par le Blanc-Nez; c'est un des points de la côte de France les plus rapprochés de l'Angleterre (30 k.). La playe de Sangatte est bordée d'une digue empierrée.
2" Cap Blanc-Nez; Wissant (@ 12 k. O.-S.-O. jusqu'au Blanc-Nez; 20 k. jusqu'à Wissant). — 8 k. Sangatte {V. ci-dessus). — A 1 k. au delà de Sangatte. on voit à dr. des bâtiments situés à l'origine éventuelle du tunnel projeté de la Manche, qui déboucherait en Angleterre à St-Margaret-Bay. Ces bâtiments en briques renferment des machines perforatrices, que l'on peut visiter. Mais les souterrains, dont le creusement avait été commencé, sont remplis d'eau et par conséquent inaccessibles.
Gravissant la route de ^Vissant, qui s'élève par le revers des falaises, il faut, à o k. cnv. de Sangatte. quitter la route, si l'on veut gagner (à dr.) le sommet du cap Blanc-Nez par les pentes gazonnées.
Le Cap Blanc-Nez ou Blanez s'appelait originairement cap Black-Xess (cap Noir), mais à tort, car ses falaises sont Idanches. Elevé de 13-1 m. audessus du niveau de la mer, le cap est dominé lui-même à l'E. par les Xoires- Alottes 1 136 à 143 m. d'ail.), (jui passent pour des tombellcs. Quand le temps est clair, on découvre très bien, du sommet du promontoire, les côtes d'Angleterre.
Au S.-O., le cap s'abaisse vers une tissure marneuse appelée Cran d'Escalles et par laquelle on peut descendre à la grève pour voir les falaises.
13 k. Escalles (tombellesi. — Montée et descente rapides pour atteindre 20 k. Wissant ( \'. p. 11-2). j
3» Guines et sa forêt (^ 11 k. S., soit par le ch. de fer d'Anvin, soit par le tram qui part de la place d'Armes, 50 c). — Pour le parcours du ch. de fer, V. ci-dessous. — Le tram croise le ch. de fer de Saint-Omcr à la halte des Fontinettes. puis longe continuellement à g. le canal de Guines à Calais, de l'autre côté duquel court la ligne d'Anvin.
Guines (hôt. du Lion d'Or: de la Ville de Calais . ch.-l. de c. de 4.407 hab., comté important au moyen âge, fut pris par les Anglais en 1352 et repris sur eux en 1558. Ce fut" entre Guines. où résida Henri VIII, et Ardres, où logea François I". qu'eut lieu en 1520 la fameuse entrevue dite du Camp diTDrap-d'Or. 'L'hoicl de ville, sur la Grand' Place, renferme un embryon do musée : pièces relatives aux aéronautes Blanchard et Jefferies \'. ci-dessous), médaillier. photographies, minéralogie; buste en marbre de Napoléon 1"'; plan ancien de Guines au moyen âge. Au centre de la ville s'élève la motte qui portait autrefois le château, remplacé auj. par la tour de l'Horloge.
A 3 ou 4 k. S. dans la forêt de Guines l'S^ hect.), la colonne Blanchard, en marbre du pays (but de promenade très fréquenté'i. consacre le lieu où l'aéronaute Blanchard, parti do Douvres avec l'Anglais Jerteries. opéra sa
& Il SANGATTE. — GUINES.
descente, en ballon, le 7 janvier 1785, après avoir traversé le détroit. A 150 m. do la colonne et au bas de la montée qui y conduit, de nombreuses guinguettes sont installées à la clairicri' du Ballon.
METRES
De Calais à Anvin (^g à voie étroite. 94 k.). tant de la gare Centrale, les trains suivent la ligne de Lille (R. 7) jusqu'après la iialte de Coulogno, puis se dirigent au S.-E. en longeant à dr. le canal de Guines.
9 k. Guines ( V. cidessus). — • 1- k. Andres (ruines d'une abbaye). — 17 k. .Vrdres (R. 7, X au N.
sur Pont-d' Ardres , R. 7). — 21 k. Louches (sur le mont Saint-Louis. \estif;es d'un camp romain).
— ^6 k. Tournehem, sur la rivière de Hem {château ruiné). On croise la vallée pour monter par des circuits au S.
