k. S^aint-Pol (V. p. 8S
De Béthune à Estaires (^^ à vaj)., 18 k. N.). — 6 k. f.ucon (à ïéylise, curieux chapiteaux du xii' s.). — 10 k. La Couture (belle éjjlise en grés du XV' s., avec des sablières sculptées et des vitraux remarquables). — 14 k. Leslrcm, -2,736 hab. (rglise et château gothiques, tranlorniés par des restaurations récentes). — 16 k. La Gorguc et (18 k.) Estaires, desservis aussi par la ligne d'.'^rmentières à Berguetto ( V. R. 7).
De Béthune à Lille (^ Nord, 41 k. E.). — On longe le canal d'Aire à la Bassée. — 4 k. Beuvry, 4.84-2 liai)., à -2 k. 5, sur l'Oisne relié par le ca««/ de liewnj au canal d'Aire à la Bassée (église ogivale, avec fonts baptismaux à cibnrium sculpté du xvi' s. 1. — On franchit le canal de Beuvry.
11 k. Violaines (houille), \\ sur Hully-Grenay ( V. p. 141:i et sur Pont-à- Vendin i V. p. 140), par (3 k.) Douvriii, 3,098 'hab. (houille; dans l'église, triplij(jne du xvi' s.), et (6 k.) \Vingle.'!, 3.004 hab.
Un trancbit le canal d'Aire à la Bassée devant :
14 k. La Bassée (hôt. Bellevue). ch.-l. de c. industriel de 4,631 hab., sur le canal d'Aire à la Bassée, creusé en 1271. — On s'éloigne du canal.
-2-2 k. I>on Sainghin, X sur Lens, Hénin-Liétard ( V. p. 140) et TcmpleuvD par Seclin (R. S}.
21 k. M'avrin (grand commerce de lin), X sur Armcntières {V. R. 7). — 26 k. Santés [église du xv» s.). — On franchit le canal de la Hautc-Deùle.
29 k. Haubourdin, à g. (X sur Saint-André, V. R. 7; hùt. du. Xouveau- Lion-d'Or), ch.-l. de c. industriel de 8,828 hab.. port sur la Hautc-Deùle, est commandé par un fort et une batterie. — Belle église gothique moderne. — Hôpital du XV' s. — Chapelle des Crépins, bâtie en 1347 avec l'argent provenant de la condamnation des Crépins d'Arras, convaincus de meurtre. — A dr. de la voie, chàte<iu de IJeaupré (xvi" s.), de construction espagnole.
31 k. Loos. 10,640 hab., sur le canal de la Ilaute-Deùle. possède do nombreuses fabriques. — Ancienne abbaye de Cisterciens, fondée vers 1140, par Thierry d'Alsace, réédifiée en partie en 1732, auj. maison centrale do détention pour hommes. — Belle église de JS.-D. de Grâce (1835), pèlerinage fréquenté. — Hùtel de ciZ^e construit par Cordonnier (xix'' s.), dans le style de la Renaissance.
41 k. Lille (R. 8).]
On francliit les deu.x bras de la Lawe, noinniés la Blanche et la Brctte. — 2.33 k. Fouqucrcuil (à p:., X des mines de Briiay, V. p. 141).
— On franchit la vallée de la Clarence. — 230 k. cfiocqucs {église romane et du ,vvi' s. ; à 1 k. N.-E., près de la Clarence, tuur et h)jiis abbatial du .\vr s., restes d'un monastère bénédictin fondé en 101)4).
— A g., bois du Réveillon, et Allouagnc, 2,323 hab. [église, liut d'un pèlerinage à la Sainte-Larme, en juin).
243 k. Lillers (hùt. : du Commerce ; du Cygne et de VEurope. — Eglise), ch.-l. de e. de 7,9'.I3 hab., sur la Nave.
L'église, jadis collégiale, du xn' s., le plus bel édifice roman de la Flandre Française et de l'Artois, a été malheureusement rema-
144 — [R. 6, 2"] il DE PARIS A DUNKEkQUE. \\
niée dans la région dos vdùlcs au xvn° s., et le clocher central défiguré en 182i: mais la fai.'ade principale, les pignons du transept et la nef centrale ont été fidèlement conservés et ofîrenl une ornementation et des dispositions d'un caractère normand assez prononcé.
