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6r/v///ers %\^. , FaveroUes tk.
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j i/rPa/is à S!,7usf '\ roir fimitf .3 :
Robert Lctoq, évêquc de Laon. connu par le; opinions po[iîif|ues avancées qu'il manifcst: dans les Etats généraux de 1356 et de 135" ("r 1360;: Parmenlif'r. le propagateur de h pomme de terre ! 17:i7-1813}.
ITINÉRAIRE. — L'avenue Carnol, belli avenue de platanes traversant la vallée conduit de la gare au pied de la CDllini (le Monldidier (jolie vue d'ensemble), «i Ton monte par les anciens fossés, piiià g., par la rue Parmenlier (à Tenlri-e ; dr., jardin public: au n" 23. à dr. d( l'église du Saint-Sépulcre, maison natali de Parmenlier', Imrdée à dr. par l'églisi du Saint-Sépulcre.
L'église du Saint-Sépulcre (xV tx\i' s.) olîre un portail à statues, nconstruit eu 185.5-18o().
A fint. : heWes boiseries Louis XIV chaire buffet d'orgues, banc d'œuvre. panneaux sculp tés dans le chœur). — Bas-coté dk. : en bas fonts baptismaux de 1539, au-dessus desquel un bas-relief encadrement moderne repré sente la Vierge, entourée des emblèmes sou: lesquels elle est désignée dans le Cantiqm des Cantiques ; en haut, chapelle voûtée ren fermant un Saint-Sèpulcre (xvi« s.,: au-dessu de l'arcade de cette chapelle, sous un dai très riche de la Renaissance. Ecce Homo ei pierre entouré d'animaux symboliques en ba"s relief. — Chœur : contre les piliers, statut de St Firmin. premier évêque d'Amiens, c de neuf Apôtres, reposant sur des culs-de lampe en forme de chapiteaux histcriés. — Bas-cotk g. : 1" chap.. tableau attribué ; Eustache Lesueur et donné, dit-on. à l'église par Catherine de Romanet, femme du poét( Racine.
La rue Parmentier aboutit à la plaa de l'Hôtel-de-Ville. Cet édilice, reconstrui en 1899 (escalier monumental), est surmonté d'un campanile oii a été remontf l'ancien jacquemart, appelé Jean Du ijuesne. k dr. de la place, maison du xvi' s., à frise sculptée, à l'entrée de la rue de Roye, où un ancien liôtel (n* 20 offre une tourelle de la Renaissance.
De la place monte la large rue Gambetla, que suit la place Parmentier. .\ l'entrée de cp|le-ci, on a à dr. la rue d'.-lmiens. qui niontf à la place de la liépublique, à g. la rue Le Caron. qui descend
li MONTDIDIER. — ROYE. || [R. 9, .4] — 207
à la poste (n° 7). Au milieu de la place est la statue de Parmentier, en bronze, par Molchnecht, avec quatre bas-reliefs, aussi en bronze, au piédestal. On continue par la riw Saint-Pierre.
L"église Saint-Pierre (1 173- 1480) est précédée dun riche portail gothique du xvi'^ s. (sculptures mutilées, statues refaites), flanqué de tourelles terminées en coupoles.
Bas-côtk nn. : chapelle on liaut : peintures sur bois du xvi" s. — BascÔTi': Q., l" cliap. : tombeau de Raoul III (-|- 1074; statue du xni" s., ie reste moderne), le Grand ou le Vaillant, comte de Crépy-on-Valois et de Montdidier; sous une arcade, Saint-Sépulcre et, au-dessus, verrière de \f^i>■i (la Transfiguration; dans le bas. tigures agenouillées du donateur. Pierre de Vignacourt, capitaine do Montdidior, et de son épouse), provenant de l'IIôtel- Dieu; •2'^ travée : fonts baptismaux en pierre noire, du .xii" s. (les quatre colonnettcs qui entourent le pied ont été rétablies en bois; au fond du bas-coté, christ du xv" s. — .autour du clueur et des chapelles qui terminent les bas-cotés règne une boiserie, surchargée d'ornements, du xvii" s. La chaire est de 1600 env. ; les boiseries de l'orgue sont de la Renaissance (aux côtés) et du xviiic s.
