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CORBIE

rue Hersent. — EfilisesSainl- Pierre, Saint-Etiemic cl de la Neuville), ch.-l. de c. de 4.42i hab., entre la rive dr.

(le la Somme et la rivit're d'Ancre.

Histoire. — Corbie, qui eut jusqu'à 10,000 hab., s'est formée autour d'une célèbre abbaye, l'ondée en 657 par Ste Bathilde, femme de Clovis II.

Didier, roi des Lombards, y linit ses jours ; ses abbés jouèrent un grand rôle sous les premiers Carolingiens. — Corbie a vu naître : St Gérard.

fondateur de l'abbaye de la Sauve-Majeure, en Guyenne (t 1095): Ste Colette, réformatrice des Franciscaines |-;lyi;. — Les Bénédictins de Corbie fondèrent en 816, sous les auspices de Louis le liébonnaire . sur les bords du "Weser, labbaye do Corvey, qui à son tour donna naissance à la ville du même nom, auj.

H'ixter ( Westphalie). Le monastère de Corvey fut le berceau du christianisme et de la civilisation pour l'Allemagne du Nord, le Danemark et la péninsule Scandinave:

ce fut de laque sortit le grand ëvangélisateur de ces " contrées. St Anschaire (f 86-1), qui, né à Fouilloy, au !S. de Corbie. avait d'abord été élevé dans l'abbaye mère.

ITINÉRAIRE. — Tournant à fr. an sortir de la station, on trouve pres(iue aussitôt une longue voie bordée de maisons qui à g,, traversant à niveau le cli.

de fer, conduit, sous h's noms de rue de la G<ire et de rue de la République, au (80O m.) pont de l'Ancre, près duquel est l'église de la Neuville, et à dr., sous les noms de rue Léon-Curé et rue du Quatre-Septeinbre, aboutit à la place Thiers

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(également 800 m. du cli. de IVr). A l'enlrée de celte pince, on trouve à f^. Saint-Etienne, jadis la seconde église de l'abbaye, auj. dépendance d'un or|)helinal. iiàlie au xii' s., avec des bas-cùtés de bois, et sans voûtes, remaniée au xvi" s., cette église n'a guère de remarquable ([ue sou portail 0., du xu' s., très original, qui donne sur les cours de l'orplielinat, mais ([u'on i)eut visiter eu sonnant ù une I)etite porte au fond de la chapelle. Sur le côté E. de la place Thiers se dresse la façade de Saint-Pierre.

Saint-Pierre, l'ancienne basiliiiuo abbatiale, n'a plus ([ue sa nef. Cette église fut commencée vers 1500, sur les dessins du même Nicolas Léveillé (jui avait donné déjà les plans de l'église de Saint-liiquier. Moins heureuse (lue sa suîur, l'église de Corbie ne fut achevée (|u'au xvin' s.; on avait voulu la continuer dans le style gothique, mais ce style s'était abâtardi, et la façade, quoique d'un grand ell'et avec ses trois portails, sa rose et ses deux tours, se ressent, dans les détails, de celte décadence. La nef date de ITol à 1732; le transept et le cho-ur, plus anciens et dont la perte est éminemment regrettable, furent démolis en 1816, à cause des dépenses d'entretien qu'ils eussent occasionnées.

Contre le l''' pilier de dr., petite Pietà du xvr' s. ; contre le 2« pilier, dans un même cadre, relique de la vraie croix, et Ste Face, peinte sur cuir doré dans le style byzantin. — Au fond du bas-côté dr., autel et reliques de Ste Colette ; au retable, ÂpotiKosc de Ste Colette, beau bas-relief par Duthoit; à dr. de lautel. statue de Ste Bathilde 1300}. — .\ la paroi is. du chœur. Ste Colette délivrant par ses prières une dme du l'uri/atoire, tableau de Crauk. — Au bas-cutc <;. : lonts baptismaux, sculptés au xv" s. dans la forme d'un cliapiteau du xui' (la base est également sculptée): •2 statuettes d'Evani/élistes ixvr s.j; dalle sépulcrale, jrct'aite au xvi' s. ^clle a la forme d'un antique cartouche égyptien", de ISt Paschasc Radbert, qui fut abbé de Corbie de S14 à 851 : dalh-, relevée, en pierre noire, du xvi"' s., longue de près de 3 m., et figurant un couple dont la femme est beaucoup plus petite que l'homme.

