CASSEL. — BERGUES. || [R
ilu Mont-Casscl. qui mûritc l'attontion des géologues pour ses belles pétrilîcations et la curieuse disposition do ses couches géologiques.
A -î k. O. de la station de Cassel. Zuydpeene (dans Téglise, tombeau do 1510), et, 3 k. au delà, Xoordpeene [église des xi\" et xvi" s. avec flèche hexagonale à jour, fonts baptismaux sculptés du \W s., et tombes du xvi» s. ; château de 14Ù0 et du xvii" s. : monument commémoratif de la bataille gagnée en 1677 sur le prince d'Orange par Philippe d'Orléans!. L'ancienne voie romaine de Cassel à "Watten passe entre Noordpeenc et Ochtezeele église du xv" ou du xvi" s., avec chaire sculptée du xvii" s.).]
281 k. Arnike (à Véglisc, du xvi^ s., monument funéraire de J. de Halle, seigneur d'Angest, 16:?0, et, sur un pilier, arbre généalogique de la famille de Smytère, à partir du xvi" s.).
288 k. Esqurlbecq, à 1 k, à dr., sur i'Yser (belle éijlise du XVI' s. avec vitrail et tableau anciens; château des xvi' et xvii" s.).
[@, 2 k. 0. (corresp.). /eggers-Cappel {éi/lise en partie du xu'' s.) et {8 k.) Bollezeele {église de 1606, but d'un célèbre pèlerinage, en grande partie reconstruite de nos jours, avec une belle flèche en pierre blanche).
@, 5 k. E. de la station d'Esquelbecq, 'Wormhout (hôt. de Ville), ch.-l. de c. de 3,149 hab.. groupé autour d'une vaste place triangulaire à l'extrémité de laquelle est une belle église du xvi'' s.]
A dr., belle tour gothique, refaite en 1897, de l'église de Socjo (cloche ancienne, dont les ornements ligurent tine Danse des morts).
297 k. Bergues (omnibus 25 c. ; but. : de la Tête-d'Or, Grande- Place; du Sauvar/e, r. Anglaise, 15; de PAnge, derrière le bclîroi ; — Beffroi, église, musée), cli.-l. de c. de 5,032 hab., place de guerre construite par Vauban, à lajonclion du canal de la Colmeavec deux autres canaux se dirigeant vers Dunkerque et vers Fuines.
Histoire. — 11 y avait originairement à Bergues un ermitage où se retira St Winoc (•{• 717), et qui fut remplacé en 1028 par une aljbaye. Les comtes de Flandre firent aussi de Bergues, dès le xi*^ s., une place très forte qui a été assiégée dans presque toutes les guerres dont la région fut depuis lors le théâtre. — Bergues a vu naître le sculpteur Elslioecht (1791-1856).
ITINÉRAIRE. — En face de la gare, le pont-levis et la porte de B/ccnc accèdent à la rue de Bierne, prolongée par la rue de la Grande- Citerne, qui, sous le nom de Contour de l'Église, longe l'église au S.
L'église Saint-Martin, construite en briques au xvii® s. dans le style du xv" (tour carrée à clochetons), remaniée au xvii' dans le style classique, a reçu au xix" une belle façade gothique.
A dr., 1'''^ chap. : toile de .1. de Reyn (1611). Y Adoration des Mages (beau groupe de tètes i, et tableau représentant le liepas cliez Simin le Pharisien (il parait avoir été retouché) ; 3= chap. ; Moïse frappant te rocher, tableau par Mathieu de Visch, 2 toiles de Janssens et 12 taljlcaux peints sur cuivre, vers I65Ù. par Robert Van Hoecke (les Apôtres et leur martyre). ■ — Maîtreautel : retable en marbre et en cuivre, dans le style du xv!!' s. — A dr. du chœur, autel et châsse de St Vi,'inoc. — Croisillon g. : 2 tableaux, Kruecca, par Math, de Visch: J.-C. prêt à foudroyer le monde, par J. Van Oost. — Bas-coté g.. 1'' chap. : Descente de croix.
A Coté de l'église, Vancien Mont-de-Piété, beWe construction de 1633, est occupé par la gendarmerie. Du liane S. de l'église, la rue Saint- Martin conduit à, la Grande-Place, où sont le beffroi et l'hôtel de ville.
Le Beffroi est une magnififiue tour du milieu du xyi" s., en
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bridues, tapissée d'arcatures gothiques, flanquée de tourelles poly- Ronalesen encorbellement, et surmontée d'une lanterne octogonale en bois La grosse cloche, fondue en 1643, pèse 6,o00 kilog. Le carillon joue de 11 h. 30 à midi, le dim., le lundi (jour de^ marche) et les jours de fête. — Prés du beffroi s'ouvre la rue du Collège (n» 6, poste et télégraphe). , .., . ,
L'Hôtel de Ville, reconstruit en 1867, en marbre bleu, dans le stvle d'un édifice antérieur élevé sous la dominalion espagnole en 1665, renferme le musée et la bibliothèque.
Le Musée est une collection très intéressante de toiles provenant la plui>art comme les livres de la bibliothèque, de 1 ancienne abbaye.
Belles boiseries Louis XVI à la salle des f'tes^ - Principaux tableau.x : Van Aken. Tireuse de cartes. - Van Artevehlt B^t^dlo de Lepante (.^ - Van Balen. le Vieux. Mariage mystique de Ste Catherine. - Balthasar Beschev Jugement de Cambvse ; Diane au bain. - Beuckelaer. Marchande de poissons - Bockhovsl. Ste Faunlle. - PawZ Bril. Paysage. - Canlassi. Martyre de St Sébastien. - Alonzo Cano. Madeleme -P. Uisteels. ileurs. - Cerouozzi. Carnaval italien. - J. Cossœrs. © de Van D^xk. - Cuyp. le Vieux. La Rosière. - Diepenheeck. Vœu de Louis XIll. - Durai Le Camus. Ste Elisabeth. - Van Dyck. Archiduc. - Mathieu Elias. Son®: le roi Totila visitant St Benoit. - Franck, le Jeune. Le Mauvais riche. - Heemskerk. Homme allumant une mèche. - Van ffoeck.® du peintre et de sa f. -Jojdaens Buveur. - Manfredi. Retour de 1 entant prodigue. - -V elle de Saint- Orner' (?) — J. J/eisys. Suzanne. — Meunincxhore. Les Disciples d Emmaus, St Augustin (pavsaçres). - Minderhout. Marine. - Palnu-rim La tempérance. - Pelleôrini. Pavsagc. - IHego Polo le Jeune ® àenL - ■/. de Beyn. St Casimir en extase; ©. - Rit^era. Archimcdo Mendiant jouant de la vielle. - Bombout's. Salomé. - Bubens. Tète de Madeleine lesqmsse). - Sirani ®. - Van .Son. Nature morte. - .Staveren. ®. - G.Terburg. ® de f - VanThielen. Adoration des Beri^ers. dans une guirlande de fleurs. — Van Thulden. David et Abigaïl. — Tourueu-v. La Bonne Aventure. — / . lyssens. Dédale et Icare. - Verlinde iàe Bergues). La Samaritaine. - ^^lathmt de Visch. Un abbé. - Corn, de Vos, le Vieux. Xior^uon dos Bergers; -2 ©. — Simon de Vos. Christine de Suède. — \roihjnck. La Création du monde; Ensevelissement du Christ. — Wauters. Adoration des Mages. Sculpture : Jean-ton, la Douleur: Peene. la Jeunesse et 1 .\mour. ha. hibliothèrnie possède plus de 6,000 vol. et une quarantaine de manuscr., dont les Vies de .^i Winoc, de St Osa-ald et de Ste Levinne. par Drogon, religieux de l'abbaye an xii'' s. ; et un livre A' Heures du xiu'^ s.
