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LILLE : — NOTRE-DAME DE LA TREILLE. !| [R

tableau {Résurrection de Lazare) du maître-autel et les quatre Docteur/s

Kylise latine de la coupole sont de Jacques Van Oost. Une Adoration

• ■: /Irrf/ers, de Rubeus (dans la chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours,

a j. . et un Christ sur ta croix, de Van D\-ck (à dr., dans la chapelle du

'-Sacrement), ont été gâtés par des restaurations. A l'entrée du chicur,

iiinritaine et la Chananécnne, par Arnould de Vuez.

iivant à l'O. la rue tlu Pont-Neuf, on passe devant le vaste hôtel

Archives déparlemenlales. construit par I^eplus en 1844 (à la

lie supérieure fie la i'acade, médaillons des souverains de Lille

depuis Baudoin Bras-de-Fer jusqu'à Louis XIV; au-dessus de la

porte d'entrée, médaillons de Froissart et de Pli. de Comines). Puis,

par la rue Négrier, on rejoint la rue Royale, la plus belle voie de la

vieille ville, qui passe à son exlréniile S. près de l'église Sainte-

Cillierine et longe au N. l'église Saint-André.

< linte-Catherine, de 1538, a été agrandie en 172.5.

u bas du bas-côté g., tableau de Rubens, Martyre de Ste Catherine: chap. N.-D. de Lourdes (à g. du chœur) : statuette de N.-D. des Scpt-Douleurs, donnée à la collégiale Saint-Pierre par Philippe le Bon en 1450; chap. ■ lu Sacré-Cœur (à dr. du chœur) : curieux petit monument funéraire du

-.: stalles sculptées ornées de statuettes.

-^ii lit-André, ancienne église des Carmes déchaussés, date de 1702 vLour de 1890).

Nef : Chaire sculptée et plusieurs toiles intéressantes. — Au portail, JUrrification et Adoration des Mages, par Otto Venius. — Bas-coté dr., Sic Thérèse au ciel, parA.de Vuez; chap. Saint-Joseph. Jésus eni'oyt' pa?' son pèic pour sauver te monde, par Jacques van Oost. — Au maitre-autel. Aîarlyre de St André, par G. Deschamps, et deu.x bustes en marbre (St I>ierre et St Paul), par Quillins. — Bas-côté g., Annonciation, par A. de Vuez; chap. de la V. : la V. donnant le scapulaire â Simon Stock, par Jean van Oost ; tabernacle en argent dont le bas-relief, œuvre de l'orfèvre lillois Fr. Baudoux, ligure le Crucitiement. — Grille en fer forgé (xviir s.). — Ornements sacerdotaux du xvi<= s. provenant de l'abbaye de Loos.

.\ l'O. de la rue Rovale, on débouche sur l'Esplanade qui précède la Citadelle.

L'Esplanade, plantée de plus-ieurs rangées de tilleuls (manège civil ou écoie d'équitation; concerts jeudi et dim.), se développe le long du canal de la Moyenne-Deùle, sur une longueur d'env. 700 m. et une larg. moyenne de 70 m. Le canal y est traversé par le pont Napoléon, pont couvert construit en 1812, celui du Petit Paradis et le pont du liamponneau, près duquel se trouve le jardin public du Ramponncau, voisin du square Dauhenton. A l'extrémité de l'Esplanade, en face du : manège civil, s'élève la statue du général Négrier, par Bra (1849).