Le flanc S. de l'église est longé par la rue Hersent, sur laciuelle donnent un peu plus loin des bâtiments abbatiaux (xviu's.). servant auj. d'Iviintat. On arrive ensuite à la place de la République \ on en suit le coté 0. pour arriver à un autre bâtiment de l'abbaye (xvni' s.), oii en était l'entrée iiionumentab', et (|ui a été converti en liàtcL de ville. A l'angle de la place, cote S., et de la rue Faidherhe est une pittores(}ue maison moderne en forme de castel gothi((ue; à 150 m. env. plus loin, dans la rue Faidherbe, on peut visiter, dans un pensionnat, la chambre où nacjuit, en 1381, Ste Colette; le pavé seul est peut être ancien; dans la cour, un puits est aussi visité par les pèlerins.

[La Neuville-sous-Corbie, gros faubourg de la ville, possède frive dr. de l'Ancre; une ri/lise des xv' et xvi"" s. dont le riche portail est d'une attachante originalité. Les baies jumelles s'ouvrent sous doux arcs en anse de panier dont les épaisses archivoltes reposent au milieu, partie sur un trumeau, partie sur des encorbellements sculptés, lue frise où se jouent des Amours les sépare d'un immense tympan où un paysage eu bas-relief figure l'Entrée du Christ à Jérusalem. Lo tout est encadré en haut par un arc en plein cintre terminé en accolade, sur les côtés par des contreforts à pinacles et à statues. En pénétrant dans réglise. on voit à g. les fonts

,, (KIRBIE. — ALBERT, li [R. 6, l'J — 125

baptismaux, en pierre noiro. du xir s., à dr. dans le mur un curieux petit bas-relief du xv s. (la Xativité).

Pont-NoYelles (@ 1 k. N.-O., par la Neuville), dans la vallée de l'IIallue, est célèbre par la bataille sanglante du 23 déc. IS^O. entre les troupes du général Faidhcrbe et celles du général ManteutTcl. Vn monument comniénioratit' a été élevé à TE. du v., sur une hauteur. A g. et en contre-bas do la route de Pont-.Noyelles à Albert, un autre moiniment indiiiue la sépulture d'un certain nombre de combattants.]

A partir de Corhie, In voie remonte, sur 32 k., la fraîche vallée de l'Ancre, jusqu'à la source de cette rivière, qu'on croise plusieurs fois. — 145 k. Heilly. — 147 k. Méricourt-Ribemont. — 149 k. Buiresur-l'Ancre ou sous-Corbie.

15.6 k. Albert (I' sur DouUens, Montdidier et Péronne; hôt. : des Voyageurs; de la Tête-de-Bœuf; du Chemm-de-Fer \ du Siècle. — Basilique N.-D. de Brcbieres), ch.-l. de c, V. de 7,046 hab., sur l'Ancre.

Histoire. — Albert était à l'origine appelé Ancre, nom conservé par la rivière; sous la régence de Marie de Médicis, Concini l'acheta et en prit le nom; le nom actuel date de la transmission du tief à Charles d'Albert, duc de Luynes, en 1619. Auj., grâce à son pèlerinage et à son industrie, c'est une localité prospère, possédant une fabr. de bicyclettes, des ateliers de constructions, une fromagerie, des sucreries, etc. La foire aux chevaux du 28 oct. est très importante.

