L. Hermajin, de
lÂvesnes
l Cambrai
\ le Cafeau
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cicns : Clnudius Lc/cune, maître de chapelle de Henri III et de Henri IV ; — parmi .es militaires : Jacques de Lalaiiii/ (14-2-2-1 153), Charles de Lannoy (xvi« s.). — Parmi les sociétés de Valencienncs, nous mentionnerons la Société de.i Incna. fondée en 18'J5, pour l'organisation de fêtes historiques au protit des pauvres.
Industrie et commerce. — Au moyen ige, la fabrication des tissus était florissante à Valenciennes; il s'y fabriquait, en particulier, dos tapisseries dont le musée a conservé un magnifique échantillon. L'industrie dentellière, née à la tin du xvi" s. et qui a t'ait la gloire de Valenciennes aux \vii« et xviii" s., a complètement disparu au commencement du xix^. Elle a été remplacée par des industries dues surtout à l'immense développement do l'exploitation liouillère dans l'arrondissemenc. Toutes les usines se trouvent en dehors de la ville, protégée jusqu'à ces dernières années par ses remparts. La grande industrie occupe surtout les bords de l'Escaut où s'échelonnent notamment : les Forges et aciéries du Nord et do l'Est ; les Forges d'Escaut et Meuse; les Hauts Fourneaux et Forges de la Société Denain- Anziu. Les betteraves et la chicorée sont cultivées en grand dans tout le pays environnant.
ITINÉRAIRE. — La nouvelle f/are monumentale (1905), d'un style se rapprochant, de la Renaissance, s'ouvre sur un quartier neuf, encore peu construit, tracé sur les anciens remparts. Prenant à dr. Vavenue Ferrand. on pénètre dans l'ancienne ville par la rue Fcrrand qui louée à g. le groupe de constructions atrectées à l'école des Beaux-Arts, au lycée, à la bibliothèque, et Vé(ilise Haint-Mcolns (1601). ancienne chapelle des .lésuites (belle chaire moderne).
L'Ecole des Beaux-Arts (à hauteur des fenêtres du 1" étage, médaillons de Palladio, Michc.l-Anijr, Raphai'l et PaU'striiKi), fondée en 17S2. et (Voii sont sortis nombre d'arlistes distingues (liste dans le vestibule), renferme au rez-de-chaussée un beau tronc de Siçiillarid. donne par la Cie d'Anzin. et une maquette du monument de J. Marmottan (1S29-1S83). fondateur des mines de Bruay (Pas-de-Calais). Au 2' étage est installé le musciun d'histoire nalarcllc. La Bibliothèque publique occupe un vaste édifice moderne.
La salle principale est décorée de peintures représentant la Raison livrée a Klle-iiiémi- et la liaison éclairée par la Réiélation. Les voussures olfreut les portraits des écrivains les plus célèbres de la Compagnie de Jésus, attribués par Clément de Ris à Arnould de Vucz. lia bibliothèque possède env. 25,000 vol. et 715 manuscrits formant 1.000 vol.. dont le plus ancien remonte au ix"" s.; on y remarque aussi les deux plus anciennes compositions en langue romane" qui soient connues jusqu'à ce jour : la Prose de Ste Eulalie et un fragment d'Homélie sur la prophétie de Jouas.
A la bibliothèque communale sont annexés la bibliothèque et le musée Benezech, collection comprenant 5,000 vol,, plus de 100 tableaux, ainsi qu'un certain nombre de bronzes, de poteries antiques et do sculptures, parmi lesquelles une Vierge en marbre Idanc provenant de l'abbaye de Saint-Aniand.
Le lycér est l'ancien collège des Jésuites (xvii" et xvui' s.) considérablement agrandi.
La rue Ferrand se prolonge par la rue de Paris (k l'angle de la rue Notre-Dame, jolie maison en briques, du xv* s.), ([ui conduit a la place d'Armes ou (irande-Place, en dépassant à dr. le square Carpeaux et, à g,, le Mnrché-aux-Herbes (point de départ des trains à vapeur).
Il V.VLENCIENNES : — HOTEL DE VILLE. || [R. 10, B] — 231
La place ou square Carpeaux, sur laquelle donne l'église Saint- Géry, est ornée de la statue en bronze d'Antoine Watteau (modèle de la statue par Carpeaux, le monument achevé par Hiolle), avec quatre personnages de la Comédie italienne. Le peintre Watteau est né dans le voisinage, n" 3U, rue de Paris (inscription commémorative). Le sculpteur Carpeaux est né dans un autre quartier, rue Delsaux, près de féglise Notre-Dame.
L"église Saint-Géry, construite en 1225 par Jeanne de Flandre, pour des Franciscains, n"a conservé du xiii" s. que les arcades longitudinales de la nef et deux autres à l'entrée du chœur. Son vocable actuel ne lui a été fionné qu'à la Révolution, à la suite de la destruction de l'ancienne église de Saint-Géry. La tour est moderne ainsi que le portail (rue Georges-Ghastelain).
A Tint. ; en bas du bas-côté ^., Christ en croix, tableau d'Abraham Janssens: dans le chœur, statues h.' Apôtres, par Dupréau, sculpteur valenciennois, et stalles sculptées avec remarquables bas-reliefs en bois représentant la Vil- ilf St .Xorbi'rt. fondateur do l'ordre de Préniontré, et provenant de Vicoigno; dans la chapelle à dr. du chœur, tcte de Christ on marbre blanc. par Lemaire.
La Grande-Place ou place d'Armes, centre vital de Valenciennes, est un vaste parallélogramme, dont un des grands côtés est occupé en partie par l'hôtel de ville et le théâtre, et l'autre par de grandes maisons du xviii" s. Vers l'angle N.-O. subsistent 2 maisons du xvi° s. (n"" 61 et 63), avec étages en encorbellement et pignon trilobé.
L'Hôtel de Ville, construit en 1612 dans le style de la Renaissance flamande, et d'un grand caractère architectural, oiïre, sur la place d'.Srmes. une longue façade, reconstruite en 1867-1868 sur le modèle de l'ancienne, flanquée de belles tourelles d'angle et surmonlée d'un campanile carré à deux étages. Le fronton central porte, au-dessus des armoiries de la ville, une statue, par Carpeaux, qui figure \'aleiirirnru's défendant ses remparts en 1793. Sur un des petits côtés de la Grande-Place se dressait le plus haut beffroi de France (85 m.); il s'elTondra en 1843, à la suite d'une restauration maladroite.
A côté de l'hôtel de ville, dont il est séparé par la rue de la Halle, le théâtre, bâti en 1782 par Alex, de Pujol, père du peintre Abel de Pujol, a été restauré de nos jours.
ÎAu S.-O. do la place, par la rue de Fainars (au n" 16, maison de la Renaissance espagnole, décorée de sculptures malheureusement badigeonnées; au n" 'X>. Maison de la Renaissance), on peut aller voir ï Hôtel-Dieu, dont les dortoirs occupent l'ancienne église des Carmes déchaussés et dont les bâtiments donnent d'un coté sur la rue Notre-Dame (jolie maison du xv' s., dont la façade a été refaite d'après l'ancienne).^
A g. de l'hôtel de ville commence la rue du Qaesnoy (n" 31, maison de lo2o; n" 70. portail Louis XV), menant à l'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame du Saint-Cordon, bâtie dans le style du xîu" s., par Grigny. fj'Arras. el consacrée en 1864. est dominée par un clocher haut de 83 m. (cloche ancienne appelée Jeanne de Flandre). Elle remplace une église célèbre construite au xiii' s. et
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qui était un monumoiil préeicîux de celte épo(|ue (démolie après la Kévolution).
Pavé (lu clueur, sur lequel sont tli.'urées les armoiiies Ue Valenciennos à toutes les cpo(|ues. — La statue de Notre-Dame du Saint-Gordon, dans la chapello (absidale) do ce nom, est promeuéc cliaque année en procession solennolle, le dimanche qui suit le 8 septembre, en souvenir de la délivran'.'o miraculeuse de Valenciennes décimée par la peste on l'an 1008. Cette procession, qui a lieu sans interruption depuis cotte époque (sauf l'année 1793), était autrefois une dos plus curieuses fêtes traditionnelles du Nord de la France.
