L. Hermarm, del
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Il L.voN : - HISTOIRE. || IR- 13, 3«] - 289
qui manilcsta dans les Etats gcnéi-aiix. aux cotes dEticuiio Marcel, dos opinions très avancées pour répoquo. , ,, • . r,c!,-\
Laon a vu aaitro : les rois Louis 1 V d'Outremer [r 9ai,, ^ftliaire vy. 08b) et Louis le Fainéant (f 987): le théologien Ansebnc de Laon (v mir. Colart de Looii . un des plus habiles peintres du xv' s. ; le poète Jean liertaut f 1jd2-161 1) ; les troi^ frères Antoine , Louis et Mathieu Lenain, peintres distingues du XVII" s • le iésuito Marquette, un des fondateurs de la colonie française delà L'ouisiane (r 1675): le conventionnel Charlier (f ITJ'); 1 astronome Méchain (1744-1805"); le météorologiste Louis Cotte (1740-1815); le maréchal Sérurier (1712-1819): le littérateur Jules Champflennj (1821-1889).
ITINÉRAIRE. — De rintérieur de la gare (pas d'omnibus, quelques flacres) un tram à crémaillère (prendre les billets dans la gare même, cùlé de la sortie : 40 et 25 c. à la montée, 25 et 15 c. à la descente), par une grande courbe vers TE., conduit à la place de l'Hùtel-de- Ville, avec arrêt au faubourg de Vaux-sur-Laon (prendre à g. la Grande-Rue, puis à dr. de celle-ci la rue de VEglise, et visiter ['église du faubourg, dont la nef date du xi' s. et le chuîur de la fin du xii^ on pourrait de là monter h pied à Laon).
Si l'on monte à pied.de la gare à la ville (le trajet a pied doit être plutôt réservé pour la descente), on suit ïavenue Carnot, et, pour éviter les lacets ([ue la route décrit à g. et dont le parcours est sans intérêt, on gravit directement Vescalier de 200 marches, avec paliers inclinés, dit la Grimpette (au bas de l'escalier, à dr., nouvelle église Saint-Marcel), qui aboutit au pied des Remparts du Nord : on a alors la cathédrale à sa g., l'hùtel de ville à sa dr.; il vaut mieux prendre cette dernière direction.
ëur la place de VHôtel-de-Ville, centre de la ville, se voient : au milieu, la statue du maréchal Sérurier (par Doublemard, 1863) ; au N. Yiiotel de ville (1838 et 1854); à l'E., le théâtre, ancienne église sàint-Remi-au-Velours (heMe façade du xvn' s.); au S., en inclinant vers la rue du Bourg, la poterne des Chcnizelles (pi. de FHùtel-de- Ville, 11), d'où descend une courte ruelle qui aboutit à la pittoresque rue, à double pente, des Chenizelles.
La place de l'Hùtel-de-Ville est située au cœur de la ville, laquelle s'étend en longueur de l'E. a l'O. Dans la partie E. se trouvent la cathédrale et le musée; dans la partie 0., l'église Saint-Martin. De la place, pour aller à la cathédrale, on a le choix entre la rue Sérurier (n"' 7 et ol, belles portes roclières du xvni° s., la seconde est celle de l'ancien hôtel de ville; n" 47, maison en pierre du w" s.; n" 53, jolie porte cochèrc du xV s., au fond de la cour petite porte assez originale du xyiu"^ s.), qui aborde l'édifice par le N., et la rue Châtelaine (n" 45, poste, dans une maison du xvin" s., entrer dans la cour; à dr., rue Clergot, où se trouve, n" 2, un bel hôlel du xvii* s.), qui l'aborde par le S. Devant la cathédrale est la petite place du Parvis.
Notre-Dame, ancienne cathédrale, est, parmi les cathédrales secondaires (long, hors u'uvre 121 m., larg. au transept .'i4 m., hauteur sous voûte 24 m.) de France, une des plus intéressantes, et peut-être la plus parfaite au point de vue de l'art.
