R. 9, B\ \\ DE PARIS A CAMBRAI
A l'cxlri-mité de la ru(> Saint- .Martin, on suit à g. la rue de A'oyon, (lui aijoutit, devant la catliédralc, à la place Unint-Sépulcre {maison du XV" s.) et se prolonge, par la rut- de Paris, jusqu'à rancicnni' jiorle de Paris (1390: vuùtc oiiivale entre deux grosses tours nindps), auj. isolée au milieu d'ime place niMjve.
i;a Cathédrale Notre-Dame. nia,i;iiifi([uc éulise p:olhique des xn" et xui' s., a ete délruite après la Uévolulidn, et remplacée par l'ancienne éf^lise (xvui" s.) de Fahbaye dy Saint-Sépulcre. Celte église, incendiée elle-même en partie en hSoï), réparée et agrandie dans le même style (ISOO-ISTO), mesure SO m. de long. A g. du portail s'élève une tour élégante dont !a llèclie se teitnine par une couronne royale dorée, supportant une statue de la Vierge.
B.\s-côTK DH. : monument du cardinal BiU/nivr (statue par L. Noël. 1886 1.
— Croisillon oh. : consacré au célcljre pèlerinage cambrésien do Notre- Dame-de-Grâce, tableau Ijyzantin. sur bois de cèdre, &,pporté de Rome en 1410. et (|ue la tradition attribue, comme tant d'autres, à St Luc. Les ritran.c de l'église relatent l'histoire religieuse de Cambrai et de sa Madone. — Ch(5[sillons DR. KT o. : huit bcUcs (jrisaHles d'après Rubens, par Geraert. d'Anvers (xvni' s.). — Sacristie : beau Christ, en grisaille, par Cxéracrt. — Chapki.le ABSiiiALK : monument de Fénelon, élevé en 1826 (statue par David d'Angers). — Bas-côté g. : monument en marbre blanc du cardinal (iiraud, j)arCrauck. et monument de l'évêque Belmas (1818), par David d'.Vngers.
En face de la cathédrale s'ouvre la rue du Grand- Séminaire {chapelle de l'ancien séminaire, xvn'" s., antérieurement collège des Jésuites, où le tribunal révolutionnaire siégea en 1793, sous la présidence de Joseph Lebon), suivie de la rue de VEpée, oii s'ouvre (n" 15) le musée.
Le Musée (ouvert t. 1. j. aux étrangers, au public les dim. et fêtes, de M h. à 4 h. en été, de 1 h. à 3 h. en hiver) est installé dans un hùtel (charmantes boiseries) légué à la ville par un riche industriel, Auguste Legrand.
Dans le jardin, belle clôture, do la dernière époque gothique (ir>41), en pierres bleues découpées à jour (13 m. de long, sur 5 d'élévation), qui se trouvait dans la chapelle de l'ancien hôpital Saint-Julien. — Dans la cour, tombes en pierre de Tournai (xiv-xvii'' s.), dont deu.x en relief.
Rez-de-chaussée. — Salle de sculpture. — M"'" Syamour. Sapho endormie I marbre). — Lcmaire. ^'éllus Astarté. — Uoi/fr. Le Temps découvrant la Vérité. — Lequesnc. Prêtresse de Bacchus. — Moulages. — Collection lapidaire : Antiquité. Moyen -Vge, Renaissance (grande cuve baptismale de 1570 : fragment d'une belle clôture).
Vestibule : Statue tombale en plâtre du cardinal Giraud. par Crauck, dont l'original est à Notre-Dame; gravures.
1" salle (collection Belmas). — 2. Auvraij. Dévouement de Gautier de Chàtillon. ~ 10. A. Berger. Henri Cromer. — 7. .V"' Deaumct-l'eliet. Jeune tille au travail. — 16. K. lioudin. Trouville à marée basse. — nioemaert Ç^). Naissance du Christ. — 31. Ant. Coypel. Esther. — llfi. Van der Pull, (g) de l'évoque Belmas. — 5. Le Guerchiu. Décollation de St J.-B. — 11. .1. lietyer. (g) du compositeur Louis Querm. — 21. Ahruliam llreuyhel (?. Vase de fleurs.
— 11. Berlot. Chapelle souterraine. 1. Van Balen (.'i. Fuite en Egypte. -
'.'j. Auvray. Etudes. — 1. Bredael. Kermesse. — 2.'^. Alonzo Cano. St François.
— 22. Hramer. (.'omt)at nocturne de cavaliers. — 12. Milon. Intérieur d'église. ,\u milieu de la salle, vitrines d'ivoires, de porcelaines, médaillons, etc.,
provenant de la collection de l'évêque Belmas,
„ CAMBRAI : — .MISÉE. || [R. 9, B] — 221
2« et 3" salles là dr.)- — Dessins, armes, faïences, objets d'art, poteries gallo-romaines et du musée Campana.
4"^ salle {à g. de la l""»). — 4 beaux meubles sculptés; ivoires; curiosités diverses: quelques tableaux, non catalogués. — Passage: 116. Quecq. Louis XIV.
