‹ Le Nord, la Champagne et l'ArdenneChapitre 145 sur 446 · C.liKPY · texte numérisé non relu

C.liKPY

SKNLIS.

61 k.Crépy-en-Valois (hùt. : des Trois-Piycons: du Chemin-df-Fer), ch.-l. de e. de 3,375 hab.. ancienne capitale du Valois. — Eglise : parties intéressantes du commenc. du xii" s. — Ruines de Saint-Thomas (xm" et xv' s.), ancienne collégiale; tour à flèche dentelée. — Restes du château (xiTxiv' s.) des comtes de Valois. — Maisons anciennes.

De Crépy-cn-Valois à Compiégne, R. 12, 1°.

B. Par Senlîs.

g^ 77 k.; pas de trains directs: il faut toujours changer de voiture à Chantilly.

— Pour la description détaillée, V. les Environs de Paris.

41 k. de Paris à Chantilly (R. 1,B). — On laisse à g. le grand tronçon du réseau du Nord et on remonte la N'onette.

— 48 k. Saint-Finnin (église en partie du xv" s., beaux vitraux de la Renaissance).

54 k. Senlîs (hùt. :

/(' Grand- Cerf : des Arènes: du Nord. — Station archéologique de premier ordre), ch.- 1 d'arr.de 7.120 tiab.

— Notre-Dame, ancienne cathédrale, bâtie de 11.53 à 1184; clocher p r i n c i |j a 1 , chef-d'œuvre du xm" s., haut, avec sa lléche dentelée. de 78 m.; transept des xiir et xvi^s. ; parties hautes de l'église, grandes voûtes, chapelles latérales et superbes portails des croisillons, xvi"^ s. (style gothique); à g. de la î&(ia.de,sallc capitij.lairc du xv" s.; à dr. du chœur, sacr/sh'e en rotonde, renfeniiantdes

LAOifîX

Chaillevois

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Trrrftoutt ry ria ble

il MLLERï^-COTTERETS. il 1.R- 13, 2'J — 277

fragments du \i° s. — A dr. de la cathédrale, ancien palais épiscopal (xiii' s. et Renaissance), renfermant un musée archéologique. — Saint-Frambourg. de la fin du xii" s., ancienne cidlégiale, chefd'œuvre d'unité et d"harnionie. — Saint-Pierre, xn'-xvi" s., magnifique ruine servant de halle. — Restes du château royal, en partie gallo-romain. — Autres restes de l'enceinte gallo-romaine et débris des arènes. — Hôtel de ville, 1495. — Restes divers d'églises, de couvents, de maisons du moyen âge et des trois siècles suivants. — Au S.-E., Saint-Vincent, ancienne abbaye : église du milieu du xii* s,, cloître original du xvn" s., bâtiments des xvii" et .win" s.

[Excursion à (2 k. S.-E.) la Victoire, célèbre abbaye dont il ne reste qu'une partie du chœur gothique de régliso.|

61 k. Bnrberie : à 1 k. S.-E. de la station, ruines féodales de Montépilloy (xiT et xv' s.). — 70 k. Auger-Saint-Vinrent (église des xu% xiu° et XIV" s., belle Vierge du xiv^ s.). — 77 k. Grépy-en- Valois {V. ci-dessus, A).

a» DE CRKPY-EN-VALOIS A SOISSONS

Ç^ a k., en 1 h. à 1 h. 10 c.iv. — 4 fr. 95, S fr. o5, -2 fr. 15. — En wagon, se placer à g.

69 k. (de Paris). Vaumoise (église en partie du xn" s.).

|A o k. 5 N.. dans la vallée de r.\uthonnc, l)elle nef gothique du xvi'' s., servant de grange, reste de Vabhayr de IJeu-fiestavré (ordre de Prémontré . — En remontant l'Authonne à l'E.. on atteindrait ('2 k. i Vez. l'antique Vadum. capitale primitive du pai/us Vadeiiais, plus tard le Valois. On y visite Véglise, du xif= au xvi« s. (curieu.x tableau du xvi« s.), et surtout le château, composé d'une partie centrale ruinée, du xin" s., et d'une enceinte de la fin du xiv" s., avec un donjon rectangulaire, reul'erniant une riche collection artistique et archéologique. Le dernier propriétaire du château et des collections, M. Dru, décédé en 1905, après avoir rétabli la chapelle et commencé la restauration du donjon, a légué à l'Etat le château et tout ce qu'il renferme; un titre de 40,000 francs de rente est consacre à l'entretien du monuiueiit et à l'accroissement des collections. Une clause du testament stipule l'admission du public; les heures de visite sont de midi à 4 h. (à 5 h. en été), les lundis exceptés.^

74 k. Boursonne-Coyolles (halle) : à 2 k. 5 S., Boursonne [église des xi" et xvi' s.); à 1 k. 5 N., Coyolles (église en partie du xu^ s.; château des xvi" et xvu" s.); à 1 k. (1. de Coyolles, Vauciennes (église du commenc. du xm' s., d'un style très pur). — A Pisseleux (perte de l'.Vuthonne, près de sa source), un rejoint à dr. la ligne de la Ferté- Milon.

78 k. Villers-Cotterets (but. : du fkmphin; de la Pomme-d'Or; de VEpée; omnibus, 25 c.; voitures a la disposition des voyageurs à la gare. — Château), ch.-l. de c. de 5,381 hab., situé à l'angle rentrant du 'V, ouvert a l'O., cjue forme la forêt domaniale de Villers- Cotterets ou de Betz (13,020 hect.). Cette ville est la patrie de Demouslier (1760-1801), poète et auteur dramatique, et (V Alexandre Dumas père (1803-1870), dont la maison natale est signalée par une plaque au n" 54 de la rue qui ])orte son nom, el dont la statue, par Carrier- Belleuse (1885), ï^'élève à l'entrée de la même rue, près de la gare,

278 — [R. 13, 2' li UE CRKPY A SulSSONS. ||

à dr. en sortant. — C'est la rue Alexandre-Dumas qui conduit au cœur de la ville et au château. — Buste de Demouslier (place du Marché), par Laplanche (1902).

Le Château (on peut en visiter les parties les plus curieuses), bâti de 1532 à 1545 par François 1"=' sur les plans des architectes Pierre Gadyer. Jacques et Guillaume Le Breton (de la même famille que Gilles Le Breton de Fontainebleau), agrandi et mutile [»ar les princes d"Orléans au xvni° s., agrandi de nouveau au xi.\' pour servir de maison déparlemenlale de retraite, est, dans ses parties de la Renaissance, un chef-d'œuvre de gracieuse originalité.