La rue du Quesnoy débouche sur les nouveaux boulevards près du Jardin de la Rhônelle, très joli, avec pelouses vallonnées (statue en bronze : Brcnnus). lac peuplé de cygnes (en face le lac, Caïn jaloux, stèle eu marbre blanc, par Gournel) et rocher pittoresque. Ce jardin est séparé par le boulevard Carpeaux du square de. la Dodenne, où la tour du tiième nom (xm'-xv' s.) surmonte une vieille porte d'eau sous Incjuelle passe la Hhùnelle.
Le houlcvai'd Watteau conduit au N.-E. à la vaste promenade de la place Verte, ini a été érigé (1902) le monument commémoralif de la Défense de 'Valenciennes en 1793. o-uvredu scul|)leur(i.Crauck ; le piédrstal. orné de bas-reliefs, est surmonté d'une haute cohmne portant une Victoire ailce. Sur la même place s'élève le Musée.
Le Musée de peinture et de sculpture (ouvert t. 1. j., sauf lund. et sam.. de 10 h. à midi et de 2 h. à 4 h., oO c par pers.. gratuit le dim.; entrée par la porte qui donne sur le boulevard Watteau) a été construit (190.')-I908) sur les plans de P. Dusart.
Hall consacré à la sculpture. — Do dr. à g. : — 401. Cadolini. L'Esclave.
— 358. Besmelles . Pastorale. — 370. Hiollr. .Jésus tenté par le démon (basrelief). — .396. Milliomme. Colbert. — 375, 381. HioUe. ■$ de Carpeaux: Enlèvement d'Kuropc. — 394. Mobille. Icare essayant ses ailes. — 382. Hiolle. Enlèvement de Déjanire. — 404. /Je Vasselo't. .Joueur de musette. — 379. Miolle. Arion. — 327. BoUva. St Sébastien. — 331. Cartier. Gilliat (épisode des Travailleurs de la M'-r do Victor Hugo). -- 402. Tlieunis.ien . Pendant la grève.
lîevenu devant la porto d'entrée, on remarque au milieu du liall plusieurs pièces dont les principales sont, au centre : 17. Carpeaux. tJgolin ; — puis de dr. à g. : — 377. Hiolle. Narcisse. — 38'.». f^euxaire. \)\\c do Hordcau.T. 391. Jeune tille eiVrayée ]>ar un serpent. — 403. Thi'uni.isen. (Bj d'Harpignies.
- 359. Denruclles. Job. — 392. Lemaire. Résignation; 390. Jeune fille au papillon. - 360. /■'at/el. (B) de Chcvreul; 367. Première otfrande.
Revenu dev.int la jiortë tl'entrée du hall, et ayant cette porte derrière soi, on commence la visite des salles de peinture en entrant par la l"' porte à dr.
Salle de l'école flamande des XV'^ et XVI*- s. — De dr. à g. : 267. Oolzius. Léda. — 204. Corneille de Hnnrlem. La Charité. — 228. Pourbus. (g) de Ph. Emmanuel de Croy et de sa sœur. — 230. Ponrhiis. (g) de femme. — 518. Tapisserie de haute lisse représentant un tournoi au xv" s. Cette superbe pièce, l'ieuvrc capitale du Musée, faite à Valenciennes, est admirablement conservée: remarquer particulièrement la vérité de la couleur des cuirasses. Dans la tribune, on reconnaît l'empereur Maximilien, Jeanne la Folle, et Philippe le Beau. Les armoiries figurées sur les 20 écussons qui décorent la bordure sont celles des princes de Saxe. — 89 devant la tapisserie). Alai-mion. Ex-votn. — 215. Van Hcymcrm-ate. Le Collecteur d'impôts (rappelle do très près le Banquier et sa icmmc de (Quentin Metsysi. — 229. PoinLus. Un seigneur: 227. La ))rincesse Dorothée de Croy (remarquer la richesse
Il VALENCIENNES : — MUSÉE. || [R. 10, B] — 233
de la robe). — 203. liemard viw Orley (?). Adoration des Mages (triptyque). ■ — 253. M. de \os. Circoncision. — 202. Inconnu. Mort de la Vierge. — 320. Ecole allemande. Ecce Homo. — 27. Clouet. L'Amiral de Coligny. — 231. Pourbus. Marie de Médicis. — 254. M. de Vos. Adoration dés Mages. — 38. J. Cousin. Jugement dernier. — 63. Inconnu. Procession pendant la Ligue.
— 176. Rosch. St Jacques et le magicien [très curieux spécimen de la symbolique du moyen âge].
Ou revient à la pune par laquelle on était entré, pour tourner à dr., et aller visiter la
Salle des écoles hollandaise, espagnole et italienne des XV<^ et XVl"" s. — De dr. à g. : — 271. Huyff. Clarine. — 183. Briieghel, te Jeune. Les (Euvres de miséricorde. — 292. Fictoor. Deux petits pauvres. — 285. Quinkhard. Scène d'intérieur. — 309. Scliedone. Mariage mystique de Ste Catherine. — 313. Zuccarelli. Cascades de Tivoli. — 315. Carreno de Mlranda. Diseurs de bonne aventure. — 312. Zuccarelli. Pajsage. — 275. 7". df Ket/ser. Famille d'armateurs. — 291. Van de Vèlde. Marine. — 265. Van Cuyp. Résurrection de Lazare. — 293. Wouiuerman. Départ pour la chasse. — 273. Janssens. Repas. — 298. Le Guide. © de femme. — 31 1. Carreno de Miranda. Charles II enfant.
On traverse letto salle dans toute sa longueur, pour pénétrer dans la
Salle de l'école anversoise du XVir s. — De dr. à g. : — 256. Seghers. ^>t Eloi aux pieds de la Vierge. — 231. 235, 236. Rubens. Triptyque : Vie de St Etienne. — isS. G. de Crayer. N.-D. du Rosaire. — 213. Jordaens. Enfants jouant avec une chèvre. — 239. Sai-ery. Le Paradis terrestre. — 214. Jordaens. Le Jugement de Midas. — 214. Snyders. Nature morte. — 190. G. de Crayer. .St Pierre pénitent. — 2:!8. Rubens. Descente de croix. — 189. G. de Crayer. Madeleine pénitente. — 212. Jordaens. Le Roi boit. — 22. Noort. Le Christ mort sur les genoux de la Vierge. — 19L Van Dyok. Martyre de St Jacques. — 36L '\Vinc^•e6oo»^s. Paysage. — 222. Van Oost. .A.doration des Bergers. — 169. Adriaensens. Nature morte. — 210. Janssens. Christ on croix.
— 255. P. de Vos. Chasse au sanglier. — 192. Van Dyck. Jacques le Roy.
— 226. Pepyn. St Bernard triomphe du schismatique Guillaume d'Aquitaine, en lui présentant l'hostie. — 207. Inconnu. Un chevalier de la Toison d'or.
Retournant sur ses pas. on revient au fond de la galerie, pour tourner à g. et pénétrer dans 3 salles placées à la suite l'une de l'autre, et contenant la Collection Carpeaux (30S œuvres cataloguées), qui consiste en bustes, dessins, esquisses, [leintures. etc. Toutes les œuvres du maître portent des étiijiiettes roiif/es.
l" s.^LLE. — 44. Flore accroupie. — .37. Mme Carpeaux. — 65. Ebauche du monument île Don Pedro. — 11. La Toilette. — 45. Suzanne surprise. — An mur de g., nombreux dessins au crayon et à la plume.
2' s.sLT.E l'contiguë à g. au hall d'entrée). — Î^Ionument de Watteau à Valenciennes. — 22. Jeune tille à la coquille. — 40. Mlle Fiocre, danseuse de l'Opéra. — 69. Réception d".Vbd-el-Kader par Napoléon III à Saint-Cloud.
— 10. Hector implore les Dieux en faveur de son fils Astyanax. — 8. Philoctôte à Lemnos. — 08. La Sainte-Alliance des peuples. — 26! (g en pied du Prince Impérial. — 41. Mater Dolorosa. — 14. Pêcheur napolitain à la coquille.
3'^ SALi.K. — b; du prince Stirbey, bienfaiteur de Carpeaux. — 57. Figaro.
— 56. L'amour T)lessé. — 13. L'Eté. — 63. La Pêcheuse de Vignots. On pénètre dans la
Salle de Técole française moderne. — De g. à dr. : — 126. Sain. Repas de noces à Capri. — 29. f'orocnne. Christ au tombeau. — 25. Chigot. Un duel d'officiers. — i\. Dawarti. Dans la mort (siège de Sébastopol). — 133. Tatler/rain. Nos hommes sont perdus! (marine). — 74. Layraud. Sortie de taureaux. — 130. Schommer. Mme A. Mérat. — 123. Roll. La Grève des mineurs. — 35. Coroënne. Mlle Coroènne. — 131. Mlle Schwnrtze. Ilarpignii's. — 10*. Poiiitdin. La Foret mouillée. — 75. Lnijraiid. I.istz. — • 57. Harpignies. Vallée de l'Amance. — 59. Henner. St Jérôme. — 55. Harpignies.
