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Il LILLE : — ST-MAL'RICE; — BOURSE. || [R- 8, 1"] — 185
bossages et à tambours, cariatides à gaine, médaillons, guirlandes de Heurs et de fruits, etc.)- Un campanile surmonte la fa(,ade regardant la Grande-Place. Des boutiques occupent malheureusement le re/.-de-chaussée et dénaturent l'aspect primitif de ce monument un pi'U lourd, mais très original. <Jn peut voir, au musée de peinture, un tableau de ^\'atteau représentant la Bourse en 1789.
Dans la cour, ontouréo do p:alories à arcades, on remarque des bustes d'inventeurs et de savants, ainsi qu'une statue en Ijronze de Napoliion /•"■, par Leniaire (1854). fondue avec les anciens appareils do la Monnaie de Lille, fabriqués eux-mêmes avec des canons pris à la bataille d'Austerlitz.
Au S.-O. de la Grande-Place, la rue Nationale, une des plus belles de Lille par ses dimensions, ses perspectives et ses façades, conduit, en longeant à dr. le square Jussieu (inonainent du chansonnier Desronsseaux, par Deplechin.et Turck) et en croisant le boulevard de la Liberté {V. ci-dessous, p. ISS), à la place de Strasbourg, où s'élève le inoiniinent (par A. Cordonnier et Bonnier) de Testelin. homme politi(|ue.
Au S. de la Grande-Place, la rue Neuve et une courte rue à dr. conduisent à la phice de Rihour, oii s'élève l'hùtel de ville.
L'Hôtel de Ville a remplacé l'ancien palais comtal puis ducal de Rihour. dont il reste, à l'aile dr., des parties intéressantes, quoique restaurées, du xV s. Les bâtiments modernes (1847-1859) sont dus à l'architecte Benvignat.
On remarque le r/rand escalier, qui conduit aux arcliivos, à la bibliothèque mblique, au musée des copies (peintures) et au musée des estampes (collection les frères Vaillant, graveurs lillois, inventeurs de la « manière noire »). Sur le palier du l'"' étage, au-dessous d'un bas-relief de Biehuyck (Lille 'lonorant la mémoire de ses enfants), une table de marbre donne les noms les Lillois victimes de la guerre de IS'/O-ISTL
L'hôtel, de ville renferme les archives communales et la Bibliothèque communale (ouv. t. 1. j. de 10 h. du mat. à 10 h. du s., les jours fériés lusqu'à •-' h.), renfermant 100,000 vol. et 900 manuscrits. Nous signalerons : m Ecaïujéliaire, du xii« ou du xiii'^ s., provenant de l'abbaye de Cysoing magnifiques miniatures); le seul exemplaire existant du Donat espirituel le .Jean Gerson, et l'un des trois exemplaires connus do la première édiion hollandaise du Spéculum humanse Salcatioîiis, imprimé, croit-on, /ers 1430, par Coster, de Haarlem. Un cabinet particulier est ali'ecté aux nanuscrits, aux éditions du xv s., aux aides, aux plantins, aux elzévirs et lux gravures les plus précieuses.
Au N.-O. de la Grande-Place, la rue Esquermoise, la plus ■ommerçante do l'ancienne ville (n°' 83 et 101, maisons du xviu* s.), 't à laquelle fait suite l'aristocratique rue Royale (n'"" 1-3, jolie naison du xvii" s.), laisse à dr. un quartier intéressant du vieux Jlle, où se trouve Notre-Dame de la Treille. Pour aller directenent à cette église, on prendra, au fond de la place du Théâtre, a rue de la Grande-Chaussée (n" 11, 14, 15, 42 a 52, maisons des ■lVU" et xvni' s.), et à sa suite la rue des Chats-Bossus. De la petite )laee du Lion-d'Or (à dr., rue des Arts et lycée FaidJierbe, consruit en 1852 par l'architecte Benvignat) part la rue de la Monnaie, lonl la première partie (n"' 1 à 30 et 31; est remarquable par ses Tiaisons des xvii" et xvin^s.; au n" 32 est ïhopilal Comtesse, fondé
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par la comtesse Jeanne de Flandre en 1243; la porte, à bossag'es, de 1649, est suivie d'un passace voûté à nervures ramifiées: sur la rue Comtesse donne un piunon du xV s. (à l'intér., peintures d"A. de Wuez et de ^^'aulps, helle voûte en bois de la cliapclle; table nécrologique des olllciers français soignés dans Tliospice après la bataille de Fontenoy).
Entre les n" ol et '3'\ di' la rue de la Monnaie est une impasse débnucliaiil sur Nnlrc-Damo.
Notre-Dame de ia Treille est cachée au milieu dun massif circulaiie de maisons de pauvre apparence. Cette ég-lise, élevée sur renipla(;ement du château du Bue, berceau de Lille, est destinée à remplacer la colléiiiale Saint-Pierre, détruite pendant la Révolution. Notre-Dame, qui. si elle est jamais terminée, sera une des plus belles éalises gothiques modernes, et que les Lillois appellent déjà '< la cathédrale ». a été -commencée en 1855, sur les plans des architectes anglais Glulton et Burges, remaniés par le Jésuite Arthur Martin, qui a donné au style un cachet plus français. Le chœur, sur crypte, n'est qu'à moitié exécuté; le reste n'est même pas sorti de terre.
Dans la chapelle absidale. au-dessus de l'autel, statue de Notre-Dann de la Treille, vénérée depuis le xtii' s., comme la patronne de la ville — Dans une chap. de g., modèle en relief et plans de la basilique terminée
Dans le même quartier, vers l'E.. se trouvent le Musée commercial (rue du Lombard, 2), Vliôtet de CAradhnie (xvni' s., rues Saint- Jacques et des Jardins), ancien hùtel d'Avelin (dans le jardin vaste salle d'aspect monumental; Louis XVIU y séjourna lorsqu'il reprenait, après le retour de Napoléon de l'île d'Elbe, le chemin de l'exil), ei prés de la porte de fioubaix ( 1621), Vhôtd des Canonnicrs. ancien couvent d'Urbanistes, donné en 1804 par Napoléon au corp^ des Canonniers sédentaires de Lille; il renferme, outre des archive; intéressantes, une sorte de petit musée anecdotique (on peut le visiter).
Buste de Négrier, par Bra : portrait du morne, par Ducornet; uniforme décorations et épée que portait le général, lorsqu'il fut mortellement blcsst à l'hôtel de ville de Paris, pendant les journées de juin 1818.
A l'angle de la rue des Canonniers et de la rue de Roubaix, on remarque l'ancien hôtel d'Aigremont (xvni' s.).
Revenant à la rue de la Monnaie, on trouve à dr. la place triangulaire da Concert (statue, 1908, trop petite pour son piédestal. d'André, maire de Lille en 1792), le Conservatoire de musique et \t Palais de justice (1837), édifice vulgaire dont le péristyle doriqut donne sur le quai de la Basse-Deùle. En suivant les quais de In Basse-Deùle on rencontre le Pont-\euf (1701) et plus loin à g. \p halle aux sucres, où est installé le Musée industriel, et, à dr., dan? la rue du Pont-Neuf, l'église de la ^ladeleine et la manufacture de.tabacs, au N. de laquelle, sur le quai, est Vhàpital général, de 173t (1.200 lits; dans la chapelle. Adoration des Mages, de \an Dyck).
La Madeleine (1675). vaste rotonde oblongue entourée de chapelles, est surmontée d'une coupole.