En suivant à dr. de l'hôtel de ville la rue du Gouvernement puis la rue des Annonciades, on arrive à une porte monumentale du xvii' s. donnant accès au Champ de Mars, légère (-minence formant une vaste pelouse où l'on voit deii.x tours mesquines et sans caractère aucun d'ancienneté, qui, si elles ne sont pas les restes authentique-^ de l'abbave de Saint-Winoc (elles servent d amers), en indinuent tout au "moins l'emplacement. L'abbaye de Bergues était, d'ailleurs, moins remarquable par son architecture que par ses nombreux tableaux, la plupart de l'école flamande, qui forment auj. les fonds des musées de Bergues et de Dunkerque,
r^. 5 k. S.-S.-E.. (Juaèdijpre {(■gli.se gothique, du xvii" s., avec façade romane curieuse du xiC s. et vitraux anciens]. r u^^ a i„
@, 5 k. S.-O., Steene (curieuse église dn xW s., a deux nefs; château de la Renaissance, flanqué de tourelles et entouré d'eaul.
Il BERGUES. — DUNKERQUE. || [R. 6, 2"] — 151
De Bergues à Hondschoote i^^, 1 1 k. E.)- — ô k. Warliem, \?,058 hab. (éylise du xv° ou du xvi" s., avec une belle tour à flèclie en briques). ^ 9 k. Rexpoëde, et 5 k. de Rexpocde à (14 k.) Hondschoote (V. p. 14T).]
La voie croise un fossé d'enceinte et le canal de la Colme, pour suivre ensuite le canal de Bergues à Dunkcrque (à dr.)- — 304 k. Coudelcerqiie-Branche, 6,271 hab., sorte de faubourg de Dunkerque. — On franchit les fortilications de Dunkerque et le canal de Mardyck.
305 k. DUNKERQUE @ (V. V Index), ch.-l. d'arr. de 38,287 hab., place de guerre, port de commerce et de pèche, est située sur la mer du Nord, à la jonction des canaux de Furnes, des Moëres, de Bergues, de Bourbourg et de Mardyck. Elle est entourée d'une enceinte, en dehors de laquelle sont plusieurs forts. Dunkerque se divise en trois parties : la ville proprement dite, circonscrite à l'O. par le canal de Bergues et le port, au X. et à l'E. par les fortifications et la cunelte des Moëres, au S. par le canal de jonction; la basse ville, au S. du canal de ceinture; le quartier de la Citadelle, à rO. du bassin du Commerce, sur l'emplacement de l'ancienne citadelle, formant auj. une île.
La ville est bien bâtie et présente un aspect agréable, mais sans grand caractère. L'activité du commerce lui donne une certaine animation, principalement vers le port, à la place Jean-Bart, aux rues de l'Eglise et Alexandre-111.
Principales curiosités : Beffroi (panorama, p. 153); — églises Saint-Eloi i p. 153) ET Saint-Jean-Bai'Tiste (p. 154); — Hôtel de Ville (p. 15-4): — .Musée (p. 155); — chapelle de N.-D. des Dunes Cp. 154); — Place Jean- Babt (p. 153).
Histoire. — Dunkeniue, simple bourg' appelé ■'<aint-Gillcs à l'époque mérovingienne, prit au IX'' s. son nom actuel (qui signifie en flamand « église des dunes m, devint une place forte sous les comtes de Flandre, et fut souvent attaquée du xiii" au xyii^ s. Au xvii" s. commencent les sièges célèbres. En 1646, le prince de Condé vint investir par terre Dunkerque. alors ville espagnole, tandis que l'amiral Tromp cernait le port avec une flotte hollandaise. Après une résistance désespérée, la garnison dut capituler; mais, en 1653, le comte d'Estrades, gouverneur de la place pour Louis XIV, se vit contraint île la rendre aux Espagnols. Turenne s'en empara, en 1658, après la célèbre bataille dite des Dunes, livrée sous les murs de la ville et qui fut perdue par les Espagnols, alors commandés par Condé, en révolte contrr: Mazarin, et par don .Juan d'Autriche. Louis XIV vint en personne prendre possession de Dunkerque, mais la céda presque aussitôt à Cromwell. Quand les Anglais curent fortifié à nouveau la place. Charles II consentit à la rendre à Louis XIV (1662), moyennant 5 millions de livres. Une enceinte imposante fut alors élevée par Vauban, le port approfondi ; Dunkerque devint en pe'u de temps une ville considérable, et les corsaires dunkerquois s'illustrèrent entre tous, avec les Dioppois et les Malouins. A la tête de ces héros brillaient Jean Bart (sa famille était originaire de Dieppe) et le chevalier de Forbin.
.Vprès avoir vainement bombardé Dunkerque par mer, en 1694, 1' -Angleterre imjiosa à Louis XIV, par le traité d'Utrecht (1713), la destruction des remparts et des ports, et la fermeture du chenal par un bâtardeau de saltle ; mais, au commeuc. de la guerre de la Succession il'Autriche. Louis XV releva les fortifications, rétablit le port, et les corsaires reprirent leurs expéditions avec autant d'audace et de lionlieur qu'autrefois. A la paix d'-Vi-vla-Cliapclle, Louis XV crut devoir ratifier les clauses du traité
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d'Utreclit relatives à. la Jestnu'tion du port de Dunkerque (1748), et, lors de la conrlusion du traité de l'aris. en l'Ca, les Anglais imposèrent encore une fois au ^'ouvcrnemcnt fran<:ais le désarmement de Dunkcrtiue, ce qui ne fut toutefois exécuté (ju'en partie.