ITINÉRAIRE. — La courte avenue de lu Gare aboutit à une rue qui prend à g. le nom de rue Félix-Faure, ii dr. celui de rue Carnot. La rue Carnot, après avoir, à sa g., détaché la courte rue Gambetla sur la place d'Armes, se continue par la rue d'Amiens, qui à son tour, au delà de Vécole primaire supérieure, détache à g. la rue de la Cascade, où l'on peut voir une assez belle chute de la rivière et quelques restes des remparts.

Sur la plaee d'Armes sont l'hôtel de ville et l'église.

La basilique Notre-Dame de Brebières a été commencée en 1885, sur les plans de Duthoit (j ISS9), et terminée en 1895, dans le style romano-byzantin, en briques et en pierre blanche. La tour, haute de 62 m., forme porche à sa base et s'amortit en un dôme en cuivre doré, portant une statue en cuivre martelé, haute de 5 m., de Notre-Dame.

Notre-Dame de Brebières est le but d'un pèlerinage célèbre dans tout le Nord (le 8 sept., curieuse procession des bergers). Cette dévotion a eu pour origine la découverte par un berger d'une statue do la Vierge mère aux environs d'Albert, dans la seconde moitié du w' s.

L'int., long de 85 m., haut de 21 m., est un dos plus somptueux de la Franco, par la profusion extraordinaire de inarlires, mosa'iques, dorures, vitraux (par Gsell et Champigneulle), d'œuvres d'art. Tout autour des murs de la nef. du transept et du chœur se développent une série de peintures, par A. (Irellet, représentant une Procession où tigurent 300 anges, patriarches, apôtres et martyrs. Le mailre-autel fmosa'ique : colonnottes en onyx), surmonté d'un magnitique ciborium, est dans le transept, le chœur étant consacré spécialement au culte de Notre-Dame. La chaire (par Bernard), tout en marbre blanc, est monumentale. Les -2 orgues sont de Merklin. Toute l'orfèvrerie a été exécutée, sur les dessins des architectes de l'église, par Lesage et Poussielgue. Toute la menuiserie d'art (confessionnaux, stalles, buft'ets d'orgues) est due à André d'Angers. — Croisillon dr., chap. Saint-

126 — [R. 6, 1°] Il DE PARIS A ARRAS. il

Joseph : statue par Delaplanche. — A g. de la chap. absidale, chapelle des Saints Gervais et Proiais : groupe par Roze et médaillon en marbro d Edmond Dnthoit. — Cliapclle absidale : superbes mosaïques de Kacchioa (à la coupole, Couronnement de la Vierge, 15'' mysitTC du Rosaire, dont les 11 autres, quehiues-uns transposés, sont représentés dans des verrières ; des deux côtés de l'église, anges thuriféraires par All>ert Koze;, siatue miraculeuse do Notre-Dame en pierre peinte : au-dessus, \' 1 miocence ameuvt il Jésus par Marie, beau groupe par Delaplanche ; aux murs, arcatures aux sculptures délicates. — Croisillon g., cliap. .Saiut-Michel : statue par Delaplanche.

A ia place d'Armes, on trouve«devant soi, à p:. la nie de Bapnuinc (poste), à dr. la rue Jeanne-d' Harcourt, qui conduit à la place Faidherbc (inoiHuiwnt de IS70. par Udzcl et au jardin public (buste en bronze de M. Toulct, -j- 1887, bienfaileur de la ville).

Sur la place FaidherJje s'ouvre, à dr., une rue dans laciuelle est la villa des Rochers.

On peut y visiter (pourb. au concierge/ des grottes à curieuses pétrilications. parmi lesquelles sont disposées des épaves de l'ancienne église d'Albert (où était primitivement le sanctuaire de N.-D. de Brebicres), des sarcophages mérovingiens, des poteries, etc.

TD'Albert à DouUens (^ Economique. 14 k. N.-{).). —4 k. MartinsarC {éijlise : cha'ur du xV s., clocher du xviii" s.j. — G k. Mesnit-AJartinsart.