5'' salle (la principale). — 75. Isembart. Premières feuilles. — P. Lecomte. Barrage. — 151. Otto Venhts (?). Ste Famille. — 157. Corneille de Vos, le Vieux. £j de f. — 60. Franck la Vieux ('.'). La Femme adultère. — 24. A. Carrache. Descente de croix. — 149. Carie va)t Loo (d'après Véronèse). La Sagesse, compagne d'Hercule, foulant aux pieds les honneurs et les vanités de ce monde. — 6. Le Guerchin (?;. Martyre de St Sébastien. — 167. Ec. espagnole. Un général. — 1"26. Van der Weijden. ('?). Descente de croix. — 143. Snyders. Nature morte avec personnages. — 74. W. Hogarth. Intérieur. — 141. Van Steenwyck. Intérieur d'église gothique. — 124. Bigaud. (g) du cardinalarchsvèque de Saint-Albin. — 16S. Inconnu. Femme à la bûche. — 166. Chemin du Calvaire. — 15Ù. Carie caii Loo (d'après Véronèse). L'Homme entre le Vice et la Vertu. — 94. Van Lint ;?). Repos de la Ste Famille en F>g vpte. — 72. Le Guide (?). Mort de Lucrèce. — 39. Deladeuille (d'après A. "del Sarto;. La Charité. — 164. Jeune fille plumant un canard. — 165. £c. anf/laise. Mendiant. — 95. Bernardino Luini. Ste-Famille. — 19. l'an Brekeleti/camp (?}. L'Homme au manchon. — 9V. Van der Meulen. « Le charmant Anglais. » — 35. David de Heem, le Vieux. Nature morte. — 37. Henri- Ewj. Delacroix. Prométhéc et les Océanides. — 155. Verboekhoven. Marine.
— 82. Lambinet. Intérieur de chaumière. — S',..'. jV" Legrand. Intérieur rustique. — lUO. Meynier. Le Christ endormi dans la barque. — 20. Van Brée. Marie do Médicis et ses dames d'honneur posant devant Rubens. — 161.
Wille fils. La Mère mourante. — 107. A. Pérignon. Mort de Montaigne. ^ 36. Henri-Eug. Delacroi./;. Supplice réserve aux dissipateurs. — 27. Chocarne- Morean. Très pressés. — 111. Pinard. Veillée. — 76. Claudius Jacquand. La V. au travail. — 41 Deligne. Fénolon. — 73. Guillou. Après la tempête.
— Schrycer. Marchand des quatre-saisons. — 114. PoiUeicx -Saint-Ange. Le cardinal d'.-Vmboise. ministre de Louis XII. — 67. Geoffrog. Collier de misère. — 109. Ed. Picard. Marché. — 25. A. Charpentier. Pâtres. — 104. P. Nanteuil. Tombeau d'Amyntas. — 32. Clère. Jeune Italienne endormie.
— 103. Mussault. Joueurs de billons.
Sculpture : bustes; le Miroir, belle statue en marbre, par Cartier.
Salle d'étude. — Beaux moulages.
Escalier. — Grande tapisserie ilam.ande.
Palier. — 26. .4. Chigot. Devant un héros (5 déc. 1870).
î" étage. — V" salle. — 31. De Clerck. Christ au tombeau. — Momper. Paysage. — 171. Oloritication de Mars. — 62. Franck le Jeune (?). Pèlerins d'Emmaiis. — 152. Gtto Vvnius (?). Tête de Vierge. — 64. Franck le Jeune (?). Jésus au jardin des Oliviers. — 186. Ec. flamande. Nativité. — 85. Cit. Lebnin. Leçon de géométrie. — 177.. Capucin. — 146. Van Tilborgh (?). Jeune fumeur. — 178. Philippe V d'Espagne. — 173. Ec. italienne. Vénus et l'Amour. — 1 10. Sallaert (?). St Géry priant pour les prisonniers. — 175. Madeleine au désert. — 176. Ec. flamande. Jésus iîagellé. — 50. Doyen. Enlèvement des Sabines (esquisse). — Vitrines de jetons et monnaies, sceaux, collection des coins des, monnaies des évêques de Cambrai, monnaies romaines.
Dans un petit cabinet à dr. do la l'' salle, collection Deloyc : anciens livres, plans et gravures relatifs à l'histoire locale.
2'' salle (à dr.). — 184. Ec. de Jordaens. Sibylle. — Panl Duthoit. Nymphes au tombeau d'Adonis. — 18. Bramer. Combat nocturne de cavaliers. — 113. Pluchard,. Travaux des champs (Artois). — 54. Esbens. La Fille aux oiseaux. — Eaux-fortes. — Histoire naturelle.
3' salle (à g. de la salle d'entrée). — 56 l-'éragu. (g) du D'' Fenin. — 139. Paul Saint-Martin. Environs de Meaux. — Mlle Kindt. Vigneronne. — 92.