Belle façade au fond de la cour. — Grand et petit escalier, aux curieuses sculptures. — Salle des Etats, uu des chefs-d'œuvre de la Renaissance en France ; c'est dans cette salle que François I" rendit, en 15:^9. la célèbre ordonnance de Villers-Cotterets. qui consacrait l'usage de la langue française dans les actes publics et qui prescrivait aux curés d'enregistrer les actes d'état civil.

A 1 k. O.-S.-O. de la ville, châlenu de la Noue (xiv'-xvi" s.).

De Villers-Cotterets à la Ferté-Milon >ç^ .Nord, 11 k. S.-S.-E.. 0 k. seulement par la route de terre ; 1 fr. 55. 1 fr. 05, 10 c). — Beaux sites de la forêt de Retz. — 6 k. Oif/inj-Dampleux. — 10 k. Silly-ta-Potcrie : ham. du Porl-aux-Perc/ies. où commence le canal de TOurcq et d'où s'expédient les bois de la forêt de Retz. — On franchit l'Ourcq et on rejoint la ligne de Reims à 3 k. de (14 k.) la Ferté-Milon (R. 15, A>.] De Villers-Cotterets à Picrrcfonds et à Compiégne, R. 13, 1".

On traverse la forêt- — 88 k. Corey (église avec curieuse façade du xiii° s.). — On franchit puis on remonte un instant le ru de Savières; court tunnel.

90 k. Longpont (I k. à g.), où l'on visite, dans un beau parc (frapper à la petite porte vitrée, à dr. de l'église paroissiale), les ruines d'une abbaye de Giteaux, fondée en 1131 par Raoul IV, comte de Crépy. L'église, reconstruite au conimenc. du xin"" s., dans un style analogue à celui île la cathédrale de Soissons. avait 103 m. de long, et 2S m. de haut, sous voûte. Elle fut consacrée en 1227, en présence de St Louis et de sa mère. Au S. de la façade principale se voit l'ancien bi'ttiment deshôtes (xui* s.), dont une partie sert d'église paroissiale (deux coffrets du xm" s., avec émaux el (iligranes, renfermant les reli(|ues du B. Jean de Mnnlmirail. religieux de Longpont, j 1217, et le chef présumé de Pt Denis: 2 tableaux sur bois, à compartiments, du xiv" s. : Vie de la Vienjc et Scènes de la Passion; Arbre de Jessé, sculpture en ivoire du xin^ s. : bas-relief en ivoire : le Baiser de Judas, etc.). Le reste du bâtiment des hùtes et une belle construction du xvu" s. fornu'nt auj. le château de M. de Montesquiou (quehiues voi'ites à ogives), oii l'iui visite une collection d'objets d'art provenant en partie de l'abbaye. De celle-ci il subsiste en outre, dans le village, une porte fortifiée du xin*^ s., à l'aspect original avec ses quatre tourelles.

94 k. Vierzy (église du xn" au xvi" s.; château des xv" et xvr s. converti en ferme), au centre d'une région riche en carrières de pierres de taille. — Tunnel de 1,400 fu.: à dr.. vallon supérieur de la Crise. — 100 k. Ber:y-le-Src. i\ 1 k.à g. (curieuse église du xn' s.

Il SOISSUNS : — HISTOIRE. || [R. 13, 2"] — 279

et ruines d'un châtfuu); à I k. à dr., Noyant (église en partie du xiir s.). — A ;;■., Coiirmelles (église du xii" s.), vallon de la Crise, pelil aCIl. ii-. de l'Aisne, et lij:;ne de Compiègne; on entre dans la vallée de l'Aisne.

105 k. SOISSONS !§) (F. VIndex), ch.-l. d'arr. de 14,334 hab., à g. du cil. de fer. dans une expansion de la vallée de l'Aisne, dominée de 100 à 120 m. par des collines et dos coteaux boisés. Cette situation, i]ui donne des paysages charmants, est. par contre, très défavorable au point de vue stratégique, ce qui a fait déclasser cette ville, naguère place de guerre. La ville proprement dite est située sur la rive g. de rAisne: sur la rive dr. sont les faubourgs Saint- Yaast et Sainl-Médard.

Principales curiosités. — Cathédrale (p. -282) : Saint-Jean-des-Vignes(p.283) ; — Saint-Léger (p. 281): -- Cryptes m-: Saint-Mkdaud (p. 283); — Musée (p. 280).

Histoire. — Soissons. d'abord Noinodunum, s'éleva primitivement sur la colline de Pommiers, à 4 k. N.-O., au delà de l'Aisne. Cette ville fut la capitale des Suessions, dont un roi a laissé, à Pommiers, un g;rand nombre do monnaies en or. en argent et en bronze (moitié, sur 2,600 pièces recueillies,. avec la léfrende Cricirc). En 297 soutfrirent pour la foi chrétienne, à Soissons, les doux frères Crépin et Crépinien, cordonniers, qui comptent parmi les martyrs les plus célèbres de la Gaule: St Crépin est devenu le patron des cordonniers; deux abbayes furent fondées sous son vocable : Saint- Crépin-lp-Grand dans la ville môme, en 566, et Saint-Crépin-en-Chaye à 1 k. N.-\.-0., en 1135. Soissons fut la résidence des derniers patrices romains en Gaule. Egidius et Syagrius, puis celle de Clovis, depuis la victoire décisive qu'il remporta sous les murs de la ville en 486. jusqu'à la conquête de l'Aquitaine en 50~-508. Il y eut un royaume mérovingien do Soissons de 512 à 558 et de 561 à 5'/5. Clotairo I", souverain de Soissons durant la première période, enleva aux Noyonnais. en 548, le corps de leur évoque. St Médard. qui avait été son ami, pour l'ensevelir auprès du palais royal; c'est en 560. Clotaire étant alors le maître do toute la m9narchie franque. que fut bâtie sur la sainte relique l'abbaye, bientôt puissante, do Saint-'Médard. Les autres abbayes de Soissons au moyen âge étaient : Notre- Dame, pour des femmes. 060: Saint-.Iean-des-Vignes, 1076; Saint-Léger, ll'ôO. Ce fut dans les cachots de Saint-Médard que Louis le Débonnaire fut tenu prisonnier par ses fils révoltés, en 833 et 834.

En 923. une seconde bataille de Soissons coûta lo tronc à Charles le Simple et la vie à son compétiteur Robert; ce fut le duc de Bourgogne Raoul <iui profita de l'événement. En 1121, l'enseignement d'Abélard y fut condamné par un concile dont St Bernard fut l'âme. Bien que Soissons fut une cité épiscopale et monastique, lo pouvoir qui domina dans la ville dès le x" s. fut celui do comtes la'i'ques. Ce fut un comte, Renaud IL qui octroya à la ville sa charte communale, en 1131. Aux xvii' et x\ m'' s.. Soissons fut le siège d'une généralité dont relevaient Château-Thierry. Laon, Noyon et Clèrmont-en-Beauvaisis.