Derrière le maitre-autol. grand cliribt en chcne du xn' s., provenant de l'église de Bavai et appelé le Christ du Saint-Sang : la tradition rapporte (jue, lors de la n'volte des Pays-Bas contre Philippe II. un iiuguenot ayant tiré un coup d'arquebuse sur ce christ, le sang coula par la blessure. L'église doit son origine, do même que la ville son importance, à la possession des corps vénérés de Lugle et Luglien. saints irlandais, qui auraient péri assassinés dans une forêt voisine à la tin du vii'^ s.
Derrière l'hôtel de ville, buste d'Ovide Fanien, liienfaiteur de la ville. — Belles promenades du Brûle, plantées de marronniers (à 10 min. de la Grande-Place).
C'est à Lillers qu'a été creusé, au x\i' s., le premier puiis artésien. Dans la partie basse de la ville et à 1 k. à la ronde, on obtient des fontaines jaillissantes, très abondantes, en creusant le sol à 15 à 20 m. de profondeur.
A la station de Lillers aboutissent deux embranch. desservant, l'un les mines de houille de (8 k. S.-O.) i'crfny. l'autre les mines de (9 k. O.) Awc/iyau-l)ois.
'Amettes i@ 12 k. S.-O.), sur la Nave. est la patrie de St Benoit-Joseph Labre, né en I71S, mort à Rome en 1783. L'église, agrandie dans le style ogival, les fonts baptisvmux sur lesquels fut baptisé Benoît Labre et la maison où il naquit sont le but d'un pèlerinage très fréquenté.
247 Iv. Hnm-en-Artois (bâtiments monastiques du xvnr s. convertis en usine).
249 k. Berguette ihùt. des Vuynrjeurs: voit, à l'estaminet du Commerce), ",1 sur Arras, Dunker(|ue, .\rmenlières et Saint-Omer. — Au N.-E., entre la voie et le canal d'Aire, vastes usines des Aciéries de France.
Jsbergues ;@, 1 k. 5 N.-O.). — La route do Berguette à Isbergues laisse un peu à dr., dans les champs, la fontaine de .^ainle-Isbert/ue, audessous d'une petite chapelle. — Isberr/ues devrait son nom (disèle-Berg) à Ste Gisèle, auj. appelée Ste Isbergue, sœur de Charlemagne, qui y fut inhumée. Véi/ïise (xv« s.) possède sous le maître-autel la cluisse gothique de la sainte (fcte le '24 mai); une des cloches date de 1473.
De Berguette à Estrée-Blanehe [^, 14 k. 0.). — 3 k. Isbergues
(V. ci-dessus t. — 7 k. Lambri'S i église du xv s.). — 12 k. Lieltres (beau cliàteau de 1470 et 1707; chapelle Sainte-Pliilomène, pèlerinage). — 14 k Estrée-Blanche .mines de liouille de Fléchinelle .
De Berguette à Saint-Omer (^^ Nord, 28 k. O.-N'.-O.; visiter Aire). — Ou longe à dr. le canal d'Aire à laBassée. — 3 k. Isbergues ( V. ci-dessus), halte à 1,500 m. N. du v.
7 k. Aire i^-l sur Berck ; omnibus, 25 c. ; hôt. : de la Clef-d'Or, déj. ou din. 3 fr. avec vin. ch. 2 fr.. sur la Grande-Place, 14: d'An aie terre, rue d'.Vrras. 15. — Eglise Saint-Pierre, Bailliage, Grande-Place et Hôtel de Ville), ch.-l. de c. de 7,992 hab., au conHuent de la Lys, de la Meldc. du Maldiek et de la Laquette, au point do jonction des canaux d'Aire à la Bassée, de Neutïossé et de la Lys. Bâtie au milieu d'une contrée riclie et fertile, et entourée de jardins et de prairies qui lui donnent un aspect riant, c'était naguère une, importante place forte, qui a conservé l'aspect
Il ItERGUETTK. — AIRE, ti [R. 6, 2"j — 145
des xvu= et wm'' s. et de nombreuses casernes, mais dont les fortifications ont été démolies et remplacées par dos esplanades et des boulevards où s'élèvent de belles habitations. L'ancien fort Saint- François sert de prison militaire. — Aire est la patrie du ministre René Goblet (1828-1905).
