MONUMENTALE
Place de la Madeleirte
321. Spranqeri-:). Suzanne et les vieillards. - 190. ffcernskercl
li ARRAS : — MUSEP:. il [R. 6, 1 "J — 135
Tabagie. — '■266--268. Ec. d'Adr. van Ostade. Galant entretien; Bonne farce; Intcr. de cuisine. — 31. Bramer, (p) do vieillard. — 260. P. Xeefs, le Vieux. Eglise des Jésuites d'Anvers. — -135. 418. Ec. flamande. Partie interrompue; Partie de dés. — 236. J.-B. van Lao (?). Louis XV. — 3S. /. llreughel, de Velours. Paradis terrestre.
10'' salle (étroite salle, à la suite). — 291. Ec. de J. Restout. Esther et Assuérus. — 281, 282. Fr. Fourbus, le Jeune (?). (g). — 361. Pierre V^'ouwerman. Choc de cavalerie. — 1. Ec. italienne. César Borgia (un cartouclic apocryphe à dr. du tableau donne ce portrait comme peint par Antonello de Alessino quand César avait trente ans; or César n'avait que dix-huit ans à la mon du peintre en 119oi. — 2'71. Ec. italienne. Repos en Egypte.
— 240. Van der Meukn. Passage du Rhin. — 438. Ec. florentine. Femme tenant un bouquet. — 332. Ec. hollandaise. Le Messager galant. — 2, 3. EAlhane (?). V. à l'Enfant; Enfant dormant. — 3'!2. 'Aurbaran (?). Femme âgée. — 9. Le Guerchin (?). Samson et Dalila. — 243. Carlo Maratli. Sommeil de l'Enf. J. — 173. Gcntile di Faenza. Combat naval. — 67. Courtois, le Boiir/juif/Hon. Choc de cavalerie. — 293. Riyaud (.'i. (p) de la duchesse de Chevreuse. — Z^è. Simon Vouet (?). V. au Rosaire.
H« salle (à la suite). — 216. 217. Larr/illière. (g) de P. de Montesquieu, gouverneur d'Arras, et de sa seconde femme. — 70. Craesbeeck. Partie de cartes. — 146. 'Van Dyck. St Sébastien. - 239. AJaes. © de femme. — 323. D. Téniers, le Jeune. Intérieur flamand. — 276. Pierre. Enlèvement d'Europe.
— 382. Triptyque du xvi'^ s. : Descente de croix. — 237, 238. Maas. Paysages.
— 375. xvn' s', (g) de f. — 154. Fabritius. Les trois Anges chez Abraham. — 36. Van den Broeck. Jugement dernier (signé et daté 1584). -— 152, 153. Van Es. Fromage et dessorts secs; Plat d'huîtres et ustensiles do cuisine. — 254. Molenaer. Cabaret. — 185. Franz liais, le Vieux. Jeune pêcheur. — 227. 228. Fr. Leroy. Bacchantes. — 300, 301. Saint-Aubert. Cabaret; Scène d'intérieur. — 73. G. de Crayer (?). L'Archange Raphaël et Tobie. — 178. Goltz. L'Age d'or. — 49. Ph. de Champaiyne (■?). ©de f. — 15. Thierry van Bergen. Mercure endormant Argus. — Scli.pturk : Bj'a. Harlé d'Ophove. bienfaiteur du musée, ^B", marbre ; Béguin. Jouvcnet. (§\, marbre: L. Noël. Ed. Plouvier, d'Arras, homme de lettres, (g^, marlire.
Ancien cloître. — Musée lapidaire ou galerie archéologique : nombreuses épaves de l'ancienne cathédrale; monuments et inscriptions funéraires (.Mi''-xvn^ s. i; dalle tumulaire de Ouill. Lefrancois ixv" s.), sur laquelle est sculpté un squelette à demi décharné; mosaique a3'ant recouvert le tombeau de l'évéquo Frumauld (-J- 1183); mausolée en marbre bleu, avec ligures en bas-relief, de Gui de Brimeu (1476), conseiller de Marie de Bourgogne, et de sa femme. Antoinette de Ramburcs (15171; tovxbeau de la famille Walois (xv" s). — Cheminées des xvi' et wn" s., dont une a conservé une remarquable plaque en fonte. — Tronc de l'arbre séculaire de Condé, à Lens. détruit par un ouragan en 1876. — Copies (médiocres) de grands maîtres. — Moulages. — Lion du beffroi, en lames de cuivre martelé (le lion qui couronne auj. le bed'roi n'est qu'un fac-similél. — Nombreux i'ragmcnis de sculptures trouvés pendant le démantèlement de la place d'Arras.
