Jmp. Ihi/r'éihO'y ^ Par%s
Il REVIN. — FUMAY. || [R- 16, 2"] — 339
aucune usine), ot à l'iiorizon les sombres lij^nes des Ardennos. — Kevcnir par lo mémo itinéraire.,
Pont biais et tunnel (39U m.), à la sortie duquel on voit à g. prés de soi les Dames de Meuse; nouveau pont biais.
377 k. Revin (bon but. de la Gare, voit, à louer), 5,377 hab. (iiiandes usines uietallurgi(]ues et cérami(iues), occupe, à g. de la station, l'étraiiglenient et l'entrée d'une presqu'île de la rive dr., dont l'isthme, percé souterrainement d'un canal de 530 m., se rattache, à dr. du ch. de fer, au mont Malgi-étout {['. ci-dessus). En sortant de la station, on traverse le faubourg de la Bouverie, que suivent un pont suspendu puis la rue Victor-Hugo, rue transversale, la principale de la ville, qui monte d'abord. Dans sa partie descendante, on trouve à g. des ruelles qui conduisent à Véglise, de 170C (Jadis dépendance d'un CLiuvent de Dominicains dont on voit encore un bâtiment de la même époque), renfermant de belles boiseries (lu xvnic s. et la statue du théologien Bilhiart, né à Revin, mort en 1757. A l'issue de la rue Victor-Hugo, près du second pont suspendu, on voit à g. une grande maison en bois du xvi" s., dite dans le pays la ■■ maison espagnole ».
Voit., sans corresp. avec, le ch. de fer, 2 fois par j. (autres services le mardi), en 1 h. 30 env., 1 fr. 25, pour (12 k. O.) Rocroi ( V. p. 331).]
Pont sur la Meuse: tranchée dans l'isthme de Revin; beaucoup plus loin, on franchit une dernière fois la Meuse (pont biais) pour se tenir désormais sur la rive g. jusqu'à Givet.
285 k. Fumay (omnibus, 30 c; hôt. : de la Gare, omnibus pour le serv. de la vïlle\ Jeanne-d'Arc), ch.-l. de c. de 3.836 hab., situé à I k. N.-E. de la station, sur l'isthme et au sommet d'une presqu'île de la rive g. de la Meuse. L'agglomération est assez originalement distribuée. — Véglise, de style ogival, est moderne. — ■ Au-dessus, fjronienade des Pâtis (beaux tilleuls), d'où la vue est assez étendue. Prés du pont (au N. de l'isthme), restes d'un château du temps de Louis XIV. Les célèbres ardoisières, sur les deux rives (un bac conduit à celles de la rive dr.), occupent un millier d'ouvriers; on peut demander à les visiter.
Les principales exploitations sont celles du Moulin-Sninte-Annc, de Saint-Oilhert, de In. Benai^snnce, de Sainte-Marie-des-Francais. etc. On fabrique à Fumay et aux environs trois modèles principaux d'ardoises : le Siiinl-Louis, la Flamande et la Commune; on fait aussi, mais en petite fiuantitc, un grand échantillon dit d'Angers. Il y a deux classes d'ouvriers ardoisiers : les mineurs ou ouvriers d'a-ljas, qui extraient la pierre, et les ouvriers de baraque ou d'à-haut. qui la fendent ou la taillent.
Fumay travaille aussi le fer : Vusine la plus importante est celle de Pied- Selle (390 ouvriers), située près de la station, et où se fabriquent des appareils do chantl'age, machines ac:ricoles, pompes, etc.
]>es carrières de gros jaunâtre sont exploitées pour moellons. Les environs offrent quelques promenades agréables. Nous citerons, entre autres, le sommet de la Hante-Manise ^469 m.), dans les bois des Mnnixes, au S. de la ville, sur la rive dr. de la Meuse.]
Tunnel (558 m.) sous le promontoire de Diversmont.