Durant la guerre de 1870-1871, Soissons, malgré une défense héro'ique, ne put longtemps résister aux Allemands, par suite de sa position désavantageuse.

Soissons a vu naitre : St Pasctiase-Radbert (ix" s.), abbé de Corbie, auteur d'ouvrages de théologie très estimés au moyen âge; Desmarets (1650-1721), célèbre contrôleur général des finances; Ronsi» (1752-1794), auteur dramatique, général de la première République, exécuté avec les Hébertistes; Paillet (1795-1855), avocat et homme politique.

Industrie et commerce. — Ateliers de grosse chaudronnerie et de con-

280 — [R. 13, 2-] Il DE CHKPY A SOISSONS. |i

structions mécani(|acs; haricots dits do Soissons: grand marché au bli' pour l'approvisionnement de Paris.

ITINÉRAIRE. — Pour se rendre à la place de la Répuhli(jue, qui est éloignée de 1 k., on peut prendre, soit les omnibus des hôtels, soit le tram de Uethel, dont les hureaux sontà g. quand on sort de la gare. On suit la belle avenue de la Gare (à g., nouvel hospice), d'où l'on aper(;oil à dr. le dinne principal de Véglise. moderne, de Sainte- Eugénie. A g., sur l'avenue, est l'entrée du jardin-école de la Société d'horticulture (s'adresser au jardinier). De la place de la République, où s'élèvent, au centre, le monument n la mémoire des défenseurs de Soissons et des « citoyens fusillés par l'ennemi ■■ en 1870 (par Guilbert et Hi(din, lUOl), et sur le cote S.-O. la belle salle de lu Bourse (il s'y donne parfois des spectacles), la rue Saint-Martin, <\u\ s'infléchit bientôt à dr., conduit â la />os<e, à la caserne Charpentier, il la place Saint-Pierrt'-du-I'arvis, et se prolonge par la rue du (Commerce et la rue de la Congrégation, conduisant à l'hôlel de ville et à Saint-Léger.

La vaste caserne Charpentier n'a d'autre intérêt que d'occuper l'eiu placement et quelques bâtiments sans caractère de Vabbaye i\i>lre-l>anu'. — Derrière la caserne, dans la rue Notre-Dame, une porte monumentale d'ordre ioniijue (I(i58) précède le pavillon des Arquebusiers {H)26), décoré de trophées.

Dans un coin de la petite place Saint-Pierre s'élèvent une jolie façade et deux travées de nef du milieu du xn' s., restes (appartenant à une société de gvmnasti(iue; intérieur non voûté et sans intérêt) de Véglise Sainl-Pierre-au-Parvis.

Wltolel de ville xvni" s.j, ancien hôtel de la Généralité, précédé d'une petite place, renferme \a Bibliothè(iue ['6^,000 vol., une centaine de manuscrits anciens) et le Musée (ouv. au public les dira, et fêtes de 1 h. à 4 h., et t. 1. j. aux étrangersi. — Dans la cour est la statue de Paillel, par DuTi'l {\W>^}.

Rez-de-ebaussée. — Vestibule : tympans de portes (xiii' s.i provenant de Saint-Jean-des-Vipnes et de Saint- Yved de Braisne; bas-relief.s (Renaissance) du château de Septmonts; mosaii|ue romaine; borne millialre: médaillons sculptés qui avaient été encastrés dans les remparts antiques de Soissons; meules et tombes j^allo-romaines; inscription votive trouvée à >i'izy-le-Comte ; colonne gallo-romaine provenant d'Arlaines; poutres sculptées du xv« et du XVI" s.; les Druidesses, bas-relief en marbre par 6'ro«. a

Escalier. — (g) de Desai.v, par Carrier- Hetlcusc; du compositeur Bazin, H de Cil. Picard et de Henri Martin, par Z/ouô/cwarrf ; vitrines d'oiseaux et de mollusques.

1" étage. — Dans plusieurs salles, curieuses tapisseries chinoises.

i"" salle (en face de l'entrée). — Gravures anciennes; portraits d'hommes célèbres; vues du pays; vue ancienne de rabba3'e de Saint-Médard ; médailles; sigillographie. — vgi du jurisconsulte Louis de Héricourt, par Hiolin. — Suivent, à dr.. les salles '2-5.

2' salle. — Antiquités préhistoriques, gauloises, gallo-romaines, du moyen âge. de la Renaissance; monnaies gauloises; plan ancien de Soissons.

3"= salle. — Jetons; bas-relief duu tombeau gallo-romain ; bustes antiques provenant de la collection Cauiiiana : antiquités romaines diverses, notamment une statue de jeune femme; poteries: au milieu de la salle, vitrine

^ÛjÎÔ^

s-jjBj \ Sfajoffûj S'JBf/iyt

„ bOlSSOiNS : — MUSÉE. |i [R. 13, 2-J — 281

contenant des vêtements sacerdotaux et divers objets religieux: médailles 4" salle. — Faïences.

5' salle. — Plaque en cuivre aonpue inscription gothique^ provenant du couvent des Celestins de ViUeneuve-Saint-Germain. prés Soissons, où elle recouvrait le cœur du fondateur, Enguerrand VII, dernier sire de Coucv tué à la bataille de Nicopolis en 1397. '

Oq revient à la 1" salle pour continuer, à s. de celle-ci, une série de petites salles en enfilade que longe un couloir."

„.®' salle. — Serrurerie, bronzes, médailles depuis l'époque gauloise — Histoire naturelle.

7' salle. — Fr. Lafon. Le Printemps. — Coursellea-Dumont. Le Printemps T" Vr^- ^{]^*- Dans Iherbe. en Normandie. — Jos. GarihaUlo. .^îaint-Victor de Marseille. — 179. Clarisse. Paysage.

8^ salle. — Aquarelles, gravures, faïences: quelques tableaux.

9^ salle. —43. Inconnu, xvni' s. Brutus assistant au supplice de ses fils.