■2-2i - R. 9, fi] Il DK P.VHIS A CAMBRAI. Il
Lepoiltevin. Plaisirs d'été. — 4.ï. Oepraelcre. Fèto de village. — 83. Lanoue. Mare anx Vaches ftorét do Fontainebleau^. — 81. Lambinet. Etang (vallée de Clicvreuse). — 57. Finard. Cavaliers circassiens. — "7. Je.aurat. .\chille partant pour venger Patroclc. — 142. Sernir. Mort ilu D' Mazet. — -28. ^^. Cliolet. Cuisinier, cuisinière. — 17. L. /Joulunt/cr Le Koi Lear. — 14. lir.rlol. Chapelle souterraine. — 122. /irmy. Vue prise près de Ccouvres {.\jsnei. — 105. Eil. d'Ottemar. Chez le chaudronnier. — 88. MUo Lei/ratul. Intérieur d'une boutique. — 145. Georf/ci Slithbs. Embarquement. — li-2. Pinqret. Mort de l'orpheline. — 147. J. Valentin. Le Mesnil. près Lillebonne. — 80. J/"' Lee Hobbiiis. Les Parques. — liiva. Fleurs.
4"= salle. — 12. A. Berger. Incendie de la cathédrale de Carubrai (9 sept. 1859). — .4. DeHijne. Philippe II d'Espagne et son médecin. — 172. •loscph Lebon. — 182. Abbesse. — 133. Sainl-Aubert. Son (g. — 55. Melchior Fallon. Ancienne église Saint-Géry fcurieusc vue cavalière prise en lôlli. un an avant la démolition 'ie la collégiale par Charles-Quint). — 128. Snint- Aubert. Scène l'aiitar-tique. — 05, tjtj. Garnier. Le cardinal Pierre d'.Villy : Monstrelet. — 129. Saint-Aubert. Zémire et .\zor (d'après l'opéra de Marmontcl. — 148. Van ffeil ('.';. Iiiccndie à Cambrai. — 127. 132. Saint- Aubt-rt. La (irande-Place de Cambrai un jour de mardi gras: Antre do sorcière. — 131. Saiul-Aubert. Scène diabolique. — 181. Gaspard Ncmius, archevêque de Cambrai (xvn' s.).
A rexlréiiiité de la rue de l'Epée, la rue de Vaucelelle, à dr., conduit il la place TIticrs. oii se trouvent une salle de concerts, installée dans l'ancien hùpiUil Suiiit-Jiilien {x\° et surtout xvm' s. ; belles boiseries), et un monument, par lliolle, élevé aux morts pour la patrie en 1S70-1871.
La place Tbiers communique avec la place Fénelon [lar la pelile ;•(((> Vanderburch.
La place Fénelon. transformée en st|uare avec jol d'eau, est bordée par l'etrlise Saint-Géry, le théâtre et le portail de l'ancien archevêché, de IG20 (il sert d'entrée à des ruelles bordées de maisonnettes d'ouvriers), flaniiué de deux portes plus petites; son style attardé rajjpelle la Renaissance du milieu du xvr s.
L'égiise Saint-Géry. ou Sainl-Aubert, élevée sur remplacement de l'eulise c(jnstruite en .'520 par St Vaast. qui. avec St Rémi, décida la conversion de Clovis. et qui fut ensuite évoque d'Arras, date du xviii' s. Le clocher est haut de 76 m.
Sous l'orgue, ancien jubé de la Renaissance (15-15). en marbres divers, orné de huit bas-reliefs et de statues en marbre blanc: — au croisillon dr.. Christ au tombeau de Rubens et. <;à et là, divers autres iabloau.\ relatifs à la vie du Sauveur, par .\rnould de Vuez: — autour du chœur, 20 ii'édaillons en chêne: quatre îles n"' 2. 11.3. 19) représentent des épisodes de la vie de St Pierre et de St Paul; i|uatre autres (n"" 17. 1, 14. I8,i sont relatifs à St .Vugustin. dont les anciens chanoines suivaient la règle; les autres ont trait à St .Vubert. à St Landelin et aux évéques Fulbert (n" 12) et Oérard l'' fn" 20i ; — quatres colonnes corinthiennes, en pierre bleue, s'élevant d'un jet hardi pour soutenir le dôme de la croisée.
A dr. du portail de l'ancien archevêché, la rue Saint Jérôme se dirige vers la rue Saint-Pol, dans laquelle subsiste la porte de l'ancien hôtel Saint-Pol (xiv' s.), où fut conclue Ja paix des Dames (1.529).
De la place Fénelon, la rue Saint-Aubert et la rue de l'Arbre-d'Or ramènent à la place d'.\rmes. On pourra se diriger directement vers
Il CA.MimAl. — BOUCHAIN. || ,R. 9, B] — 2:1^
la gnre en prenant à g. la rue de la Caille et la rue Sadi-Carnot, en laissant à p". dans la Grande-Rue Vanderburck la chapelle du couvent de Notre-Dame ou dt" Sainte-Agnès (belle statue du fondateur, l'évéquo Van der Bui\li. inarhre lilanc par Duciuesnoy, xvu" s.).
l^a rue Sadi-Carnot aboutit au iioulevard Faidherbe en face de la Porte Notre-Dame 1 1(523), (jui a conservé beaucoup de caractère avec ses pierres taillées en pointes de diamant, ses colonnes cannelées et sa Vierge au-dessus de la voûte (longue inscription latine).