Salle de sculpture nnoderne (au fond de la principale galerie du cloître). — A. IVoël. La Muse d'A. Chénier. — Déchin. Jeanne d'Arc, t- A. Préault. L'Espérance, (g) bronze. — Lormier. Sapho.
Du cloitro, on passe dans le grand vestibule qui sert d'entrée (sur le jardin) les jours d'ouverture et où se trouve l'escalier accédant au l'""' étage.
Vestibule et Palier. — Sculpture : E. Dubois, le Pardon; L. Noël, Faidherbe ; Cartier, la Famille. — 2 cheminées en pierre du xvi» s. — Moulage des fonts baptismaux de l'église Saint-Barthélomy à Liège; autres moulages. — Tarlkaux : 317. 318. Franz .'^nyders. Chasses.
i''' étage. - Salle Arrageoise (malgré son nom, cette salle n'est pas exclusivemont consacrée à l'art local). — Tableaux, la plupart copies. — ' l'i-lles tapisseries d'Arras. — Dentelles. — - Médailles, monnaies, bronzes.
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orfèvrerie, émaux, ivoires, albâtres, faïences et céramique. — Débris d'une maison trallo-romaine. — Etlinof^raphie.
Salle Baisy. — Ethnop:raphie.
Salle Boutrv. — Kaux-fortes do cet artiste arrageuis.
2' étage. — statue, par Mailwn, de l'architecte Grigny. qui a construit, daus le Pas-de-Calais, nombre de belles égrlisos dans les styles roman et gothique; Aimé Millet, statue d'Em. Lenglet, préfet du Pas-de-Calais. — 15 panneaux points du xvi= s. ligurant l'hist. de la Ste Chandelle V. p. 1.37). — Quelques tableaux et dessins. — 3 tapisseries d'Arras. — Plan en relief de la ville. — Collection d'histoire naturelle, riche surtout en spécimens de minéralotrio et iliirnitholopio. — Musée industriel, en formation.
La Bibliothèque publique (entrée par le jardin et la cour des .\rchives. près de la cathédrale;, installée dans l'ancienne bibliothèque dos moines, renferme 50.000 vol. et 1,100 manuscrits. On y romar(jue : un grand nombre de Missels avec des miniatures : un évangéliaire du ix« s., vélin peint, caractères or et argent, provenant d<> l'abbaye de Saint-Vaast ; des manuscrits liturgiques ; un Mystère de la Passion (xvi<= s.) avec miniatures ; une JJiblf à miniatures du xiV s.: un exemplaire (.xiii" s.) des Métamoi'phoses d'Ovide; de nombreu.x recueils ijenéalogiijues ixvii'' s.): les Œuvres manuscrites du P. Ignace : un recueil de .".Oo portraits au crayon des xv et xvi« s., etc.
Les Archives départementales, très riches et admirablement classées, comprennent plus de 1,300 fonds d'archives anciennes. Le plus important de ces fonds, au point de vue de la valeur historique, est le Trrsor des Chartes d'Artois (xiii"= et xiv« s.), qui compte -26.700 pièces.
Par la rue des Teinturiers, qui longe le jardin Saint-Vaast et la rue des Aqaches, on revient à la rue Saint-Aubert, prolongement de la rue Ernestale. A l'ang-le de la rue et de Vimpasse des Agaches, une maison a conservé une intéressante niche de statue du xvi" s. (d'autres niches des x\i' et xvn" s. subsistent rue des Trois-Marlenux et rue du Bloc). Dans la rue Saint-Aubert, on remarque Vhâtel Deuzy, bâti par Grigny dans le style du xv" s., et, un peu au delà, au fond de la place \\ etz-d'Amniii (statue, par Louis Noël, de l'abbé Helluin . philanthrope, 1820-1893), en face de Vltopiiul Saint-Jean, Vliàlel de Chaulnes (1383: auj. imprimerie), qui devint le refuge du Mont-Saint-Eloi (niche ancienne).
Enfin, dans la rue de Baudimont. qui termine au N.-O. la longue artère centrale d'.Vrras, on lit sur une maison (n" 169) des inscriptions latines relatives à Tidée d'une fondation pieuse. Au carrefour dit place Terrée de Cité (anciens remparts de la Cité: fontaine avec statue de Neptune), se détache , à dr. de la rue de Baudimcmt, la rue Turenne, par laquelle on peut aller voir le bassin du Rivage (port relié au canal de la Scarpe). précédé du marché aux moutons et d'un pittoresque jardin public accidenté de rochers. La rue de Baudimont finit à la porte du même nom (xv!' s.), la seule subsistante de l'enceinte fortifiée, et près de laquelle se voit encore une portion assez considérable des anciens remparts.