30 k. Bonningueslès - A l'dres , X sur Boulogne ( V. p. 107).
— A l'E., for(H de Tournehem{106hec.].
— 44 k.Acqiiin 'église du xvi" s.; château ancien avec donjon, remanié ; restes d'un prieuré). — On descend vers la vallée de l'Aa et l'on franchit le ruisseau de Bléquin en contournant Lumbrcs.
50 k. Lumbrcs, *.^ du ch.de fer de Boulogne à Saint-Omer {V. p. 111). — On remonte la vallée do l'Aa. — 62 k. Merck- Saint-Liéfin, dont la belle église, en partie ogivale, bâtie de 1571 à 1687 (tour et flèche monumentales), possède les reli-
Crépj ^ontrauil Anvin g^k
CALAIS
120 — [R. 5, 2«] Il DE PARIS A CALAIS. ||
([lies do St Liévin, cvêquc écossais du xvi« s., pèlerinage fréquenté des marins le 28 juin (nombreux ex-A'oto). Au Petit-linioeau, ruines d'une commandcrie.
Oj k. Fauquembergues. cli.-l. de c. de 053 hab., sur l'Aa (église bâtie au XVII'' s. dans le stylo du \\W. avec fléch(! dentelée: souterrains d'un ancien chàtoan, creusés dans la pierre: à l'entrée du jardin public, monument à la mémoire des morts pour la jiatrie . patrie du compositeur Monsigny [l~i-29l8n). — Au delà de (68 k.) Itenly, la voie quitte la vallée de TAa et monte au S. — 72 k. Rimeitx-Gournay , X à l'O. sur Berck (V. p. 82). — On descend dans le vallon de
■79 k. Fpuges X sur Aire; hôt. : du Cheval-Xoir; de la Gare), ch.-l. de c. de 0,020 hab., V. industrielle, sur la Taxenne. qui va se jeter dans la Lys à 3 k. à l'E. — A 6 k. S., Azincourl. v. célèbre par la victoire décisive remportée par les Anglais sur les Français, le 25 octobre 1415.
La voie gagne la vallée supérietire de la Lys à (84 k.) Verclnn (la source de la Lys est à 3 k. N.-Ë.. à Ljsbourrj), puis parcourt un plateau. — 00 k. Beryuencuse (à 2 k. N.-E., Heuchin, ch.-l. de c. de 660 hab. (église du XVI'' s., sauf un beau portail romau, dégradé). — On descend par le vallon d'Houchin dans la vallée de la Teruoise.
91 k. Anvin. jonction avec la ligne d'Etaplcs à Arras [V. p. 88).
De Calais à Dunkerque (^^ Nord, -17 k. E.-N.-E. ; voir Graceliims. Petit ' Fort-Philippe-, Bourhoiirg;. — La ligne de Dunkerque se détache à la gar^ dos Fontinettes de la ligne de Lille et contourne au S. Saint-Pierre (halte prés de la porte de ^Saint-Omer), puis parcourt une plaine basse et entrecoupée de petits canaux. — 7 k. Beau-Afaruis. — 11 k. Marck, à g., près du canal de Marck, est l'antique poste militaire romain do Marci, où tenait garnison (iv et v<= s.) une légion auxiliaire formée de cavaliers dalmates. Le clocher, avec sa floche, date du xvir s. — On franchit le canal do Marck, appelé aussi rivière du Houlet, et l'on suit à peu près parallèlement, à g., la rivière d'Oye. — 15 k. O/leherquc — 17 k. Pont-d'Oye. — 20 k. Vieille-Er/lisc. — On croise l'Aa sur un pont tournant.
23 k. Gravelines (omn. 30 c: hôt. des Messageries; du Conunerce : omnibus pour Petit-Fort-Philippe, 50 c. depuis la station, 30 c. depuis le pont de Gravelines ; voit, à louer à l'hôt. du Commerce. — Curieuse petite ville fortifiée : liains de mer do Petit-Fort-Philippe), ch.-l. de c., V. forte de 6,281 hab. (dont 1.860 agglomérés), sur l'Aa canalisé, à 2 k. env. de son embouchure dans la mer du Nord.