12 k. MaillY-Maillet /J'Jî'^uV de l'église j.yiniWy était, avant la Révolution, le centre d'une seigneurie puissante érigée en marquisat en 1691, en comté en 1744, et dont le dernier possesseur, le maréchal de Mailly, mourut sur l'échai'aud en IT'.il. • — t'atriç du jjremier poèie picard. TItibault de Mnilly (xii" s.). — L'église, ogivale {\\\'' s.), olirc un portail magnifique vgrand basrelief représentant des scènes bibliques} et de belles statues, entre autres celle d'Isabcau d'Ailly.

18 k. Acheuj-, rh.-f. de c. de 606 hab. — 31 k. Deauq-uesne 'ruines d'un château du xii' s.). — 36 k. Beauval (importants giseraeu'.s de phosphates). En 1597. Henri IV y campa après le siège d'Amiens et avant celui de Doullens. Le beau clocher gothique (xvi* s.) de l'ancienne église est surmonté d'une flèche en pierre ajourée. — 40 k. Gezaincourt, oii l'on joint la ligne du Troport à Arras. — 44 k. Doullens (R. 3).

D'Albert à Péronne ^^^ Economique, 43 k. E.). — Traversant la vallée de l'Ancre on contourne, à dr., Albert (halte). — 6 k. Fricourt {clocher du xv^ s.), X' ^ dr., sur Rosières-Montdidier {V. ci-dessous,. — 10 k. Mametz {clocher de la Renaissance . — 18 k. Guillemont (belle église gothique moderne). — 23 k. Combles, ch.-l. da c. de 1.C37 hab. {■àVéglise, do 1772. statues par Caudron. né à Combles, 7 1848). — 28 k. JJaun'pas: à 2 k. à dr.. Cxirhi (église, en partie des xiif et xvi' s., avec corniche ornée de sculptures, et statues anciennes; beaux étangs), près de la Somme qui, décrivant une immense courbe dominée par les hautes collines do Vaux, forme Vite de Frise. — 32 k. Hem-Mo/iacu. près de la rive dr. de la Somme canalisée. — 36 k. Clérg, en amphitlicàtre sur la rive dr. de la Somme, qui forme ici des étangs très poissonneux (retranchements antiques ; église du w" s.^. — La voie franchit la Tortille. — 39 k. Le Quinconce: on contourne Péronne à dr. — 41 k. Péronne- Faubourg. — 43 k. Péronne (R. 9, A).

Un service dautobus relie en ouire les deux villes.

D'Albert à Montdidicr (^â Economique. 60 k. S.-E.). - 6 k. Fricourt, X à g. sur Péronne 1, V. ci-dessus !. — On descend au S. vers la vallée de la Somme. — 16 k.Braij. ch.-l. de c. de 1.219 hab., sur la rivedr. do la Somme, patrie du poète latiu Aicolas de Uray (xiii' s. 1. — l.,a voie croise la Somme

:, MAILLY. — BAPALME. |1 [R. 6, 1"] — i27

et son large val humide, contourne Laneuville-lès-Bray, puis franchit le canal pour s'élever au S. sur le plateau du Santerre. — 26 k. l'Vamerville (église des .\v« et wi^ s.}. — 28 k. Harbonnièréa {''f/lise des .\v«-.\vi'' s. ; ruines d'un cluiteau).

'S-2 k. Hosicres, l-l de la ligne d'Amiens àLaoniR. 3). — 3G k. Caix-Vrély : à 2 k. N.-O. Cnix (église du xv<= s.). — 41 k. Le Quesnel-Beaufort (immenses souterrains-refuges du tOiiesnel). — On descend vers la vallée de l'Avre, que l'on croise. — 40 k. Dmenescourt, sur la rive dr. de l'Avre (dans ïéç/lise, du XVI* s., tombeiiu d'un sire de Hangest, v 1359). — 51 k. Beci/uii/ny {église romane). — 51 k. Fif/uières. sur un plateau. — On descend par un vallon. — 58 k. Montdidier. arrêt au N. de la ville. — On croise la vallée des Trois- Doms. — 60 k. Montdidier (R. 9, A).]

