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R. 16. 2 II DE MEZIÈRES A GIVET

rcnoiiimanilerons aux cyclistes et aux automoliilistes la route qui. de Revin à fiivet, suit la Meuse à (|uelque distance.

3" Na\ iGAiioN SUR LA MKfSE. -■ I)u l'^juilloi à liii Septembre, lo Syndicat (l'iniliative de Giret-pittoresiiue iqui donne les renseignements nécessaires pour visiter plus complètement la région ou y séjourner, fait circuler sur la Meuse tous les jours de Mézicres (quai de la Prélecture) à Lait'our, une lois par seni. jusqu'à Givet, et vive versa, un liati-aii à vapeur où est installé un buffet. .Jus(iu'à Laifour. U"-' cl. 3 fr., -2" cl. 1 Ir. 95; jusqu'à Givet. 0 l"r. 95 et 4 fr. 60. Escales : Charlevillo, Montcy, Nouzon. Joipny. Braux, Levrezy, K'Jire de Monthennc. Monthernié, Devïlle, Laifour, Revin. pumay-Gare. tuniay-N'illc. Ilaybes. Viroux, Auhrivcs.

Tels sont les moyens de communication dans la vallée de la Meuse. Nous conseillons avant tout le parcours en bateau, qui permet d'admirer le pavsafic dans tous ses détails et sans fatigue; le trajet, en suivant le chemin du lialage ou, à partir de Revin, la route de Givet. est aussi très recommandable. Enfin, on pourra, grâce au chemin de 1er, se transporter rapidement d'un point à un autre de la vallée, et créer à notre itinéraire toutes sortes de variantes.

La ligne de (iivet, «[ui suit l.i Meuse, en coupant (lueicjues méandres, longe à g. Charleville en icnililai, puis francliil ia rivière, ([ui décrit à g., autour du Monl-Ulyrape. une longue et étroite boucle coupée par le cunal de Moiilcy.

La vallée prend son aspect ardenuais et devient intéressante. La Meuse, large ruiian sonil>re au milieu d'une étroite bande de prairies nues, s'encaisse entre de bauls versants abrupts, couverts de taillis et coupés de, ravins. De ci, de là, la roche schisteuse se dresse en escarpenienls.

251 k. (de Paris). Nouzon (but. <lc la Poste), ch.-l. de c. de 7,574 hab., à dr. de la station, sur la rive dr. de la Meuse, au débouché d'un vallon latéral; un important faubourg s'étend sur la rive g. — Fonderies de fer et de cuivre, aciéries, clouteries, ateliers de ferronnerie nombreux et importants. — ■ Eglise du win" s.; tabernacle sculpté de l'époque. — Bel hôtel de l'i'/L- (1895).

— Sur la route de Brau.x, curieux rocher de la Roche d'Argent.

loSâ C'" des Ardeiincs (ou prend les billets dans uu kiosque en face de la station), par le vallon de la Goiitclle. pour (8 k. E.-N.-E.) Gespunsart. 1,7-17 hab. (ferronnerie et clouteries; beau clocher du xvm" s.), par (5 k.) Nexifmanil, 1.505 hab. (fonderies, ateliers de ferronnerie et de clouterie).]

256 k. Joigny-sur-Meuse. — Beaux escarpements schisteux.

260 k. Braux-Levrezy, v. industriels: à Braux. 3,093 hab., de l'autre coté de la Meuse (1 k. ; pont suspendu), églisr d'origine romane (remarquables /oH^s baptismaux du xn* s.), remaniée nu xni" s., surtout au xviii" s., et décorée intérieurement à cette dernière époque.

— Carrière^de grauwacke à taches rouges.

[Nous recommandons spécialement le trajet par les routes de Brau.x à la station suivante, soit par la rive g. (jusqu'à Bogny), soit par la rive dr.]

La voie se dirige vers un promontoire aigu, contourné par la Meuse, et dont la crête linement dentelée porte le nom de rochers des Quatrc-Fils-Aymon. .\vantde passer en tunnel (518 m.) sous ce promontoire, on aperçoit à son extrémité, à g.. Château-Regnault, 3,083 hab., sur la rive dr. de la Meuse, relié par un pont suspendu

NOrZON. — M(tNTHERMÉ. || [R. 16, 2°] — 337

à son faubourg industriel de Bogny, sujr la rive g. (grands ateliers de ferronnerie et de houlonnerie). A la sortie du tunnel est établie la station de Monthermé.