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Maraudeurs surpris. — 76. Layraud. Mme Saunier. — 56. Harpignies. Le Vieux noyer. — lH. Breton. 1.,'Hivor. — 68. Jonas. Consolation. — 1. Agache. Jeune femme. >
Tournant a dr.. on entre par la ■}" porte à g. dans la
Salle de peinture française du XIX' s. — De g. à dr. : — 114. .1. </« Pujol. Le Tonneau des Danaïdes (grisaille). — MO. Vincent. David vainqueur de Goliath. — 30. Grandpierre. Atelier d'A. de Pujol 'remarquer dans ce tableau suspendue au mur du fond la toile suivante;. — Î16. A. de Pujol. (g) de femme (grisaillei. — 24. C/iarlct. Le Ravin. — 4. Auvraij. Serment de Louis-Philippe. -- 113. ,4. de Pujol. St Roch enlevé au ciel. — 9-2. Homnl. Adam et Eve.
En sortant de cette salle, ou rentre dans le liall de sculpture, et on y preiiil la l" porte à dr. pour pénétrer dans la
Salle de peinture française du XVIII'" s. — De dr. à g. : — 6 1. Inconnu. Louis XI \'. — 10. l-'raiiiiiii'. Louise-Adélaïde de Bourbon. — 100. Xattier. Mari'clial de Roul'llers. — lr>G. Louis Wallcuu. Retour d'un soldat dans ses foyers. — OS. Inconnu. Le colonel Bardo Bardi Margaloili, 1" gouverneur français de Valencicnnes, 1677 'très beau cadre on bois sculpté . — 107. Pater. La Soirée. — 7-2, 73. La Tour. Portraits. — Ou. Inconnu. Louis XIV. — Iû3, 155. Louis V^atteav. Scènes champêtres. — 45. Fragonard. Tête d'enfant. — 146. Louis Wafleau. Renaud sous un chêne. — 101. Pater. ip, de sa sœur. — 51. Greuze. J.-P. Romal. — 105. 106. Pater. Concert champêtre et Délassements de la campagne ces deux tableaux ont été achetés HKi.UOii tr. ; la ville de Valencicnnes en a refusé -,'00,000 . — 150. A. Watteau. Le sculpteur valenciennois Ant. Pater; 151. Conversation sons les arbres dan parc CCS 'leux toiles sont les seules (|ue le niusc-e de Valencionnes possède ilu izrand ^Vatte;lu ; ses i hefs-d'cuvre : Gilles et ITnditlërent. sont au Louvre . - 'Jl. OiUct. Louis XVL — 136. De Troy. Mme de .lulienne. — 101. Rifjnnd. ip) d'un personnage qu'on croit être le Régent. — 103. Pater. Le Nid de tourterelles. — 152 et 151. Louis Watteau. Tableaux champêtres. — 01. !^>. Monnoi/cr. Fleurs. — 37. J.-B. Courtois. Combat de cavalerie. — 10-2. fiit/aud. (gi de femme. — 39. Coypel. Héroïsme d'une vierge chrétienne. — 135. Genniiri. Hortense Mancini.
Devant la porte de sortie, deux bustes en terre cuite, l'un représentant Pater, sculpteur valencieimois, par .Saly, et l'autre Voltaire, par ffnudnn.
Revenant dans le hall d'entrée, ou peut, par la grande porto de dr. (porte d'entrée du halli. aller à dr. et à g. visiter deux petites salles contenant de nombreux dessins de Hubert Robert. A. de Pujol. plusieurs l'ustes en plâtre, un magnifique vase de Sèvres donné par l'Etat, plusieurs aquarelles dont une de Meissonier. ilans la salle de dr.\ des dessins de Coroijniïv. Clnise, un pastel de Voiscux, quatre sanguines de Hvét. etc.
A l'anale de In place Verlf id de la rue des Capucins, un petit hatiment, le Musée Gustave Crauck (ouv. au pub. les diin., lundis et jeudis, de 2 à 4 h., les autr*? j. aux étraniters aux inc'-nies heures), renferme ToHivre de cet artiste et les collections léguées par lui à sa ville natale (300 pièces env.i.
La rue des Capucin.f (yii^le inslitution .^olre-Dame; curieuse maison en bois à l'angle de la rue de Mnns) conduit à la place Snint-Gcry, ou Jardin Froissant. s(|uare dessiné sur remplacement de l'ancienne église paroissiale Sainl-Géry. et orné d'une statue en marbn- de Froissart (IS-jfi), par H. Leniaire. de Valenciennes.
Le piédestal porte cette inscription extraite des oeuvres du chroniqueur :
c SI AUCIX OCII^RT SAVOm Ol-I JE SriS. je m'appelle JEHAN FROISSART, XATIK
DE LA BONNE FT FRAXKE VILLE DE v.\LEN"CiENNES i). Derrière la statue. un portique en hémicycle, à arcades cintrées, est décoré do bas-reliefs
Il VALENGIENNES. — ANZIN. |i [R. 10, B] — 233
figurant l'Escaut et la Klioneilo, et de dix mi''dailloiis en bronze des prin cipaux personnages nés dans cette ville.
De la place, la rue Saint-Géry ramène ii la place d'Armes.
Au faubourg de Paris se trouvent Péglise lY.-D. du Sacré-Cœur et la petite cluipcUe de N.-D. des Affligés, but de pèlerinage le vendredi saint. — Au N. de la ville, l'fiospicc général est une immense construction de 1751, près de laquelle la manutention occupe une ancienne église. — A l'extrémité 0. de Vavenue Dampierre, une colonne a été érigée à la mémoire du général Dampierre, blessé à mort en cet endroit le 8 mai 1793. — Au cimetière Saint-Roch, monuments de Carpeaux, Crauck (avec une tète du Christ, dernière fpuvre du maitre). HioUe, A. de Pujol, des Victimes de la Guerre, etc.
Anzin, V. industrielle de 14,387 liab., à 2 k. N.-O. de Valenciennes, sur la rive g. de l'Escaut, sur les routes de Saint-Amand et de Condé, suivies par des trams à vapeur, est célèbre par ses mines de houille. Sur la Grande-Place, monument du mineur Fontaine, inventeur d'un parachute pour les cages des puits de mines.
Anzin possède des fonderies de cuivre et de fer, des ateliers considérables de construction métallique, de construction mécanique et de chaudronnerie, des fabr. de fers à cheval, de limes, de tubes et tuyaux en fer, un atelier de galvanisation, etc. Il est difficile d'obtenir l'autorisation de descendre dans une mine, si l'on ne connaît un ingénieur ou du moins si on n'a pas une recommandation.
La maison de Régie des Mines d' Anzin (située avenue Desandrouins, sur le territoire de Valenciennes) possède un curieux musée rétrospectif des mines.
Fondée en 1717, la Conapagnio d'Anzin réunit, en 17ô'i, son privilège à ceux du duc de Croy, seigneur de Condé, et du marquis de Cernay, seigneur de Raismes. Jusqu'en 1774. elle tut la seule concessionnaire de mines de houille dans le .Nord de la France, et, depuis cette époque jusqu'en 1832. elle n'eut pas d'autre rivale que la Compagnie d'Aniche. La Compagnie possède huit concessions continues (OS.Or>l hect.). toutes situées dans l'arr. de Valenciennes, savoir : à l'O., entre Somain et Valenciennes, les concessions de Denain, d'Anzin et d'Hasnon. qui s'étendent sous les villages voisins: au N., sur les deux rives de l'Escaut, celles de Saint-Saulve, de Raismes. d'Odome/. de Frcsnes et de Vieux-Condé. Les mines qu'elle exploite fournissent les principales et les meilleures espèces de charbons : la hriuille grasse, dite « maréchale » ; la houille à coke pur et à gaz; la houille demi-grasse, à longue flamme; la houille dure et la houille maigre anthraciteuse. Le nombre des ouvriers employés est de plus de 1-3,000, dont 10,000 mineurs pour l'extraction du charbon: les autres sont répartis dans les chantiers et ateliers de construction et d'entretien. Ils sont groupés principalement à Anzin, a Saint- Vaast, à la Sentinelle, à Denain et à Abscon, pour les exploitations de charbon gras; à Fresnes et à Vieux- Coudé, pour celles de houille maigre. 11 existe, sur l'étendue des concessions, IS puits ou fosses d'extraction, toutes pourvues de machines à vapeur, et -U puits servant à l'épuisement des eaux souterraines. L'extraction est d'env. 3 millions de tonnes. Outre le ch. de fer d'.\nzin à Somain et à Peruwelz. la ('ompagnie a construit un grand nombre d'embranchements pour relier ses fosses et autres établissements à sa ligne principale. Une vaste gai-o d'eau, composée de plusieurs bassins, a été creusée à Denain et reliée aussi â .\nzin par le canal et le ch. de fer.