Itinéraire. — En face de la gare, sur une vaste pelouse, a été réédifiée l'ancienne porte d'Arras (xvme s.). On entre en ville par l'avenue Vauban, puis on longe l'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre, ancienne collégiale, reconstruite au .wi'' s., est «une sorte de récapitulation des trois styles gothiques ». J..'étage supérieur, du xviu'' s., a des fenêtres en anse de panier représentant bien cette époque; mais ses voûtes et les arcs-boutants qui les soutiennent sont bien gothiques. L'étage supérieur de la tour, haute de 53 rti., est de la Renaissance; la balustrade et les clochetons en ont été refaits de nos jours. — A Tint., long de 97 m. : buffet d'oryttes (xviii<! s.) provenant de l'abbaye de Clairmarais; riches boiaeries modernes dans le style gothique ijuljé, chaire, retables, confessionnaux, clôtures de chapelles) : dans la chapelle i de l'axe) de la Vierge, statue de N.-D. Panetiîrre (pèlerinage de 15 au ■î'i aoiit; ; clôture en marbre, xvii' s., de la chapelle absidale de dr., surmontée d'une jolie statuette, en marbre, de la Vierge, aussi du xvn' s.; peintures murales, fin du xvi* s., de la chapelle du Sacré-Cœur (en 16 tableaux; et du fond du croisillon N. (en 3 tableaux. xvi« s. i ; curieuses pierres tombales du xv'" au xviif s.
En face de l'église commence la rue Saiht-Pierre. continuée, à partir do la petite place du Chdiel, par la rue du Bourg. Sur cette dernière s'ouvre, à. dr.. la rue de Saint-Omer [institution de Suinte-Marie, ancien collège des Jésuites avec chajjelle du xvii« s. ; au n" 7, -maison du xvif ou du xviii<= s.).
Dans la rue du Bourg, on remarque (n"' 8, 12 et 16) des maisons du xviii^ s. et (n" 20) une large maison de 1712 avec trois sujets sculptés dans la pierre (au milieu, un évèque entre deux ustensiles de brasserie ; aux côtés, opérations de brasserie). La rue du Bourg se continue en face par la rue d'Ari'as et débouche à dr. sur la Grande-Place. A l'angle s'élève le charmant hôtel du Bailliage vulgairement le corps de f/arde), bâti à la fin du XVI'' s. et restauré en 1872. Au-dessus des portiques court une frise et, au-dessus des fenêtres, un attiqtie curieusement sculpté: une tribune, ou bretèc/ie, porte le millésime 1.595.
La Giande-Place (quelques maisons du xvu» ou du xvm' s. à pilastres corinthiens) est bordée d'un côté par un monumental hôtel de ville (1714-172-1). dominé par un beffroi {bibliothèque de 15,000 vol.).
De la Grande-Place, deux rues descendent à la, place Notre-Dame fpostes et télégraphes), reliée par la rue du Château à ï Esplanade, emplacement de l'ancien château, dont il reste 2 arches pointues sous lesquelles passe la Lys. — Aux n^'* 2 (à côté du Bailliage) et 41 de la rue d'Arras, fenêtres de la fin du xvi<= s.
Aire est renommée pour ses andouillettes et ses masielles (pâtisseries).
D'Aire à Fruges. Montreuil et Berck, V. p. 82.
On suit au N.-O. le canal de NeuflTossé. — 9 k. ^yities, sur la Melde. — 13 k. Blaringhem (clocher de 1595-1629). — On descend vers l'Aa. — 24 k. Arques, et 4 k. d'Arqués à (28 k.) Saint-Omer (R. 7).]
De Berguette à Armentières, R. 7.