288 k. Haybes (hôt. : de la Gare; du Commerce), 2,145 hab., sur la
340 — [R. 16. I 11 DE MÉZIKRES A OIVEÏ. |1
rive dr. de la Meuse (ardoisières et carrières importantes), est relié à la stalioii par un pont métallique. — Les versants des deux rives s'abaissent et la vallée s'élarjrit. Sur la rive dr. se montrent des carrières et des escarpements de roches rougeàtres.
'Hayljesest relié à [9 k. E.) Hanjnies par uue route (|ui s'élève à travers bois, et olfre de belles échappées sur la vallée de la Meuse. Aux Baies d'Hargnies • lu k. S. env.i, très belle vue dans la direction de Givet.l
297 k. Vireux-Molhain (M sur Cliarleroi, V. la Belgique; hot. du Cominrrcc). li. de 1.497 hab., sur la rive g., traversé parla voie ferrée (sur la rive dr., Vireux-\V aller and, i.iUb hab., dont \e château est de 1714 et dont rcjf/fse renferme un. beau baldaquin du xvni's.j. — Si Ion traverse la voie ferrée au milieu du b., laissant a dr. une grande usine métallurgique, on arrive (25 min. de la station) à Véglise de MoUiain, iadis collégiale (s'adresser au gardien, de l'autre côté de la route), des xii*, xiv' et surtout du xvni" s. (à Tint., riche décoration Louis XV en plâtre; aux croisillons, pierres tombales depuis le .xiv" s.; au croisillon S., 8 statues en bois du xvi' s. ayant fait partie d'un saint-sépulcre), bâtie sur une crypte, défigurée, du xn" s., où l'on peut descendre.
A g., à la sortie de Vireux. ligne de Gharleroi; plus loin, on passe tout à côté d'Hierges (à g., V. ci-dessous).
301 k. Aubrives (café Martin). — Usines à fonle.
'@ 2 k. O., Hierr/es, dominé par les ruines d'un château de la tin du .wi"^ s. (éviter de s'engager dans l'avenue qu'on trouve d'abord devant soi; il faut arriver au milieu du village et là se faire indiquer un sentier derrière les maisons: s'adresser au gardien pour visiter] dont il reste en partie trois belles tours cylindriques en ruine, une quatrième tour convertie en habitation i2 cheminées du xvui» s.;, et des souterrains. La frontière belge n'est qu'à 200 m. de là.]
On longe quelque temps la Meuse à dr., puis on la voit s'éloigner pour décrire vers le S. l'immense méandre de Chooz, coupé par un canal de navigation en partie souterrain, long de 2 k. Quand on retrouve la Meuse, 1,500 m. plus loin, elle n"a pas parcouru moins de 10 k. La voie, longeant le fleuve à dr., est dominée à g. par des versants abrupts entamés par des carrières, d'oti s'extrait le marbre noir de (jivet. .\u bord de la Meuse se montrent des casernes. Le ch. de fer passe en tunnel (310 m.) sous le promontoire couronné par la citadelle de Charlemont.
308 k. Givet (gi: omnibus. 50 c. : hôt. : d'Angleterre, ch. 4 et 5 fr., petit déj. I fr. 15, repas 4 fr., bains. ^: du Mont-d'Or: du Courrier des Ardennes et des Trois-Jambons; voit, de louage aux hôtels), où le reseau de l'Est se soude au réseau belge, ch.-l. de c, 'V. de 7,468 hab., ancienne place forte déclassée en 1891, est situé sur la Meuse, dont la large vallée est dominée sur la rive g., en amont de la ville, par un promontoire de roches escarpées qui porte l'imposante citadelle de Charlemont. En face, sur la rive dr. . le mont d'Or est couronné par une vieille tour et des débris de fortifications (beau panorama).