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[i^ De Valenciennes à Saint-Amand-les-Eaux (12k. N.-O.; ^Nord et vap.). — Pour le trajoi en cli. de l'er, V. R. 11. — Le tram à vapeur traverse Anzin i V'. ci-dessus), Raismes ( V^ p. '227), Vicoigne, puis court entre la forôt do ce nom et la l'orèt de Raismes, et aboutit sur la place de Saint-Amand (p. -240). Si l'on veut se rendre directement aux Bains de Saint-Amand, il est plus court de (juitter la route à Raismes, à dr., pour traverser la forêt de Raismes.
8" De Valenciennes à Condé et à Bon-Secours (18 k. N. : @ et tram
à vap.: on peut également se rendre à Condé en eh. de fer : \'. p. 241). — .4 la Croix-d' Anzin, le tram tourne à dr. pour suivre une longne route droite parallèle au canal de l'Escaut et presque constamment bordée d'habitations. — 5 k. Bruay, /.4.s2 hab., importante com. industrielle (fonderie de fer, ateliers de constructions mécaniques, nombreuses brasseries). — y k. Escautpoiit, -2,550 liab. (verrerie), doit son nom à un pont construit par les Romains sur l'Escaut pour le passage de la chaussée de Tournai à Bavay; cette voie existe encore en partie dans la forêt de Saint-Amand.
10 k. Fresnes-sur-l Escaut, C,T19 hab., grosse com. industrielle iéf/lisf moderne à flèche très élevée; houille): c'est à Fresnes qu'eut lieu, en 1717. la première découverte de houille dans le bassin d'Anzin.
l'2 k. Condé-sur-I'Escaut (hôt. : du Chevreuil; du Grand-Cerf, tous deux place li'Armes). ch.-l. de c. et place forte déclassée, de 5, .310 hab., au confluent de l'Escaut et de la Haync. à 6 k. de la frontière de Belgique (j^È. à vap. pour Vieux-Condé. l'. p. -227;.
Histoire. — Condé a donné son nom à une des branches cadettes de la famille de Bourbon, dont le chef est Louis I"' de Bourbon, prince de Condé, oncle paternel de Henri IV. Cette ville a subi des sièges fort nombreux dont le plus mémorable est celui de 1793, ijui la fit tomber au pouvoir des Autrichiens après trois mois d'une résistance héroïque; elle ne fut reprise que l'année suivante. — Josquin Deaprez. musicien, maître de chapelle de Louis XII (1450-1521); le duc de Croy, maréchal de France (1718-1784) ; le cardinal de Croy, archevêque de Rouen (1773-1844), et la tragédienne Clairon (1723-1802), sont nés à Condé.
Itinéraire. — La route venant de la gare aboutit à la Grande-l'lace [monument du général Poilloite de St-Mai-s. par Jos. Carlier. sculpi.. et H. Sirot, archit.). sur laquelle s'élèvent, au fond, l'hôtel de ville (xviii"' s.), à g. un corps de garde à bossages et arcades en pierre noire, avec un vilain bertroi moderne. A g. du corps de garde, la rue Clairon relie la Grande- Place à Xa. place Verte ou .Sainl-W'anon [huste de la tragédienne Clairon, sur une gaine de style Louis XV ; kiosque de concerts), promenatlo plantée d'arbres, bordée de deux cotés par l'église et par l'ancien château.
'L'église date de 1751. La tour (1608; carillon) est surmontée d'une flèche renflée vers le haut et flanquée de clochetons semblables. — A coté de l'église, la maison des liateliers (xvr s.) renferme quelques ctiriosités.
L'ancien château des princes de ('onde, ou château de Hailleul. fondé en 1411, et où na([uit le maréchal de Croy, est construit en grès avec quatre tourelles on encorbellement. 11 renferme un petit musée d'antiquités et la bibliothi'que. La rue de la Cavalerie conduit à Yarsenal, situé à dr. de la porte de Valenciennes sur le bord de l'Escaut, et dont plusieurs l)àtiments paraissent remonter au xv" ou an xvi" s. — On regagne la Grande-Place en suivant la me de la Concorde.
Le port reçoit principalement la batellerie art'ectée au transport des charbons. Le canal de l'Escaut, dans la traversée de la ville et de ses fortitications. est bordé de beaux quais. Le canal de Condé à Mons (25 k. de long, en ligne droite) entre dans Condé par une porte spéciale avant de se raccorder au canal de l'Escaut.
A 2 k. 5 au delà de Condé. la route suivie par le tram s'engage dans le bois de l'Ermitage où s'élève le château du même nom (xviii'' s.), construit par le duc de i^roy (tombes do la famille de Croy; r-cmarquablo pépinière).
Il BRUAY. — CONDÉ. — BAVAY. || [R. 10, B] — 237
18 k. Bon-Secoups. v. situé à la lisière N. du bois et sur la frontioro même de Belgrique. est un séjour d'été et un lieu de pèlerinage renommé (beUe vue; établissements hydrothérapiques).
X. B. — Valeuciennes est encore relié par des trams à vap. à : — (11 k. O.-S.-O.^ Denain i p. S-^l) par une route qtii laisse à g. la colonne Dampierre ( r. p. 335), puis dessert les v. de Rouvignies et de Wavrechain; — à (1-2 k. E.-N.-E.y Quiévrain {V. la Belgique), par Saint-Saulve, Onnaing, Quarouble et Blanc-Misseron {Y. ci-dessous).
3" Famars @ 5 k. S. ; on peut prendre le ch. de fer d'Aulnoye jus<iu'à la station do Maing, V. p. -243) possède : une église du xv^ s. et de i656, avec tombe en marbre blanc du graveur Lehardy fxviii" s.); un château de 1602 ; les restes d'une forteresse romaine iFanum Màrtis], de forme singulière, flanquée de tours demi-cyliudri(iues, massives à l'intérieur. C'est à Famars que Louis XI'V' avait établi son quartier général lors du siège de Valenciennes, en 167';.
4° De Valenciennes à Bruxelles (^, 92 k. X.-E., en 2 h. 30 à 4 h.;
6 fr. 60. 5 fr., 3 fr. -10). — Laissant à g. la ligne de Lille, on croise le Vieil-Escaut. Quittant la vallée de cette rivière, on se dirige vers l'E., en laissant à dr. Saint-Saulve, 3.345 hab. [église d'une ancienne abbaye; monument de la célèbre comédienne Duchesnois, 1 '777-1835, née à Saint-Saulve).
— 5 k. Onitainij. 5,112 hab. (clocher du xvi« s. ; houille ; fonderies do cuivre, ateliers de constr. mécaniques, fab. de produits chimiques, huileries, nombreuses brasseries).
10 k. Blanc- Nisseron (X sur Saint-Amand, V. p. 242; douane française), ham. de la com. de Quiévrechain, 3,558 hab. (église du xvi= s.). — A 700 m. plus loin, on franchit l'.Vunelle, limite entre la France et la Belgique. — 11 k. Quiévrain (douane belge;. — 22 k. Saint-Ghislain. — 27 k. Jemmapes.
— 31 k. -Mons. — 61 k. de Mons à (92 k.) Bruxelles ( V. la Belf/ique).
5' De Valenciennes à Maubeuge (^ Nord, 38 k. E.). •— 2 k. Marly, sur la Rhônellc i^mines de houille). — 4 k. Saultain. — 7 k. Curgies. — A g., Sebourg, sur l'Aunelle {église de 1186 et des trois siècles suivants avec beau clocher et pierre tumulaire du xu" s.; cellule de St Druon, xii'^ s.; château moderne, entouré de beaux jardins). — 9 k. Jenlain. — On franchit la Petite- Aunelle.