La véritable date de cette église, longtemps controversée, est enlin connue, grâce aux savantes recherches de Jules Quicherat et surtout
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lie l'abbé Houxin (ce dernier a publié une f'xcellentc monographie, pelil in-8, très bien illustrée; on peut se procurer ;i la sacristie, au prix de 1 fr., le Guide anglais de Deboval). L'édifice, commencé par révù((uc Gautier de Morlagne (qui siégea de 1 l5o à 1174 et (jui déjà, n'étant que doyen du chapitre, avait réuni des fonds considérables), sur les ruines de l'église incendiée en 1112 et hâtivement réparée, ne l'ut achevé ([ue vers 1225. Il ollre (|uelques dispositions spéciales. Ses bas-côtés, partout surmontés de tribunes, se replient sur les croisillons, où sont des portes jumelles, et ils se continuent jusqu'au mur droit (jui. au chevet, remplace l'hémicycle habituel: H la croisée, la tour centrale forme lanterne (40 m. sous voûte). Six autres tours, d'une rare élégance, devaient llanquer les fai;ades de la nef et du transept : quatre seulement, deux pour la façade principale et une pour chaque bras du transept, furent conduites jusqu'à la naissance des llèches. De celles-ci une seule fut exécutée : celle de dr. de la façade principale; elle fut abattue eu 179:^. La façade, elle-même très mutilée à la Révolution, mais restaurée avec le plus grand soin, comme tout le reste de la basili(|ue, par K. Bu'swilhvald. présente, malgré une recherche peut-être exagérée dans sa composition, une ordonnance gracieuse. Les tours furent très remarquées dès leur construction: Vilard de Honnecourt, qui les a dessinées avec leurs flèches, les déclarait les plus belles du monde; elles ont fait école, et on en trouve des imilations jusque dans la cathédrale de Bamberg, en Allemagne. L'étage inférieur est llanqué de contreforts dont les amortissements sont disposés de manière à ménager une base convenable aux tourelles à jour cmivrant les pans obli(|ues du second étage, qui est octogonal. Dans leur élévation le long de cet étage octogonal, les tourelles se divisent elles-mêmes en deux parties. Du bas des arcades de la partie supérieure s'a\aiicent des scul|)tures figurant des lui'ufs de taille colossale; suivant la tradition, ce serait là un naïf témoignage de reconnaissance rendu aux aiiimaux qui avaient aidé à conduire au sommet de la colline les matériaux destinés à l'édifice sacré: il convient néanmoins de rapprocher ces efllgies des représentations d'animaux réels ou fantastiques exécutées vers la même épociue à la naissance des tours de X.-D. de Paris et dont le but réel était d'accroître l'aspect monumental de la façade.
A Tint., les extrémités O., E. et N. de la croix sont éclairées par des roses d'un bon dessin. Au-dessus des tril)unes règne un triforium. Los piliers, d'une disposition élégante avec leurs faisceaux de colonnes anuelées, sont alternativement de deux grosseurs différentes, de manière à répondre aux retombées principales et aux retombées secondaires des grandes voûtes, construites sur deux arcs-doubleaux et six nervures par compartiment. Les colonnettes qui soutiennent les ares de toute sorte sont également annelées. Le chœur, très profond, n'est plus le chœur de Gautier, qui était beaucoup plus petit et se terminait en hémicycle. Il fut reconstruit de 1215 à 1-225 env. et se trouve être par conséiiuent, à rencontre de ce qu'on voit presque partout ailleurs, la partie la moins ancienne de l'édirtoe. Il est toutefois do très pou postérieur à la fai.-ade, dont il rappelle beaucoup de détails.