Pendant la Révolution, la marine dunkcrquoise jeta im dernier éclat; le courage et la constanee des iiaUitants se déployèrent surtout dans le siège mémorable de n93, où le jeune Hoche se distingua; la garnison tint vaillamment tète au duc d"York jusqu'à la victoire de Hondschoote (8 sept.), qui sauva la ville.
Les Dunkerquois les plus célèbres sont : Pierre /'nnlconnier {-,- 1735;, grand bailli et historien de Dunkerque; Persu. inventeur des moulins à eau mus parle flux et le reflux; les peintres Jean de Reyn (I(jl(j-I618), Pierre Aitijélix (- \TM) et J.-B. Descatnps (170-^-1791); .hicobsen. amiral au service de l'Espagne (f 1633), aïeul de .Jean Bari ; Jean liurt ou liaert (1651-nO-2), le plus grand homme de mer produit par la Franco ; son fils, le vice-amiral Cornil Barl {\ 1755), et son petit-fils PItilippi', qui fut gouverneur de Saint- Domingue.
Port, commerce, industrie. — La rade de Dunkerque est une bonne rade foraine où les navires trouvent 1-2 à 18 m. do prof, d'eau à basse mer, une bonne tenue et un calme relatif pendant les plus gros temps. — L'entrée du port s'ouvre entre deux jetées qui mesurent, cellt de l'E. i<00 ni., celle de l'O. cnv. 1 k. Près de la jetée de l'E. s'élève le monument du sauveteur Fr. Tixier (par Schadet, 1880). Le cliemil. long do 950 m. env., a 70 lU. de larg. entre les jetées, 8 m. de prof, en vive eau ordinaire et 7 m. en morte eau.
Le port i6 m. de tirant d'eau moj'en en vive eau, 5 ni. en morte eau) se compose d'un avant-port de 3 liect., d'un port d'échouar/e ;4 hcct.) et de 7 bassins à. flots l 1-2 hcct. de superficie; 7, -266 m. de quais); les bassins du Commerce, de la Marine et de l'arrière-port, les darses n"' 1, 2. 3 et 1 constituent ce qu'on appelle les bassins de Frei/cinet. Le port possède 1 écluses maritimes dont la principale est Vécluse Tri/stram (25 m. de larg., 210 ni. de long.), qui peut recevoir les plus grands navires en tout état de marée. 11 existe quatre formes de radoub, un gril do carénage, -iO.âOO m. carrés de hangars, et des grues fixes ou mobiles. Le « slip-way « sert à hisser hors de l'eau des navires longs de 75 m. mais dont le poids ne dépasse pas 1,000 tonnes. Des travaux considérables d'agrandissement sont en cours d'exécution.
Le port maritime est accessible à la batellerie intérieure par les canaux de ISuurhonni, de Beri/ues. de Fumes (reliant Dunkeniue aux voies navigables de la Belgique), de Vile Jeantij, véritable bassin de navigation fluviale de 800 m. de long, sur 10 de larg. ; par les canaux des Moêres et de Mardyc/c (dessèchement): enlin le canal de Jonction assure les communications entre toutes les voies de transport intérieures.
Le phare, situé à SOO m. ^.-E. de la tcte des jetées, est un feu de 1'"'' ordre (59 m. d'altit.. portée 19 milles', dioptrique (lenticulaire', éclairé à la lumière électrique. Il est scintillant et présente une succession de groupes do deux éclats blancs. Devant le phare se trouve un sémaphore. Un feu fixe de 5' ordre (ait. 10 m. 10, portée 9 milles) est allume sur la jetée O. ; un feu fi.re rouije de 1' ordre (altit. S m., portée 3 milles), dioptrique (lenticulaire), sur la jetée de lE. Le fanal de Leur/henacr, à -2.200 m. S. de l'entrco des jetées, est un feu fixe blanc de 4' ordre, catoptrique (à réflecteurs), destiné spécialement à éclairer le chenal ^portée 1-2 milles, altit. "26 m.).
La rade est éclairée par les feux flottants Snonw et Dyck, le premier fixe rouge (portée 7 milles), le second blanc à éclats de 20 en 20 secondes (portée 11 milles . Un feu rouge à éclats de 20 en -20 secondes est hissé sur le mât d'un ponton mouillé à l'entrée de la i)asse comprise entre \'OiU- Ruutini/cn et VIn-/iui/linyen. Le ponton est muni d'une sirène.
Dunkerque arme chaque année une soixantaine de navires pour la pèche de la morue sur les cotes d'Islande. En outre, 25 lougres sont employés à
oroff à M
ont 11elle t-i
DLNivERQLË : — BEFFROI. 1| [R. 6, 2-] — 153
la pèche du hareng (oetto pèche est en décadence), et 140 bateaux, jaugeant près do 900 tonneaux, sont occupés à la pèche côticre. Son principal commerce d'importation est celui des laines do la Plar.a. Au total, en 1907, le commerce d'importation a atteint 4,503,'/0-i tonnes, et le commerce d'exportation (en croissance), l,17-2,;;06 tonnes.
Les priucipaux établissements industriels sont : la filature de lin et fabrique de toile à voiles et de filets do pèche do MM. Dickson, Wabrave et C'''; des filât, et tissages de lin, do jute et de coton; une vaste manutention civile avec moulin à vapeur; des fabr. d'huile; des forges et fonderies; des chantiers de construction de bateaux et spécialement de cargo-boals; des cordcrios, des scieries, des raffineries de sel.
ITINÉRAIRE. — Sur la place de la Gare slationnent des voit, de louajie, ainsi que les trams de Mnlo et do Saint-Pol (le premier traverse la place Jean-Bart, centre de la ville). Franchissant le canal de Bergues pour pénétrer dans la rue Thiers, on aperçoit à p:. la gendarmerie, à dr. la sous-firéfcctwe et la construction originale des Bains I)unkerc|uois. La rue 'hiiers aboutit à ia place d'Abondance et au palais de justice, qu'on laisse à dr. pour gagner la place de la République (monument, 190G, des enfants de Dunkerque morts pour la patrie) et, par la rue Alexandre-lII, la vaste place Jean-Bart, au centre de laquelle est une statue du héros dunkerquois, oMivre de David d'Angers. Celte pince c(UTinuinique à l'O., par la rue de la Marine, avec le parc de la Marine (musi(|ue militaire le dimanche).