La rue Saint-Pierre aboutit à un passage voûté en plein cintre et à oçives, percé à travers le vieux bâtiment du Palais de Justice, ancien bailliage, dont plusieurs parties remontent au xu° s., entre autres les anciennes prisons, et d'autres au xiv".
Un escalier en pierre, dont la porte s'ouvre sous le passage et dont la voiite est formée d'une suite d'arcs en retraite (xiii= s.), mène à la salle des Pos-Perdus, décorée de trois magnifiques tapisseries d'Audenarde (sujets bibliques), du xvi"= s. Trois autres tapisseries, terminant la série, se trouvent dans un couloir conduisant dans la salle d'audience (magnifique pendule Louis XIV, œuvre de BouUe).
Le passage voûté accède à la promenade du Prieuré, d'où la vue est très étendue sur la vallée et très pittoresque sur la ville.
De Montdidier à Amiens et à Compiègne, R. 3; — à Albert, R. 6, 1».
La voie, longeant à g. Montdidier, s'élève par un petit vallon sec sur le plateau uni du Santerre. — 106 k. Faverolles. — 116 k. Laucourt (église du xvi" s., vitraux de l'époque). — 118 k. Roye- Suint-ijilles. — On croise la vallée de l'Avre.
120 k. Roye (hùt.-rest. Peraldi, prés de la gare; omn. 30 c; hot. ; du Commerce, pi. d'Armes, déj. 2 fr.. 50, din. 3 fr., ch. 2 fr., ISf, ^; du Cygne, r. d'Amiens, 4. — Eglise Saint-Pierre, maison de bois), ch.-l. de c. de 4,382 hab., sur r.\vre.
Histoire. — Roye paraît avoir été fondée après la destruction, par les Normands, de l'antique Rhodium, dont on croit reconnaître l'emplacement à (A k. S.-O.) Roifjlise. lioyo. place très forte et souvent disputée aux xv'', xvr et XV!!"- s., dut en partie; sa prospérité aux reliques de St Florent, auxquelles elle avait donné l'hospitalité lors des invasions normandes, et qu'elle finit par partager après de longs débats avec l'abbaye de Saint-Florent-lès-Saumur, à qui elles appartenaient légitimement. Au xvii« s., Roye fut le Ijcrceau de la secte des Guérinets, sorte d'illuminés, que Richelieu fit disparaître en 1631.
Koye a vu naître : le chroniqueur Gilles de Roye (■{• 1478) et le savant archéologue .fuies Corblet (1819-1886), fondateur de l'importante Revue de l'Art chrétien.
208 — [R. 9, A] Il DE PARIS A CAMBRAI.
ITINÉRAIRE. — On monte l'avenue de la Gare (en haut, ùdr.. posle), on croise les boulevards extérieurs et on -entre en ville par la rue des Annoiiciades, (|ui croise bienlùl la rue d'Amiens, conduisant à ix. h \a place d'Armes. Sur celle-ci, l'altentiiin est aussitôt retenue par une grande maison de bois, de l.")30 env., vierge de toute restauration. A g. de la maison et de Ihùt. du l'.omnierce est Vhôlcl de ville (tourelle de la lin du xvi' s.), d'où la rué de Paris descend dan> un vallon (à dr., restes des reuqjarls, x\' ou xvi' s.) pour remonter il Vêglise Sainl-Gilles (mauvais gothique du xvn" s.: porte fort simple du xn* s. ; 2 vitraux du xvi" s. aux pans obliques de l'abside : au-dessus de l'autel, 7 statues anciennes dans des niches du x\' s.: pierre tombale du xvi" s. au milieu de la nef).
En face de rhùtel de ville, à un autre angle de la place, commence la Idrtueuse rue Saint-Pierre, qui monte à l'église de ce nom.
L"église Saint-Pierre, de la dernière période ogivale, a conservé à la façade une belle porte centrale et une fenêtre du xii* s.: l'abside est entourée d'un étroit bfis-côté.
Voûtes ramifiées au cliœur et au transept, avec clefs sculptées: vitraux anciens retraçant des faits de l'histoire locale; au-dessus des fonts baptismau.\, bas-relief du xvii' s.