13 k. Wargnies-h'-Grand. — 15 k. Wargnies-le-Petit. — 19 k. La Flamengrie-Saini-SVaast . — A dr., château de Rametz (.w" s.).
23 k. Bavay (@; omn. 50 c; hot. des Messageries, déj. ou din. 3 fr., ch. dep. 1 fr. 50: du Faisan), ch.-l. de c. de 1.799 hab., sur une hauteur près de l'Hogneau. — Bavay {Bagacum;. capitale des \erviens, fut, sous les Romains, une des villes les plus considérables de la Belgique, la première peut-être après Reims. De la grande borne milliaire qui s'élevait sur une de ses places rayonnaient huit grandes voies se dirigeant vers Reims, Saint-Quontin, Amiens, Thérouanne et Boulogne, Tongres, Utrecht, Cologne, Trêves. Cette grande borne milliaire, détruite au xvii' s., est remplacée par une colonne moderne, surmontée d'une statue de Brunehaut (qui passe pour avoir fait réparer les voies romaines do l'Austrasie), et indiquant les sept routes qui suivent à peu près auj. sept des huit voies antiques (la huitième, celle de Trêves, a été supprimée au xviii" s.). On croit que la ville a possédé un évêché; mais il ne reste aucun document précis sur Bavay depuis son origine jusqu'à sa destruction au V s. Bavay reprit quelque importance vers le xiii' s., grâce à ses routes; elle fut fortifiée et subit plusieurs sièges depuis le xv s. jusqu'en 1654, date où Turenne la fit démanteler.
L'église, des xvi« et xviii* s., renferme d'anciennes sculptures sur bois.
— l. hôtel de cille, de 1781, est dominé par un lieffroi de la lin du xvi' s.
238 — [R. 11, .4] Il DE L1IJ,E A HIRSON. i!
— A la ville touche, au S., Loiivigniea-lîavay i ruines U'un cbûtcau; à l'église, pierre tombale de 1578;.
|[De Bavay à Hon-Hergies {^^ 11 U./. — .". k. IJeiin-chies, et 7 k. Bellignies (p. -234;. — 'J k. Hundaiii ivastes souterrains qui se prolongent, dit-on, à 3 lieues de distance, Jusqu'à Saint-Ghislain, en Belgique ; marbreries' est relié à la gare île Bavay- Annexe par un embranch. de 3 k. qui dessert l'arrêt d'IIoudain. — 10 k. Herijiei-C arrières (carrières de marbre et de pierres bleues). — 11 k. Hon-Hergies.'^
De Bavay à Cambrai, par le Quesnoy et Solesmes, et à Dour. V. p. Vii.
•21 k. Audignies (grosse tour d'un château d'origine inconnue, entourée de fossés pleins d'eau et nommée la Forteresse). — '29 k. La LonguevUle {fontaine de Sainte- Aldegonde, une des sources de l'Hongneau). — 34 k. Uouzies. — 30 k. Sous-le-Bois. où l'on joint la ligne de Mons et Bruxelles.
— 37 k. Louvroil. — 38 k. Maubeuge (R. 1-2).] De Valenciennes à Lille et à Ilirson, R. 11, A.
Route 11. — DE LILLE A HIRSON
A. Par Valenciennes et Aulnoye.
^ Nord. 121 k., en 3 h. 45 à 5 h. env. — 13 fr. 55, <j fr. 15, 5 fr. 95.
@ 159 k. do Lille à Hirson (chemin de halage jusqu'à Pont-Maudit) par : J3 k.) Pont-de-Wai'rin. (29 k.) Pont-Maudit. [36 k.) Hénin-Li^lard. (48 k.) Douai (prendre le chemin de halage du canal de la Sensée i, (61 k.) Pont-des- Vachi's, (79 k.) Cambrai, (109 k. > le Coteau. (135 k. j le IVouvion, (159 k.) Hireo7i.
Visiter : — Orchies ; — Saint- Amand-les-Eaux : — Valenciennes i^R. 10 1 ; —
i-K Quesnoy; — .'Vvksnes.
3 k. Lcceniiès-Moiit-de-Terre (vastes carrières de pierres blanches, (lù se forment les sources jaillissantes de Fives). — 5 k. Ronchin, iJ8o hall. — 7 k. Lcsquin. — M k. Fretin, -2,210 hab. (à l'église, tombeau <h' 1459). — 12 k. Eimcvelin.
15 k. Templeuve, 2,9(il hab. (église romane, retouchée au xv" s., avec stalles et chaire du xvni" s.), *' à dr. sur Seclin et Don-Saing-bin (p. 181). — 18 k. Aoinain. 2,200 hab.
23 k. Orchies (but. de la Gara; en ville, but. du Nouveau-Monde et café de la Paix. Grande-Place), ch.-l. de c. industriel de 4,4:i8 hab., ancien cb.-l. du pays de Pérèle, possédait au moyen âge une l'orteresse importante où résidèrent souvent les comtes de Flandre. — Hôtel de "Ville et beffroi remarquables, quoi<iue de dimensions modestes, du xv^'s. à la lin du xvr s. — Maison, remaniée, du xv'' s., sur la Grande-Place.
D'Orchies à Douai, R. S; — à Somain, à .Vscq. R. 10, .4.
26 k. Landas. — 30 k. Rosult (à 1,500 m. S.-O., château de Leloire, on partie de 1401).
35 k. Saint-Amand-les-Eaux {pour les Bains, V. VIndex. — Omnibus de la gare à la ville, service de ville, 25 c; hôt. : de la Rotonde, près de la gare; de Paris et du Mouton-Blanc, Grand'Place;
URCHIES. — SAINT-AMAND.
poste, r. de la Poste, 8; Bamiut' de Franct-, r. (rOrcliies, 5; ^B pour liiiisiiws 0,1 Vdiciiciritiics. — Ancienne abbaye : élablissenienl thermal à // A-. £.)> l'1i.-I. de c.
V. industrielle de 14,454 hab., au confluent de la Scarpe et de l'Elnon, à l'entrée d'une plaine marécni^euse ([ui s'étend au N.
et à ro"
Histoire. — En 047. St Amanil.
évèque Je Tongres, ayant obti'im du roi Dagobert un vasie terrain au milieu d'une épaisse forêt, au confluent de ia îScarpe et de l'Elnon, fonda un monastère qui porta d'abord le nom d'abbaye d'Elnon cl prit plus tard celui de son fondateur. Une ville se forma bientôt auprès du monastère. Les Français s'en emparèrent en 1607 et la démantelèrent. C'est à Saiut-Amand que Dtimouriez, après avoir évacué la Belgique, établit, en 1793. son quartier général et qu'il lit prisonniers les députés de la Convention envoyés pour l'arrêter. C'est aussi à quelques k. de cette ville qu'il passa à l'ennemi avec son état-major.
ITINÉRAIRE. — De la gare, les rues Gambette, Marion (à g.) et la longue et tortueuse rue (COrchies (à dr.) conduisent à la Grand'Place.
De l'ancienne abbaye hénédictlne, il reste, sur la place, un heau pavillon du coinmenc du xvn^ s., d'un style original, servant d'Hôtel de Ville (salle en rotonde peinte par Louis Watteau en 1782), et surtout une somptueuse façade à dôme (haut.
^0 m.; beau carillon), d'eiïet monumental , mais incorrecte ians le détail et de mauvais 2:oùt. exécutée de 1630 k 1640 ^urles plans de Nicolas Dubois, ibbé de Saint- Amand. I/inlluence espagnole est manifeste ians cette œuvre de parade, ainsi |ue dans les arrachements subsistants de l'église qui s'y appuy
ait; à l'intérieur pourtant le style
240 — [R. 11, A] Il DE LILLK A HIRSOX.
tenait encore aux traditions iiOthi([iies. An rez-de-chaussée de la tour est une belle voûte, sous la([uelle on peut entrer librement. Cette façade borde une belle promenade à l'autre extrémité de laquelle est un ihi'âtre (1905).
De la place, on parvient, par la rue Tldcrs. à Véglisc paroissiale Saint-MarLiit (178.5; stalles sculptées provenant de l'abbaye; parmi les tableaux, au croisillon g., Ste-Famille de l'école de Rubens). A dr. de la rue Thiers (n"" 16-18) se détache la rue de la Poste (postes et télégr. au n" S).
Saint-Aniand possède un collège communal, et d'importants établissements industriels, notamment une manufacture de faïences et porcelaines.