La rue de Raudimont communique à VO. avec la place de la Préfecture. i>lantée d'arbres et occupant le centre de la colline de la Cité. .\u fond, se trouve la préfecture, ancien palais épiscopa! en grande partie reconstruit, avec un beau jardin de 7 hect. Au milieu de la place s'élève, sur remplacement de la cathédrale N.-D., Véglise Saint-Nicolns-en-Cité (1846), de style gréco-romain.
Elle possède : des volets de triptyques provenant de l'ancienne cathé-
il ARRAS : — LES ALLÉES. i| [R. 6, 1-] — 137
drale; une toile représentant, dans uno Procession si/mholique, les personnages inspirés de l'Ancien Testament aboutissant au Sacrifice de la Loi nouvelle; VAnno7icliition , peinte par Daverdoingt d'après une fresque du Vatican; uno curieuse châsse qui contenait, croyait-on, des parcelles de la manne miraculeuse, et unancienreliquairerenfermant une dent do St Nicolas.
De la place de la Préfecture, on gagne au S. la rue d'Amiens, où l'on remarque, tout à l'extrémité, la cliapcllc du Snint-Sacreincnl, du style llamboyant, avec une ilèclie ajourée (57 m.).
Sur la rue d'Amiens s'ouvre au S. le boulevard Crespel, qui passe entre les vastes casernes de la Cité (xviir s.), le nianèje couvert (charpente hardie, ceuvre de Vaulian) et Varscnul, avant de longer à dr. la promenade des Allées, dont les longues avenues, plantées d'ormes et de tilleuls, s'étendent entre la hasse ville et la citadelle. Cette vaste promenade (en été, musique les dim. et jeudis) est séparée du champ de manoeuvres par la rivière des Hautes- Fontaines. Une vaste pelouse, qui s'étendait du rond-point des Allées au glacis de la citadelle, a été convertie en jardin anglais, (•n voit au.x Allées : une statue en hronze, FwiUive, par .\ugusle Paris; deux jeux de paume et de halle au tamis, et, vers l'exlréniité N., le monument de Crespel-Delissc. ancien maire.*
La Citadelle, due à Vauban (1670-1074), et dite la Belle-Inutile, à cause de sa position peu stratégique, ne sert plus que de caserne.
A l'E. des Allées, le quartier sur plan régulier de la Basse-Ville a pour centre la place Victor-Hugo, de forme octogonale, tracée au xvni" s., ainsi que les rues voisines, par Beffara; au milieu s'élève, au-dessus d'un puits artésien, une pyramide en pierre (1779).
Non loin de In place Victor-Hugo, vers l'E., se trouve la place Sainte-Agnès. L'église Sainte-Agnès ou N.-D. des Ardents a été construite de nos jours dans le style roman.
Au xii"^ s., Arras eut fort à souffrir d'une épidémie appelée le mal des Ardents, et i|ui ne fut apaisée, suivant les récits contemporains, que par uno intervention miraculeuse de la Ste Vierge, qui remit à deux ménétriers un cierge dont il suffisait de répandre quelques gouttes brûlantes dans l'eau destinée aux malades. Telle est l'origine de la Sainte-Chandelle, vénérée à Arras jusqu'à la Révolution.
Quelques parcelles de la Sainte-Chandelle sont conservées, à la chapelle absidale. dans un reliquaire du xiv' s. ; devant cette chapelle, tombeau en marbre blanc de Mgr Lequette, par Ijouis Noël.
De la place Sainte-Agnès, on peut regagner à l'E. la place du Théâtre et le centre de la ville, ou revenir directement à la gare par la rue de l'Arsenal et le boulevard Carnot in l'origine du boulevard Carnot, buste du maire Legrelle).
En dehors de l'itinéraire ci-dessus, nous signalerons : — Véijlise Sniiit- ('•n-y, construite par Grigny dans le style du xiii' s., dans la partie N.-E. de la ville; — ïéi/lise du faubourg de Ronville (stj-le ogival du xn° s.), dominée par une haute flèche de pierre.
Au faubourg Saint- Sauveur, derrière la gare, le Riez-Sainl-Smiveur est une promenade fort vaste.
[Mont-Saint-Eloi •@ 9 k. X.-O. ; voit, do louage, 8 fr. ; on peut s'y rendre aussi par le oh. de fer de Saint-Pol. V. p. 88 : 10 k. :>. y compris la "distance de la station au v.). — 1 k. 5. Sainte-Catherine, où l'on franchit la Scarpe.
