‹ Le Nord, la Champagne et l'ArdenneChapitre 132 sur 446 · MAM. — PÉRONNE. || [R. 9, A · texte numérisé non relu

MAM. — PÉRONNE. || [R. 9, A

.• cl Je tout pays. — ^ .Tableaux : -J. Atb. LamOeri, Méditation; 5, j :ii ^ri/raiii, Ciiercheurs de vers dans la vallée do l'Authie ; G. (J/i. (ioniarl, Crypte de Ham; 14, 15. Dcliiliiiie Cool, Nymphe enlevée par un Satyre, le Temps enlevant la Beauté (jolis émaux).

Au fond de la place s'ouvre la 7'ue Xotre-Ihimi- : avant d'arriver à l'église de ce nom, on laisse à dr. le beffroi, ancien clocher do la paroisse Saint-Pierre, avec 5 jolies niches de la Renaissance au mur O.; plus loin est un bâtiment d'assez grand style, do 1701. jadis dépendant de l'abbaye.

Notre-Dame, autrefois abbatiale, otfre tine nef dont le style roman a été altéré, sous Louis XIV, par une décoration intérieure qui en elle-même n'est pas sans valeur: cette décoration a été poursuivie sur le chœur et le transept, mais elle en a respecté le caractère gothique du commenc. du xni" s. ; la porto O., mutilée, est romane. On- remarque, dans la décoration intérieure, 3-2 bas-reliefs en stuc do grandeur naturelle retraçant des scènes du Nouveau Testament. Beau buffet d'urgues, maître-nutel. chaire et (aux côtés du chœur) 2 tables du xviii* s. ; à la nef, particulièrement au côté dr., épiiaphes nombreuses du wit" et du xviii» s. — Sous lo chœur, qui on a suivi le plan, crypte de 1-210 environ (s'adr. au sacristain, entrée à g. de l'autel, descente -23 marches), parfaitement restaurée par Duthoit;" elle renferme les statues tombales d'Odon IV. seigneur de Ham (-;- l'234) et de sa femme Isabelle do Bethencourt, décédée avant lui.

Derrière Notre-Dame est le boulevard du. Nord, sur lequel donne le joli parc Delicoiirl (kiosque à rafraîchissements), légué à la ville on 1908. Do là, en continuant devant soi. on rejoint le canal à l'endroit oii il baigne la grosse tour du château, qui se présente sous son plus bel aspect; à dr., de petites rues ramonent à la place, ou à la rue du Général-Foy.

De Ham à Péronnc, V. ci-dessous, p. 215.

30 k. Flavij-le-Martel : à 3 k. N., Saint-Simon, ch.-l. de c. de 583 hab., sur le canal Crozat, près de l'embranchement du canal de la Somme, jadis siège d'un duché érigé eu 1635 et qui fut le domaine patrimonial du duc de Saint-Simon, le célèbre historien. — Jonction avec la ligne de Saint- Quentin. — 4-2 k. Tergnier (R. l-2,i.J lii- Chaulnes à Amiens, R. 3.

Ou parcourt la partie la plus riche du Santerre. — 136 k. Hyencourt-le-Grand. — 139 k. Marchélepot {cytise des XV^ et xvi*' s.). — A g., Fresnes-Ma:ancoiirt. — L;i voie descend dans la vallée de la Somme et longe à dr. le canal. A g., châleau (VHapplincourt (xiv", XVI" et xvn" s.), entouré de douves. — 145 k. Pont-lès-Brie. — A g., Eterpiyny (chapelle et hàtiment du xv" s., restes d'une comnianderie). — 150 k. Péronne-la-(Jliapelette, station établie à 2 k. du centre de Péronne, au S. du faubourg de Paris, près de plusieurs établissements industriels et du port du canal de la Somme. — Après avoir franchi le canal, on traverse les étangs qui s'étendent à TE. et RU S. de Péronne et ({u'alimentent les eaux réunies de la Somme et de la Cologne.

151 k. Péronne-Flamicourl, gare principale de Péronne.

Péronne {V. V Index. — Eytise, château, liôlci de ville et musée, maisons anciennes), ch.-l. d'arr. de 4,523 hab., naguère place forte (une partie des remparts est démolie), est bâtie au confluent de la Somme et de la Cologne, qui s'épandent sous ses murs en vastes étangs et marais très poissonneux, et forment un paysage très original avec leurs îlots couverts de saules et de cultures maraîchères et parsemés de cabanes de « poissonniers ».