Des chapellefi furent, du xui' au xiv s., ajoutées le long des bas-côtés; on y entre par les embrasures abaissées des fenêtres primitives (de nom-
LAON : — CATHEDRALE; — KVÈCHh:. || [R. 13, 3' j — 291
;.ii\ rrasrmeuts d'architecture et de sculpture provenant de la restauration do l'cglisè y sont déposés): elles sont closes de claires-voies en pierre de la Renaissance dont quelques-unes sont fort belles. Chaque croisillon est en outre flanqué à l'E., contre la travée la plus voisine du mur terminal, d'une chapelle en abside avec premier étarre donnant sur les tribunes, il reste outre chacune de ces absides et le chœur un espace qu'occupe une salle carrée dont la voûte retombe sur une colonne centrale. — D'autres salles voûtées et une belle galerie de cloître du xtii« s. (morcelées en propriétés particulières, on ne visite pas), bâties sur des cryptes, s'étendent au S. de la nef.
Verrii:res du xin' s. aux trois roses primitives (le fenestrage terminal du croisillon S. a été refait au .kiv= s.). — Ori/ue du temps de Louis XIV, exécuté par un religieux prémontré. — Chaire de 1681, provenant de la chartreuse de Val-.Saint-Pierre. en Thiérache. — Au-dessus du banc d'œuvre, Uipisserie de Bruxelles [Jacob enlevant la pierre fermant le puits où Rachel mène boire son troupeau) faisant partie d'une série dont le reste est à la salle du Trésor. — Devant le chœur, yrille de la l'" moitié du xviii» s. provenant du couvent des Célestins de Villeneuve-Saint-Germain, prés Soissons, ainsi que, en très grande partie, les stalles, do la même époque. — Très nombreuses pierres tombales, depuis l'année 1261 (chapelle des Fonts).
A dr., CH.\HELLE DES FoxTs, du xiii" S., partagée eu trois courtes nefs, renfermant des fonts baptismaux, en schiste ardoisier, conimenc. du xii» s. — S' CHAP. : aux arcatures. Décollation de St Jean-Baptiste, bas-reliefs: magnitiques pierres tombales. — 6' chap. : aux arcatures. Délivrance de SI ^Pierre. — 7" chap. : Crucifiement, grande sculpture, mutilée, du xivi^ s., ancien retable. — Croisillon S. : fonts baptismaux du xii'' s. en pierre bleue. — A l'extrémité du bas-côté dr. du chœur, sacristie : y demander le sacristain pour visiter la salle du Trésor. — A la U' travée du chœur à g., sai.le nu Trésor : reliquaire (exécuté par la maison Armand Calliat, de Lyon) de la Sainte-Face, peinture d'origine slave, très vénérée à Laon, donnée en 1-249 par .Jacques-Pantaléon. le futur papo Urbain IV, patriarche de Jérusalem, à sa sœur, abbesse de Montreuil-sous-Laon (alors à Montreuil-les-Dames. dans la Thiérache r, pierre à clous, ou pierre des Trois-Barentons, bloc de grés auquel se rattache une curieuse légende; tapisseries de Bruxelles, xvn' s., retraçant, sauf une Annonciation, des épisodes du séjour de Jacob chez Laban; calice du xiii' s.; ornements sacerdotaux du xvi' et du xvii"' s. ; tableau curieux du xviir' s. i le Christ mort, effet d'^ raccourci).
A l'angle S.-E. du cloître, sur la rue du Cloître, statue d'Ange portant un cadran solaire (xui' s., très mutilée). — Au N. de la place du Parvis, une maison a conservé une corniche à modillons romans.
Entre le chœur et les remparts, l'ancien palais épiscopal {xu''-xiv"^ s.) sert de palais de justice.
Il est en partie construit sur des souterrains voûtés, qu'on ne visite pas; on peut entrer librement dans la cour, bordée d'un côté par une galerie de cloître (vue intéressante de la cathédrale); le concierge conduit les étrangers à la chapelle, à double étage, de dispositions assez curieuses (à l'étage inférieur, débris lapidaires antiques et du moyen âge, parmi lesquels la statue tombale représentant, à l'état de cadavre, tluill. d'Harcigny, médecin de Charles Vli, et à la grande salle, longue de 33 m., mais auj. partagée en plusieurs petites salles, à peu près dépourvues de caractère.
Sortant de la ville par la porte qu'on trouve à dr. en quittant l'évêché, on peut longer les remparts, d'où la vue est fort belle.