La Citadelle, chef-d'œuvre de Vauban, véritable petite cité mili-

■ taire ayant conservé sa physionomie du xvii« s., forme un pentagone régulier, dont chaque front est couvert de nombreux ouvrages détachés. Elle renferme de vastes casernes, une cliapelle, l'hôtel du

^ gouverneur et un arsenal. On pénètre dans la citadelle par la porte

;. Royale 1670). olfrant une longue inscription latine à la louange de

Louis XIV et de la ville de Lille. Les abords sont occupés par de

■ belles promenades longées ou traversées par le canal de la Deùle ; ce t' sont, outre l'Esplanade : — le jardin Vauban (à côté, école et jardin

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d'arboriculture); — \e jardin de la Citadelle, occupant une partie des glacis intérieurs do la forlorosso; — le bois de la Dcûle, établi sur les glacis extérieurs, entre la porte de I)unUeri|ue et la porte d'Ypres, et dominant li' champ de courses, où l'on paivient par Vaveiuie de rililifjodroine (vélodrome).

i'rés du jardin Vauijan s'ouvrent deux di-s i)rinfipaux boulevards nouveaux de Lille, le lioulfvard Vauban au S.-O. et le boulevard de la I.iixTté au S.-E.

Le lariie boulevard Vauban conduit à la place de Tourcoinçi : il laisse à g. le square et le palais Rameau, élevé en 1878 sur les plans de Contamine et Mounou. au iiniycn d'une donation de i'atironome Rameau (expositions artisti(|ues()U horticoles: ciun crts; 4.000 places; serre remarquable) et plus loin, à dr., l'Université libre, imposant groupe de constructions eu-atyle gothique llamand, élevées de 187:J a 1890 par Dutoupet sur les dessins du comte de Béthune.

Le boulevard de la Liberté, qui. s'étcndant en ligne droite de la citadelle à l'o. jus(|u'.i la gare des marchandises au S.-R., Iraciune ligne de démarcation entre L'i ville .incienne cl la ville nouvelle, est divisé en deux parlies par la place de la République, bordée sur deux cùtés par la Préfecture, somptueux palais construit en 1869 par l'archit. Marteau, et le palais des Beaux-Arts, et au S.-O. par Vliâiel des Postes cl Télégraphes. CMc place est décorée de la fontaine Vallon (buste, 1866. de Vallon, ancien préfet, à (|ui la ville doit sa transformation). Derrière la Préfecture, rue Jcan-Sans- Peur, le lycée de jeunes filles a. été installé, en l'.JOT, dans un couvent supprimé. En face de la place de la République, de l'autre c(ilé du boulevard de la Liberté, la place Richebé est décorée de la statue équestre en bronze du général Faidherbe. par le sculpt. Mercié et l'archit. Pujol. — La place de la Républiiiue est reliée par la rue ?ilcolas-Leblanc à la place Philippe-le-Bon. où a été érigé le monument de Pasteur, ipuvre de X. et de L. Cordonnier (rilluslnsavant fut, de 1854 à 1857, doyen de la Faculté des sciences de Lille): par la rue d'Inkern^ann à la place Sébastopol, où s'élève un théâtre provisoire, construit en i902.

Le Palais des Beaux-Arts, cons'truit de 1886 à 1891 par Bérard et Delmas, forme un earre parfait dont les angles sont accentués par des pavillims à colonnes. (Chacun des pavillons de la fai;ade principale est llanqué sur sa face latérale d'un pavillon octogonal renfermant un escalier et couronné par un dôme avec lanternon.

I^e Musée de peinture (ouvert t. 1. j. à l'exception du lundi, de 10 h. à 4 h. en liiver, jusqu'à ô 11. on été: le samedi, do 2 li. à 4 h. seulement; on entre par la porte à g. de la façade), un des plus tieaux musées de France, fondé en 1795. a été augmenté par des dons successifs, parmi lesciuels le legs de M. Alexandre I^elcux l'f '23 mai 1873). et celui de M. Brasseur, qui a joint à la donation de ses toiles un capital dont le revenu, de 10,400 l'r., doit être atiecté à l'acliat d'œuvres de maîtres.

Sur la pelouse devant la façade principale, sculptures : — Pic. Premier pas (bronzei. — A. Cordonnier. Jeanne d'Arc au supplice (ma.-brc). — Décliin. J.-B. ^Vica^ (marbre). — Foyatier. Spartacus (bronze). — Godebski. Faune et Bacchante (bronze). — Au perron de l'entrée du Musée : Clcsinger. Taureau de la Campagne de Rome.

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