L.Hermann, de
266 ~ [R. 12, 1 ■ Il DE PARIS A BHIXELLES. ||
ITINÉRAIRE. — La gare est établie ù l'entrée du faubounj d'Isle. qui s'étend sur la rive g. de la Somme. De la place de la Gare (square), un franchit la Somme sur un pont orné de 4 groupes en bronze {VEf:caut, la Seine, VOise et la Somme): on franchit ensuite le canal et on atteint la place du Huit-Octobre, au milieu de laquelle se dresse le monument (1S81) commémoratif de la défense contre les Allemands (groupe en bronze, par Barrias: au piédestal, deux bas-reliefs des épisodes de la bataille du lOjanv. 1871. médaillons de Gambetta, de Faidherbe et d'Anatole de la Forge).
De la place du Huit-Octobre partent plusieurs grandes voies, notamment la nie Dachery. où (n" 3') est le Cirque (bal le dimanche en hiver, café-concert dans le jardin en été), le boulevard Gambetta (à dr.), conduisant aux Champs-Elysées {V. tn-dessous), et la rue d'Isle. assez rapide (tram), qu'il faut suivre pour monter à la place de rHùtel-de-\'ille. en laissant à g. la Bourse de commerce. ancienne église Saint-Jacijues, de la Renaissance, avec voûtes gothiques et piliers dont la base est du xin" s. (on peut demander à visiter): le clocher, commencé en 1781. sert de beffroi.
La place de l'Hôtel-de-Ville. ou Grande-Place, est bordée à g. par le théâtre, au fond par riiùtel de ville: au milieu est le monument commémoratif du siège de 1557. en bronze et marbre rouge, œuvre de Corneille Theunissen et Charles Heubés (1891).
En avant, l'amiral Gaspard de Coligny et le niaïcur Varlet organisent la défense. A dr., parmi les habitants qui se font tuer sur la brèche, un enfant du peuple soulève une énorme pierre |;our écraser un assaillant; un vieux gentilhomme s'est traîné sur le rempart et t'ait le coup de feu. A g., des canonniers amènent une pièce d'artillerie et un soldat sonne de la trompe en brandissant l'étendard des archers lie Ste Christine. Derrière le monument se détache le groupe de l'héro'ine Catherine Lallier. Tous les personnages se déroulent autour d'un cylindre crénelé que surmonte l'image symboli([ue de la ville de Saint-Quentin, protégeant de son épée la France menacée d'invasion.
L'Hôtel de Ville, remarquable édifice gothique, fut commencé en 1331, mais il n'y est rien resté de caractéristi(|ue du xiv" s.; il fut continué au .vV s. par l'architecte Colard Not'l, de Valenciennes; la fagade, ornée de curieuses sculptures, ne fut achevée qu'en 1509. Le rez-de-chaussée de la façade forme porche; elle est surmontée d'une riche balustrade avec trois pignons égaux. Derrière le pignon central, uu campanile, construit en 1759, refait en 1898, contient un carillon.
Vestibule, dont la voûte centrale, seule ancienne, est construite sur le système angevin. — CnAfELLE : voûte en bois, ancienne, avec masques aux sablières et fenêtre à fleur de lys donnant sur la place Tiaspard-de-Coligny. — Salle du Conseil : voûte en double berceau en bois, avec beaux masques; aux trois fenêtres, vitraux anciens ; cheminée monumentale, en pierre, richement ornementée: grande et belle composition murale d'Ulysse Butin (terminée par Clairin), qui tigure et le comte de Vermaudois Herbert IV accordant vers 1080. une charte de commune aux habitants de Saint-Quentin »; portraits de Raoul l*' de Vermandois (.vu* s.), du ma'ïeur Varlet (1557) et du dernier des ma'ieurs. Néret (nSG). — Salle des mariages : belle voûte en bois; trois ligures représentant le clerc de la ville, le greffier et le procureur, affuble de lunettes; horloge gagnée en \~'A à Chàlons par la C'' des canonniers-