— 30. Bi-ollinij. Mole aux barricades. — 10. A. Coijpel '? . Ef'lé et Silène

1, 1. Inconnus. Erasme; .Malebranche. — 24. Lr Guerchm.^Ht François en extase. — 110, 111. Ec. françnisfi. La Femme de Darius devant Ale.xàndre • \lexandre devant le corps de Darius. — 109. Lavoine. Homère chantant

Iliade. —^<i. Lemvme. Education de Tobie. —75. PI,. Chéry. David apaisant >ai. . — 63. /. Jolhi-ct. Mort de Philippe II d'Espagne. — .Numismatinuo no'lerne. '

10- salle. — 18. Inconnu^ Lekain. — 108. Lamine. François I" — 90 l. ftsswr. Sourire. — 8:3. © de dame xvn,'' s.). — 'l-7(,. E. Girand. Danse lansune^posada. — 92. Brémond. Garloman blessé à mort. — 77 Snint- -rre. Job. — Suite de petits tableaux, aquarelles, pastels. — -235. Inconnu. j. ce bourlion, comte de Soissons.

11' salle. — 71. Catnille Paris. Les Par.(ucs du village. — Aquarelles laysages. — Petite vitrine de monnaies romaines. '

12'^ salle. — 93. Inconnu. La Bonne aventure. — 4, 124-127 (p; de ducs de Bourgogne. - 10'. Philastre. Mort de la reine Galswinthe. - Anciennes vues e poissons et de Laon. — Petite vitrine de monnaies romaines.

13 salle. — Gravures: quelques tableaux.

14' salle. — Gravures.

15- et 16- salles. — Sculptures anciennes et modernes, la plupart mouiges. -- On regagne l'entrée du musée par le couloir, consacré à l'histoire aturelle.

Si l'on doit visiter Saint-Lé-er, il faut, à la sorlie d.- IhùU^l de ille. reprendre la rue de la Congrégation, et. au n 8 ibur de enregistrement, de S h. a 4). se faire délivrer un permis de visite entrée de 1 ancienne abh'iye de Sa/nf-Lc'-/,;- ( naguère p.nu séminaire) st au n' 22 de la même rue. dans une façade, très mutilée du viir s. L église, dun joli style du xur s. assez analogue a celui e la cathédrale (quelques remaniements du xiv' s et de 16"'4- Kade du .win' s.), est bâtie sur une chapelle souterraine. auVi u xui- s. (traces de peintures de lepoque). que précèdent trois avees romanes formant retour d"éuuerre. Parmi les autres bàtilents on remarque deu.x galeries de doitre du xiiT s. et une salle 'pituUiire de la même époque (au-dessus de la porte, tableau sur •is au XVI' s. : Couronnement de la Vierge). Derrière Saint-Léger, on peut voir ([uehjues restes des fortifica-

La rue Saint-Léger, perpendiculaire à la rue de la Congrégation ■nduit ala Grande-Place [iolie fontaine pu bronze : thédtreK alextréite de laquelle on prend a g. la rue des Cordeliers, qui. en croisant

282 — [R. 13, 2"j II 1>E c.HKI'V A SolSSONS. I

la rue Sainl-Chrislophe (à dr.. suivie de la routr de Compiégne) et la rue du Collège (à g.; cnlre les n"" 36 et 38, impasse desservant la belle porte, xvii" ou xviii" s., du collège, où l'on peut demander à visiter les restes de Yéglise Sainl-Nicolas, des xin' et xvii' s.), devient la rue de la Buerie (h ^■., en face de la rue de la Trinité, recette des finances, dans une maison de la Renaissance très bien conservée), laquelle passe devant la cathédrale.

La Cathédrale Saint-Gervais fut commencée par le croisillon circulaire, au S., vers 1175. ((Uitiauée par le chceur, sur un plan agrandi, a partir de 12UU environ (le chœur fut inauguré en 1212), terminée au milieu du xur s., sauf les tours et la façade du croisillon N.. et consacrci- seulement en 1479. Deux des trois portes de la façade ont été retaillées au xviir s. La tour, à dr.. haute de 66 m. (sommet refait en 1908), est ornée de statues; clefs au poste de police (Grande-Place), avec autorisation préalable à demander à la Mairie.

L'église est longue de 100 m. et haute sous voiîite de 30 m. 50.

Au revers du mur dofac-adc, aux cotés de la grande porte, tombeaux, avec statues, de deux abbesses de Notre-Dame : à g.. Henriette de Lorraine-Elbeuf (v 1669;; à dr., Gabrielle-Marie do la Roctiefoucauld (f 1693). — Aux fenêtres supérieures de l'abside, vitraux intéressants du xiii" s. — Maitniiutel du xviii' s., avec deux grandes statues figurant l'Annonciation.

Croisilloa dr. — C'est la partie la plus gracieuse de la cathédrale. Il est terminé en demi-cercle, comme les croisillons de la cathédrale de Noyon: il a en plus un bas-côté et une anne.xe circulaire. Un peu moins élevé que le reste de l'église, il a cependant des tribunes et un triforium. tandis que partout ailleurs il n'y a qu'un triforium.

Pourtour du chœur. — Tombeau eu marbre blanc de i'évêque Fr. de Simonv t 18-19. par Foyatier, 18ri2. — Dans la grande sacristie sont conservés uu beau christ de Girardon en ivoire, un précieu.K reliquaire en cui\Te, une chasuble et -2 tuniques brodées par une religieuse de Notre-Dame en 178Ù. — Vitraux du xur' s. aux trois chapelles extrêmes. — Armoire en bois sculpté et doré (xvii'' s.).

Croisillon g. -- Adoration des Berger.^, attribuée à Rubens. — Autel moderne du Rosaire, exécuté par Lance et Yjllemont. — Beau vitrail de Didron le Sacré-Cœur. IS"!?). — Rose avec vitraux anciens représentant eu \-i médaillons la Vie de la Vierge.

Bas-côté g. — Tapisserie (St Gervais et .S7 Protais exorcisant une jeune fille) donnée vers 1180 par .lean Millet, (|ui fut pendant 60 ans (14-13-1503' évêque de Soissons. — Grande chapelle toujours ouverte perpendiculaire à la nef et dont le mur extérieur est un prolongement de la grande façade; elle se compose de trois travées, sorte de vestibule pris sur une galerie do cloître, et d'une chapelle proprement dite, au sol plus élevé, qui est l'ancienne salle capitulairc.

Derrière la cathédrale est VIIôtel-Dicu, fondé eu 1247, sans caractère dans son état actuel. Sur le liane g. de l'église (on peut sortir par la belle porte du croisillon N.) s'ouvre \a place de Cloitre-Saint- Gervais, où trois arcades du xiii" s., murées, occupent le 1" étage d'une maison (n" 14i.

Si l'on sort de l'église par l'O., on remarquera, à dr. de la façade, une jolie tourelle à décoration romane, reste de l'ancien évéché.