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Puis, laissant à dr., près de l'église, les routes de Bi-thune et do Lille, on suit à. tr. l'ancienne voie romaine d'Arras à Thcronanne, appelée chaussée Brunehaut, reconiiaissahlc à son tracé on ligne droite suivant toutes les ondulations du sol. — 15 k. Anzin-Snint-Auljin; on ne i-csso pas d'apercevoir les tours do l'aljliaye de Mont-Saint-Eloi. Au pied du mont, on quitte la route en laissant derrière soi les deu.\ petits menhirs dits les pierres d'Acq. pour gravir à. dr. un cliemin pavé formant la rue principale du village.
Mont-Saint-Eloi, intéressant par les restes de son ancien monastère, est bâti à 100 m. d'alt.. sur une colline aux pentes raides. Cette ahbaye, fondée au VU' s. par Si Kloi, dut sa principale importance aux reliques d'un évêquc d'Arras. St Vindicien ifin du môme siècle). Plusieurs fois détruite, elle fut une dernière fois reconstruite au xvii" s. Klle suivait la rèf.'lc augustine.
La façade do l'église abbatiale subsiste avec ses deux hautes tours à fjuatre étages, ornées de colonnes et de pilastres. On peut monter sur celle (le g. {demander la clef à l'instituteur ; immense horizon). Derrière l'églist" s'étend une prairie artificielle formant terrasse, occupée jadis par la nef (vue immense du coté d'.Vrras).
En continuant de suivre la rue au delà des tours, on trouve à dr. une } jrte monumentale -i. colonnes ioniques, ancienne entrée principale de l'abbaj'e e faisant auj. partie d'une ferme dans laquelle subsistent lo quartier des étrangers (xvii« s.), appelé V Administration, la moitié d'une énorme grange (xiv" s.) avec pignon à gradins, et un puits profond d'onv. 100 m. Puis on longe les murs d enceinte du monastère, conservés sur un long périmètre. En bas de la rue. de l'autre côté du mont, à l'endroit où ces murs forment un angle droit, s'ouvre une porte que l'on peut franchir pour aller voir un mur de soutènement avec contreforts, qui séparait la terrasse de l'église de trois autres terrasses étagées sur le flanc de la colline. Sous la grande terrasse, une galerie à voûte ogivale (élégantes colonnes monolitKes en grès) servait d'orangerie et de cellier aux religieux.
D'Arras au Tréport, par DouUens et Longpré {^^ Nord. 1-26 k. S.-O., en 4 h. 25 à 6 h. '25). — La voie franchit lo Crinehon. près de la Citadelle (à dr.). et parcourt au S.-O. im plateau. — 10 k. Beaun,clz-Rivivre\ à dr., /leaumetz-les-Lofjes, ch.-l. de c. de "i.SS hab. — 11 k. Gouy-liailleulcal; à 3 k. N.. Gouy-eii- Artois; à -2 k. E., Ilaillculral (château ruiné).
•27 k. Mondicourt-1'as : à Mondicourt, près de la gare, grande fabrique de chocolat Iblcd; à 3 k. S.-E., Pus-en-Artois, ch.-l. de e. de 717 hab. — La voie descend dans la vallée de l'Authie.
37 k. Doullens. et 17 k. de Doullens à Canaples (R. 3).
54 k. Canaples, J' à g. sur Amiens. — On descend la fraîche vallée de la Nièvre. — 56 k. Pernois (grand château bâti en 1565, ancienne résidence des évèques d'Amiens). — A g., Herteaucoiirt-les-Dames, dont la curieuse église romane d<''pendait d'une abbaye de Bénédictines fondée en 1095 par St Oautier. abbé de Saint-Martin de Ponioise.
60 k. Saint-Léfjer-lès-Domart, station desservant (4 k. N.; 75 c.) Domarten-Pontliieu, ch.-l. de c. de 1.185 hab. {maison du xiii' s., reste d'une commanderie; tour d'un ancien château). — 05 k. Flixecourt. — On débouche dans la large vallée de la Somme, que l'on franchit. A dr. on domine les prairies tourbeuses de la .Somme, et plusieurs étangs au bord desquels, non loin des ruines de l'abbaye de Morcancourt «ordre de FontevrauU, fondée en 1140i, sont les filatures" et tissages de jute de MM. Saint.
71 k. Longpré-les-Corps-Saints." V do la licrnc de Paris à Abbeville, et 55 k. de Longpré au Tréport {V. K. 1 .
126 k. Le Tréport (R. 2.]
Distances, par routes. d'Arras à : Boulogne. 114 k.. par (78 k.) Montreuil; luy k.. Calais, par (70 k.. Saiqt-Omer; 17 k., Lille; 21 k., Douai; 37 k., Caiiibrai:
MONT-SAINT-ELOl. — LENS. il iR. 6, 2"| — 13'J
2° D'AUnAS A nUNKKRQUE
^ Nord, 11-2 k. en 1 li. 10 à -2 h. -'0 par express.