[Les Bains (^ 4 k. E. do la (irandPlace. — V. Vludex). — L'établisse ment thermal auquel Saint-Amand doit son surnom est situé sur la lisière N.-O. de la loréi de Raismes. Les baigneurs qui s'y rendent doivent des cendre à la lialte de Fontaine-Bouillon ( V. p. i4;2j ou à la gare de Saint Amand (le directeur des bains envoie sur demande une voit. ; 1 fr. ou -2 l'r par place suivant la station choisie].
Pour aller aux Bains depuis Saint-.\mand, il faut prendre prés de l'églisi jiaroissiale la rue Thiers, qui franchit la SScarpe sur un pont-levis. Au deh. d'un petit pont en pierre sur la Grande-Traitoire, on laisse à g. la route di Condé pour continuer de suivre un chemin pavé qui traverse (2 k. 3) la Croi sette. ham. avec une petite église.
I/établissement (avec lnJtel-pension : -200 ch.). ouvert du -25 mai au 15 sept. est célèbre par ses " boues ». Près des sources sont -24 cabinets de bains c 3 de douches. Une vaste rotonde (bâtie en 1840) vitrée, entourée de 30 oabi nets ou lavoirs, contient le bassin des boues (chauti'ées à l'aide de la vapeur divisé en 120 cases pour les baigneurs : chacun a la sienne pendant la duré. du traitement: le service des boues se fait de ,5 à 11 h. du mat.: la durée du bain de boue est de 2 à 4 h., beaucoup de malades déjeunent en le prenant
Une chapelle catholique est desservie les dim. et fêtes; l'établissemen possède aussi une bibliothèque riche et variée.
.\ux installations thermales est joint tout l'aménagement nécessaire ai traitement hydrothérapique, bains sulfureux et bains de vapeur, salle dpulvérisation, etc. Un Casino comprend une grande salle où se donnent de représentations tliéâtrales et des concerts, des salles de jeu. de lecture, d petits chevaux, de baccarat, etc. Un orchestre se fait entendre dans le par le matin de 10 h. 30 à 1 1 h. 30. l'après-midi de 4 à 6 h. 30, et le soir de S à K
Attenant à l'établissement est le Pctit-Clidlvau, maison d'habitation d prince Ijouis-Bonaparte en 180ri. et. quelques années auparavant, quartic général de Dumouriez lorsque, le 2 avril n'.i3, il lit arrêter les députés d la Convention, après avoir, la veille, adressé à son armée sa fameuse pro clamation datée des boues mêmes de Saint-Amand.
Les sources sont au nombre de cinq : la Fontaine- liouillon. la plus auciei' nement connue; la source du Paviltoii/iuiné; la source Vauban (belle ton taine); la Petite-Fontaine, riche en sels calcaires: la source de l'Evêqu d'Arras I ainsi nommée du cardinal Granvelle, qui vint à Saint-Amande 1714), alimentant la buvette installée dans les jardins.
Connues des Romains, les eaux de Saint-Amand furent délaissées a moyen âge. En 1649 on voulut les capter: mais le Bouillon ayant oppos par sa violence de grands obstacles aux travaux, ils furent abandonnés puis repris avec un succès complet en 169"!, sur l'initiative du marécht de Bouflîers et sous la direction de Vauban. On vit alors apparaître au ton
du ma
goutl're plus de 200 statues colossales très mutilées, en nois. dont aucun Uieureusement n'a été conservée. Une inscription, de 1698, placée ai
BAINS DE SAINT-AMAND. i|
B Z L il/G \/
La.plMaheJ^ i Oo^r^r,,, ^^%'* Morta^rffb *'
dessus de la porte principale de l'établissement, donne un ràsumé de l'hisloriquc des bains.
Les eaux, sulfatées calciques {i9°J> à "25"), s'emploient en bains et douches
r.K KORD. 16
242 — [R. 11, A] Il DE LILLE A lllRSON. l|
ordinaires et bains do boues, auxaucls se joint un traitement hydrothérapii|ue. Ces eaux et les boues qu'elles forment sont excitantes, toniques et résolutives. C'est i)rincipaleinent dans les maladies articulaires de cause rhumatismale ei dans les paralysies de même origine que les eaux de Saint- Amand réussissent.
L'établissement des bains est entouré de jardins, de pelouses, do charmilles et d'un pa''c de 8 heci. Ce parc (avec piste ombragée réservée aux cyclistes, ot éranfr où l'on peut pêcheri fait partie de la forêt de Raismen, dans laquelle s'ouvrent de belles avenues, entre autres V Allée du l'rince, qui a été tracée en 1807 par ordre do Louis Bonaparte, roi de Hollande, et à l'extrémité de laquelle on remarque des vestiges de la chaussée Brunehaut ou voie romaine de Bavay â Mardyclc. L'adrainistratiou des bains s'est rendue ailjudicataire d'une partie de la foret, oii les baigneurs peuvent chasser. Moyennant un abonnement do 20 fr. pour la saison, on peut faire chaque après-midi une promenade en voit, dans la forêt.
;! • De Saint-Amaiid à Hellemmes-Lille (^ sur route, ."ÎS k. N.-O. . —
4 k. LeceUea. -Mo^.' liab. — 8 k. Bumeijies. — M k. Mouchm. — 16 k. Bachy. halte 011 l'on croise le ch. de for de Soiuain à Tournai .R. 10. A). — -il ic. Cysoing, où l'on croise le ch. de fer d'Orchies à Ascq (K. lo. A). — -in k. Bouvines (R. 10. A). — -27 k. Sninr/ hin-en-Mélantois {église du xvi' s., avec pierre tombale de l'époque. — 3'J k. Lozenucs (p. -yôS). — 33 k. Hellommes (p. 199).
2" De Saint-Amand à Tournai ^, 26 k. N.;. — 4 k. Lecelles. 2,139 hab
— On franchit l'Elnon.
8 k. Maulde-Mortagne (douane française), au confluent de l'Escaut et d( la Scarpe (grand mouvement de batellerie). A g.. Mauldf. dominé par ui fort commandant le pont de Maulde. l'un des principaux points de passagt des marécages de la Scarpe, qui s'étendent sur 28 k. entre Douai et Mor tagne. A dr., Mortagne (ruines féodales) a vu naître Gautier de Morîagne évêque et fondateur de la cathédi>ale actuelle do Laon [■- 1175;. — A L500 m de la station, on entre en Belgique. — 12 k. Rléharies (douane belge . 26 k. Tournai H', p. 199 et la Belgique).
3" De Saint-Amand à Blanc-Hisseron {^^ Nord, 23 k. E. : cette lign. est desservie en été par des trains légers qui tous s'arrêtent à la halte d' Fontaine-Bouillon:. — On suit sur 2 k. la ligne de Valenciennes; puis, 1; laissant à dr., on traverse la forêt de Raismes — 2 k. 5. Mont-des-Bniyere.s hani. de 1,250 hab. — 5 k. Fontaine-Bouillon, halte située à 1 k. S. de I éta blissement thermal de Saint-Amand i \'. ci-dessus). — 9 k. Odomez (houille
— A g., l'Escaut canalisé. — 12 k. Trienx-de-Fresmes. — On joint la lign. de Somain à Peruwelz. — 14 k. Fresnes ( V. p. 236). — A drr, ligne d' Somain. — 15 k. Escautpont ( \'. p. 230:. — Parcourant do vastes marais, 1; voie franchit l'Escaut et laisse à g. un ombranch. industriel reliant Escaui pont au canal de Condé à Mons. — 19 k. Vicq. — On joint à dr. la rout. de Valenciennes. — 23 k. Blanc-Misseron il', p. 237).
4» De Saint-Amand à Denain (^§ Nord, 17 k. S.). — 4 k. Millonfosn (houille:. — On franchit la Scarpe. — 5 k. Hasnou (houille). — On travers' l'extrémité E. de la forêt do Vicoigne. — 9 k. Wallers, où l'on croise le ch de fer de Douai à Valenciennes ip. 227). — 11 k. '^'allers, halte. — 13 k Haveluy (houille). — 15 k. Belleiue. — 17 k. Denain . l'. p. 224).]
Après avoir franchi la Scarpe, bordée de prairies, la voie cour entre la forêt de Raismes et celle de Vicoigne. — 38 k. La Forêt
— 40 k. Vicoigne (K. 10, A). — 4'2 k. Raismes-Vicoigne (F., pou les deux localités, p. 227). — 43 k. Marais-de-Beuvrages. — 44 k Betivrages {château du x\' s.; houillères), où fut martyrisé, au vu" s.
liLBCELLES. — LE QUESNOY. || [R. 11, A] — 243
St Saulve, Tapùtre du Hainaut. — 4(i k. Pont-de-V Escaut, où l'on fram-hit la rivière.