Reprenant la rue de la Ruerie, on suit sa continuation, la rue de Panleu. jus(|u';i la rue Sainl-Jean-des-Vigiies (à dr.), que l'on monte

Il SOISSONS: — CATHÉDRALE: — 8T-.IEAN. il jR. 13,2"| — 283

sur toute sa loiiijucur, pour frapper à la porte d<' la inninilcntiou militaire et demander à visiter les restes de Saint-Jean-des- Vignes. Ces restes sont : le loijis de l'abbé (xvi'~ s.), une galerie du petit rloitre (Renaissance), le réfectoire et une autre salle voûtée du xni" s., de beaux débris d'un grand cloître du xiu" et la façade de l'église; ces deux dernières parties sont seules comprises dans l'enceinte accessible aux visiteurs.

La façade et ses tours sont ce que le moyen âge monumental a laissé de plus parlait dans le Soissonnais, malgré leur manque d'unité. Les trois portes sont du milieu du xiii'- s. : elles n'ont pas de statues. Leur parenté de stylo et d'ordonnance avec celles de la cathédrale de Reims, un peu moins anciennes, est frappante ; l'étage principal, dans sa partie centrale, donne lieu à la môme remarque. Les meneau.v de la grande rose ont disparu depuis longtemps; les tympans des portes furent brisés par des boulets l)russiens lors du siège d<; 1870. Les tours, en se séparant de la masse, se ditl'crencient de style et de dispositions, et chacune a ses Ijeautés particulières. Achevées en 1506, couronnées de belles flèches en pierre, elles ont d'élévation, celle do g. (très riche ornementation) 75 m., celle do dr. 70. Sous celle-ci, dans le mur latéral, s'ouvre une jolie porto du xin'' s. Au revers do la façade sont des arrachements qui iiorniettent de déterminer l'ordonnance des travées do la nef et d'évaluor la hauteur de la grande voûte, qui était de 23 m.

Des tours de Saint-Jean, on peut voir, dans l'ancien Jardin du grand séminaire, des replis de terrain indiquant l'emplacement d'un amphithéâtre romain.

Pour visiter Saint-Médard, on revient, par la rue de VHôpital et la rue Saint-Martin (k g.), à \a place Saint-Pierre, d'où, à l'E., la rue de la Bannière conduit au pont. Celui-ci, en partie ancien, franchit l'Aisne; par li-s rues du Pont, du Champ-Bouillant (à g., église Saint- \'aast bâtie par E. Bu'swilhvald, style roman) et la place d'Alsace- Lorraine, on traverse h' faubourg Saint-Vaast, auquel fait suite \e faubourg Saint-Médard. La rue de Bouvines mène à la première porte de Vabbayc de Saint-Médard, aujourd'hui occupée par une institution de sourds-nmets et d'aveugles, et où il ni' reste que peu de chose d'ancien au-dessus du sol. La première porte remonte en partie au xiii" s.; elle est précédée de beaux tilleuls: d"autr(>s tilleuls sont plantés entre deux portes, dans un enclos bordé à dr. d'habitations particulières. On frappe à la seconde porte. Le concierge accompagne dans le verger, oii sont des fragments d'architecturi' el de sculpture, les uns en place, les autres transportés; on visite i'iincienne salle rapitulaire du xui' s., défigurée extérieureinent. mieux conservée à l'intérieur, qui sert de chapelle; et surtout les cryptes.

Ces cryptes, dont les parties les plus anciennes sont du viii'' ou du ix' s., d'après Si. E. Lefèvre-I'ontalis, se composent d'une galerie centrale longue do -H m.. large de •-' m. 50 et haute de 4, coupée à angles droits par sept autres couloirs de môme largeur et de même hauteur, que séparent d'énormes murs sur lesquels viennent reposer d'os voûtes en berceau. Dans les parois sont ménagées des niches. f)n conserve, dans cette crjpte, des pierres tombales avec inscriptions, plusieurs cercueils en pierre, notamment celui où fut déposé Childebert II, et deux tètes de statues dont l'une passe pour représenter Clotaire et l'autre St Médard.

Un souterrain, voisin de la crypte, se compose d'une petite allée voûtée,

284 — [R. 13, :> j || DE CREPY A SOISSONS. ||

sur laquollc donnent : à g., un cachot lony de 5 m. et largo de 2 m. 50, avec une espère d'alcôve; à dr., une salle carrée; on l'ace, une autre salle plus Ijetiie avec oubliettes. Tne tradition douteuse veut que le cachot ait reiil'ernai' Louis le Débonnaire, prisonnier do ses tils; l'inscription attribuée à cet empereur, et qu'on voit encore à g., sur le mur, en entrant, ne peut être antérieure au xiv'" s. La voici :

Hklas! je suys bon prins des douleurs que j'e.ndure! Mourir mieux me vaui.droit; la peine .me tient dure.

Une tour, rasée à mi-hauteur, renferme un oratoire sous lequel un cacliota, dit-on, servi de prison à Abéiard.

Du chàtmu royal qui remplaça le palais franc, à coté de Saint- 1 Médard, il ne sulisisle (jui- des débris de tours rondes.

Si, (lu poiil, ou \eut rcvcuir dirccleiiicut ;i la gare, on i)eut prendre le Iram a la statii)n de Soissons-Part.

Au fanbounj de Reims, au S.-lv. de la ville, un asib'. dirigé par les sipurs de la Charité occupe remplacement de Vabbayc de Sainl- Crépiii-le-Grnud. — A 800 m. N., une ferme occupe les ruines de Saiiit-Créjtiii-en-Cliiiyc. abbaye bâtie sur l'emplacement où Crépin et Crépinien suliirent le martyre.

1" De Soissons à Couey ^^ départemental, --"J k. N.i. — .' k. Soissons- Port. — Ou franchit l'Aisne et on laisse à dr. la ligne de Rethel. — 5 k. (Uiffies. — 9 k. Pommiers, prés de l'emplacement primitif do Soissons {égtixe des xu"" et xvi" s.); ce v. a aussi une station (Mercin-Pommicrs. p. -KiW de la ligne de Soissons à Compiègne. — 11k. Cuisy-en-Almont [i^(/lise du xii' au xvi' s. ; la Préi'dté. enceinte fortifiée du \vi' s. ; chapelle romane de Laval). — 12 k. Vaurezis (éi/lise romane du xii"^ s., chaire du xviii' ; dolmen de Pierrelaye). ■ — 16 k. Chavigny (église romane défigurée). — V.t k. Juvigny. — Qô k. Guny {éijlise du xvi' s.). — 2'.t k. Coucy (p. ■-'60).