262 k. Montlieniié-Chdteaii-Regnauil-Bo'jny. station isolée, dans un site d'une grandeur sévère, sur la rive dr. de la Meuse, au pied des rochers des Quatre-Fils-Aymon.

Chàlcau-Regnault est à i k. à g. ou au S.; sur la route, h 100 m. de la station, excellent bôtel des Quatrc-Fils-Aymon ou Valet {petit déj. 75 c, déj. et dîn. 3 Ir., cb. depuis 2 fr., pens. 7 fr. 50, t)'), séjour d"été et centre d'excursions.

Du côté opposé, à 2 k. o, Lavaldieu, faubourg industriel de Monthermé (forges et fonderies occupant plus de 1,000 ouvriers; église jadis abbatiale d'origine romane, en petite partie de xiV s. et en majeure partie du xviii' avec sa décoration intérieure, renfermant des pierres tombales, des boiseries h cariatides du temps de Louis XIV, et 6 portraits d'abbés), et, à oOO m. plus loin, Monthermé (omnibus, 30 c. ; but. des Voyageurs, déj. et dîn. 2 fr. 50, pens. 6 fr., voit, a louer: de la Paix; poste, rive dr.), ch.-l. de c. de 4,170 bab. (avec Lavaldieu), sur les deux rives de la Meuse, qui y reçoit à dr. la Semoy; l'ancienne ville, en amphithéâtre, sur la rive g., possède Véglise, des xiv" et w" s., renfermant des fonts baptismaux romans.

[Les vallées de la Meuse et de la Semoy, leurs versants rocheux où s'ouvrent des ravins pittoresques, les hauteurs couvertes d'épaisses forêts qui les dominent, otfrent autour de Monthermé do nombreuses promenades.

i° Roc de la Tour (2 h. env. à pied ail. et ret., E.-X.-E.). — On suit la route de Phade. qui remonte la rive dr. de la Semoy, jusqu'aux usines de la Longue-Maie, à l'entrée du vallon boisé de la Lyre, petit affluent de la Semoy. On remonte à g. le vallon de la Lyre que l'on franchit, puis on prend à dr. un sentier qui s'élève à travers bois; suivre les flèches indicatrices en continuant à s'élever légèrement sur la dr. On arrive à une clairière où se montre à g. un rocher nommé le Château-Bossu. Continuer à suivre le sentier, qui descend vers un carrefour de chemins forestiers, où il faut tourner à g. pour aller rejoindre la rue de la Longue-Haie que l'on suit à dr. en montant la côte. Au sommet de celle-ci, on prend à dr. (plaque indicatrice) un sentier sous bois qui conduit directement au (2 h. env.)

fioc de la Tour (420 m.), ou plutôt aux Bacs de la Tour : ces rochers se dressent entre la rive dr. de la Semoj- et le vallon de la Lyre, et forment un amoncellement en demi-cercle. Cette disposition leur donne un peu l'apparence de ruines gigantesques et les a fait appeler dans le pays Château, du Diable. Très belle vue; à 10.. clocher de Rocroi.

2» De Monthermé à Revin par les Hauts-Buttés @ 20 k., excurs. recommandée). — Suivant le chemin qui s'ouvre sur la rive dr. de la Meuse en face du pont suspendu, on gravit un long lacet (belle vue sur Monthermé et la vallée). A dr., on domine le vallon boisé de la Lyre, au débouché duquel se montrent les usines de la Lonrjtie-Baie. Plus loin à g. se creuse la vallée profonde où coule le ruisseau de la Grande-Commune. Après avoir traversé des bois, on atteint le ham. des Voleriez, situé dans une petite plaine de pâturages. A g. s'étend un vaste horizon de sommets arrondis. A 2 k. env. au delà des Voieries. on prend à g. un chemin qui serpente agréablement sous bois pour gagner les Bas-Bulli's. puis les H axits- Buttés, dont les auberges sont renommées pour leur laitage et leurs omelettes au jambon