On croise le canal d'Aire, puis le canal de la Lys prés de sa jonc- ,ion avec le canal de la Nieppe. — 234 k. Thieniws {église gothique iu XVI" s.). — A dr., forêt de Meppe. — 258 k. Steenbecque (dans 'église, en partie du xiv° s., chaire et stalles, deux triptyques, quatre ableaux ayant servi de volets d'autel, et croix processionnelle, xvi" et vvn" s.). — A g., Morhccqac (dans Véglise og;ivale, du xvi" s., tombeau l'un seis;neur de iMorbec(iue, xv' s., buffet d'orgues et chaire du
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xvi"" s belle clôture et dalle tumulaire d'un jeune enfant, aussi du xvi" s.; près du château, moderne, restes de l'ancien, du xrv' s.). — On franchit le canal de la Bourre.
265 k Hazebpouck (@: :■: sur Arras, Dunkerque, Lalais, I ille Yprps et lloiidschoote. — V. VIndex. — Hospice, clocher), cil -l' d'arr. de 12,819 liab., clans l'immense et populeuse plaine de Flandre, sur la Bourre, affluent g., canalisé, de la Lys.
L'arrondissement dHazebrouck est formé de la moitié de l'ancienne landre Maritime, comprenant les ohâtellenies de Gassel et de Bailleul. La langue parlée par les liahitants. principalement par la classe ouvrière et agricole, est la langue flamande.
ITINÉRAIRE. — La rue Nationale, par sa continuation la rue de VUÛtel-de-VUle (piétons : les voit, prennent d'abord à g. la rue du Vieur-Berquin. puis tournent à <lr.). va aboutir, en longeant a g. le imïais de justice (moderne, stvle du xv^ s.), derrière 1 hutel de ville, où auelfiues marches conduisent au péristyle, servant de passage. La façade .lorinue de l'hôtel de ville donne sur la Grande-Place, immense rectangle (à dr., dans la rue Warein, Caisse depargne.. de
^^'\u flîîiTdl' la place à g., la rue de la Grande-Eglise, conduisant à <aint-Éloi laisse à dr. la place de la Sous-Préfecture, où se trouve l'Hospice, ancien couvent de Saint-Augustin (xvi<^ et xvu'= s.; sur la rue de VHÔpital, belle fa.;ade de 161b, restaurée en 1896, remarciuable par ses niches et sa frise de la Renaissance).
Véglise Saint-Éloi (xvi' s.) est dominée par une belle tour, avec une tlèche ajourée (1532), haute de 80 m.
A Vint. : tableaux ,'originaux ou copies) de lécole flamande : Vi<;rge (dans le^anctuaire)- Uoration des Mage, (has-côté dr.): Décollation de St Jeania^H.'Stcôté g.); au bas-côte' dr., saint-sépulcre de la fin du xvi' s.
bSu^cSrïe r.Mlns'une^àirière do laW de Nieppe ^^^ hect.).
— 13 k Lii-j' Boulogne. - 1-1 k. Merville (V. R. ')•
n-Hazebpouck à Ypres (^, 31 k. N.-E.; excuTs. a-u. Mont des Cats). - 1 l Ca!strcTwocession deTomgang, le dimanche après la Saint-Jean)
- X g, Eecke (dans léglise, de 1714, bons tableaux.) et ancien chateai
'■Ç^'k'kXKe'i (douane française), au pied du Mçnt des Cals o^ des'Cattes ik m. . nui domine le ch. de fer à dr., et au somine duquel s. trouvent 'es bâtiments d'une abbaye de Trappistes fondée en 18-22 Du hau de U colline on jou.t d'une fort belle vue sur les plaines de la Flandre, 1. Mont-Casselet L^petit massif de hauteurs verdoyantes auquel se rattachen îe Mont des Cats. te Mont de Boeschèpe U37 m. , le l/onf-Ao:r ,1.31 m.), etc
On entre eu Bebnque. - 15 k. .I6ee/e (douane belge.
?1 k Poperinghe^ V. de 12,000 hab., dans une région couverte de hou blômiièr;s (Izùe^u XV' s.}. - On franchit le canal d'Ypres a Meuport.
31 k. Ypres (V. la Belgique..