En suivant à g. le boulevard Faidherbe, on pourrait aller voir un coin conservé des anciens remparts portant Vhôpital militaire, près de la. porte de Selles ou de Douai (1561), (|u'avoisine le château de Selles, du xin" s., construit en grés, et dont l'origine remonte peut-être aux Romains. Cet ouvrag;e, baigné par l'Escaut, est muni de cinq tours et relié par ses courtines aux remparts de la place. Il contient des salles et des corridors voûtés, auj. à demi comblés, qui ont servi de prison.
'X 1 k. de la porte Notre-Dame, près de la route d'Escaudceuvres (à dr.), on remarque deu.x mégalitlies, dits les Pierres Jumelles, dont le plus grand n'a pas plus de 1 m. 70 de hauteur.
i" De Cambrai à Somain (^^ Nord, 27 k. N.). — La voie dessert la gare de Cdniiirdi-Ainicxe, puis Jiacaudœuvres, •.',811 liab. i église moderne du style roman; sucrerie considérable). — A g., Thvn-SaiiU-Martin [église avec nef du xiv" s.; beau cliàtcau moderne;. On franchit l'Erclin.
".) k. /mq/. 3,04-2 hab. (belle église moderne; fabr. do chaises, do couteaux, de clouterie), — On aperçoit au delà de l'Escaut, à l'angle de deux vallons, la colline peu élevée qui porte le camp romain d'Etrun, occupe, en 881, par Louis m, après sa victoire de Saucourt sur les Normands. En 1649 l'archiduc Léopold s'y établit avec ses troupes, et l'armée française l'occupa k son tour i)endant le siège de Valenciennes par les Autrichiens, en 1793. — A g., sur l'Escaut, Hordain (église gothique du xvi" s., avec curieuses sculptures; important moulin du Bassin-Bond).
15 k. Bouchain. ch.-l. de c. de 1,716 hab., sur l'Escaut, qui le divise en haute et basse ville, au confluent de la Sensée et à 1,200 m. env, de la station (un sentier plus court que la route et qui traverse des prairies relie directement la ville à la gare). — Bouchain. autrefois capitale de l'Ostrevaiit et place très forte, a subi plusieurs sièges dont le plus célèbre fut celui de 1676 : après cinq jours de tranchée ouverte, le duc Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, prit la ville au moment où le prince u'Orange arrivait avec 40,000 hommes. — Eglise du xv s., avec un beau carillon et des tableaux de maîtres flamands. — Tour d'Ostrevant, reste d'un château fort.
Se rapprochant de l'Escaut, on le franchit près de Neuville-sur-V Jj!scaut (beau clocher de lOSôj. — A g., Ba'ul.c, 2,243 hab. {église du xviii" s., avec deux tableaux allégoriques remarquables).
19 k. Lourches, 5,443 hab. ^' sur Denair. et Valenciennes, V. ci-dessous), à 2 k. sur la dr. Entre la station et le v., au ham. de l'Etablissement, s'exploitent d'importantes mines de houille. — 21 k. Les Six-Mariannes.
27 k. Somain (R. 10, A).
2" De Cambrai à Douai (^g, Nord, 25 k. N.-O.). — • On croise le canal de l'Escaut. — 5 k. Blécourt (égiisi; du xvi» s.). — 10 k. Eressies (beau clocher du xvi" s.). — ■ 12 k. Oisy-le-Verger 'belle église romane de 1856, avec fonts baptismaux remarquables, beau reliquaire de la Sainte-Epine, du
224 — [R. 9, B] Il DE PARIS A CAMBRAI. H
xm' S-, et chapelle du Christ-Flagcllé. pèlerinage; au Vtrfyer, ruines d'une abbaye de religieuses cisterciennes fondée en 1225 et dont le clocher sert de pigeonnier). — On franchit le canal de la Sensée.
11 k. Aub'ujntj-coi-Uac, \-\ à dr. sur Somain.
|D'Aublgny-au-Bac à Somain (gS, m k. N.-E.). — 6 k. Monchecourl (houille). — 8 k. Azincouit ihouille). — Il k. Aniche (hot de la Gare), 8,321 hab., com. industrielle (concession houillère de 11.800 hect.. verreries considérables, fabr. de produits chimiques), no forme qu'une seule agglomération avec Aubercliicourt, 3,183 hab. ,' houillères, verrerie). — 15 k. Somain (R. 10. A).}
15 k. BTuncmont (à l'cgiise, belle pierre tombale de 1613i. — A g., canal de la Sensée. — 18 k. Àrleux (hôt. du Commerce), ch.-l. de e. de 1,580 hab. (fabr. de sucre et de produits chimiques, verrcriess a vu naître le jurisconsulte J/e;-/î« de Bouai inbi-lSSS). — 21 k. Cantin (èf/lise Saint-Martin, avec curieuses pierres tombales: pilori de 1740; chnieau du xviii'^ s.). — 23 k. Sin-le-Noble, 9,305 hab., importante cora. industrielle (fonderie de fer. fabriques de toiles métalliques, fabr. de moutarde, sucrerie, nombreuses brasseries).
25 k. Douai 'R. 8 .
