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rapidement amélioré et transformé. Les terres, amendées par la marne et les enivrais, sont aujourd'hui presque partout bien cultivées et productives.Dans lesparties les plus ingrates, on a fait avec succès des plantations de pins dont la verdure sombre interrompt maintenant la monotonie des grands horizons et contraste avec la teinte blanchâtre du sol. Pourtant la plaine reste toujours à peu près déserte :
la population se concentre en longues files de villages le long des rivières, dont la source même ou « somme » donne naissance à une agglomération. De là les noms caractéristiques d'un grand nombre de localités champenoises:
Somme- Vesle, Somme-Suippe , Somme- Py, etc.
184 k. La Veuve (église des xi" et xii" s.).
190 k. Saint- Hilaire-au-Temple.
De Saint -Hilaireau-Temple à Reims, R. 15.
-V g-., ligne de Reims; ponts sur la Vesle et sur son affluent dr. la Noblette. — 196 k.
Cuperly, sur la Noblette, à rextrémité S. du camp de Cbàlons [église en partie des .xii" et xni" s.).
.\ '.'j k. :> F... près de la Cheppe, sur la voie, romaine de Reims
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Bar-Ie-Duc. lo retranchement apiiolé camp d'Attila forme une vaste enceinte arrondie (25 hect.). appuj'éo au S.-O. à la Noblctte et proté^f'e du côté do la campagne par un fossé large <lc •}'> m. sur d à. 1 ni. de prof., dont les terres sont amoncelées en forme de parapet. Ce retranchement est. selon les uns. un camp romain établi auprès de la station de Faniim Minervse (la Cheppe), selon les autres, un oppiditm gaulois (jusqu'au wi» s., l'enceinte Je la Cheppe porte, dans les chartes, le nom de Viela-Chnalons/
206 k. Suippes (omnibus. 30 c; hôt. de Reims), ch.-l. de c. de 2,66S hnb.. à î k. 5 N.-O. de la station, sur la Suippe, à fanirle 1'^.. du cnmp de Chàlons (lilatiires et lissages de laines). -»• Restes de l'ancienne enceinte et des fossés (.wi" s.). — Eglise de la fin du xn" s. ■ — Petit inus<'i- gallo-romain, à la mairie. — A \ai>ti)'et (.500 m. N.-E. de la station), vieux rliâteuit et linnulus.
A g.. Snmine-Sitippe (église du xni' s. à la Renaissance, au pied de laquelle prend sa source la Suippe. affl. g. de l'Aisne). — 21(i k. Somme-Tovrhe. à la source de la Tourbe, affl. g. de l'Aisne. — 220 k. Somme-Hionnr. à la source de la Bionne, autre afll. g. de l'Aisne (é<jlise en partie du xni' s.: cavités anciennes dans la ctjté crayeuse (jui domine le y.).
225 k. Valmy. léb'bre par la victoire que Dumouriez et Kellermann y remportèrent sur les Prussiens, commandés par le duc de Brtinswick. le 20 septemltre 1792. Ce fut le premier succès éclatant des soldats de la Révolution.
Sur une colline, au S. du v. et à dr. du chemin de fer. s'élèvent dcu.K monuments. — Le premier (182-2"i est une pi/ramide, où est déposé le cœur de Kcllermann et qui porte linscription suivante : » Ici sont morts glorieusement les braves qui ont sauvé la France au 20 septembre 1702: un soldat qui avait l'honneur de les commander dans cette mémorable journée, le maréchal Kellermann. dur de Valmy. dictant après 28 ans ses dernières volontés, a voulu que son cœur fût placé au milieu d'eux ". — Le second, inauguré le jour du centenaire de la bataille (1892), comprend un haut piédestal en pierre surmonté de la statue en bronze de Kellermann, par Barrau. — Au lieu dit la Lune, vue étendue sur le champ de bataille.
La voie ferrée franchit r.\uve et l'Aisne. A g., on a la vue sur Sainte-Ménehould : on re.joint du même côté la ligne de Vouziers et A magne.