2° De Soissons à OulchY-BrenY (^ départemental, ;U k. S.-S.-E., 3 fr. Uô et 1 fr. '.10;. ~ 6 k. Xoyant-Bvizy i V. p. 279). —8 k. Septmonts (château des anciens évoques de .Soissons. avec iiittoresque donjon cylindrique du XIV» s. et belle salle voûtée du xV; à la ferme de la Cay-ricrvl'Evè</iie. belle grange du xiii« s.i. — U! k. Chacrise {éi/lise de la fin du XII' s.;. — 15 k. .Vuret-et-Croiittex iéylise du xii" au xvi" s., avec flèche en pierre et vieux vitraux: grottes: ckàtean de la Montagne, en partie du xvi"^ s.). — 18 k. Droizy (rglise des xii% xiii'' et xvi" s.-, château ruiné du xvi" s. I, où. en 593, les Austrasiens furent battus jiar les Keustriens. — 20 k. Hartennes-et-Tau-n (à Harteniics, l'glise du xvi" s.: à Taa.c. raines d'une chapelle et beau dolmen : tombelles dans le voisinage). — 21 k. Le Ples.iier- Mitleu {deux tours féodales du xvi'' s,.). — 26 k. Grand-Rozoy a\i Rozoy-le- Grand (église du xvi' s. avec vitraux de l'époquei. — 2^1 e» 31 k. Oulchy-le- Chàteau et Oiilchy-Breny (R. 15;.

3" De Soissons à Rethel : vallée de TAisne i^ Banlieue de Reims, 95 k. K.-.\.-E. : '.i t'r. 35 et 5 fr. 95; le bureau des billets est à g. en sortant de la gare ; trajet recommandé ; en peut, de Rethel, revenir à Soissons par Reims; visiter Vailly, la, g i-ange de Vanclerc, Asfeld. Château- Porrien). — 1 k. Place de la République. — 2 k. Soissons-Port, rive g. de l'Aisne, entre le pont et l'hôtel de ville. — On franchit l'Aisne et on laisse à g. la ligne de Coucy (V. ci-dessus, 1°). — 3 k. Saint- Vaast : le faubourg de ce nom est à dr. et touche à celui de St-Médard. — On passe sous la ligne de Laon, jiuis on remonte à distances très variables, jusqu'à Rethel, l'Aisne, d'abord par la rive dr. — 5 k. Crouy (à g. . qui a aussi une station de la ligne de Laon. — 8 k. Bucy-le-Long,, v. tout eu longueur, à g. '-glise en partie de la

AILLY. - ASFELD. Il [R. 13, 2"' — 285

lenaissanee. anciens vitraux et restes de peintures; à l'exlréniité E. du v., )ur cylindrique du xiii'" s. et autres restes d'un château). — 10 k. Suinlelari/ucrite. à. g. (éplisp ilos \u' et xiii"^ s., fonts baptismaux de l'époquej. - 1-.' k. AJissy-sitr-Âisne [ffflise gothique dont les parties du xvr s. sont fort elles, divers olijcts d'art). — 15 k. Coitdé-'iur-Aisne (éijlisc avec parties urieuses du xii*' s.;. — IC k. 5. Celles-sur-Aisne.

18 k. VaillY (liôt. du Cheval-d'Or, voitures à louer), eli.-l. de c. de .81-2 liab. — Et/lise du xir un xv s. ; belle porte principale à l'O., du xiii'" s. ; urieux nioililloiis: belle ordonnance absidale; élégant clocher de la lin du s. ; grande l'iiapelle du xv" s. ; boiseries du xvii'" s. — Maisons anciennes ; (.plus rcniarijuable, en bois, en face de l'église, a été restaurée; deux utrcs, dont l'une en pierre (entrer dans la courj. avoisinent la mairie. — 'ort assez important, sur l'.Visne.

On franchit l'Aisne et son canal latéral. — -20 k. Presles-et-Boves {<'-t/lise u xir s., remaniée au xiv-;. — -23 k. 5. Cys-la-Commiine [l'-g lise des xii", xiii' t xv!*" s.;: à 1 k. E.-S.-E., Saint-JJard (éylise des xii" et xvi'" s.). — 57 k. ^ont-Arry-V ieil-Aroj : à g., Pant-Arcy [éylise en partie du xiii" s.). — 29 k. loury-et-Coniiit [éylise de 1200 environ i. — 33 k. Villers-Œuilhj : à dr., nUers-en-Prayères (éylise de la -2' moitié du xm" s., fonts baptismaux omans ; grande sucrerie prés de la station). — 35 k. Maizy-Beaurieux : à 2 k.

g.. Beaurieux i éylise en partie romane;. — 41 k. Concevreux (éylise avec urieux chapiteaux du xiv" s. i.

43 k. Houcy (hôt. de la t'nuroiine-d'Or: Lécuyon, loueur de voit.). — Château es XVI* et xviri' s.

[De Roucy à Corbeny (^ 11 k. N. . - On fi-Miichit le canal et l'Aisne. — k. Pontavert. — 9 k. ('raoniic (hôt. de la Hm-e), cli.-l. de c. de 630 liab.j ni a donné son nom à une victoire remportée par Napoléon sur les Alliés !S G et 7 mars 1814. — A 4 k. O. de Craonne, à travers bois, visiter la range de Vauclerc, qui. à l'extérieur, est un chef-d'teuvre de l'architecture lonastique du mi' s., et ort're à l'intérieur une belle ';diarpente un peu moins ncienne. — 11 k. Corbeny (hôt. du Commerce ; éylise, des xii'=, xiii" et xiv« s., vec peintures murales du xv s. et fonts baptismaux du xii' s.).|

44 k. Bouffiyiiercux-Guycncourt : à g., Bouffiynereux fdans l'église, cuve ■aptismale du xii' s.).

41» k. CormiCY (hôt. : de la Croix-Blanche, sur la place ; du Chcmin-de-Fer. •rès de la station; tous deux ont des voit, do louage), 1,2Û4 hab., avec une ylise intéressante des xi"". xni' et xv*^ s. On y rejoint une ligne venant de ieiius (V. R. 15).

52 k. Berry-au-Bac. où l'on franchit le canal de l'Aisne à la Marne. — 6 k. Condé-sur-Sitippe. — On passe sous le chemin de fer de Reims à Laon t on franchit l'Aisne. — 58 k. 5. Guignicourt (R. 15). — 59 k. Guiynicourt- 'ist. station en face de celle du réseau de l'Est. — 63 k. Afenneville. — 65 k. Keufchâtel-sur- Aisne, ch.-l. de c. de 660 hab. (belle église moderne). — 6 k. 5. Ecerynicourt (papeterie). — 70 k. Avaux-le-Château. — On franchit 'Aisne. — 71 k. 5. Vieux-lés-Asfeld.