3° De Cambrai à Valenciennes (^ Nord, 38 k. N.-E.). — 19 k. de Cambrai à Lourches. par la ligne de Somain {V. ci-dessus). — 21 k. Escaudain. 4,405 hab. beau clocher du xv" s.; houille).
24 k. Denain hôt. : Moderne: de l'Europe/. V. de 24,564 hab., près de la rive g. du canal de l'Escaut (port), qui reçoit la Selle, exploite des mines de houille (1,344 liect.), près desquelles sont construites de vastes cités ouvrières, et possède des usines métallurgiques considérables. — En 1079. Baudoin II, comte de llainaut, et Robert le Frison, comte de Flandre, se livrèrent une bataille, que perdit celui-ci. dans les plaines voisines. Le 24 juillet 1712. une bataille beaucoup plus importante fut gagnée, aux portes de Denain. par le maréchal de Villars sur le prince Eugène qui pressait étroitement Landrecies. Cette victoire sauva la France, qui était à bout de ressources, et décida l'abandon de la Flandre et du Hainaut par les envahisseurs. Un obélisque monolithe haut de 12 m., dressé à 2 k. S.-E. de la ville, près de la route de Cambrai à Valenciennes, rappelle ce grand fait historii|uo.
De Denain à Somain et à Anzin, V. p. 226 et 227; — à Saint-.^raand-les- Eaux, par ^Vallers, V. p. 243.
-26 k. yVavrechain-sous- Denain. — On franchit l'Escaut. — 31 k. Prouvy- Thiant. jonction avec la ligne du Cateau {Y. R. 10, B). — 38 k. Valenciennes (R. 10).
4° De Cambrai à Dour, par Solesmes, le QuesnoY< Bavay et Roisin
(^g Nord, 72 k. N.-E.;. — Après avoir suivi pendant 1 k. la ligne de Somain. on la laisse à g. pour se diriger vers l'E. — 9 k. A'u'yji, sur le Grand-Riot, que l'on y franchit. — 11 kr^ieux, 2, 117 hab. [f'Cjlise du xvi- s.)
— 13 k. Avesnes-lès-Aubert (eylise gothique du x\i' s., beau clocher de 1543, chaire sculptée du xviii'^ s. : cimetière clos de murs crénelés et llanqiiés de tourelles, avec autel sculpté, xv" s.; fabr. importante de linons et batistes).
— 15 k. Saint-Aubert-Cambrésis, où l'on croise la ligne de Caudry à Denain ( V. p. 216). — A g.. Saitil-Python. sur la Selle.
22 k. Solesmes, où l'on croise la ligne du Cateau à Valenciennes (p. 228).
— La voie franchit la Selle, contourne au S. Solesmes, puis croise le Béart.
— 26 k. Bomeries. — On traverse le ruisseau des Harpies. — 30 k. Veudef/iesau-Bois. — A g.. Seiirille (éf/li-ie de 1568). — 33 k. Snle.iches. sur le ruisseau de Saint-Georges, qui, un peu en amont, arrose Poix-duSord. 2,525 hab. (belle t^i/lise erothiquc moderne, avec remarquables autels en bronze doré: statue du célèbre acteur Tabua. 1723-1826, par Fagel. 1905). — 35 k. Ghissignies. sur l'Ecaillon. — On contourne à dr. la place forte du Quesnoy.
Il ANIGHE. — SIN-LE-NOBLE. |i [R. 10, A] — 225
40 k. Le Quesnoy, où l'on croise la ligne d'Hirson à Valenciennes (R. 11).
— On franchit la Rliùnello sur un haut remblai, puis de mémo le vallon du Riot de Carnoy. — 10 k. Gomineyines, 3.966 hab., à g., sur l'Hongneau (église du XVI' s.;. — On franchit IHongneau. — 50 k. Ùenneries. — A dr., Obies (restes d'un château du .\iii^ s. enclavés dans un château moderne) et Mecqvifjnies (éf/lise dos xiv«, xvi'= et xvn'' s., avec charpente curieuse).
53 k. Bavay @, où l'on croise la ligne de Valenciennes à Maubeugo (V. R. 10). — Après avoir suivi pendant 'i k. la ligne de Valenciennes, on ïa laisse à g. pour côtoyer le ruisseau de Bavay. — 56 k. Saint-Waast (au N.-O., Censé de ta Tour, où subsiste une tour féodale). — 58 k. Bettrechies; à 1,500 m. à dr., sur l'Hongneau. Bellh/nies (souterrains, soutenus par des colonnes, dits Trous dex Sarrasins ; tour de Bet. enclavée dans les bâtiments modernes du château; dans le jardin du château, dolmen de Pierre Croûte; au cimetière, chapelle avec porte du xv= s., provenant de l'ancienne église).
— 60 k. Gussiç/nies. — On entre en Belgique. — 1-2 k. de Gussignies à (12 k.) Dour r. la Éeltjiijue).
5" De Cambrai à Catillon, par le Cateau (^ du Cambrésis. 36 k. E.).