La rue Saint-Pierre se replie sur le (lanc N. de l'église, jiuis s'inllécbit encore pour déboucher sur le boulevard du Mord (jeu de longue paume), (iu"on suit à g. pour rejoindre le haut de l'avenue de la Gare.
De Roye à Compiègne (^^ Nord. 3G k. S.-E. : visiter Tilluloy . — .Vu delà de la halte de Hoye-.Saint-Gillfs. on laisse à dr. la ligne de Cambrai.
6 k. Beuifaignes. — A 3 k. O.. Tilloloy, dont l'église, en pierre et brique, avec sculptures en pierre, date de la Renaissance. La façade, avec ses deux grosses tours rondes, souvenir d'une tradition germanique, a beaucoup de caractère. '\'itrau,\ et piscines ornementées duxvi^s. : dans la chapelle de la Vierge, tombeau de Ponthus de Belleforiére, v l"'Oô. et de sa femme Françoise de Soyécourt, -;- 16-20; à. côté, monument funéraire (xvii" s.) de Maxiînilien. de Charles et d'Abdiers de Soyécourt. Le château de Tilloloy. entouré d'un vaste parc, date du xvii" s. ch'arabre où coucha Louis XIVj.
13 k. Roye-sur-Mal: (ci/lise du xii'' s., reposant sur un massif de grcs lone de -20 m.). — A fr., vallon du Mat/. — 1'.) k. Jtessons-yur-Mat: {bot. Savit-Xicolas), ch.-l. de c. de 901 hab. {éf/lise du xV s., avec croisillon N. romani. — ^-i k. Marijuéglise lau cimetière, croix du .wi*" s.). — 25 k. Antlienil {éi/Use de la Renaissance).
•28 k. Villers-snr-Condu)i (église ancienne avec curieuses parties romanes) au N., surune collineboisée, dolmen delà Picrre-Lanfroy et ruines d'un c/i(i<eni' (ju'on croit avoir appartenu à G. de Flavy. gouverneur de Compiéirnc lorsque -Jeanne d'Arc y fut prise. A 4 k. 'env. O., Monctiy- Humières à léfflise, vitraux de lôlô; restes d'une abbaye de relipieuses cisterciennes, fondée en 1238) fut le siège du duché d'Iiumicres, créé eu 1690. Monchy est tout proche de Bauyy (dans Yèglise, vitraux de 1520).
On franchit l'.Xronde. — 30 k. Coudun 'ruines d'un château-, église on partie romanei. — 35 k. Clairoix (clocher et fonts baptismaux romans), dominé par le mont Ganelon ( V. R. 12i. — 30 k. Compiègne iR. 12).j
124 k. Fresnoy-lès-Roye (croix sculptée du xvi'' s.). — A dr., Liancourl-Fosse {château des xvi'' et xvin" s., dont une tour renferme la chambre de Gabrielle d'Estrées, que Henri IV avait mariée d'abord
llROYE. — CHAULNES. - NESLE. || [R. 9, A] — 209
à Nicolas d'Amerval de Liancourt. — 127 k. Hatlencourt : à 3 k. 0., Foiuiucscourt, dont l'église est le but d'un pèlerinage à Ste Briqitte, 2" dim. d'oct. — 130 k. Hallu-Chilly : à 1 k. E., Hallu (dans l'église, fonts baptismaux romans).
133 k. Chaulnes (liùt. de la Gare: :' des lignes de- Saint-Just à Cambrai el d'Amiens à Tergnier), ch.-l. de c. de 1,312 hab., à 1.200 m. >"., sur le plateau de Santerre, ancien duché-pairie créé on 1621 pour la famille de Luynes. — Vaste église du xvtii^ s. — Communs (xvu^ s.) de l'ancien château, convertis en habitation. — Statue, par Lequesne, du urammairien Lhomond, né à Chaulnes (1727-1794).
l'De Chaulnes à Tergnier (r^ Nord, 4-2 k. E. : visiter Xcsle et Ham). — 6 k. Cnrchy-DresUncourt : à 1 k. S.-O., Curclty 'dans l'église, bas-relief du xv s. ; à 2 k. N.-E.. Dresliucourt léçjlise du \n' s.).