De la place Jean-Bart, on aperçoil à l'entrée de la rue de l'Eglise (rue Emile-Zola depuis 1909). la pUis commerçante de la ville, le Bell'roi et l'église Saint-Eloi.
Le Beffroi, ancien clocher do l'église Saint-Eloi, auj. isolé, est une grosse tour carrée en briques, à six étages, haute de 60 m., ornée d'arcatures gothiques. Elle s'élève sur une base du xn" s. où apparaissent (juelques traces de cette époque. Un escalier de 265 marches conduit à la plate-forme (vue très étendue).
Le 5' otage renferme une horloge de Lepaute éclairée la nuit. Au 6'" étage' outre les sept cloches consacrées à la fois au service do la ville et à celu" do l'église, se trouvent 29 cloches formant un carillon célèbre. Un mouvo' ment mécanique y exécute une phrase musicale aux lioures et aux demi" heures; mais le dim. et Te samedi, de 11 h. à midi, un véritable carillonneur y joue des airs variés. Au befifroi se tient un guetteur (il y en a 3, qui so relèvent do 6 h. en 6 h.) pourvu d'un appareil télégraphique à l'aide duquel il signale les incendies et les navires en détresse.
L'église Saint-Eloi, reconstruite dans le style ogival, vers 1590, complètement restaurée, dans le même style, après un incendie survenu en 1G07, olîre cinq nefs avec chapelles latérales et rondpoint. Trop courte pour sa largeur (les premières travées de la nef ont été démolies en 1784 pour le passage de la rue de l'Eglise), elle est précédée d'une façade construite en 1889 dans le style (lamboyant à la |)Iace d'une façade de style classique due à l'architecte Louis.
A l'iiit. : chaire sculptée du xv!!!" s. ; stalles aux curieuses miséricordes (wir s.); ntraiix modei-nes; autels du style gothique; dans le Ijas-côté dr., inscription funéraire, sur marbre blanc, du fils de .Jean Bart, Cornil;dans le bas-cot('! g., Marie et l'Eiif. J., par G. Zogers et, au-dessous d'un tableau do .Jean de Reyn [Martyre des quatre Couronnéa), peintre dont on voit
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deux autres toiles au bas des collatéraux, pierre lumulaire de Jean JJarl, V il avril 1702 (près do lui repose sa femuic, Marie-Jacqueline Tugglie).
Au delà de régliso, on laisse à dr. la rue Jean-Bart, conduisant au théâtre et au musée (V. ci-dessous), à g., la rue de la Maurienne, chemin de l'église Salnl-Jean-Baptiste (entrée, rue de la Panne), ancienne chapelle de Uécollets (xvin" s.), accompagnée d'un cloitre auquel a été ajoutée, vers 184!J, le lonc: de la galerie parallèle a la nef, une chapelle dédiée à Ste Philomène (nombreux ex-volo).
L'église et ses annexes renferment un p^rand nombre de tableaux. Les principaux sont : le Christ au roseau, de Van Dyck (dans le sanctuaire) ; deux Suintes Familles, dont l'une du Guide ; huit grandes toiles d'Elias Robert et une de G. de Crayer (dorrièro le maître-autel). Au-dessous d'un christ en marbre, attribué à Canova, se voit la tombe du statuaire Elshoeclit '1856).
La rue de l'Eglise traverse la place d'Armes pour déhouclier, au delà, sur le port.
L'Hôtel de Ville, sur la place d'Armes, est un magnifuiue édilicc construit dans le style flamand de la Renaissance, en pierre et bri([ue. sur les plans de Louis Cordonnier (il a été inauguré en 1901 par M. Em. Loubet, président de la Képubli(iue). avec deux bretéches et beflroi central, haut de 77 m. A la façade, de jolis dais abritent les statues des Dunker([uois célèbres.
En face l'hùtel d^ ville est la Bourse (1754).
Le quai des Hollandais, qui borde le vieux port, est très animé: à son extrémité se dresse la tour octogonale de Leughenaër, qui sert de phare et porte deux cadrans éclaires la nuit. A coté s'ouvre le Mynck, ou halle aux poissons, qui ollre un aspect pittores({iie au moment des arrivages, avec sa population caractéristique de femmes de marins ou hazinnen et de marchandes de poissons formant la corporation des ■• Dames du .Mynck ■■.
Près de la tour s'ouvre à dr. la rue Carnol, origine de la roule de Malo et de Rosendaél. A l'extrémité de cette rue se voient N.-I). des Dunes et le monument de la Victoire.
La chapelle N.-D. des Dunes (populairement la Petite-Chapelle), but d'un des pèlerinages les plus célèbres du Nord de la France, fut fondée au xV s., rebâtie et agrandie en 181G et 1858; elle doit son origine à la découverte d'une statuette de la Vierge dans les sables de la côte en 1403. A Tint, sont conservés la madone miraculeuse et d'innombrables e.r-voto.
Le beau monument de la "Victoire (par Ed. Lormier, 1893), commèmoratif du siège de 1793, consiste en une colonne surmontée d'une statue de la Victoire, et en un piédestal orné de bas-reliefs.
La rue des Vieux-Remparts, qui croise la rue Carnot, aboutit au N. au square Turenne: elle conduit au S. au </ic'«<re (1851-1853), (lu'avoisinent le Jardin de la Ville et le musée.
Le Musée (entrée, rue Benjamin-Morel) est ouvert : 1° du 10 juin au 30 sept., les diiu. et jours de fête, de 10 h. matin à 5 h. soir, et t. I. j.. sauf le lundi, de 2 à 4 h.; 2° du T'oct. au 15 juin, les dim., jours de fêtes et jeudis, de midi à ï h. Les étrangers y sont admis t. 1. j. Les tableaux proviennent en partie de l'abbaye de Bergues.
1, DLNKERQL'E : — MUSÉE. || [R. 6, 2°] — 155
i^'' salle. — Collection minéraloginue Schcyrer, échantillons de marbres, modolos de vaisseaux, maquettes du Ijuste du sauveteur François Tixier et de la statue do .Jean Bart.
2'- salle. — Mi'daillier : médailles commémoratives de la date des édifices et fondations publies et des événements remarquables de Dunkerque ; sceaux, médailles étrangères, etc. — Immense faïence bleue figurant le Bombardement de Dunkerque en 1605. — Collection d'insectes et de papillons : objets antiques et curiosités diverses. — Collection préhistorique provenant du .Jutland. — Poteries et faïences. — Spécimens divers de terres (argiles) extraites d'un puits artésien. — Curiosités et manuscrits arabes et chinois, armes anciennes, curiosités indoues, modèles de constructions navales. — Tète en cire de Jacques II, mort iprovient du couvent des dames Anglaises). — Modèles de foraminifèrcs classés suivant le système d'Orbigny.