— 9 k. Carniéres. ch.-l. de c. de 1,501 hab., à -2 k. N. (église, du xiv« s., avec remarquable façade du xin"). — 11 k. Beuuvois (dans l'église, retable du xv" ou du xvi'' s.; au cimetière, fonts baptismaux du xi'' s.). — 14 k. Caudrij- Cambrésis, station où l'on croise le ch. de fer de Caudry-Nord à Denain {V. p. -216). — 18 k. Beaumont (restes du château de Clermont, xiii' s.). — 19 k. Inchy iégline do la fin du xv<= s.). — 20 k. Incliy-Sucrerie. — 21 k. Troisl'ii/es (pèlerinage à N.-D. de Tongres; tissages). — 26 k. Le Cateau (R. 12).
— 36 k. Catillon, sur la Sambre (belle race bovine), est dominé au N.-E. par le coteau de Beaurevoir (168 m.), un des plus élevés du départ, du Nord.]
Route 10. — DE PARIS A VALENCIENNES
{Pour la carte. V. lu B. 0, p. :'(*«.)
A. Par Douai.
^g Nord. 252 k.. en 3 h. 20 et 3 h. 30 par trains rapides (l" et 2« cl.), en 4 h. 30 par express 1 1''", 2" et 3' cl.), changement de train à Douai. — 28 fr., 18 fr. 90, 12 l'r. 30.
@ 227 k. de Paris à Valenciennes, par (196 k.) Cambrai et (211 k.) Haspres.
126 k. do Paris a Longueau (i) (F. R. 3). — 67 k. de Longueau à (192 k.) Arras @ (H. 6, 1"). — 25 k. d'Arras à Douai (K. 8, 1°).
218 k. Douai @ (R. 8, 1°). — La voie se dirige à l'E.
226 k. Montiijny-m-Osirevant a conservé deux lours d'un château transformé en ferme et possède un très beau château, construit en 1854 dans le style de la Renaissance. Il y a été inauguré en 1905 un grand Sanatorium antituberculeux. Le bois de Montiyny, au N., transformé en parc, est ouvert aux promeneurs.
[@i 3 k. N.-E., Pecquencourt {église en partie du xvi^^ .s., avec des objets d'art provenant d'Ancliin; 2 maisons du xvi"" s.). — Al k. N. de Pecquencourt, dans un îlot de la Scarpo occupe auj. par une maison de campagne, existait avant la Révolution la riche abbaye d'Anehin (Ai/uiacinctum), dont l'église, bâtie de 1181 â 1250. et flanquée do 4 tours, était un des plus beaux monuments gothiques des Flandres; il n'est resté du monastère que des épaves réparties entre le musée de Douai et plusieurs églises; de là vient
226 — [R. 10, .4] Il DE PAIUS A VALENCIENNES. |1
le fameux retable de IN'.-D. de Douai (V. p. 174;, par JchaD Bolletcambc. L'abbaye béuëdiitline d'Anchin, l'ondée seulement en 1079, a fourni, pour le xu'^s., une chroniquo très intt'ressante.]
A dr., Ëcaillon (dans l'éplise, triptyque du xvi" s.).
232 k. Somain (hùl. Mio). (i.rii") liai»., :; des lignes de Dmiai. de Valen(i(!iiiies, d'Urcliies, d'Auitigiiy-au-Haf, de Cnmluai et d'Anzin, et l'une des liares les i>lus importantes du eh. de fer du Nord, est l'entrepôt des houilles extraites dans le bassin français, de Douai ù la frontière. Somain possède des mines de houille, une verrerie, une raftinerie et une fabr. de sucre, une distillerie de grains et de goudron, etc.
f@ '.' k. N.. ancien prieiin' de licaurepaire, bel édifice du xvni" s., auj. habitation particulière. A l'O. de oc prieuré, sur la lisière du hois de Campeau, chapelli' de Sotre-Uamp des Ortiges (xvi" s.).
\" De Somain à Ascq. par Orchies (^g Nord. 35 k. N. . — Après plusieurs arrêts, on franihit la Soarpp.
S k. Marchiennes ' liot. du Grand-Cerf), cli.-l. de c. de ;;.580 liab., dont le territoire inoihiit des asperi,'es renommées. — La mairie est installée dans une ancienne abbaye do Bénédictins, ayant succédé à. un couvent de religieuses (Marcianw), fondé par Ste Rictrude. veuve d'un duc austrasien au vu" s. l'porte d'entrée principale et petit Ijalcon sculpté du xvT s.). — Dans l'église paroissiale, beau tom/jeau de Ste Hiclrude, du xvi'' s. — Dans les environs, sources abondantes. — A 4 k. N., Bouvignies [église en pariie du xvr s., renfermant une' belle Descente de croix attribuée à Van Dyck; Ilote! de ville du w" s.,.
La voie traverse la forêt de Marchiennes. — \'J k. Beuvry-li's-Onhits. à •-> k. à dr.
10 k. Orchies. où l'on croise la ligne de Lille à Valenciennes (K. 11). — •20 k. \omaiii-Ouvigiiies, *' ù dr. stir Tournai ( V. ci-dessous; pour Nomain, p. -^38''. — 23 k. Geiiecli 'vieille /oi/7'i. à g.