Histoire. — Les fortifications de Gravelines, dans leur état actuel, remontent en partie à Charles Quint (1528). Près de (iravelincs eut lieu, en 1558, la bataille où le comte d'Egmont vengea les excès commis par le maréchal de Thermes dans tout le pays. Philippe IV fit construire une superbe écluse et un fort à l'endroit encore appelé Fort-Philippe. Ces travaux furent détruits, en 1644, par Gaston, duc d'Orléans, qui assiégea la ville et s'en empara le 21 juillet. En 1652. elle lut reprise par l'archiduc Léopold ; mais, en 1658. le maréchal de la Ferto la fit rentpcr au pouvoir de la France, qui la garda on vertu du traité dos Pyrénées. ,
Itinéraire. — Après avoir pénétré dans la ville en franchissant l'enceinte fortifiée, on arrive sur la place d'Ar)nes bordée par l'aj-sou?/ (ancienne citadelle 1, l'hôtel de ville et le beffroi (sans caractère). De la place d'Armes se détache la vue de la République et. de celle-ci, la rue Catrice (la 2' à dr.). conduisant à l'église. — h'église (1.598), gothique, renferme de belles boiseries du xviie s., plusieurs monuments funéraires anciens, notamment, aii bascôté dr.. celui de Claude Barbier du Metz y 1690\ gouverneur de Gravelines, et en face, au bas-côté g., celui d un autre gouverneur, du môme nom. tué au siège de tSaint-Venant en 1657. ce dernier sculpté par Girardon.
Le port formé par l'Aa sous les remparts de la ville est accessible aux l)âtiments tirant 4 m. en temps ordinaire et 5 m. 50 aux grandes marées. Les navires assèchent à mer l)asse le long du ([uai sur un fond vaseux :
liRAVELtNES. — BOURBOURG.
[R. 5, âo] — lâi
DUNKE
'deP^Sjnthe 4ik.
Pt^Synthe 4-ok.
^Spycker 38 k.
.CrayvAck 32 k.
1 Bourbourq-Ville ^ 2gk. ^ "^ -S^Omer
is le port possède un bassin à flot où l'on trouve 5 m. d'eau. Le port repôt de douanes, construction de bateaux) fait un commerce spécial ut's et de pommes avec i.uudres, de bois du Nord avei' la Baltique, de houille d'Angleterre.
JPetit-Fort-Philippe §. 3 k.
N.-O.: service d'omnibus de Vhot. du Casino. — Station ù'il- 7iéaire}. — Au lieu de suivre la route, les piétons doivent prendre à g. un chemin gazonne qui côtoie l'Aa sur la rive dr.
Petit-Fort-Philippe , dépendance communale de Gravelines. est un v. allongé le long de la rive dr. et à l'embouchure de l'Aa. La plage. (\m est très vaste, est munie de cabines roulantes transportant les baigneurs à la mer, qui si' retire fort loin. En arrière de . la plage s'élève \xq pluire à l'eu fixe laltit. 29 m., portée -iij nulles). Uembouchure de l'Aa e^i comprise entre deux jetées ou digues en maçonnerie prolon gées par des estacades et den; la longueur totale est d'en\ .
1,500 m. A leurs extrémités brillent la nuit deux feux fixes.
l'un vert, l'autre rouge.
En face de Petit-Fort, 'le l'autre côté du chenal, Grunti- Fort- Philippe, o.50-2 hab., est un important bourg de pé cheurs dont les bateaux fréquentent les côtes d'Islande, tandis que ceux de Petit-Fort - Philippe font seulement !;i pêche côtière.]]
A g., Saint-Georges (église en partie du xiii" s.}.
2'j k. Bourbourg i'^-;^ sur
AVatten, V. p. 16U : but. ; -/"
."'■' d: de l'Espérance. — Ji(/li-
rh.-l. de c. de 2,482 hal...
I le canal du même nom, qui fait communiquer l'Aa a vee le port de Dunkerque. est une petite V. calme, très flamande d'aspect, et enveloppée par un canal circulaire. A l'extrémité de l'avenue de la Gare, on peut longer indifféremment le canal à dr. où à g., jusqu'au premier pont que l'on rencontre.