Au delà d'Arras, la ligne de Dunker(iue franchit la Scarpe canalisée, pour parcourir au N. une plaine monotone.
205 k. (de Paris). Vimy. ch.-l. de c. de 2,382 hab. {église de 1520 avec tour romane; buste d'Abel Berpaigne, indianiste, lS38-]888).
212 k. Lens (V. l'Index. — Industrie houillère. — Prononc. Lan), ch.-l. de c. V. de 27,744 hab., la troisième du Pas-de-Calais par sa population, sur la Souchez canalisée, plus bas la Deùle, qui contribue considérablement au transport de ses charbons.
Histoire. — Lens, d'origine sinon gallo-romaine, du moins féodale, fut au moyen âge un comté qui releva des comtés de Flandre, de Boulogne, d'Artois, et du duché de Bourgogne; la ville, alors place forte, passa à l'Espagne à la fin du xv= s., et la possession définitive n'en fut reconnue à la France que par la paix des Pyrénées, en 1609. malgré la victoire signalée que le prince do Condé avait remportée sous ses murs, le 20 août 16J8, sur les Espagnols. L'exploitation des mines de Lens ne remonte qu'à 1850 environ; la ville n'avait alors que 3,000 hab. à peine.
Industrie. — C'est à Lens que le ch. do fer d'Arras à Dunkerque entre dans le grand bassin houiller du Nord de l'Europe, qui, prenant naissance aux environs d'Aix-la-Chapelle, se continue, en formant une ligne légcronient courbée vers le S., par Liège, Namur. Charleroi, Mons, Valenciennes. Douai et Bétliune, pour aboutir, au N. de Boulogne, dans la direction du cap Griz-Nez, et se prolonger ensuite en Angleterre, par-delà le détroit. A dr. et à g. du ch. de fer, la vue est désormais fréquemment attirée par les hautes cheminées des puits d'extraction. On remarque aussi les cités ouvrières ou « corons », construites par les compagnies concessionnaires, à côté des exploitations principales. La concession proprement dite de Lens (6,-239 heet.) occupe 4,000 ouvriers, plus 550 femmes ou enfants. .Ses 45 machines ont une force d'env. 3.200 chevaux, et sa production annuelle atteint près de 3 millions et demi de tonnes. Elle possède 60 k. de ch. de fer qui relient ses fosses avec les gares du réseau du Nord et avec le port de Pont-à-Vendin, sur le canal de la Deûle.
ITINÉRAIRE. — La nie de la Gare, après un assez long parcours, forme le côté g. de la vaste place de la République (salle de spectacle), puis tombe dans la rue Bertho.lot (n° 21, poste), qu'on suit à g. pour aboutir à la Grande-Place, à l'O. de laquelle se trouve Yéfjlise Saint-Léger (1776-1780), ayant, comme les églises gothiques, des arcs-boutanls en quart de cercle. La base de la tour est du xv" s. La chaire et d'autres boiseries sont du temps de Louis XV, ainsi que le maitre-autel. Une châsse renferme les reliques très vénérées de St Vulgan, qui vint d'Irlande évangéliser Canterbury, en .\ngleterre, puis la Morinie, sur le continent, et mourut près de Lens en 570. — L'hôtel de ville (1822), au S. de la place, renferme de vieu.\ plans. — Du cùté N., à g. de l'église, se détache la longue rue de Lille, conduisant à \a place du Cantin, où est le buste de Guislain Decrombecque (1797-1870), " défricheur de la plaine de Lens ».
[De Lens à Frévent l^^ Economique, 54 k. S.-O.). — 3 k. Liévin, centre d'une com. de 22.070 hab. et d'une concession houillère de 4,145 hect. (importante station d'essitis, où sont étudiées les questions se rattachant à 1^
140 — [R. 6, 2"] Il DE PARIS A DLNKKHgLK. ji
sécurité dans les mines). — On remonte la Souchez. — G k. Givenchy-Anrjres : à Angres, église des \n' et xv!' s. — 9 k. Souchez {église du w" s., clocher du .\ii«; croix du xiii'' s.; château ruiné entouré d'eau). — 10 k. Ablain- Souche: (à Ablain-Saint-Sazairp, ^ouj'Tuinéc d'un château du xii"" s., et belle église do I')-?!^. — 12 k. l'arency (tour restaurée et souterrains de l'ancien château, jadis siège d'un marquisat». — On quitte la Souchez. pour traverser un plateau." — 18 k. Camblain-l'Ahhé iéglise des xiii« ot xvi« s., avec belle voûte en bois et flèche à jour du xv s., surmontant une tour crénelée'.