27 k. CYSoing (bot. du /iras-de-Fer). rh.-l. de c. de :;,172 hab., a vu naître le graveur Masquelier (1741-lSll.. — A l'église, ancien vitrail représentant ^t Evferard, gendre de Louis le Débonnaire et fondateur de l'abbaye augustine de Cysoing en 63S. — Une cave voûtée est le reste d'un cliâteau qui avait appartenu aux rois mérovingiens. — En souvenir de la bataille de Fontenoy 1,1745 1, avant laquelle Louis XV avait logé dans le couvent, les religieux élevèrent une pyramide haute de 17 m., qu'on voit dans la maison de campagne ayant remplacé la splendide habitation monastique.
2S k. Bouvines, à 1,500 m. à g. sur la Marcq : monument (1863) rappelant la célèlire victoire remportée, le 27 juillet 1214, par Philippe-Auguste, ses barons et les milices communales, sur l'empereur d'.VlIemague et le comte de Flandre coalisés; belle église (verrières représentant les principaux épisodes ayant précédé ou accompagne la bataille) élevée sur l'emplacement de la chapelle sur l'autel de laquelle le roi aurait, suivant une chronique, déposé sa couronne la veille du combat.
On franchit la Marcq. — 32 k. Anstaing (à l'église, pierre tumulaire de 1300). — 35 k. Ascq [V. p. 199).
2" De Somain à Tournai (^ .Nord, 40 k. N.). — 20 k. de Somain à Nomain-Ouvignies, par la ligne d'Ascq {V. ci-dessus). — 25 k. Bacliy (à Véglise, tombeau des anciens seigneurs de Tenremonde). — On entre en Belgique. — 40 k. Tournai (V. p. 199, et la Belgique).
3" De Somain à Peru'welz, par Anzin i^^ 39 k, N.-E.). — C'est uno curieuse excursion à faire, au point de vue industriel, que celle de .Somain à Anzin, par le chemin de fer de Peruwelz : les puits d'extraction de la
!| SuMAlN. — BULMNES. Il [K. 10, Bj — 22/
liûuille, les « corons », bâtis à coté do chaque exploitatiou principale, l'aspect particulier de la campatrne, recouverte presque partout d'une couclie épaisse de poussière noire, donnent au pays que l'on traverse une physionomie toute spéciale. — 4 k. Aùscon. 3.053 hab. (houillères). — On croise la ligne de Somain à Cambrai. — 7 k. Escaudain ( V". p. •.'•24). — 10 k. Denain [V. p. 224). — ir. k. Hériii. 2,591 liab. houille; fabr. de sucre); à 2 k. N., Aubry. avec une curieuse église de 1518 (tribune seigneuriale, pierre tombale sculptée du xvi« s.).
19 k. Anzin ( V. p. 235). — Après avoir croisé la rue principale d'Anzin, ,1a voie se rapproche à dr. de la route de Valenciennes à Condé, qui forme une longue rue constamment bordée de maisons sur 5 ou 6 k. — On passe au-dessus du eh. de fer de Somain à ^■aleuciennes ( V. ci-dessous).
23 k. Bruay ( V. p. 230). — On longe à g. la lisière de la forêt de Raismes ou de Saint-Àmand. — -^T k. Escautpont ( V. p. 240).
28 k. Fresnes-sur-lEscaut (p. 230). — De Fresnes à Valenciennes, p. 230; à Sainl-Amand et à Blanc-Misseron, p. •J4-,'. — La voie se rapproche peu à peu de l'Escaut.
30 k. Condé-sur-l'Escaut {V. p. 230). — La voie, longeant à dr. les forti- Hcations de Condé. franchit l'Escaut, puis son canal latéral. - 32 k. V/e«./> Condé, 7.777 hab.. à g. (houille). — A dr. et à g., embrancli. de liouillères. A dr., bois de l'Ermitage. — 37 k. Frontière. — Franchissant la Vergue ou Vergne, on entre en Belgique. — 39 k. Peruwelz (V. la Belgique).]
De Somain à Cambrai, V. p. 223; — à Aubigny-au-Bac, V. p. 2-21.
Au delà de Somain, on voit se détacher à dr. les cli. de fer d'Anzin et de Cambrai, puis à g. le ch. de fer d'Orcliies. A dr., Erre (rlocher des xu'' et xv" s.) et llornnin<j (2 châteaux du xvm* s.; sucrerie). — 241 k. Wullers, 4,(531 hab., à dr. (dans l'église, reliquaire donné en 1518).
De Wallers à Denain et à Saint-Amand, p. 242.
La voie traverse l'extrémité S. de la forêt de Vicoigne.
247 k. Raismes (liùt. de la Clé-d'Or; ^^ pour Saint-Arnandles-EuLix), h. industriel (ruines féodales) de 7,532 hab., se développant à 0-. en deux longues rues, sur la route de Saint-.Vmand, entre la forêt de Raismes (1,^00 hect.) et la forêt de Vicoiijne (1,000 liect. env.). Le général Dampierre y livra contre les Autrichiens, le 8 mai 1793, un combat dans lequel il fut blessé mortellement. A 1,300 m. N.-O. de la gare, au ham. de Vicoignc, 1,400 hab. (houille), subsistent le mur d'enceinte et quel(|ues restes d'une abbaye de Prémontrés. — La voie, courant entre Anzin et Bruay, franchit le canal de l'Escaut.