La voie continue de remonter la vallée de l'Ancre. — 164 k. Beaucourt-Haincl. — lô'.l k. Miraiicoart, près des belles sources de l'Ancre (N.-D. Marchette, pèlerinage). — On s'élève sur le plateau ()ui s'étend entre les bassins de la Somme et de l'Escaut.

174 k. Acliiet-Ie-Graiid, *< à dr. sur lîapaume-Vélu-Marcoing- Epehy-Roisel.

;D'Achiet à Marcoing (^S' 33 k. E.). — Ce ch. de fer parcourt un plateau sec entre les l>assins de la Somme (par l'Ancre) et de l'Escaut.

1 k. Bapaume (hot. de la Fleur], ch.-l. de c. de 2,946 hab., aticienne place forte, démantelée vers 1845.

Histoire. — Philippe-Auguste épousa dans cette ville, en 1180, Isabelle de Hainaut. Le 3 janvier ISTl. les Allemands Curent repoussés à Bapaume par le général Faidherbe à 2 k. env. N.. près de la route d'Arras, monument commémoratifj.

Itinéraire. — L'aoenue de la Gare (à g.) puis la rue d'Arras (à dr.) mènent à la place {.ttatiie du fi^néral Faidherbe, par Louis Noël et Debrie), où l'on voit à g. l'Hôtel de 'Ville, remontant à l'époque de la domination espagnole^ et percé, au rez-de-chaussée, d'arcades en tiers-point formant un porche voiité. Derrière l'édifice, un beffroi (1010) renferme un carillon. — Sur la place, à dr., s'ouvre la nœ de Péronne, dans laquelle débouche la rue de l Eglise.

L'église Saint-Nicolas (1570-15'7'ï) est précédée d'une tour massive que surmontent une assez jolie galerie, un dôme en charpente et une petite tlèr-he. A Tint. : bas-côté dr.. 2" chapelle, monument élevé à Mgr Lequette : 5= y.-D. de Pitié, pèlerinage; bas-côté g.. 5'^ chap.. "S'iergc de caractère bj'zantin. maladroitement retouchée. — Près de l'église, un vaste bâtiment est affecté au collège et à un orphelinat.

La rue de Péronne, au delà de celle de l'Eglise, va aboutir à une portion des anciens remparts (vue étendue) enveloppant l'emplacement du château. féodal, aménagé en une curieuse promenade publique circulaire en forme de cuvette.

n k. Vélu-Bertincourt, >' à dr. sur Epehy et Roisel ( V. ci-dessous). A dr., Velu; à 3 k. S.. Benincourt {V. ci-dessous). — La voie descend en dominant à dr. le vallon du flrand-Ravin. — - 22 k. Hermies (souterrain immense ayant des rues et 115 chambres rondes ou carrées, dont les divisions forment env. 300 cellules ; église des xii" et xvw s.t. — 33 k. Marcoin» (R. 9. A;. • -^

D'Achietà Epehy et Roisel (^, 46 k. E.-S.-E.). — 17 k. d'Achiet à Velu

Bertincourt i V'. ci-dessus). — 21 k. Bertincourt, cli.-l. de c. de 1,376 hab.

25 k. Vtres-Etricourt : Etricourt [église du xvu' s., reste d'une eommanderie) est un ham. de Manancourt (beau château reconstruit en 1840/, situé à la source de la Tortille. — 34 k. //e«t/!Co«;-f (église du xv' s.). — 37 k. Epehy, jonction avec la ligne de Péronne à Cambrai (R. 9, A), que l'on suit ensuite parallèlement au S. jusqu'à (46 k.) Roisel (R. 9, A).]

128 — [R. 6, 1°] Il DE l'AUIS A AHHAS. i!

La voie parcourt un plateau nu. — 17!) k. CoiirreUes-le-Comte. 184 k. Boisletix-aii-Mont. '{ sur Maniuion-Cambrai.