235 k. Sainte-Ménehould (pron. Ménehoul: — omnibus. 30 c. ; hôt. : de Metz. Saint-IVicolus). ch.-l. d'arr. de 4,992 hab., V. pittoresquement bâtie au sommet et surtout au pied d'un monticule, qui se dresse sur la rive dr. de l'Aisne, en face de son confluent avec r.\uve. La rivière serpente dans une charmante vallée sur la lisière 0. des belles forêts de l'.^rgonne. Sur le rocher, emplacement de la vieille cité, se trouvent l'église, quelques vestiges du château et un vieux quartier d'aspect misérable, avec deux ou trois maisons de bois du xv!*" s. Cette partie de la ville s'appelle le Château. Au pied et tout autour du rocher s'étend la ville basse, propre et avenante, entièrement entourée et séparée des faubourgs par les bras de l'Aisne. Sainte-Ménehould se trouve au débouché du défilé des Islettes (roule de Chàlons à Verdun et à Metz), un des cinq passages historiques de l'.Argonne.
\ Vl.MV. SAINTE-.MKNEHOLLD. |i :R. 19. 1"] — SiiO
Histoire. — Sainte-Ménoliould s'est formée autour d'un châtoau appolo Castritm Coiithrnsc. construit sur le rocher, et doit son nom actuel à la tille du comte de Perthois Sjgmar. MénéchiKle ou Mcnehould. qui y mourut en odeur de sainteté vers l'an 600. En 1614 y l'ut signé le traité qui suspendit la lutte entre les seigneurs et la reine régente. En 1719, la ville en partie détruite par un incendie fut reconstruite sur un plan plus régulier. C'est en traversant Sainto-Ménehould, le -21 juin 1791, que Louis XVI fut reconnu par J.-B. Drnuet. fils du maître do poste do Varennes, qui s'empressa de retourner à Varennes pour mettre obstacle au passage du roi.
Spécialité : — Pieds de cochon; les deux hùtcls en ont la renommée; en hiver de nov. à avril) seulement.
ITINÉRAIRE. — En sortant de la izare, établie dans le faubouni des Bois, on suit Vavrniie Victor-Hugo (Victor Hugo, dans If Rhin, a parlé longuement de Sainte-MéneliouJd et de l'hôtel de Metz, oi'i sa chambre a été conservée avec décoralion de l'époque). A dr. de la çicndarnwrie est l'ancienne maison de poste, où Louis XVI fut reconnu. L'avenue Victor-Hugo franchit un bras de l'Aisne et aboutit à la vaste place rectangulaire de l'Hiitel-de-Ville, sur laquelle se trouvent : à dr., un édifice d'aspect monumental (1730), contenant la mairie et le tribunal, en face la sous-préfecture, à g. les postes et télégraphes.
A g. s'ouvre la rue Chan:y; y prendre à g., en face de l'hùtel de Metz, une rampe assez douce qui monte à l'église.
L'église, entourée du cimetière, et qui date de 1280 à 1350, est d'un style champenois très caractérisé. A la sacristie (xvi* s.) ont été encastrés extérieurement des débris de sculpture du xiv° s. au xvr s. On entre par le portail N.
Porche O. : beau tombeau avec ent'eu (la statue nianf|ue) du xvi" s.; autre enfeu de la même époque. — Croisillon g. : Trépassement de la Vierge, groupe sous une élégante arcade trilobée (xiv" s. ou xV s.). — Au bas-côté dr., belle pierre tombale du xv^'s. — 1'" chapelle à dr. (les chapelles ont été ajoutées aux xV et xvi« s.), jolie erédence de la Renaissance. ^ Chapelle à dr. du chœur (ancienne chapelle de la corporation des vignerons) : curieux chapiteau représentant un chêne chargé de glands. vers lequel un paysan conduit trois porcs. — Chapelle à g. du chœur : mauvais tableau (xvn'= s.) donnant une vue de Sainte-Ménehould avec trois ligures, dont la principale est celle de la patronne de la ville.
On peut redescendre à la rue Chanzy par un escalier et la ruelle Châtelain.
En prolongement de la rue Chanzy, au delà du pont sur l'Aisne, se trouve le faubourg de Florion, tout à l'O. de la ville, croisé, près de la place de Guise, par la ligne de Vouziers, qui possède une halte sur cette place.
A 1 k. 5 S.-E. de la gare, le long du ch. de fer de Verdun, est le joli parc Géraudel (ruisseaux, îles, kios([ue à musique) donné par le célèbre pharmacien de ce nom, à qui a été érigé un buste en bronze.