3'= salle. — Histoire naturelle (précieuses collections de coquillages et d oiseaux).
4' salle peinture':. — De dr. à g. : 127. Granet. Scène de l'Inquisition.
— 153. Glaise. Fêtes en l'honneur de Thésée. — 66. Corot. Tours de Dunkerque lesquisse). — 318. Nie. de Taverne. Débarquement de Jean Bart au port de Dunkerque. — 467. Mme Demont-Breton. Jean Bart. — îli). Pclouzc. Matin, dans la vallée de Cernay. — ■ 357. Weerts. La V. évanouie au pied de la croix. — 367. Zieiil^r. Vision de St Luc. — -287. Iloybct. Mousquetaire. — ■265. Ruiiricr. La Nymphe Echo. — 317. Tattegrain. Louis XIV visitant le champ de bataille des Dunes. — 19. Blin. L'Arguenon a marée basse. — 03. E. Détaille. Episode de la guerre franco-allemande. — -218. Pluchart. Moissonneuses. — 168. 169. La)'ivière. J.-C. portant sa croix; J.-C. livré aux Juifs. — 7. Baader. Adieux de Washington à sa mère. — 119. Jadin. L'Hallali du sanglier. — Paysages par H. Milhournc. — 56. Chigot. Marius échappant aux émissaires de Sylla. — Aquarelles.
Sculpture : Elshoecht. Buste de Claude Gellée. — Lemot. Jean Bart. — Antonin Moine. Combat de Gnomes (bas-relief marbre). — Félon. Andromède (charmante statuette en marbre). — Noël. Roméo et Juliette (marbre). — 13. Caiiova (?). Napoléon l". — Houdon ifl). @ de Voltaire (marbre).
5' salle (salle CoffYn). — 188. Demarne. Halte devant une auberge. — 310. Van de Vclde, le Jeune, Marine. — 226. Van Musseher i'?). Le Bénédicité. — 307. P. Snai/ers. Escadron en marche. — "241. Palel. le Vieu.c. Vue d'Italie. — 205. Salomon Ruijsdael. Paysage. — 33. Nie. Brenet. Honneurs rendus à Du Guesclin. — 230. Arthur van der Neer. Clair de lune. — 162. G. de Laircs-se. Résurrection du Chr. — 216. Martin Pepyn. Ste Famille. — 12. Federii/o Barocci. Adoration des bergers. — 133. Fr. Gunrdi. Venise. — 9. Van Balen et Van Ridden. Ste Famille. — 116. Franck, le Vieux. Salomé.
— 225. Murillo. La V. et l'Enf. J. — 99. Donvé (?). Jeune fille. — 291. Biibens. Assomption (esquisse, sur bois). — 22. Jean Both. Vue d'Italie. — 237. Palamèdes (''.). Réunion joyeuse. — 309. P. Snayers. Attaque d'un convoi. — 2. Fr. Albani. Vénus faisant naître l'anémone du sang d'Adonis. — 36. Jean Breut/hel. de Velours, et Rottenkammer. Vénus et Adonis. — 304. Corn. Schut. Sujet mythologique. — 55. Le Josépin. Agar. — 224. Fréd. Moucheron. Retour "de la chasse. — 117. Holbein. le Jeune. Luther. — 3. Fr. Albani. Mort d'Adonis. — 347. Vermeulen. Dordrecht. — 223. Paul Moreelse. Jeune femme. — 35. Breughel, le Vieux. Noce de v'illage. — 281. fiokes. Intérieur do ferme. — 102. Von Dijck. Jupiter et Anliopc. — 433. Ec. italienne. Principaux monuments de Rome païenne. — 434 et 435. Fc. française. Marie Leczinska et Louis XV. — 342. Verkolie. @ de son fils. — 59. S. Conca. Apparition de la V. à St Joseph Calasanz. — 253. Le Bassan et Van Kessel. Le Mauvais riche. — 311. Solimena. Assomption. — 233. Ommet/anck. Paysage. — 314. ./. Steen. Fuite en Egypte. — 240. Patel, le Vieux. Vue d'Italie. — 255. Paul l'otter i.'). Animaux au pâturage. — 228. P. Neefs, le Vieux, et Van Thulden. Intérieur d'église.
Ib6 — [R. 6, 2"] Il DE PARIS A DUNKERQLK. ,;
Sculpture : /'. Hébert. Olivier do Serres. — Feuchère. Résurrection ilo Lazare. — Barye. Combat d'unti^-Te et d'un crocodile. — Elshoccht. (g)d'Andrioux. — Uo)iassieu.c. ig) du marfiuis Dequctix de Saint-Hilaire, ancien député.
6' salle. — -277. Ribera. St Pierre. — ^HS. Velazi/uez (?). Jeune homine. — 11. Canlassi. Judith. — 101. A. Diirer. St Jérôme. — 454. J'. de Cortuue. Massacre des Innocents. — 336. Titien. Kapliaid et le Pérugin. — 380. 381. lie. française. P. Faulconnier, grand liailli do Dunkerque (.wii's.). et sa fcmire.
— 394. Ec: de /huid. © de Gensonné. — â'JS. l'an der Jiuj/l. Son (g). — 102. Van der Meule». Comliat de cavalerie. — 238, 230. l'atvl. le Meux. Paysages avec monuments et figures. — 331. Valmitin de Doulloyne. Joueur de guitare. — 272. J. de Beyn ['!<. (g) do la seconde femme de l'amiral Colacrt.