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église moderne de style roman; pèlerinage de St Antoine de PadouC; très fréquenté le 13 juin).' Après avoir laissé l'église à dr., on tourne à g. pour parcourir des bois taillis. On entre ensuite dans de grands bois pour monter au mont Tranet (Jôl m.), où l'on voit à dr. un joli bois de sapins, l'uis la, route descend en pente douce, laisse à g. une liabitalion isolée, la rnainon Maréchal, et atteint le bord d'un promontoire dont les gradins aux strates obliques parsemées de bruyères dominent Revin : c'est le mont MaUjrétout (4ÛUm.).doù l'on a une vue charmante sur Revin et ses usmes, sur les gracieux méandres de la Meuse et les hauts versants qui l'enserrenl. La descente en lacets sur Revin esl l'ort raide, elle aboutit à un pont sur lequel on franchit le chemin de fer.

20 k. Revin ( V. ci-dessous i.

3" De la station de Monthermé aux Hautes-Rivières (^ C'*" des Ardeiines. l.s k. K. : un prruil les billets sur les quais de la station de Montliermé; les trains siiîvcnt, rivedr., tous les méandres de la Semoy : excurs. agrcalde;. — La petite ligne suit un instant, en la dominant, la rive dr. de la lieuse, et, avant do traverser la Nenioy. envoie a dr. un embrancli. industriel de 3 k. desservant ies /ori/es de P/iadc. On franchit la Semoy pour en remonter ensuite la rive dr. : le lit de la rivière est rocheu.v par endroits. — 0 k. 5. Lavaldieu (V. ci-dessus i, dont on lone:c l'église (à dr.K — 11 k. Tliilai/, 1,.^36 bab. '

18 k. Les Houtcs-Hiviércs, î.U? hab. ihôt. Rohinat ou St-llubert, 5 fr. par j.. ch. non comprise). — On peut, des Hautes-Rivicrcs et des petites stations entre ce v. et Lavaldieu, faire de charmantes ascensions sur les crêtes boisées (300 à 444 m. d'altit.) qui dominent la Semoy au N.^

Tout aussitôt après avoir quitté la station de Monthermé. la voie franchit la Meuse sur un beau pont biais en pierre, et entre dans un tunnel (800 m.) coupant la boucle à l'extrémité de laquelle se trouve la ville de Monthermé. — 265 k. Deville, 1,680 hab. (ardoisières, fonderies, ferronneries).

269 k. Laifoiir (lialle) : (juand on arrive à la halte de Laifour, on a devant soi, à rO., au delà d'un petit méandre du tleuve, les Dames de Meuse, hautes parois rocheuses aux teintes noirt'ilres, revêtues de broussailles ou de mousse, tombant à pic sur la rive p-. et dominant le lleuve en un à-pic presque absolu de 2oU m. env. de haut.; ces roches ont été illustrées par le ciayoa fantastique de Gustave Doré.

Dans le v., qui est à dr. du ch. de fer. se trouvent deux petits hôtels : Servais-Badrc et Waniicr-Picrrot (on pourrait au besoin y coucher). On s'adressera à un batelier pour passer la rivière et visiter, sur la rive dr. {cascade haute de 10 m. formée par une source ferrugineuse), les Roches de Laifour (402 m.; 206 au-dessus du fleuve), gigantesque croissant dont l'ouverture est au S.

^Les Daines de Meuse (à l'O.. 2 à 3 h. aller et retour, excursion recommandée!. — Sortir de la gare de Laifour du côté opposé au v., prendre un sentier rocailleux qui s'élève à travers des taillis et aboutit à (20 m.) une petite crête; suivre à dr. le sentier, à travers bois.

1 h. Bifurcation, à une petite clairière : poteau du T. C. F. indiquant la direction et la distance (050 m.) des Dames de Meuse. Suivre à dr. le sentier indiqué.

I h. 15. On atteint le rebord de la falaise (ne pas trop s'approcher : un faux pas ferait faire une chute de plus de 200 m. de haut.), très belle vue sur la vallée de la Meuse (on no voit qu'un seul village : I^aifour ;

^' .iV'\ Luxembourg^ ^rlon 1

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