48 k. Valenciennes jn (R. 10, B). — 49 k. Fanbourg-de-Paris. — 51 k. Le Poirier (aciérie). ■ — On s'éloigne de l'Escaut. — 53 k. Maiwj-Famars : à g., Famars (F. p. 237): à dr., Maing, 2,877 h&Û. (église des xn°, xiv° et xvii" s. avec tombes curieuses; vestiges de l'abbaye de Fontenelle, fondée en 1212; château des PretZyXv" s.). — 57 k. Quérénaing [église de 1422, beaux tombeaux gothiques). — 58 k. Artres.
66 k. Le Quesnoy (omn.; liùt. : du Grand-Paris, 7 fr. 30 par j., 4^, r. Gambetta: du Nord), ch.-l. de 2 c, V. de 3,941 hab., place forte sur une éminence entre la Rhùnelle et l'Ecaillon. Un vaste étang baigne à l'O. les murs de la ville.
Histoire. — Le Quesnoy [Quercetum), propriété des comtes de Hainaut, fut dès le XIII' s. une place de guerre de premier ordre. Les Autrichiens la détruisirent à moitié on 1793. Schérer la reprit, le 16 août 1794; la nouvellc de cette victoire fut la première annoncée par le télégraphe aérien : elle parvint à Paris en une heure.
ITINÈBAIRE. — La gare est reliée par le boulevard Victor-Hugo à la porie de la Gare, d'où la rue Victor-Hugo (à g., collège) aboutit à Y hôtel de ville (1700). On peut passer par la grande arcade du belfroi pour gagner, en traversant un petit jardin public, Véglise (1829) et la place d'Armes, où Ton arrive aussi par la rue Casimir- Fournier, à dr. du beffroi. La rue que borde l'hôtel de ville descend à dr. à l'hôpital et à la porte de Valenciennes, k g. à la porte Faurœulx, refaite en 1887. Cette porte franchie, on se trouve dans le faubourg du même nom, ou ville basse, qui a une enceinte distincte et d'où l'on sort par la porte de Landrecies.
Du Quesnoy à Solesmes, à Cambrai, à Bavay et à Dour, R. 9.
70 k. Jolimetz, dont les abords forment un immense verger; près de la voie se trouve Potelle (château du xui" s. bien conservé, avec chapelle renfermant plusieurs sépultures de la célèbre famille franccomtoise de Carondelet; église des xV et xvii" s.). — On traverse la forêt de Mormal. — 47 k. Locquignol, à 5 k. 0. dans une clairière de la forêt. — On sort de la forêt pour déboucher dans la vallée de la Sambre. — 80 k. Berlaimont (hùt. de VEtoile), ch.-l. de c. de 2,606 hab. (château ruiné), sur la rive g. de la Sambre canalisée. — On franchit la Sambre.
82 k. Aulnoye @; X de la ligne Paris-Maubeuge (R. 12). — La voie franchit le ruisseau de Tarry, près de Levai. — 86 k. Monceau- Saint-Vaast (ruines féodales; église des xiv'' et xvi" s., avec clocher de 1348). — 87 k.Dompierre, au-dessus de l'Helpe (carrières de pierre bleue et de pierre à chaux; église avec chceur du xni° s. et boiseries sculptées, débris d'un prieuré fondé par St Etton, dont les reliques sont un but de pèlerinage à l'Ascension et le 10 juillet; à 2 k. 0., château d'Huguemont, construit en 1610, entouré de magnifiques jardins). — 90 k. Saini-Hilaire-sur-Helpe (fossés d'enceinte d'un fort appelé la Censé de la Motte; petite tour ronde, reste de la maison forte de Toppenset nu Coustant, auj. attenante à un châtrau de i715;
244 — [R. 11. A] Il DE LILLE A HIRSON. |i
église du xv* s., avpc un tableau provenant de la cliapellc de Fi.sseau et portant cette épigraphe : Fissiacum vidit morientem Ettonem : DoMUS Pétri cohpus possidet, 054; au ham. du Grand-Fisseau, une colonne, surmontée d'une niche, indique l'endroit où fut d'ahord inhumé le corps de St Etton).
92 k. Avesnes (omn. 30 c. et 50 c. ; hôt. : du Nord, déj. ou dln. 3 fr., ch. 2 fr. ; café-rest. de France, déj. et d!n. à 1 fr. 50, pi. d'Armes. — Eglise Sainl-J\irolas, institut Villien: site pittoresque), ch.-l. d'arr. de 0,013 hab., ancienne pince forte, bâtie en amphithéâtre sur les pentes d'une colline rocheuse du plateau de la Thiérache. dominant la rive p. de l'Helpe-Majeure.
Histoire. — .\vesnes doit son origine à une tour élevée en 1020 par Verrie le Barbu, seigneur de Leuzc. Louis XI y rovctit pour la première fois la pourpre royale, le 3 août ))61 ; seize ans plus tard i juin M~~,'. •' prit la ville d'assaut et la ruina. En l:A9, Philippe II fit sa >• joyeuse entrée » à Avesnes avec son père Charles-Quint. Le 90 juillet 1631, Marie do Médicis, quittant la France, y fut reçue par le prince d'Epinay au nom de l'archiduchesse Isabelle. Le traité des Pyrénées donna Avesnes à la France en 1660. Louis XIV, lors de la campagne des Pays-Bas, y séjourna six jours.
ITINÉRAIRE. — L'avenue de la Gare, puis à dr. la rue de Mnns (statue, par Fagel, 1903, du tambour Sthrau, âgé de quinze ans, mort héroïquement à Dourlers [bataille do Wattignies], le 15 oct. 1TU3). qui franchit l'Helpe, conduisent au square Aubry, d'nii les piétons pourraient prendre à g. la rue Sainte-Croix pour monter, jiar l'escalier ou rue des Grands-Degrés, au palais de justice. Mais les voitures suivent la rue des Prés (à dr.), puis (à g.) la Grande-Rue, assez rapide, et enfin (à g.) la rue Victor-Hugo, aboutissant à la place d'Armes, où sont Vhôtel de ville (1757) et l'église.
L'église Saint-Nicolas n été en grande partie reconstruite au commenc. du xvi' s. La tour, haute de 60 m., est appuyée par huit contreforts et soutenue à Tint, par deux piliers hauts de 20 m. Ce clocher renferme six cloches, dont la plus grosse date de 1514, et un carillon (provenant de l'abbaye de Liessies), dont les clochettes ont été fondues à Louvain en 1767 et 1768.
L'int. se compose d'une nef, d'un chœur plus bas et plus ancien (.\in' s.i, de deux collatéraux et de dix chapelles. Les voûtes de la nef reposent sur des piliers en marbre bleu non poli. Des faisceaux de colonnettes. tronqués à leur hase et accolés aux murs du chœur, paraissent être la partie la plus ancienne de l'édilice. — Tribune en marbre de couleurs, dans le style d\i XVII' s., supportant le bufl'et d'orgues; maitre-avtel moderne, et très chargé. — Dans la cliapelle, en haut (iiTbas-coté dr.. deux peintures du xvr s., et monument funéraire de deux jeunes soldats espagnols, morts en 1650. l'un atteint d'une halle, l'autre, dit la chronique, par suite do la douleur qu'il éprouva en voyant expirer son ami. — Plusieurs pierres tombales en partie ell'acées, et sept tableaux de L. Watteau.
En arrivant sur la place d'Armes, on voit s'ouvrir à g. la rue Villien, menant au bureau de poste, à l'institut Villien et à la place Guillemin (monument, par Hertrand-Bmitée. 1909, des deux Guillemin, père et iils, députés), que borde le jiulais de justice (\S'2~). construction massive et sans aucun cachet. L'Institut Villien porte le nom de son fondateur (1807), qui l'a donné à la ville pour y établir le musée.
AVESNES. — FOURMIES. || [R. 11. ^j — 245
la bibliothèque et les écoles de dessin et de musique On revient à la place d'Armes par la rue du Veut, et l'on prend, à g., la rue de France, i[ui conduit à la promenade de la Rotonde.
[i" D'A vesnes à Solpe-le -Château (^ Nord, 19 k.N.-E.). — La voie remonte l'Helpe-Majeure. — 5 k. Séméries (ëijlisc de •s.vi" s., curieux monument votif de la Renaissance). — On croise fllelpe pour remonter le ruisseau de Fellories. — 10 k. Felleries. — 15 k. Sars-Poteries, jonction avec la ligne de Fourmies à Meubeuge (V. ci-dessous). — 19 k. Solre (V. ci-dessous).]