— 2ii7-260. Le même. Triptyque s'ïgno et daté IGôO) ligurant St Alexandre délivré jiar des anges, avec les jiortraits do Lcys, syndic des bouchers, et de sa femme. — lOoT P. Miijnardiii. Le duc de Bourgogne. — 264. 266, 273,274. J. de Heyn. Portraits. — 101. l'an der Meulen. Siège d'une ville. — 184. C. van Loo. (p) de sa femme. —376 et 377. Inconnu. Louis XY et Mario Leczinska. — 77. Dehondt. Choc de cavalerie. — 278. H. liif/mid. Claude Leblanc, intendant de Dunkorque. — • 5. Appiani. (g. — 395 et 390. Ec. flamande du xvi« s. ©. — 227. P. .\vefs. h Vieu.r. Intérieur d'église gothique. — 24. Jioudewyns et J'. Bout. Paysage avec tigures. — 117. J. Fyt. Nature morte. — 254. Fourbus, le Vieux. Martyre de St Georges, grand triptyque, peint sur bois en 1577, vendu, en l.î7s, à la confrérie de Saint-Georges de Dunkerque; le revers des volets, en grisailles, représente St Georges devant ses juges. — 413. Inconnu. Chemin de croix. — 358. W'Uden.s. Retour de chasse. — 310. Fr. Syndcrs. Nature morte. — 25S, 259. E. Quellyn. Sto Famille. — 231. Van Oost, le Vieux. Joueurs de cartes. — 38. Brcw/liel. de Velours. Joueur do vielle. — 40. Byett. (g). — 4Û1. Inconnu. Les Membres de la confrérie de Sainte-Barbe en 1633 (légende en flamand). — 118. ./. Fyt. .Nature morte. — 150. A. Jannsens. Jeune femme refusant de sacrilioraux idoles. — 151. ffans Jordaens. Combat d'amazones osquissei. — 100. Le Ducg. Joueurs do tric-trac. — 16^1. Van der Lanen. Joueurs de tric-trac. — 156. J. Jordaens. .\doration des Magos. — 260. E. Quellyn. Ste Hélène découvrant la ^raie croix. -- 290. Buhens. Réconciliation de Jacob et d'Esaii. — .355. /'. de Vos. Chien attaquant un héron. — 138. Van Helmont. Buveur. — 3.Î3. Corn, de Vos. Tète d'enfant. — 327. Van Tilbury. Couple buvant. — 13i. II. de Heem. Fruits. — !!1. Brauwer. Buveur. — 37. Breuyhel, de Velours, et Van den Hoeck. Stes Femmes au tombeau. — 389. Kc. flamande du xvi'= s. V. à la chaise. — 180. Lctellier. Nature morte. — 283. Bokes. Intérieur de ferme. — 34. Bretiyhet. le Vieit.r. Feux delà Saint-Jean. — 356. Martin de Vos. (g). — 331, .332. Van Thulden. La Charité romaine; Tête de femme. — 140. Van Ilerp. Hommes on gaité. — 306. P. Snayers. Paysage avec cavaliers. — 51. Carto. P^nsevelissement du Christ. — 10. Le Gioryionc. Un religieux. — 368. ZuccareUi. Adoration des Mages. — 152. Janssens. Une aubade. — 20. -4. Bloemaert. Jeune homme souftJant sur un tison. — 126. Van Goyen. Paysage {abords d'une ville fortifiée). — 244. Bonar. Peeters. l^ysage. — 285. .'ialcator Rosa. Choc de cavalerie. — .58. Gonzalis Coques. Tète de vieillard. — 130. Van Ilerp. Couple buvant. — 252. Le Ba.isan. Marchand de poissons. — 43. Cardi da Cigoli. Judith. — 243 bis. B. Peeters. Fête célébrée à Anvers à l'occasion do la prise de Broda en 1625.
Sculpture : (hatrousse. Madeleine repentante.
Le bàlimenl du musée renferme aussi la Bibliothèque (40.0U0 vol. et 70 raaiuipcrils).
La Chambre de commerce, entre le vieux port et les nouveaii.x bassins P'reycinel, (jr( upe un vaste liàtiment (18S3-189I) où sont groupés tous les services du port, les douanes, les chambres syndicales des courtiers maritimes, des transitaires, etc. Il (-(mtient
li MAU). — ROSENDAKL. i| [R. 6, 2"] — 157
en outre un musée commercial, des archives et une bibliothèque importantes, avec d'anciens plans et vues de Dunker(jue.
[1° Maio-Ies-Bains ii^\ -2 k. 5 N.-E. do la gare; ^'^ électrique, 15 e.; voit, de place, 1 fr. 5U. — Slaiion balnvaire fréq ne titre). — Aju-ès avoir dépassé à g. la chapelle N.-I). des Dunes, à dr. la colonne de la Victoire, on longe à g. le .iqunre 7\ircntic, puis, après avoir passé le canal du la Cuneile, le si/uare Homboul. Au delà on suit l'avenue des Bains de Mer.
Malo-les-Bains \ V. l'Index), corn, de 5,761 hab., contiguë à Rosendaël, qu'elle sépare de la côte, est une élégante station balnéaire, créée de nos jours dans les dunes. Elle fait front sur une belle plage de sable très fin par une digue-promenade. irabriqu(''e de carreaux céramiques, large d'une trentaine de m. et se i)rolongeant à l'O. jusqu'à l'entrée du port de Dunkerque; entre Malo et la jetée de lE. elle est revêtue, du côté de la mer. de blocs énormes de marbre et do granit. Bâti sur un plan assez régulier, Malo est un assemblage de villas louées aux baigneurs, d'hôtels, de cafés, restaurants, pensions bourgeoises et magasins divers. Le Casino-hôtel, long do 100 m., s'élève sur une terrasse dominant la mer salons de lecture et de conversation, petits chevaux, cercle; t. 1. j. spectacle-concert, matinée de l h. 3/4 à 7 h., soirée de 9 h. à minuit, etc.). Plus prés de Dunkerque. à côté du square Kombout, le Knrsaal comprend une salle des fêtes vitrée, des salons de jeux et de conversation, un café-restaurant, un tir et jeux divers. Il s'y donne aussi des concerts et des représentations théâtrales it. 1. j., à 4 h,, concert instrumental; le jeudi, matinée enfantine). Le Kursaal a pour annexe un pavillon des bains avec 150 voitures-cabines. L'établissement des Bains du Cap-Nord comprend env. 100 cabines ou tentes-abris et 60 voit.cabines. Dans le quartier E. de Malo, s'étend Xa. place Turenne (kiosque do concerts avec une éi/lise et un hôtel de ville do construction récente.
A l'E. de Malo-lcs-Bains, la nouvelle plage de Malo-Terminus i^^. 25 c. ; V. l'Index) offre un casino et des villas s'échelonnant le long d'une très belle digue qu'on projette de relier à celle de Malo-les-Bains. On peut aussi aller à Malo-Terminus par la station de Letirinckouke, ligne de Furnes.
2" Rosendaël {^, 2 k. E.-N.-E. du centre de Dunkerque; ^^. 20 c., allant jusqu'à la station de Rosendaid, ligne de Furnes, V. ci-dessous). — Le tram part de l'église Saint-Eloi pour suivre les rues des Vieux-Quartiers, du Magasin-à-Poudre, de l'Abreuvoir, Benjamiu-Morel et do Nieuport. Puis il franchit le canal de la Cunette et contourne à g. le square Jacobsen , qu'avoisinent les nouveaux hospices de Dunkerque.