9 k. Nesie (*■* sur Péronne et Noyon ; omn. 30 c. ; hôt. : du Soleil-d'Or, r. do la Monnaie, 7; du Lion-d'Or. pi. d'Armes et r. Saint-Nicolas, près de la poste : voit, à louer aux hôtels ; cale du Commerce, pi. d'Armes), ch.-l. de c. de -2.602 hab.. sur le versaut g- do l'Ingon.
Histoire. — Nesle [Siriella appartenait au roi Dagobert, qui la donne à saillie Rothilde. puis l'ut le licrceau (944) d'une famille puissante qui fonda près de son château une collégiale en 1001. La seigneurie fut érigée en marquisat, en 1515. La ville et l'église collégiale furent brûlées par Charles le Téméraire en 14'i2.
Itinéraire. — On entre dans la ville, qui est au S., par le faubourg Saint- Nicolas, puis on prend à g. la rue Saint-Nicolas, menant à la place d'Armes, d'où la rue de la Monnaie (au n" 9. maison en bois, intéressante, mais en mauvais état et aljandonnée) desi'end à la place de l'Ér/lise.
L'église Saint- Pierre, jadis collégiale, ravagée par l'incendie de 1472, fut l'objet au xvii« s. d'une restauration sur laquelle s'est greffée vers 1845 une restauration nouvelle qui n'a pas réussi à rendre à l'édifice son cachet roman : il y reste pourtant çà et là des fragments authentiques du xn" s. : la crypte : la porte g. de la façade (la porte principale est une reconstitution ajiprôximative); le chevet droit, avec ses petites chapelles rectangulaires, remaniées aux xiii' et xiv'^ s.; quelques hautes fenêtres de la nef: les arcs longitudinaux de la nef, en plein cintre; quelques chapiteaux du transept et du cluBur.
A la chapelle à dr, du maître autel (porte ordinairement ouverte ; 10 marches seulement à descendre, le pavé du cliœur étant très élevé t. crypte romane, carrée, avec 4 colonnes isolées octogonales, et. à l'E.. '.i réduits correspondant aux chapelles du chevet; dans la crypte, 3 sculptures du xv= s. (Poricment de croix, le Christ dépouillé de ses vêtements, le Christ au tombeau) : sur un couloir, à côté du chœur, et oi'i sont déposés les débris de 2 sarcophages du XI' s., donne la porte ^ordinairement ouverte aussi i d'une salle capitulaire dont la colonne médiane, de 15 lô, porte à la séparation des nervures un curieux bouquet d'écussons: buffet d'orrjucs et grand confessionnal de 1720; à dr. de la nef : contre un pilier, épitaphe de 1689 encadrée d'architecture. et contre un autre pilier, inscription récente rappelant le concile national tenu à Ncslc en 1200 et qui déclara nul le mariage de Philippe-Auguste avec Ag-ncs de Méranie.
f^n face du grand portail de .Saint-Pierre s'élève, entre les débris de deux bastions, rentrée (xvir ou xviii« s.) du château, dont il reste en outre quelques parties peu intéressantes des communs.
De Nesle à Péronne, par Offoy, V. p. 215; — à Noyon, R. 12.
On croi.se ^Ingon. — 15 k. Hombleux {église romane remaniée au xvi' ou au xvin^ s. : tribune et buffet d'orgues remarquables du xvi« s.). — A g.,
LE NORD. 1-t
210 — [R. 9, .4j II DE PAiUS A GA.MBKAl. h
Vii'fi.'ille '\a. Piurre i/ui Pousxc, menhir) cl E/ipeville [vylise : chœur du xv s.). ■21 k. Ham (onin. iiO c. ; liot. : fie France. 1 fr. 50 par j., pâtés dp canard, pi. de l'Hotel-do-Ville; calé Ccnlral. rue du Général-l-'oy. 16. — Château, éi/lisc, iiutsife, statue du tjéitéral l'oyj, cli.-l. de c. de 3,i')3 hab., entre la Soiinne et son canal.