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Histoire. — Péronne {Petrona ou Pelronia) doit son origine à ané villa royale 'lue le maire du palais Erkinoald. l'ayant reçue de Clovis II, donna à son tour à des moines écossais, tandis que le roi, de son côté, fondait dans le voisinage l'abbaye do Mont-Saint-Quontin. St Fursy, premier abbé de Péronne, mourut en 650 : l'abbaye prit bientôt son nom et devint importante: mais te fui surtout comme ville féodale et place forte que Péronne joua un rôle au moyen âtjo. Los comtes de Vermandois en firent, au i.\" .-5., leur capitale et y construisirent, là où est le château actuel, un donjon où l'un d'eux, Herbert, enferma deux fois (9-i4-,9-2'i et 9-28-929) son souverain. Charles le Simple; la seconde captivité de ce roi ne finit qu'avec sa vie. Philippe I" réunit Péronne à la couronne et Pliilippe-Auf^uste lui octroya sa charte en 1009. En 1435, Charles ^'II, par le traité d'Arras, la donna à Philippe le Bon, duc de Bourgopie. Louis XI la racheta, mais se la laiss.i reprendre de force par Charles le Téméraire, en 1465. En 1 16S, il vint y visiter son puissant vassal, qui le retint prisonnier. Le duc ne le relâcha qu'après lui avoir imposé un traité humiliant et l'avoir emmené à sa suite dans son expédition contre les Liégeois. Louis XI ne recouvra Péronne qu'après la mort du Téméraire. L'armée de Charles-Quint ne put la prendre, en 1536; la ville fut alors défendue par une héro'ine. Catherine de Poix, dite Marie Fouré, qui, au moment de l'assaut, tua de sa main un PJspagnol. Une procession commémoraiive fut instituée chaque année jusqu'à la Révolution en souvenir de la levée du siège; elle a été rétablie en 1899 sous le nom de Fêle de Marie Fouré (en juillet!. La .Sainte-Ligue, après avoir été secrètement organisée à Paris en 1576, fat proclamée à Péronne' l'année suivante, et fut appelée quelquefois « Ligue de Péronne ... En 1631, Louis XIII signa à Péronne, avec les députés de la Cerdagne et du Roussillon, un traité qui prépara la réunion définitive de ces provinces à la France. En 1870-1871, Péronne. déjà décimée par la j)etite vérole, fut assiégée par les Allemands, qui la bombardèrent pendant 13 jours, mutilèrent la tour de l'église, détruisirent entièrement le huitième de ses maisons ou de ses édifices publics et en endommagèrent plus des trois quarts. — Cette ville a vu naître l'érudit Dom Germain (1645-lt:91) et le peintre Taliegrain (en 1852 .

ITINÉRAIRE. — La chaussée de la gare franchit la Cologne pour entrer dans la ville par la porte de Flamicourl et la rue Bérangcr, ou de VArrivée. qui débouche sur la longue place Saint-Sauveur (poste et télégraphe, contre Thùtel de ville). A dr., cette place touche presque a Tenceinte vers la porte de Bretagne (fia du xvi" s.; tout près débouche la rue de Bcaubois, où est, au n" 2, une belle corniche en bois du .w" s.): à g. elle s'ouvre, au droit de l'hôtel de ville, sur la Grande-Place.

L'Hôtel de Ville olïre, à côté d une partie du xvui" s., un joli bâtiment de la Renaissance avec porche voijté à ogives, surmonté d'une haute toiture et d'un élégant campanile; il porte les dates de 1583 (achèvement) et de 1803 (restauration): quelques salamandres y sont sculptées, avec la devise des derniers Valois : xvthisco et EXSTiNGVo. Celte aile renferme un intéressant musée (s'adressera l'hôtel <le ville; il est ouv. au iiublic le dim. de 2 h. 1/2 à i h. mi à 5 h. suivant la saison), qui doit une grande partie de <'■> ci.lb>i'tions à la générosité de M. Alfred Danicourt, f 1887.

L'entrée est par la petite porte, côté latéral du vieux bâtimeni eu lu- lus deux places), à g. do la façade xvm<^ s. de l'hôtel de ville. .Salles en général spacieuses, bien éclairées; musée bien tenu.

Rez-de-chaussée. — i"' salle (au.\ murs, fresques, peintes dans le goût

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