73 k. Asfeld-Ia-Ville (hôt. du Chemin-de-Fer, annexé à une importante romagerie: Bruynon, loueur de voitures), ch.-l. de c. de 932 hab., jadis .ppelé Avaux-la- Ville, reçut en 1730 le nom du maréchal d'Asfeld, qui avait icheté le tief de la famille de Mesmes. Ce fut le célèbre président de Mesnies [ui tit bâtir à ses frais, en 1683, l'église actuelle, monument unique en France, l'une bizarrerie voulue et étudiée : elle est en briques, et son plan, d'où oute ligne droite a été systématiquement exclue, donne une forme générale nalogue à celle d'un violon allongé : son ordonnance en élévation est aussi ;es plus curieuses. — Moulins importants.

[D'Asfeld à Montcornet (^ 44 k. N.-N.-O., 4 fr. 50 et 2 fr. 85). — On

ranchit l'Aisne. — 3 k. Juzancourt [châteaux, l'un de 1644, l'autre de 1759). —

k. Saint-Gcrmainmont église des xii' et xv" s., Pieîà de 1519). — 10 k.

286 — [R. 13, 3-j 11 DE SOISSONS A LAUN. H

Le Thour (église on partie du xiii" s.). — 11 k. .\i:i/-le-Comle, sur remplacement de la station romaine do Xiniltacum. - 1* k. Saint-Quentin-lc-Petit. — 19 k. Sevigny- Waleppe {château du xvji'' s.; belles sources). — -ii k. Dizy-le-Gros, sur la chaussée romaine de Bavay à Reims, cjui forme la principale rue du bourg [église du xv^ s. et de la Renaissance; vieux château] ; J^ sur (18 k. S.-E.) Saint-Erme (V. R. 16). par l'O k.) Lappion, et (13 k.) Sissonue, ch.-l. do c. de Ï.TXi hab. — 3U k. Le Thuel. — 'M k. Aenneville-Berlise, *■' sur (2ô k. E.i Wasigny ( V. R. 16), par (10 k.) Chaumont-Porcien, ch.-l. de c. do 860 liab. (dans l'église, moderne, fonts baptismaux du xn" s. •. Saint- Bertault, curieuse chapelle moderne, but de pèlerinage). — 37 k. Noircourt (église en partie du xvi" s., vitraux du xvi», autel en marbre du xvii'). — 30 k. Montloué. — 44 k. Montfornet (R. 13, p. 396).])

78 k. Blanzg-Aire : à 500 lo. E., Blanzy [église en partie romane à Tinterieur, fonts baptismaux du xii= ou du xin« s.); à 1 k. S.-O., Aire [église au pittoresque clocher en charpente, et renfermant un tableau sur bois de 1601 où sont peints 13 personnages); à 1 k. N.-O., au delà du canal. Balham (café-restaurant près du pont; église des .xii". xiv et xix' s., beau vitrail du XVI' s.; en avant de l'église, curieuse entrée de cimetière du xv« s., en bois, avec 3 statues de l'époque).

85 k. Château-Porcien (hot. : du Lion-d'Or, de la Gare; voit, de louage à l'un et à l'autre), ch.-l. de e. de 1,248 hab., dans une île et sur la rive dr. de l'Aisne, au pied d'une colline d'où la vue est assez belle (le sommet est une propriété particulière;. — Eglise du xv« s., de la tin du xvi'' et du xviii' s. ; épitaphes avec sculptures de la Renaissance à la paroi extérieure du mur latéral du S. : fonts baptismaux du xv" s. — ±Moulins importants.

90 k. Nanteuil-Barby : à g., au delà de l'Aisne, Barhy, patrie du célèbre chancelier de l'Université Gerson, v 1429 (son buste en marbre et lépitaphe de sa mère sont dans Véglise, qui renferme en outre un devant d'autel du xv« s.). — 93 k. Acy-Bomance. — On franchit l'Aisne, à Rethel.

95 k. Rethel (R. 16); la gare terminus du tramway est un peu en deçà de la station du ch. de fer do l'Est.]

Distances, par routes, de Soissons à : Compiègne, 40 k. ; Saint-Quentin, 59 k.; Reims, 58 k.: Château-Thierry, 42 k.

De Soissons à Compiègne, R. 12, 1°; — à Reims, R. 15, B.

S" DE SOISSONS A LAOX

^ .35 k. en 35 m. à 1 li. env. — 3 fr. 90, 2 fr. 65, 1 t'r. 70.

Laissant à dr. la ligne de Reims et le v. de \iUeneuve-Sainl-Gi'rmain (ancien camp reirandié), on franchit FAisne et on remonte la Jossienne juscju'en vue de Laiïaux. — 109 k. (de Paris). Crouy (église du mi" s., façade fortifiée du xvi"; forges de l'Aisne). — A dr., ferme de la Perrière, en partie des xm'' et xv** s. — 111 k. Bruycsous-Clamecy (église fortiliée du xm" au xvi" s., 2 christs du xui" s.). — 11.5 k. Margival (église des xn" et xui" s.). — 117 k. .Veuville-Laffaiix : à 1 k. E.. Lnffaux (église curieuse du xii" au xn" s., anciennes peintures, fonts baptismaux romans: cliàteau du xvr' s. converti en ferme), (|u"on croit (''tre l'ancien Locofao. théâtre de deux victoires des Neustriens sur les Austrasiens en 596 et 680. — Tunnel de 640 m. conduisant dans la vallée de l'Ailette. — 119 k. Vauxaillon. — On rejoint, à g., la ligne de Goucy et Chauny; de eu côté apparaît un instant, au-dessus des collines, la partie supérieure du donjcm de Coucy.

Il ANIZV. — LAON. li [R. 13, 3-] — 287

123 k. Anizy-Pinon. A 1 k. à g., au ilelà de l'Ailette, rive dr., AnizY-le-Château (omnibus, 30 c; hôt. : de VEurope, de Paris; voit, à louer au café Besnard, en face la gare), ch.-l. de c. de 1,130 hab. — A l'entrée de la ville, à dr., on peut voir, à travers la i^rille. une jolie façade de la Renaissance, seul reste intéressant d'un château des évèques de Laon. — Eglise des xn" et xix" s. dont les parties anciennes ont beaucoup de caractère. — Hôlel de villi^ de la T" moitié du xix* s. — Rue Carrier-Belleuse, plaque commémorative sut la maison natale du célèbre statuaire (1824-1887).

A2 k. S.-E. (à dr.) de la gare, vaste château de Pinon, du xviir s., renfermant une belle collection d'armes et d'armures (ordinairement, la visite du parc est seule permise); à cùté du château, tour isolée, sur plan quadrifolié, construite au xix* s. dans le style du xv° s. et renfermant une bibliothèque de 6,000 volumes. — À l'entrée du v. de Pinon, jolie maison du xvi" s.