Rosendaël. 12.010 hab. (dans l'éijlise. belle chaire Louis XV), est une vaste agglomération d'élégantes villas, de jolies maisons de campagne et do pépinières, de restaurants, de bals, de guinguettes, où les Duukorquois viennent en parties de plaisir.
8° Saint-Pol-sur-Mer (O. ; ^M partant de la gare, 10 c), com. do 9.799 hab., est surtout composé de la très longue rue de la République (plus de o(J0 n"'), d'où se détache à dr. l'avenue de la Mer (-2 k.), allant à la plage, fort belle comme situation, mais peu commode; les baigneurs vont de préférence plus à l'O., à l'ort-Mardick. Entre le bourg et la plage est l'hôt. Varcheure, voisin d'un vaste sanatorium où sont traités 150 enfants du dép. du Nord.
4° Les Moëpes. — A l'E. de Dunkerque s'étendent d'anciens marais, en contre-bas du niveau moyen de la mer, appelés Moéres (pron. Maures; de Moor, Moer, mot flamand signifiant « marais »), divisés entre la Grande- Muere '3.102 hect., dont 1.192 hect. en Belgique) et la Petite-Moëre, et desséchés en 1619 par le baron AN'enceslas de Coebergher, ingénieur belge.
Los Moéres forment deux cuvettes sensiblement ovales, dont le fond se trouve à 3 m. au-dessous de la plaine environnante. Les eaux y sont drai-
JNKERQUE
On s'éloigne des dunes; à dr., plai
Il DE PARIS A DUNKERQLE. .
néps par des rigoles qui divisent la plaine en rarrés réffuliers. Des rigoles, les eaux sont élevées à l'aide do moulins et de macliines. et déversées dans un <anal cirruhiiriî qui lait tout le tour des Mo<-res ut p<jrte le nom de Itiiii/sloot (de riuy, cercle, et sloot, l'ossé;. Le Hingsloot s'écoule luimême dans le canal des Moërcs. qui relie la Petitc-.Moëre à Dunkerque, où il s'nnit au canal de lu. Cunette. Au pont de Steendam,sur!c territoire de Couùekerque-liranclicle canal des Moëres est barré, et deuxpompes puisent du côté des Moëres 35Uni. cnlies d'eau par minute, pour les élever du côté de Dunkerque à un niveau supérieur de -2 m.ôO. Les eaux s'emmaL'asinent pendant ti h. entre le pont de ïiteendani et Dunkerque. puis, à marée basse, on ouvre l'écluse de mer, el îOO à l'JU.OOO m. cubes (l'eau sont lancés dans le chenal qu'ils balaient.
5" De Dunkerque à Furnes i"^,. 26 k
E.-N.-E.'. — Coniournant Dunkerque ai S.-E., la voie croise successivement le; canaux de Bergues. des Moëres et de Fur nés. pour se rapprocher des dunes litto raies et v courir parallèlement à la^mer
— 6 k. Rosendaël (T. ci-dessus). — 8 k Leffrincicouke (éylise du xvn'- s., cloche octogonal avec balustrade en pierre sculp tée. tableau gothi(|ue à fond d'or, tomb' du xv s.); la station dessert égalemen la plage de .Malo-Terminus ( Y. ci-dessus;
— A dr., furi des Dunes. — 1-2 k. Zwjd coote (Ilôt. Beausé/our, entre le ch.de fe et la plage) est fréquenté par quelque baigneurs; un vaste sanatoritcm, annex de celui de Saint-Pol-sur-Mer , y a et construit en 1905.
14 k. Ghyvelde {>' sur Hondschoote douane française), gare située au v. d Bray-Dunes (hôt. : de France, au bourg prés de la station ; Modern-Hotel, de l Plage. — Station balnéaire), relié par ui chemin pavé et un j^âS à vapeur ipro longement de la ligne d'Hondschoote) une belle plage 1 1 k. N. env.) de sable, c sont queliities villas, une fort belle digu et un poste de douaniers.
|De Bray-Dunes à Hondschoote (^ 1-1 k S. . — La voie franchit le canal de Furnes
— Gliijct'ldrviUe (église à nef romane). La voie traverse par le milieu la Grande Moëre ( V. ci-dessus). — 14 k. Hondschooi ( V. p. M').l
La voie entre en Belgique. — 21 \.Adin kerque (douane belge ; éylise ogivale), nés immenses.
li FLRNES. — WATÏEN. || [R. 7] — 159
26 k. Fumes ^hôl. : de la Noble-Rose, rue du Nord ; de la Couronne, Grande-Place), V. de 6,000 hab. De la gare, une longue rue qui passe devant le Pavillon, construction espagnole du xvi« s., aboutit à la Grand'Place, d'un aspect des plus pittoresques avec ses maisons à pignons des xvi» et xvif s., son hôtel de ville (1596 et ni'i) et son palais de justice, que domino le beffroi (1628). De la place, on aperçoit, au fond d'une rue, l'éi/lise Sainte- Valburge (xiv= et xv= s.), inachevée (jubé). Une autre rue, à l'angle S.-K. de la Grand'Place, conduit à l'église Saint-À'icolas, des xv" et wi^s. — Pour plus de détails, et pour le trajet de Furnes à Ostende, V'. la Belgique.]
Route 7. — DE CALAIS A LILLE
^ Nord, 10'7 k.. en 1 h. 10 et 1 h. r)0 par express (1" et {" cl.)- — 12 fr.,
8 fr. 10, 5 ir. 25.
^, 115 k. de Calais à Lille, par : (16 k.) Ardres; route fortement ondulée;
(40 k.) Saint-Omer; on suit le ch. de halage du canal de Neufossé; (58 k.)
Aire; Ci? k.) Merville; jusqu'au 85' k. on suit le ch. de halage du canal de
la Lys; (107 k.) Haubourdin: (115 k.) Lille. Visiter : — Saint-Omer.
Au delà de la gare des Fontinettes, la ligne de Lille franchit l'enceinte fortifiée de Calais. — 4 k. Pont-de-Coulogne. On croise le canal de Guines pour courir parallèlement au canal de Saint- Omer (à g.). — 0 k. Les Attaques
12 k. Pont-d' Ardres (hot. Dodanlhun, T. G. F.), station située près du Pont-Sans-Pareil (1750-1754), curieuse voûte en pierre à 4 ouvertures sous laquelle le canal de Calais à Saint-Omer croise à angle droit celui d'Ardres à Gravelines. Entre la voie et le canal, vaste sucrerie. Say.