Histoire. — Après avoir appartenu à des seigneurs particuliers, Ham fut possédé par les maisons de (,'ouc v. d'Eiigliien, de l,uxcnil>ourg, de Rolian. do Vendôme ot de Navarre, et. à l'avcneineirt de Henri IV. l'ut réuni à la Couronne. Place forte souvent disputée aux xv et xvi" s., Ham a jiossédo une abbaye de Bénédictins, fondée en 1080 par Ingelrani, seigneur de l.,illcrs; l'abbo avait séance aux Etats d'Artois. — Ham a vu naitre : .S7 Gilbert, .vcque de Meaux (-j- lOlfi : Vadc. poète comique, créateur du genre « jioisard )' (1719-1751) : le général Foy, connu surtout comme orateur politique ^1775-1825).
Itinéraire. — On entre en ville par la rue de .\oyon, qui franchit le canal de la Somme, et sur laquelle s'embranchent plus loin à dr. deux rues conduisant au château. Elle se termine à la rue du Général-Foi/, qui, à dr. (poste), conduit aussi au château par la rue de Chauny, et, à g., aboutit à la place de IHotel-de-Ville.
Le château sert de caserne et de magasins 'on n'y visite que la tour du Connétable, s'adresser au casernier). Fondé avant le x" s., reconstruit en l'216. agrandi au xiv« s., restauré et rebâti en partie par le connétable de Saint-1'ol de 1436 à 1-106, il a conservé en grande partie ses créneau.x et ses mâchicoulis, mais la plupart des bâtiments d'habitation ont éié déligurés ou refaits; leurs restes les mieux caractérisés se voient prés de l'entrée. Cette ancienne forteresse, que baigne le canal de )a Somme, et qu'entoure sur trois cotés un fossé profond, forme un rectangle de l-'O m. sur ÎSO, ayant à chaque angle une tour ronde; deux autres tours, carrées, protègent Icfcourtines : celle de 10., entrée du fort, est couverte par une demi-lune du xvi' s. Une autre demi-lune, séparée du château par le canal, défendait la forteresse du coté E. La tour du N.-O. i^arait être une des plus anciennes (.\iii''s.); mais la Grosse-Tour, appelée tour du Connétable parce qu'elle es; bien du connétable de Saint-Pol, reste un des monuments militaires les plus curieux du xV s. ; elle a XJ m. de haut, et autant de diamètre extérieur les murs ont 11 m. d'épaisseur. Au-dessus de la porte d'entrée se voit cettt inscription : .\iox myeulx (ce que j'ai fait de mieux). A Tint., la tour se divise en trois salles hexagonales, desservies par un escalier de 100 marches. Dans la salle intérieure, dont les voûtes d'ogives sont seules authentiquement di xv' s., s'ouvrent 6 cachots pratiqués dans le mur et dans l'un desquels suivant la légende, un capucin aurait été enfermé pendant vingt ans.
Le château de llam a servi de prison d'Etat ; Jeanne d'Arc, le ehel huguenot Louis de Condé. l'illustre marin Cassard. MM. de Marbeuf, de Choiseul, do Montmorency, de Vibraye. g'cntilshonimes émigrés, le général Travot. les derniers ministres de Charles X. le prince Louis-Napoléou Bonaparte, les généraux Cavaignac. Changarnier, Lamoricière, Bedeau, etc. y ont été enfermés. Sur la courtine du rempart voisin du canal on montre le jardin que cultivait le prince Louis-Napoléon, et, dans les appartements qu'il occupait, des inscriptions commémoratives rappelant la place dt chacun de ses meubles. Le prince Louis-Napoléon parvint à s'évader, sous le costume d'un ouvrier, le -20 mai 18-16.
Sur la jdacc de iH<Hel-de-ViHe s'élèvent la statue du (jénéral Foy (pai Hiolle, 1879 : au piédestal. 3 bas-reliefs en bronze représentant : Foy ai: combat. Foy orateur, ses funérailles), la mairie et un musée, ouvert sui demande.
3 salles au l"^"^ étage : une à g. du palier (antiquités: joli portrait sut ivoire de Louis XIV: dessins et grav.), deux à dr., renfermant, la 1" det tableaux, la -2' de la verroterie et bouteillerie, de la bimbeloterie do toute