2» D'Avesnes à QuiévY ^ (^^ à vapeur ; 54 k. O. ; 1 fr. 15 et 3 fr. 05). — La ligne rejoint à (5 k.i htrœuiuit la vallée de la Petite-Helpe. — 27 k. Landrecies iK. 1-2, 1"!. — 47 k. .Solesmes {R. 10. B). — 54 k. Quiévy. — Quiévy est relié par un embraucliemout de ii k. à Denaiu et par un autre de (i k! à Caudry-Cambrésis, d'où cii. de fer sur (57 k.) Saint-Quontin (R. 1-2, 1").]
La voie franctiit l'Helpe-.Mujeure. — 94 k. Avesnelles (église du xvi" s. avec un beau portail intérieur orné de sculptures et un bénitier de 1525). — On remonte le vallon du Chône-Hiroux.
99 k. 6'a(HS-du-.Vord (hôt. Beauval), com. industrielle de 3,211 hab. (tilatures et tissages; à 3 k. S., beau château de Pont-de-Sains, reconstruit en partie par Talleyrand; porte principale du xvii° s.). — La voie traverse les bois de la Fayne de Sains et franchit le vallon de Pont-de-Sains (halle), en avant du château de ce nom {V. ci-dessus). — 103 k. Féron-Glageon, 2,989 hab. {cloclier de 1614; gisements de fer). — Viaduc (6 arches) sur l'Helpe-Mineure.
108 k. Fourmies (hùt. Willin : petit déj. 73 c ; déj. ou dîn. 2 fr.. ch. dep. 2 fr. 50), V. de 13,S70 hab.. à 200 m. d'nltit., sur l'Helpeilineure, centre d'une très active industrie lainière.
ii" De Fourmies à Meubeuge '^^ Nord, 41 k. N.-O.). — La voie traverse lo bois de Glageon pour parcourir une région pittoresque. — 6 k. Trélon- Glaijeon : à 1,500 m. E., Trélon (hôt. du Ckeoal-Blanc : petit déj. 60 c déj. ou din. ■-> fr. 50, ch. 1 fr. 50), ch.-I. de c. de 3,953 hab., au N. duquel s'étend la vaste forèl de Trclon (6,000 hect. env., y compris les massifs adjacents ; étany de la Folie). L'é(/lise date de 1578.
La voie parcourt le Bois-l'Abbé, partie O. de la forêt de Trélon.
10 k. Liessie.i, sur l'Helpe-Majeure, que l'on y franchit, occupe une situation pittoresque au sein de collines de 200 m., dans une ceinture de prairies plantées d'arbres fruitiers. De l'abbaye de Bénédictins, fondée au vu= s., il ne reste que l'hospice auj. château de la Motte (très beau parc de .50 hect.). L'cylhe renferme des tableaux de maîtres flamands et (à la sacristie) des vitraux anciens. .Aux quatre entrées du village, élégantes chapelles élevées en 1739.
26 k. Solre-Ie-Château (hôt. du Lion-d'Or : pet. déj. 60 c. déj. ou din. 2 fr., ch. 1 fr. 50j, ch.-l. de c. de 2.592 hab. — li'éi/lise, du xV s. (abside plus ancienne), est dominée par un clocher servant de beti'roi (petite cloche de 1272 et grosse cloche de 1612), à flèche très élevée et fortement inclinée; cette flèche, terminée par un renflement bulbeux, est flanquée de tourelles affectant la même forme. A Tint., au fond du sanctuaire, trois verrières de 1532. maladroitement restaurées. — Hospice et chapelle Saint-Roch, restes des vieux bâtiments de la Maison-Dieu. — Deux maisons en briques du xvi' s., dont l'une a été restaurée en 1725. — Si, en sortant de la gare, on suit à dr. la route de Trélon pendant 1 k., on trouve à g. de la route deux menhirs, appelés les Pierres de Saint-Martin. Il ne reste qu'une pierre debout, haute d'env. 2 m., ofl'rant, dit la légende, l'empreinte du dos et des bras du saint qui l'aurait transportée en ce lieu.
240 — [R. 11, B] Il DE LILLE A HIRSON. ||
•2-2 k. Lez-Foniuine {itylise ancienne avec chœur, du xu' s., décoré de peintures polychromes; deux cloches de 1590 et de 1020). — -24 k. Sars-Puteries, 2.5Û0 iiab. (*>^ sur Avosnes, V. ci-dessus ; Pierre-ilessus-Uise, menhir haut de 1 m. 50; deux verreries considérables et nombreuses poteries . — 31 k. Obrecliies {éf/lisc avec chteur de 1599, clocher de 1550 et pierre tombale de 1200). — La voie descend la vallée de la Solro. — 33 k. J-'erriére-la-Pelite.
— 35 k. Fcrriére-la-Grandc, 1,045 hab.,*)^sur Cousolre, V. ci-dessous (industrie métallurgique). — 41 k. Maubcuge (R. 1-2, l"). \
2" De Fourmies à Cousolre (^ Nord, 40 k. N.-O.). — 35 k. de Fourmies à Ferriéro-la-(>rande ; V. ci-dessus). — 37 k. Cerfnntaine (dans l'église, tombeaux de seigneurs du pa^s, xv'^-xvii'^ s. : tour et bâtiments convertis en ferme, restes d'un cliàteau des xiv« et xv"= s.). — 40 k. Colleret (église de 1500, remaniée en 1614; chapelle d'Ostergnies, également de 1500; maison de 1550). — 41 k. Quiévelon [église de 1300, avec pierre tombale de 1327).
— 43 k. Aibes.
46 k. Cousolre (hôt. : du Baron ; du Xord), 3,267 liah.. situé dans un pavs pittoresque, arrosé par la Thure et la Hantes {fennc de la Cour-Sainte-Aldeyonde. reste d'un château, et sous laquelle un caveau a servi, dit-on, d'oratoire àSto Aldogonde; éylisi; du xvi'" s., avec fonts baptismaux du xii"; chupelle du Dieu de Pitié). Cousolre, qui a vu naître Sto Waudru, patronne de Mons en Belgique, et sa su>ur Ste Aldegonde, patronne de Maubeuge (vii« s. t, doit surtout son importance à de belles carrières de marbre, dites de Sainte- Anne (scieries, nombreux ateliers de constructions mécaniques}.]
La voie traverse les bois de la Haie de Fourmies, où plusieurs étangs dits des Moines occupent, à g-, le fond d'une petite vallée.
113 k. Anor (f (hôt. de la Cloclie-d'Or : déj. ou din. 2 fr. 50. ch. 1 fr. 50, 47^ ; voit, au cafi' Hinzclin, k côté de la pare), coui. industrielle de 4,6U4 hab., dans une situation pittoresque, près d'étangs alimentés par l'Anorelle, affi. dr. de l'Oise.
[D'Anop à Dinant (^, 80 k. N.-E.). — On traverse le bois d'Anor et l'on entre en Belgique. — 8 k. Momignies, et 72 k. de Momignies à (80 k.) Dinant ( V. la Belgique).]
La voie parcourt \& forêt d'Hirson (489 hect.), où l'.Vnorelle puis l'Oise serpentent et traversent des étangs; on laisse à g. les fonjes de Milourd, au confluent des deux rivières, puis les /on/es du Pas- Baynrd, près d'un étang sur l'Oise naissante. Après avoir franchi rOise, près de la scierie de Blançiy, on contourne, à dr., Hirson; viaduc haut de 25 m., sur le Gland.
121 k. Hirson @ (R. 14).
B. Par Valeneiennes, le Cateau et Busigny-
^^ Nord, 150 k. — Pas de service direci au départ de Lille. Do Valeneiennes, trajet direct par express en 1 h. 50.
48 k. de Lille à Valeneiennes (F. ci-dessus, A). — 37 k. dt Valeneiennes au (85 k.) Cateau (!'. R. 10, B). — 10 k. du Caleau à (95 k.) Husignv (V. R. 12). —98 k. Becqniijny. — 102 k. Vau.t-Mol<tm.
— 105 k. La Vallée-Miilâlre.
108 k. Wassi(iny (;■' sur le Cateau et Laon), cb.-i. de c. de
1,123 bab.
De Wassignv au Cateau et à Laou, R. 13.