VérjHse date des xin', xvi'' et xvii" s. (curieux chapiteaux et modillons). En haut du bas-coté g. : châsse ^xv" s.) en bois doré, ornée de sculptures et de peintures rappelant des miracles de N.-D. de Bourbourg. qui, selon la tradition, aurait versé du sang par une blessure reçue dun soldat, lors du pillage de la ville par les troupes de Charles VI en 13^3; rhnssc en bois
122 — [R. 6, i"] Il DE PARIS A ARRAS. il
sculpté, de 1551 ; tabernacle sculpté ot doré, du xviii" s.; buffet d'orques ornc' do statues; tableaux dont plusieurs do l'école flamande, relatifs aux mira(;los de N.-D. de Bourbourg.
De Bourbourg à. AVattcn et à Saint-Omer, V. p. IGO.
3-2 1<. Crai/wick-Coppenaxforl. — 34 k. Looti-Plai/e (prononc. Lone). De la station, un omnibus (40 c), qui traverse l'agglomération do Loon [Dehi, loueur de voit. ; (-fflise moderne de style roman, avec belles boiseries do ce même slylei, conduit à (0 k. 5) une belle plage de sable fin près de laquelle sont-lcs Ilôt, di's llains, des Messageries, et un café-restaurant.
|[@ 4 k. N.-K. du b. de Loon, Mardyck, dont l'église ogivale, reconstruite on partie on 1570, renferme des peintures curieuses fchap. Sainte- Anne) et deux statues en bois dont l'une représente un amiral du xvi= s.]]
On croise le canal de Mardvck. creusé par ordre de Louis XIV, de 171 1 à 1715, pour mettre le port Je Mardvck, auj. ensablé, en communication avec Dunkerquo. — 38 k. Spycker.
40 k. Petite-Syntlip, 4.273 hab. (grand établissement hydrothérapique ; église du xv s.); à -2 k. 5 N.-O., Grande-Synthe (à l'église, belle croix processionnelle en cuivre).
45 k. Coudekerque-Brancbe. jonction avec la ligne d'Hazobrouck (R. 6, 2";. — 47 k. Dunkerque (R. 0;.;
Do Calais à Lille, R. 7.
Distances, par les routes, de ( alais à : Boulogne, 31 k. ; TTravolines, 93 k.; Dunkcniuc, 43 k. ; Saint-Omer, 39 k. ; Lille, 08 k.
Route 6. ^ DE PARIS A ARRAS ET A DUNKERQUE
^, Nord, 305 k. — Trajet en 3 li. 50. 5 h. et 6 li. 10. par trains express (les trains express ne desservent pas directement Amiens ; il faut changer de voit, à Longueau). 31 fr. 15, 23 fr. 05, 15 fr. Oô.
@ 300 k. de Paris à Dunkerque, par : (137 k.) Amiens, V. R. 3, (197 k.) Arras, (233 k.) lléthnne, (240 k. Moiitliernenchon; on suit le chemin de halagc du canal d'Aire jusqu'à (251 k.) Aire; d'Aire à (272 k.i Saint-Omer, le pliomin de halage de Neufossé ; de Saint-Omer à (282 k.) Wallon, celui de la rivière d'Aa canalisée; puis celui du canal de la Colme, tourner à g., prendre le chemin du canal de Bourbourg jusqu'à (300 k.) Dunkertjue. Visiter (au delà d'Amiens) : — Cohbie; — Albkrt; — Arras; — Lkxs; —
Béthunk; — Cassel; — Bergues; — Dunkerque.
1» DE P.VUIb A ARRAS
^fflNord. 193 k. (non compris le détour d'Amiens) en 2 li. par trains rai)ides; 21 fr. 60, 14 fr. 00, 9 fr. 50.
126 k. de Paris à Longueau (g), d"où les trains omnibus vont à Amiens (V. 11. 3). — Laissant à g. la ligne d'.V miens-Boulogne, on remoult; au N.-E. la vallée miirécageuse de la Somme, que Ton croise plusieurs fois. — 132 k. Lamottc-Brebièrc. — 137 k. Daours, a g., au conduent de la Somme et de rilallue (rive dr.).
140 k. Corbie (omnilius, .'JO c; but. : de In Poste, voit, à louer,