252 k. Valenciennes {V. ci-dessous, B).
B. Par BusigriY et le Cateau.
^ Nord, •2-28 k. — Trajet en 3 h. 20 à 5 h. 30 par les trains qui correspondent le mieux à Busigny ou au Cateau.
190 k. de Paris au Cateau, par Compiègne, Noyon, Saint- Quentin et Busigny (R. 12). — La voie dessert par une halte le Cateau, et descend sur le versant dr. la vallée de la Selle. — 197 k. Neuvilly, 2,340 hab. — 199 k. Briastre (phosphates). — On ;roise la Selle pour en suivre la rive g.
228 — R. 10, H 11 DE PAHIS A VALENCIENNE.^. ;
201 k. Solesmes (uinn. -iO c. ; hùt. : du Soleil-d'Or;de la Hure), ch.-l. de c. industriel de "),'JiO hab., à l'entrée de la petite vallée du Béart, qui traverse la ville et vient y déboucher dans la Selle, rivière que l'on franchit en venant de la parc. — Restes du cloître gothique d'un prieuré. — Vaste (•';//(.s-t" de 1780, avec flèche en charpente haute de 03 ni. — HoLcl de ville moderne, dans le style Uamand du xvi" s. — Belle fontaine du x\in" s.
De Solesmes à Cambrai, au Quesnoy, à Bavay et à Dour, R. 9, B.
206 k. HaussY (restes d'un château du xu' s.). — On franchit la Selle. — 2U9 k. Saulzoir, 2,032 hab. — 212 k. Haspres. 2,843 hab. (portail roman de \'éçilise\ bel édifice du xvir s. appelé la Prévôté). — On s'éloigne de la vallée de la Selle, pour gagner celle de l'Escaut. — On franchit l'Escaut canalisé.
221 k. Prouvv-Thiant : à 1 k. O.-N.-O., Prouvy (église en partie gothique); à 2 "k. S.-S.-O., Tldanl, 2,119 hab.; :: sur Lourches (V. p. 223). — 224 k. Trith-Sainl-Létjev, 3,789 hab. (clocher du xiv' s.). — On franchit l'Escaut canalisé.
228 k. VALENCIENNES § (V. VIndex), ch.-l. d'arr. de 31,739 hab., est située sur la rive dr. de l'Escaut, qui y reçoit la Rhùnelle.
Valenciennes a vu récemment démolir ses fortifications, dont il ne subsiste que la citadelle (auj. magasins), construite en 1078 d'après les plans de Yauban, quelques débris de remparts, et, sur le boulevard Carpeaux, la tour de la Dodenne, sous laquelle passe la Rhùnelle. A la place des remparts ont été créées une ligne de boulevards et, de même que près de la gare, des voies nouvelles sur lesquelles se construisent de belles habitations.
Principales curiosités. — Musées ;p. 232 et 234); — Hôtel de Ville et PLACE d'.\.hmk< (p. 231) ; — églises Saixt-Gêry et N.-D. du Saint-Cordon (p. 231); — STATUES DE \Vatteau (p. 231) et de Froissart (p. 2:i4).
Histoire. — Valenciennes, dont l'origine et le nom sont attribués sanj preuve à l'un des trois empereurs romains appelés Valentinien, n'est bier connue qu'à partir du x' s. : c'était aloïs le sic^'e d'un comté particuliei qui se fondit au xi* s. avec le comté do Hainaut. La ville, plusieurs foiï prise et reprise durant les guerres des xvi' et xvir- s., ne devint dcriniti veraent française i[u'au moment où elle se rendit à Louis XIV en personne en 1677. Elle 1793, Valenciennes résista héro'iquement pendant 10 jour; aux Anglo-Autrichiens, malgré le bombardement le plus meurtrier. Réduit» pourtant à capituler, elle fut reprise le 27 août 1704 par Schérer.
Un grand nombre de personnages remarquables sont nés à Valenciennes nous nommerons ; — parmi les souverains : Isabelle de Bainaut i- 1190, première femme de Philippe-.Vugasto ; Z;*aurfo«'« /A' (1171-1205), comte di Flandre et empereur de Constantinople; son frère Henri (U71-1210), qui lu succéda ; la célèbre comtesse Jeanne de Flandre (-r 1244 ; Henri VU ( 1272-1313) comte de Luxembourg, empereur d'Allemagne; — parmi les écrivains Jean Froissart (1337-1410) ; les trouvères Ifermann et Gérard (xu" et -xiii'^ s.) Mme d'Epinay (1725-1783); l'érudit Henri Wallon (1812-1901): — parmi le artistes : les peintres Antoine (1684-1721'). Louis (1731-1798) et Fi-ancoi (1758-1823) Walleau. J.-B. Pater (1695-17.36), Abel de Pujol (1785-1861) e Uarpignies (né en 1819): les sculpteurs André Beauneveu, sculpteur en titri de Charles V, Antoitie Pater (1670-1747), Salij (- 1776;, Lemaire (f 1880' Carpeaitx (f 1875), Fto/^e (1834-1886) et Cmwct (1827-1903); — parmi les musi