D'Anizy-le-Château à Coucy, Saint-Gobain et Chauny. V". R. 12, 1".

On franchit puis on longe l'Ailette. — 130 k. Chailvei-Urcel (voit, à louer au café-restaurant Le'ir/itarf, en face la station) : à 1 k. à g., Ctiailvet (ctidteau du xvn^ s., d'un style original, dont la visite n'est pas autorisée), centre municipal d'une commune dont le centre paroissial, Royaurourt, à 2 k. plus au N., conserve une belle église, Saint-Julien, de plusieurs époques des xin' et xiv^ s., devant laquelle est une colonne du xiv' s., supportant une croix moins ancienne. — A 3 k. S.-E. de la station, Urcel, dont l'église, du xn" s., avec porche et clocher romans, renferme une cuve baptismale romane et une tombe du commencement du xin' s. — La région des deux côtés du eh. de fer, entre Anizy et Laon, est une des plus riches de France en petites églises intéressantes du moyen Age; presque chaque village en possède une. — 135 k. Clacy-Mons : à 2 k. S.-O., Mons-en-Laonnois (église des xiv" et xx" s.).

138 k. La Xeuville-sous-Laon, faubourg de Laon, au pied de la ville au N.-O. (bâtiments, du xvn" s., agrandis et en majeure partie reconstruits, de l'abbaye de religieuses de Montreuil; église des xn" et XIV" s.; diâteau ruiné des xv" et xvi" s.), — De la Neuville à Nouvion-le-Vineux, V. ci-dessous, p. 295. — On rejoint à g. le tronçon commun aux lignes de Tergnier et du Cateau.

140 k. LAON ® (F. Vlndex), V. de 15,288 hab., ch.-l. du dép. de l'Aisne, ancien évèché, occupe une situation magnifique, à 181 m. d'alt. et 100 m. env. de hauteur au-dessus des plaines et vallées, sur une colline isolée que termine un plateau formant deux cùtés d'un triangle à peu près équilatéral dont les deux extrémités sont occupées, celle de l'E. par la citadelle, derrière laquelle sont la cathédrale et ses dépendances, celle du S, par le quartier des Creuttes et l'ancienne abbaye Saint-Vincent, celle-ci complètement séparée de la ville et jadis entourée d'une enceinte fortifiée particulière. A la pointe du triangle, au N.-O., le plateau s'élargit et porte le quartier Saint-Martin. L'ouverture du triangle, regardant le S.-E., se creuse en une dépression profonde appelée Cuve Saint- Vincent et que couvrent des jardins et des champs de légumes. Au

288 — [R. 13, '^°] Il ^E SOISSONS A l.AON. 1!

. . Aa <•. .-nllinp t'I a oeu près isolés de la ville, s'étendent divers î?u\ou.-".îont 10 pîuru^ortan^ sont: au N.-O. la Neuvlle; au \ ZntMirccl où est la -are: au N.-E.. Vaux-sous-Laon. au pied

i;- ir";u^X;' au s:-a §»;,«... au„i,.d «« Cr^uu». - X,.<,o„

(le 11 '"", , ' -.i (lelachés i.lulùl (luf îles faubourgs,

''■j'f viÏÏ" t e, to ro dî p'omexiades a anl remplacé cfu lon.ean. IP, ancien? remparts. Ces promenades, on.braçees par de belles flîé^TSnes et de tilleuls, olîrent de beaux points de vue : au N o'Tl-Fsur des plaines immenses; à l'O.. sur la forêt de Sa.ntrnl -. .r-'"aii ^ sur les .•..lliiies du Laonnais et du Soissonnais.

1 il "est un -v le peu animée, et sa population tend a derro.tre: ,„hs "est en France, une de celles que le touriste et rarcheoloKUc

P neuvenl se dispenser de visiter. Les rues qui avois.nent la rathé

;;,v,rpresenu.nt, entre autres, un cachet arcl.aïqu.. tr.-s prononce

• ■ , ,...,/,ci«ie rathédrale (p. '-'89). — Ancien évêché(p. -201). -

„. .' . „ T „,,„ ^DDelé clans les plus anciens documents Laudunnm o

Histoire. — Laon. aPP'^'<* "''"!• if ^ »;. .o- ^^ .^jôge épiscopa dont le

titulaires, P^^^^f-^X^'^^^T^urpuiLncrne fut un instant troublée <,ue pa personnages Pol't'qV^s^^;'"' .CoWiens qui. avant donné Paris au.v duc \" P^r v"ren;'"Vt de à L^on trcon^idérèren conune leur capital, de Fran<-o. Mureni ."^^'"''\^, , .,,.„; ]„„ évcaues, après avoir un instar et s'y firent -""«^r-re im pa ais Au .He e^^ ,^ ^^^,^.^. ,

riïs'TraluSÏ S^eTcïeTdu/de France c'est parce ^u'il avait s

îr^^^:î;efï^rd^n::éS^r ^l^e^Ju et violent au soul.veme. une de celles qui ,,MiA,rt- dans notre histoire nationale.

"^'Cu T tes habiiaius, en absence de leur évoque, Gaudrv. prélat s.m En lUl. !''S haiJitaïus eu ^.j^aires capitulaires une charte de fra

nuaque et ^••^"J-„'l^Hf^^;""rltour pànnéo suivante, ne manqua pas de fai; ,,h.ses. que 1 evcque a son [^l^""^ j, j^^; <;s huèrent (iaudry et allumcre casser par Louis \ IL Lc^.l'O^rgcois inui i consuma. Un si

dans -n,P^>-\- >rd?Mlr] ^ St les'prSer contre la colère royal, gneur vo Mil Thoinas le -ua e y ^^ ^^ considérait encore comn

mais lin osa enirl^a Mlle co^^^^^^^ ^^^^ son château de Coucy, ■

la vraie capita e '• ^^^"^'^'1^ \^l ■ yj ^^ ^^^^^^^ pendus pour la plupai

!i;^'^°oaverains, cessa ^^^^^^^^f:;^ C S^.. 1814, elle se renc Laon devint au xvi' s. une P'aÇe îres 'Pj^^^ ,, Napoléo

aux Alliés, etle mois s n^ntBluche^^^^^ sur^ello c^^^.^^^ ^P ^^^

,|ui, après deux 3°urs de combats oni Waterloo, larmée trancha.

{9 et 10 mars), dut se J^^pl'er sur boissons^Ap ^^ ^^^^^ j^^.

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et se rendu a «'^i<^".<"^- ^•'^j',' 'i^-^piip „„ trarde du gén e fit, au prix

les Prussiens fn^'-^'^"f,^^''^,it/,\'S à propos qu'il v Sut parmi les 500 v:

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