Le quartier principal, appelé le Grand-Givet ou Givel-Saint-Hilaire, s'étend sur la rive g. de la Meuse, entre la rivière et le chemin de
Il VIREUX. - GIVET. H [R- 16, 2") - 341
fer Sur la rive dr., au conHuent d'une petite rivière ardennaise, la ilouille, se trouve le Petil-Giwt nu Gwet-Notre-Dame, ou sont la plupart des établissements industriels.
Histoire. — Givet appartenait, à la lin du moyen âge, au.x évoques de Liè^^e Charles-Quint, en avant obtenu la cession au xvi« s. ht construire la tbrtercsse. qu'il appela" de son nom Charle>nont. En IbbO la place de Charleraont fut remise à Louis XIV en exécution de la paix de >iniegue; en 1699 les deux Givet et quelques villages voisins lui turent également cédés Le roi de France fit alors compléter les fortitications de 5-^nar <;mont et celles du Grand-Givet sous la direction de Vauban. En 1815, les Prussiens essavèrent vainement de s'emparer de Charlemont: la place, vaillamment défendue, n'ouvrit ses portes que lorsqu elle eut appris la rentrée de Louis XVIII à Paris. .,
Givet a vu naître le musicien Méhul (1763-1817) et le graveur Longued (f 179--'i. Elle a la réputation d'être la ville de France où l'on meurt le moins.
Industrie. — Deux importantes maisons : la fabrique des crayons Gilbert et celle des pipes en terre Gambier; tanneries (cuir tort de Givet) et fabriques de colle forte : carrières de calcaire bleu et de marbre noir.
ITINÉRAIRE. — En sortant de la gare, devant laquelle on trouvera, au Bureau de renseuinements du Syndicat d'initiative, toutes sortes d'indications, on suit Vavenue Jules-Lar ligue, qui aboutit à la place MéhuU vaste rectangle bordé de maisons neuves et décore au centre de la statue en bronze de Méhul, par Groisy (1892). En face, la rue Mchul (à g., théâtre) conduit au centre du Grand-Givet, à la place Carnot, où s'élèvent Vhôtel de ville et l'église. Véç/lise Samt- Hilaire, bâtie par Vauban en 1682. est surmontée d'un clocher en ardoises dont la forme bizarre a excité la verve railleuse de Victor Hugo (S'' lettre du Rldn).
V l'int le chœur et les confessionnaux sont ornés de belles boiseries du xvui» s provenant d'un couvent de Récollets et délicatement sculptées (scènes de la Bible;. — A dr., à l'entrée du chœur, sépulture de Pierre Toupet, écuyer du roi, inhumé dans le cimetière des Recollets en 1/81.
Par la rue Gambelta et la rue du Cygne, on arrive au pont en pierre (o arches), construit par ordre de Napoléon, qui réunit les deux Givet (belle vue, surtout vers Charlemont; au delà de la Meuse, tour Grégoire).
\près le pont, à l'entrée du Petit-Givet, on trouve a g. une promenade, et Véglise Notre-Dame (1729), renfermant de belles boiseries du xviir s. Après avoir visité le Petit-Givet, repasser la Meuse et suivre à g. le quai des Fours aboutissant à une montée rapide qui conduit au fort Charlemont (aucune valeur militaire, caserne d'infanterie). Des remparts du fort, vue immense (sauf au S.), sur toute la région (l'autorisation de visiter se demande au poste).
TLcs environs offrent de nombreux et intéressants buts de promenades ou d'e.xcursions. Nous ne pouvons que signaler les principaux.
Grotte de Niehet. — A 3 k. S.-S.-E. de Givet-Notre-Dame, à Fromelennex. v. situé au confluent de la Houille et de la Schloup. s'ouvre, dans la montagne boisée do Xichel (table d'orientation), une ijrotlc très prolonde (s'adresser au Svndicat d'initiative de Givet : la visite se fait sous la conduite dun guide et dure env. 1 h. 30: plusieurs belles salles ; nombreuses pétrihca-