De Boisleux à Marquion et Cambrai g^, 16 k. E.)- — 8 k. Saint- Lét/v. sur la >S('iisée dans 1 é^rlisi'. bas reliefs rn alliàiro J»' la 1"' inoiiié du xvii' s., provenant d'une église de Uouai ; Appariiion miraculeuse du Ctirist dans la Sainie-Ilostio en ii-^i et principaux miracles de l'Ancien Testament). — On franchit la .Sensée près de \ lo k.; Croisiltes. ch.-l. do c. de l.'àèi hal). — 13 k. Ecoiist-Saini-Mein u'</li.te gotliiquo do 1545). — -26 k. Manjvion. ch.4. de c. de 767 hal)., sur l'Agache. — .19 k. Fonlaine-Sotre-Damc ^ét/lise en partie dos .XV" et XVI' s. ; souterrains-refuges). — La voie dessert (43 k.) lo faubourij Canlimpré et divers arrêts dans i46 k. • Cambrai (R. 9, A).]

193 k. ARRAS @ (F. VIndex), V. de 24.!)21 Jiab., cli.-I. du <lép. du Pas-dt'-C.alais. évr-ché, est situé à UG m. d'ail., sur la rive dr. de la Scar|)c', (|ui y devient navi^rable, et au coniluent du Crinclioii, ruisseau qui traverse la ville et iiue l'on a couvert, .\rras se divise en deu.v grandes parties, auj. peu distinctes.

La Ville possède l'ancienne alihaye de Saint-Vaasl et son église devenue cathédrale, la Grande et la Petite-Place, dominées par le beiïroi. A l'O., sur les pentes de Bnudimont, la (Jité est l'ancienne ville des évèques. Au S.-O. s'étend un troisième quartier, la liasse Ville, construite sur un plan assez régulier au xvn° s., se continuant au S.-O. par le jardin public et la citadelle.

Arras, naguère encore place de guerre, déclassé récemment, s'est environné, sur l'emplacement des anciens remparts, de boulevards, de promenades et de voies neuves, encore peu construites, sauf du cùlé de la gare.

Un grand nombre de maisons d'Arras possèdent, outre les caves ordinaires, de vastes souterrains nommés boves, anciennes carrières de pierre tendre. Les unes sont demeurées dans leur état brut; d'autres ont été maçonnées, voûtées sur colonnes de grés, et abritent des puits, des cheminées, des fours, des silos, il en existe de fort remarquables sous la Grande-Place et sous la place de la Préfecture.

Principales curiosités : — Grande-Place. Petite-Place. Hôtel de Ville et Beffroi (p. 130-1311: — Cathédrale Saint- Vaast. ancienne abbaye et musée p. 13l-13iji; — Maisons (p. 130-131. 136.

Histoire. — Arras, l'antique Nemetacum. était la capitale des .Vtrébates. dont elle prit le nom sur la tin do la domination romaine. Elle avait alors des manufactures d'étort'es de laine renomniéos qui continuèrent do prospérer durant le moyen âge et auxquelles s'ajoutèrent plus tard des fabriques do tapisseries, florissantes au xvi"^ s. Le christianisme fut proche aux .'Vtrébates par un prêtre groc nomme Uiogène, au iv' s., et de nouveau, sous Clovis, par St '\'aast. qui fonda le diocèse. Toutefois l'évoclié d'.\rras. souvent uni à celui de Cambrai, n'eut une existence complètement à part qu'au xi" s. A cette époque, Arras se divisait en deux agglomérations qui no furent réunies on une seule ailministration qu'en 1749 : la Ville, qui appartenait au comte de Flandre et à l'abbaye do Saint-Vaast, puissante communauté fondée par li- roi Thierry 111 en 073, sur lo tombeau de ce saint; la Cité, qui relevait de l'évoque et du roi de France. Arras, depuis le xi*^ s., suivit successivement les destinées de la Flandre, de l'Artois, de nouveau de la Flandre, et du duché do Bourgogne.

En 1135 fut signé à .-Vrras, entre Charles VIT et Philippe le Bon, lô

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