D'Hazebrouck à Hondschoote (^, 34 k. N.). - 12 k. Steemoorde >hô^ , ","f,,r°":i!: Place ch-1. de^de 4,222 hab., aux maisons peinte f^ ,!> .odiTuue du XV.' s renfermant un saint-sépulcre de l'époque). - \;'k S^!n èStdans léglise. chaire gothique du xvi- s. provenant de cathédrale d'Ypres). - 22 k. Herzeele {église duxvn» s., avec chaire sculpté.
Il HAZEBROUGK. — CASSEL. || [R. 6, 2'^] '- 147
tableaux anciens et tombes curieuses). — -29 k. Rexpoëde (église du xiv s., restaurée en 1618). X sur Bergues (V. p. 151).
34 k. Hondschoote, ch.-l. de c. de 3,324 hab., petite ville calme d'un aspect flamand très caractérisé, dont les maisons, basses, sont peintes en jaune, blanc, brun, vert, à 1,500 m. de la frontière belge, est connue par la défaite que le général Houcliard lit subir, les 0-8 septembre 1793, aux Alliés, commandés par le duc d'York, le maréchal Freytag et le prince d'Orange. Cette victoire obligea l'ennemi à lever le siège de Dunkerque. Un monument commémoratif, œuvre de M. Darcq, a été érigé (1889; sur la Grande-Place, où se trouvent aussi l'église et l'hôtel de ville. — L'église, en bri(|ues (xv« ou xvi' s.), est dominée par une belle tour de 1513, avec haute flèche de pierre ajourée dominant toute la plaine. On remarque le butt'et d'orgue et la chaire, sculptés (1755). — L'Hôtel de Ville est un bel édifice de la Renaissance espagnole (1558); dans le vestibule, inscriptions résumant l'histoire de la ville, et ancienne poutre provenant de l'église avec un quatrain flamand gravé dans le bois; dans la salle du conseil, 2 tableaux, d'E. de Boislecomte (Huuchard devant le Tribunal révolulionnaire) et Bellangé (Bataille d'Hondsctioote). — D'Hondschoote à Bergues, V. p. 151; à Bra3-l)unes, V. p. 138.J
D'Hazebrouck à Calais et à Lille, R. 7.
274 k. Cassel (hôt. : da Sauvage, déj. 2 fr. 50, dîn. 3 fr., ch, dep. 2 fr. 30, pens. 7 fr. 50 par j. pour une sem., 7 fr. pour 1 mois, salons, biblioth., téléph.. ]^, ^4; du Lion-Blanc — Panorama du Mont-Cassel, promenade du Château, anciens hôtels de la Grande-Place, église^ recommandé), ch.-L de c. de 3,091 hab., très pittoresquement bâti, à 4 k. N.-E. de sa station {^SSSî électrique correspondant avec tous les trains, 50 c. aller et ret.), sur le Mont-Cassel (157 m.), colline isolée, de nature argilo-ferrugineuse, qui se dresse curieusement, avec la prestance d'une véritable montagne, au milieu de l'immense plaine basse de Flandre, dont elle constitue le principal accident pittoresque; tombant de toutes parts en pentes assez raides et verdoyantes, elle se couronne par un plateau long d'env. 1,200 m. dé TE. à l'O., sur 200 à 300 m. de largeur moyenne. Toute la partie E. du plateau est occupée par la ville, dominée elle-même par la butte de l'ancien château.
Histoire. — Cassel, l'antique Caslelluw Menapiorum, d'abord oppidum gaulois, fut de nouveau fortifié par les Romains à l'époque des premières invasions des Barbares ; il fut alors le point de réunion de sept voies dont il reste encore des traces, et la résidence d'un gouverneur militaire. Cassel garda au moyen âge toute son importance comme place forte; sous ses murs ont été livrées 3 batailles importantes : la première, en 1071, gagnée par Robert le Frison, comte de Flandre, sur son compétiteur Arnould; la seconde, en 1328, gagnée par Philippe de "Valois sur les Flamands, qui perdirent L600 des leurs et durent, malgré leurs bravades, ouvrir les portes do la ville; la troisième en 1G77. livrée entre le stathouder Guillaume d'Orange et le duc d'Orléans, frère de Louis XIV. qui fut vainqueur et dont le succès décida en grande partie le traité de Niniègue, l'année suivante.