[De Pont-d'Ardres à Ardres (^^ à voie étroite. 5 k. S.). — La voie
contourne, à dr., uu beau fond verdoyant (au milieu, vaste lac d'Ardres).
5 k. Ardres (X sur Calais et Anvin ; bôt. : Debuyne; du Cheval-Blanc), ch.-l. de c. do i,lVl hab., V. d'origine féodale (xi" s.), habitée en 1520 par François I^'' lors des fameuses fêtes du Camp du Drap-d'Or. dressé à 1 k. cnv. O.. sur le territoire de Balinyliem. — Sur la place d'Armes, église des xiv et XV' s. (pèlerinage à N.-D. de Grâce). — Belle allée de marronniers dite avenue du Camp-du-Drajj-d'Ur. — Moulin du xiv" s. — D'Ardres à Calais et Anvin, V. p. 119.]
20 k. Audralcq (hôt. de V Ancien-Hùtcl-dc-Ville), ch.-l. de c. de 3,034 hab. (château du xvui* s.). — 20 k. Ruminghem (beau clocher, avec (lèche en pierre de 1731). — La voie, contournant à dr. les hauteurs qui portent \aforel d'Eperlccques {QQOhecl.), s'engage dans la vallée de l'Aa.
31 k. Watten (M sur Bourbourg-Gravelines; hôt. de la Têted'Or), 2,153 hab., sur la rive dr. de l'Aa, resserrée en ce point entre deux collines avant de déboucher dans la grande plaine de Flandre, et il l'embranchement du canal de la Colme. h'église est le but d'un pèlerinage à St Gilles. Le Mont de Watten (72 m.), qui domine le b. au S.-E., a porté successivement une forteresse romaine, un ermitage, puis un monastère (occupé par les Jésuites anglais de 1608 à 1762), dont il reste une haut(; tour du xiv° s.
100 — [R. 7| Il DE CALAIS A lAU.K.
[De Watten à Gravelines (^ Nonl. ■20 k. N.-O.). — On croise l'Aa pour parcourir une jilaine immense entrecoupée de canaux de dessèchement. 'A k. /loli/iii' {clocher du xvi" s.). — 17 !<. Suinl-i'ierre-Brouck fdans Vci/lif-i . du XV s., tonilio du xiv«). — On joint à p. la ligne de Calais k l)unkcr(|ui — 23 k. Hourliourg, et ti k. d(! Hourbourg à ('i'J k.) Gravelincs iV. p. I-.'l
Kn amont de NVfUteii, la viillco de l'Aa s'épanouit en un vas;e bassin liuniide sillonné de canaux, au fond du((uel est Saint-Omer. En arrivant on longe à g. le fauliourg du llaut-l'ont et l'on croise l'Aa caiialisé.
40 k. SAINT-OMER (V . Vlml-x. — Art cl archéol.'}, ch.-l. d'arr. de 21), 91)3 liai)., sur l'Aa, qui s'y joint avec le canal de NeulTossé et devient lui-même, à la sortie de la ville, un canal navigable allant déboucher dans la mer du Nord à Uravelines. Déclassé en 18SS, Saint-Omer a tiémoli |)r('S(|ui' en entier ses remparts et s'est entouré de boulevards, de vt)ies neuves et de nouveaux (juartiers. L'intérieur de la ville est bien bàli et pen-é de lues larges et régulières, mais peu animées, où subsistent un grand nombre d'anciens hôtels. Les principales places sont situées aux extiémités de la ville, et aucune ne centralise le mouvement.
Principales curiosités. — Eglise Notre-Dame (p. ItV,'); — raines de Saint- Bertin (p. ICI); •- Musées de peinture et archéologique (p. UU-lor);; — Mlskk Depuis (p. 161); — ÉGLISES S.\iNï-l)ENis I p. l(j 1 1 KT hu Sai.nt-Sépulche (p. 166); — F.vUBOunGS de Lyzkl i;t du IIaui-I'dnt, kt '\\'ate»oands (p. 106-
167); — ASCENSEUR DKS I-'ONTINETTES (p. 167).
Histoire. — Saint-Omer n'était, au vii« s., qu'un château nommé Sithiu et appartenant à Adroald. seigneur de la cour do I)ai,'obcrt. St Audoiiiare ou Onier, évèque de Tliérouaunc, ayant converti Adroald, reeut do lui do vastes terrains où il appela trois moines de Luxcuil. Ilertiii, .Momelin et Ebcrtrani, qui. sous la direi'tion de P>crtin, organiseront une abbaye, d'abord Saint- l^ierre, bientôt Saint-Bcrtin, du nom de son premier supérieur. StOmcr fut inhumé dans la cljapelle Notre-Dame, qui devint à son tour une collégiale importante. Le dernier des Mérovingiens, Childéric III. reçut la tonsure monacale à l'abbaye de Saint-Bertin et y mourut en 755. La bourgaile de Sithiu. devenue sur ces entrel'aiîes une ville, prit, au lv^ s., le nom rie son fondateur. Pris et repris plusieurs fois dans le cours du moyen âge, S^aint-Omor tomba définitivement au pouvoir do Louis XIV, le 26 avril 1677, ajircs 17 jours de tranchée ouverte. La paix de Nimogue assura cette conquête à la France. En 1711. Saint-Omer, assiégé par le prince Eugène et Marlborough, fut sauvé par une femme du peuple, Jacqueline Robin, qui parvint, au péril de sa vie, à introduire dans la place un bateau çliargé de vivres et de munitions. — Saint-Omer, (;rigé en évéclié par l'Iiilippe II, en 1559, avec Boulogne et Ypres, pour remplacer Tbérouannc, a perdu ce titre en 1801.
Saint-Omer a vu naître : .Suger (1082-11521, eélèljre abbé de Saint-Denis (le lieu de sa naissance n'est pas absolument certain); le jésuite Malbra)ici/, l'historien le plus renommé do la Morinie (1580-1653); le peintre Arnould île Viœz (16 12-1724 s lo sculpteur Anselme JJiii/uesnoy (f 1647); Caventou, chimiste (f 1795). Nippolt/lc CflDiof (1801-1887). tiis du célèbre général de la République et père du président Sadi-Carnot : le peintre Alphonse de Neuville (1830-1885); Louis Martel (1813-1892) et Mejcandre Jlibol (né en 1812), hommes politiciues.
ITINÉRAIRE. — En sortant de la nouvelle (jarc, d'aspect monumental, on franchit le canal de Acuffossé (porl) sur un pont metallitiue, puis on cnlre dans la ville par la rue de l'.Arseiial, (jui aboutit