— On descend dans la vallée de la Scarpe.
•23 k. Aubigny-(Mi-Artois. ].-\ de la li^'ue d'.Vrras à Saint-Pol {V. p. 88). — On quitte la vaïléc de la Scarpe pour parcourir au .S. un plateau. — 3-2 k. Xoijelles-Vion (motte et fossés d'un an<'ien rhàtean).
X> k. Ai'esnes-le-Comte (hôt. du Pelil-Sniul-Pol'}. ch.-l. de c. de l.Ml hab.. uur un coteau dominant le Gy {église du xv s. avec une tribune liclienient sfulptée). - On descend à l'O. dans la vallée de la Canche. — •M k. lierlencoiirt-Caw'oy ià Berlencourt. église du xvi'^ s.: beau château moderne de Cauroij). — 5l k. Ilouret-sur-Cunche (chapelle N.-D. de Bon- Secours, pèlerinage, rebâtie au xvii" s.). — 54 k. Frévont ( \'. p. 66).
De Lens à Douai, par Hénin-Liétard ^^ Nord. 25 k. E.). — On franchit
le canal de Lens. — 3 k. Saltaunuiies. l.'.i'.U hab. (houille: monument érigé en 19Û0 aux victimes de la catastrophe de Courrièresj. — 5 k. Corons de Méricourt; au S.. Méricourt, 3,596 hab. (houille). — 7 k. liilhj-Montigny (château fort, converti en ferme). — Ces trois stations desservent en partie les fosses de la concession de Courrières.
10 k. Hénin-Liétard i hot. des Voyageurs), 16.016 hab. [église des xu«xvir' s., avec lioau portail roman, voûtes curieuses et stalles du xviu' s.,.
[D'Hénin-Liétard à Bauvin-Provin f^ Nord, 16 k. N.-N.-O.). — 3 k. Moniigny-en-GoItelle. 5, •292 hab. — 5 k. Harmes, 1.999 hab., sur la Souciiez {église du xviii' s.). — 7 k. Courrières. 4.905 hab. idans l'église, du xvi' s., magnifique tombeau de Jean de Montmorency, 1563); c'est dans les mines de Courrières (conccss. de 5,45Vi hect.) qu'eut" lieu, le 10 mars 1906, la terrible explosion de grisou qui coûta la vie à 1.100 victimes. — 10 k. Epitioy . faub. de Carvin (chapelle Saint-Druon, pèlerinage). — 12 k. Carvin (R. 8).
— 16 k. Bauvin-Provin ( V. ci-dessous). J
12 k. Bourges, 2,255 hab. (mines de houille). — On franchit le canal de la Haute-Deule. avant de joindre la ligne de Douai à Lille. — 16 k. Ostricourt, et 9 k. d'Ostricourt à 25 k.') Douai R. S).
De Lens à Lille, par Hénin-Liétard (^J Nord, 37 k. N.-E.). — 12 k. de Lens â Dourges i \'. ci-dessus). — Laissant à dr. la ligne de Douai, on joint celle de Lille. — 19 k. Libercourt. et • 18 k. de Libercourt à (37 k. - Lille (R. 8i.
De Lens à [Armentières (^ Nord. 31 k. N.!. — 9 k. l'onl-à-Vendin, 2.^274 hab.. porc sur le canalde la Ilaute-Deûle. *■' sur '10 k. N.-O.) Violaines. station du ch. de fer de Béthune à Lille ( l'. ci-dessousi. — 12 k. Meurcliin. — 13 k. Bauvin-Provin, *' sur Hénin-Liétard, par Carvin, V. cidessus. — On laisse à dr. Annœullin. 5,^281 hab. [église de 1574;. avant de franchir le canal de la Haute-Deûle et de joindre la ligne de Béthune à Lille, que l'on suit pendant 4 k.
18 k. Don-Sainghin. — 21 k. AVavrin. — A dr., ligne de Lille (V. ci-dessous). — 34 k. Armentières ( R. 7 . ;
A fi k. au delà de Lens, après avoir laissé â g. Liévin (F. p. 139). on voit (lu mrme côté, dans la plaine, la colonne de Condé, élevée sur K' cliaiuii de bataille <le 1048.
219 k. BullY-GrenaY (importantes liouillères de Grenay, 6,352 hect.).