Cassel est la patrie du général Vandamme (inO-\S'à()).
ITINÉRAIRE. — La route pavée qui monte de la station à la ville, et que suit le tram électrique, décrit plusieurs lacets sur le tlanc de la colline. Sur la partie N.-O. du mont sont groupés onze moulins à vent (au milieu, belle villa), qui donnent au paysage un caractère très particulier.
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[Los piétons peuvent abréger do ))rès de moitié en prenant, à 100 m. env. do la station, la route passant à (1 k.) Oxelaëre (église de 1718, hàtio sur les restes d'un édifice roman, tabernacle du xvii" s. provenant do l'abbaye de Saint-Piorre de Cassell, d'où se détaclic (à g.\ 100 m. plus loin, un joli chemin ombraf^ô qui ^'ravit la colline à travers les prairies et aboutit au centre mcme de la ville]
On entre dans la ville par une longue rue allant aboutir sur la Grande-Place, oii l'on voit s'ouvrir à g. la rue du Châleau et la Hampe Alpine, en rocaille, moulant à la promenade qui occupe l'emplaceiuenl de l'ancien castriUim. Iransfornié au moyeu âge en un huni féodal, puis, sous Louis XIV, en une citadelle. En entrant dans le jardin, on voit h g. un moulin à vent, occupant le point culminant de la montagne, à dr. nue terrasse portant une pyramide (|ui rappelle les diverses batailles de Cassel, ainsi que l'existence de la collégiale, de l'oppidum et du château.
Do la promenade on découvre avec une lunette, quand le temps est clair, plus de ;:iû villes et 100 villages env., soit en France, soit en Belgique. On peut même apercevoir le Ijeffroi et les deux oloclicrs principau.\ de IJruges (68 k. N.-E.i. Au delà de Dunkerque, à iilus de 35 k., se montre la mer du Nord, bordée de dunes. A l'E. le Mont des ("ats, le Mont de Booschêpo et le Mont-Noir, à l'O. le Mont de AVatten et la chaîne du Boulonnais attirent aussi l'attention. Dans la partie g. du jardin, un fragment des murs, en partie revêtus de lierre, du castellum romain est surmonté de murailles de construction presque semblable, bien qu'elles datent seulement de l'époque espagnole.
La Grande-Place doit un grand caractère aux anciennes constructions qui l'entourent. Sur le côté N., l'ancien Hôtel de 'Ville, renfermant auj. le musée, est un élégant édidce de la llenaissance, percé, au rez-dc-ctiaussée, de longues baies gotbiijues, et, nu 1"' étage, de croisées, plus petites. Au-dessus de la porte est une tribune armoriée ou bretéche.
Le musée contient : des fossiles, entre autres deu.\ fragments de filets pétrifiés; des monnaies: des débris romains; un moulage en creux de la pierre tombale i xui'' s.) de Robert le Frison, etc.
De l'autre côté de la place se voient : (n° 16) une maison du xvn° s. à coquilles sculptées et niche abritant une Vierge; la mairie (n° 20), ancien hôtel de la Noble-Cour, construit sous Charles IX, et qui était autrefois le siège de la cour féodale de Cassel, du magistrat de la chàtellenie et des Etats de la Flandre Maritime; enlin (n" 32) l'ancien hôtel d'Halluin (style Louis XVI; boiseries sculptées).
Derrière l'ancien hôtel de ville est Vhôpiial, fondé en 1253, reconstruit dans le style flamand du xvn' s., et restauré en 18.j2. La chapelle, de forme octogonale, n'est (jue du xviii" s.
A l'extrémité de la place, à g., une rue donne accès ii ['église (carillon), où l'on remaniùe, près de la porte de la sacristie (à dr.), une peinture sur bois de l'école de Rubons (la V. donnant le scapulaire ii SI Simon Stock). — Prés de l'église, à g., l'ancienne église des Jésuites (1687; est occupée par une école communale.
[Promenade au (,40 à 45 min. E.) Mont des Récollets (110 m.), ramification