COURRIÈRES. — BÉTIIUNE. || [tt. 6, 2^^J — 141
;De BullY-Grenay à Bryas (^ 31 k. O.). — 6 k. Sains-Douvignij {à Uouvii/iiy. cluitean du .wii'' s.). — 7 k. Hersin-Coupii/inj (X au N. sur les mines de Nœux, V. ci-dessous), à la source de l'Oisne, dominée au S. par de hautes collines (188 m.).
15 k. Bruay (liôt. Serniclei). com. industrielle de 16,541 liab., dans la vallée de la Lawe : mines de houille, de 4.900 hcct., reliées par un embraneh. industriel à (9 k. N.-E.) la gare de Fouquereuil ( V. ci-dessous). A 2 k. N.-E., Labuissière (tour et donjon d'un château démantelé en 1522; église du .kv« s., avec tour romane octotronale, et fonts baptismaux du xvi" s. richement sculptési. — On croise la Lawe pour en remonter la rive g.
20 k. Houdain (hôt. du Centre. — Eglise], ch.-l. de c. de 1,806 hab.. au confluent de la Lawe et du Recourt. L'église, des xir' et xvi' s., à laquelle on arrive par deux escaliers, l'un de 200, l'autre de 250 degrés, oti're, audessus de l'entrée principale, un bas-relief représentant la Résurrection ; à Tint., tout autour de la nef. un cordon de tètes bizarrement sculptées, une voûte en bois décorée d'anciennes peintures, des stalles du xvii^ s., un triptyque du XVII" et une pierre tombale du xvi' s. — A 5 k. S.-E., sur la Lawe. pittoresque château d'Olhain, des xv" et .\vi' s., flanqué de tours et de tourelles.
23 k. /,« Comté-Ourton. A 1 k. 5 S., la Comté, sur la Lawe : église du XV" s., avec tour romane remaniée, stalles du xvii' s. et fonts baptismaux remarquables; à 2 k. N., Ourton ichdteau ruiné).
28 k. Diécal. — 31 k. Bryas. jonction avec la ligne de Béthunc à Saint-Pol {Y. ci-dessous).
De Bully-GrenaY à Violaines (.^S, 9 k. rs.-li.). — 3 k. Vermelles (mines de houille; à 2 k. E., chapelle de JS.-D. de Consolation, pèlerinage). — 9 k. Violaines. jonction avec la ligne de Béthune à Lille (V. ci-dessous).]
225 k. Nœux-les-Mines. 8,280 hab., centre d'une concess. houillère de 7,!J79 hect., sur l'Oisne, caffl. dr. de la Lawe.
231 k. Béthune {V. Vlndcx. — Grande-Place et Beffroi; église), ch.-l. d'arr. de i:i,6U7 hah., près du canal d'Aire à la Bassée et de la rive dr. de la Lawe (canalisée depuis le port de Béthune jusqu'à son conlluent avec la Lys). Naguère encore place forte, Béthune s'est entourée de boulevards et de voies nouvelles; des prairies humides appelées hoaches, et bordées de prands arbres, entourent la ville d'une fraiclie verdure.
Histoire. — En 981, Robert I", dit Faisseux, tige de la célèbre maison de Béthune d'où sortit SuU}-, fonda la collégiale de Saint-Barthélemi : c'est le premier fait connu qui nous révèle l'existence de la ville. En 1188, une peste ravageant le pays, St Eloi apparut, dit-on, à deux forgerons, et leur prescrivit de former une association charitable chargée de rendre gratuitement aux morts les derniers devoirs. Cette association subsiste encore sous le nom de Confrérie des Charitables, a,vec ses curieuses traditions.
Les comtes de Flandre, les ducs de Bourgogne, les comtes de Namur, puis la maison d'Autriche, possédèrent tour à tour Béthune. qui subit de nombreux sièges. En 1187, le maréchal d'Esquerdes remporta dans les environs, sur Philippe de Clèves et les Allemands, la victoire dite Journée des fromages. Attribuée à la France par la paix de ÎNimègue (1678) et fortifiée par Vauban, Béthune fut prise en 1710 par les Alliés; la paix dTtrecht la rendit détinitivement à la France, en 1713.
Béthune a vu naître : Robert de Béthune, un des compagnons de Godefroi de Bouillon : les trouvères Muximilie.n et Quesne de lléllmne {xn'^-xiii'= s.) : le dialecticien Ji:aii Uuridan, recteur de l'Université do Paris au xiv« s., etc.
ITINÉRAIRE. — De la gare, le long- boulevard Frcdcric-Degeorges
142 — [R. 6, 2'>] Il DE PARIS A DUNKERQLi:. i;
(1 k.) v;i aboutir à la place, de Lille, d'où parlent, à dr. la rue EiKjène-Haynaiil (poste t;t tél('graphe), et en face la vue d'Arras, pénétrant dans le cœur de la ville, et où Ton rencontre k dr. la rue de la dros/e-Trlr, aboutissant sur la Grande-Place, où s'élrvent le beirroi. I'IkHcI de ville et une inuisuii llaniaiHle a double pifrnon, des xv" et xvi" s., oecupée par Tliùtel du Nord. A eùté, la maison n° 44 (ITIS) oiïre des sculptures assez remarquables; celle portant le n" 10 a été construite en l(i'.)2 dans un style encore (lamand.
Le Beffroi, construit en 1346, refait en 1388, est enclavé dans un massif de maisons formant un Ilot au milieu de la place.
Un gracieux couronnement pyramidal en charpente, du .xiV ou du xv s., renferme le carillon (.îO clooliettos). La grosse cloche, de 157G, appelée K la Joyeuse « et pesant cnv. 2, -200 kilogr., e.st utilisée pour la répétition des heures. Des guetteurs sonl en permanence.
Vhôlel de ville, moderne, sauf une ancienne salle voûtée ii op;ives, renferme une bibliothèque publique et les archives communales. — Derrière le belfroi, la rue du Carillon mène h Véglise fîaiiil-Vaasl (1533-1545), de style ogival, dominée par une tour massive, haute de 52 m., également gothique, malgré sa date (1590-1611).
Nefs d'égale liautctir avec nervures ramitiées rcjiosant sur des colonnes monocylindriques très liardies, restes d'une église du xiu'' s. (quelques clia]iileaux rappellent même le xii'^ s, s beaux vitraux, par Lévèque, de Beauvais.
Une entrée de l'église donne sur la rue Sadi-Cnraot, reliant la Grande-Place à la rue du Tribunal, où le palais de justice est installé dans l'ancien hôtel de iMarles (1753; peintures de Lancret ou de Lepi'ince, belles boiseries).
Si l'on prend, sur la Grande-Place et à dr. de l'hôtel de ville, la rue du Pol-d'Elain, puis (à dr. ) la rue des Treilles et enfin (à g.) la rue de VEsplanade. on atteint le Jeu de Paume, qu'il faut traverser obliquement pour gagner la courte avenue Rouget-de-l'Isle, au fond de laquelle est \v jardin public (Uioscjuc de concerts): on y a déposé (juelques débris d'architecture provenant des remparts.
Pres([ue aux portes de la ville, au N.-O., des mines de bouille s'étendent sur les territoires de Vendin et d'Annezin.
[Annezin {@) 1 k. O.), 2,021 liab., possède un château de 1772-1775 et une éj/lise de 1S79. qui renferme : une pyxido du xiii« s., œuvre limousine; deux beaux autels modernes, en chêne; deux anciennes peintures sur bois (Christ en croix et Ecce Homo), et l'inscription funéraire (180-4) de l'Irlandais O'Sullivan. l'un des partisans du prince Charles-Edouard. — A 1 k. N. d'.\nnezin il k. de Béthune), ]'cn(liii-lès-liéViune (houillères) possède une belle rg/isc do style roman, construite (1860) par rarchitecte Grigny.
De Béthune à Saint-Pol (^ Nord. 32 k. S.-O,). — Franchissant la vallée do la Lawe, on quitte, au delà de (3 k.) Fouquereuil, la ligne do DunUenjuc, pour remonter au S.-O. la vallée de la Clarence.
9 k. Lapwjtioy, l\ de la C' tien Mines de Maries, desservant vers l'O. les exploitations houillères de (3 k.) Vis-à-Marles. (5 k.) A^tchel et (7 k.) Rimbert-lès-.\uchçl. — 10 k. Maries. 2.815 hab. — l4 k. Calonne-liicouart .
18 k. l'erncs-Caïulihiin. A 2 k. O., J'erncs-en-.\rtois (phosphates et ciments) fut une des neuf villes qui députaient aux l^tats d'Artois, et une
r iiBETHLNE. — LILLEBS. || [R. 6, 2"J — 143
dos places principales des comtes do Saint-Pol. Ea n93, une insurreclion, dite la « Petite-\ cndéo », y éclata et fut aussitôt réprimée dans le sang par le représentant Joseph Lebon. — On remonte au S. le vallon do Marest. — 22 k. Bonis (antiques retranchements appelés Château de TuTtariti; beaux restes d'un c/(die(tii du xiii« s.; éijlise en partie du xii« s., avec tour do 1586; tombelle et retranchements gallo-romains). — • On débouche sur un plateau.
•26 k. Bryas, à 16-2 m. d'alt., X sur Bully-Grenay (V. ci-dessus). — On descend par un joli vallon boisé dans la haute vallée de la Ternoise. ■