L'Argonne. dont Sainte-Ménehould était jadis considérée comme la capitale, est un plateau forestier, très bosselé et raviné, étroit il5 k. et allongé flu Iv.). qui s'étend du S. -S.-E. au N.-N.-O., entre l'Aisne à l'O., l'Aire et la Bar à VF... avec une altitude moyenne de 250 m. et des som-
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mots qui dépassent rarement 300 m. (308 au promontoire de Ciermont). Appartenant aux formations infracrétacées du Bassin de Paris, elle est caractérisée par l'affleurement d'une roche légère mais dure, la gnize. qui a tendance à former des croies escarpées. Suivant l'ailure générale des couches du Bassin parisien, l'Argonne s'abaisse doucement vers l'Aisne à rO. et vers le N.; au S. et à l'E.. au contraire, elle domine fièrement les plaines du Barrois et le large fossé de l'.Xire, par une crête boisée et découpée en promontoires. L'Argonne est coupée en deux, dans le sens de la largeur, par l'Aire, qui, après l'avoir longée à l'E., y trouve la large trouée de Grandpré pour gagner l'Aisne. La Biesme. qui reproduit en plus petit l'allure de l'Aire, creuse l'Argonne méridionale d'un profond sillon longitudinal.
Avant que ses épaisses forêts fussent comme aujourd'hui sillonnées d'un réseau commode de routes et de chemins, l'Argonne opposait une barrière infranchissable aux armées en dehors des cinq passages des Islettes. de Lachalade, de Grandpré, de la Croix-au-Bois et du Chesne- Popuieux. Ces passages, connus sous le nom pompeux de défilés, ont été souvent disputés et sont devenus célèbres pendant la campagne de \~9-2 qui se termina par la victoire de Valmy.
Le Syndicat d'initiative de Ctermont-en-Argonne a fait poser dans la région de Ciermont, les Islettes, Beaulieu et Futeau, des plaques indicatrices donnant la direction, la durée et les distances des principales excursions.
[De Sainte-Ménehould à Revigny [^ Est, 36 k. S.-S.-E.). — A g.,
ligne de Verdun: pont sur l'Aisne: on remonte cette rivière, puis r.\nte, son affl. g., que l'on franchit plusieurs fois.
9 k. Villers-Daucourt : à 1-2 k. E.) Villers-en-Àrqonne. belle éqlise du xv" s., renfermant un beau bénitier en fonte de 1605; à (3 k. 5 N.O.) ^ Daucourt, éf/lise romano-ogivale i portail du xiv^ s., clocher du xv' s.).
[[@ 7 k. E. (5 k. de \'illers-en-Argonne), Passavant, célèbre par un des épisodes les plus sanglants de la guerre de 1870 (beau monument commémoratifi.J
14 k. Le Vieil-Dampierre (3 mottes féodales). — 18 k. Givri/-en-Argonne. — Région boisée et parsemée d'étangs. — 26 k. Sommeille-Nettancourl. — On descend la vallée de la Chée. que l'on franchit ; à g., petite ligne de Revigny à Triaucourt. — On débouche dans la vallée de l'Ornain. que l'on .franchit avant de rejoindre à dr. la ligne de Paris à Nancy.
36 k. Revigny (R. 20).;
De Sainte-Ménehould à Vouziers et à Amagne-Lucquy, V. R. 16.
On s'engage dans les belles forêts accidentées de l'Argonne; tunnel de 785 m. : pont sur la Biesme, affl. dr. de l'Aisne.
245 k. Les Islettes (hùt. de l'Argonne\ 1.603 hab., sur la rive dr. de la Biesme, dans un charmant bassin encadré de collines boisées. Ce v. a donné son nom à un des défilés de l'Argonne. qu'empruntent la route et le chemin de fer. de Sainte-Ménehould à Ciermont. — Importante verrerie.
[On peut faire autour des Islettes de charmantes promenades. — Les deux excursions suivantes sont parmi les plus belles qu'on puisse faire en Argonne et offrent d'adiiiiraliles sites forestiers.
i" Des Islettes à A/ienne-Ie-Château -g) 11 k. N.-C). — La route descend constamment le vallon agreste de la Biesme. — 3 k. 5. Le .X'eufour. — 5 k. Le ('Inon. — 7 k. Lachalade. v. qui a donné à tort son nom à un des détilés de l'Argonne, s'ouvrant en réalité plus bas au Four-de-Paris. Lachalade a possédé une nbhnye de Cîteaux. fondée en 1127 et convertie en maison
;, tlLER.MONT. — VERDUN. |i [R. 19, 1''] — 361
d'habitation (bâtiments conventuels du xvir s.; ruines de l'église, des xii» et xiv« s., avec peintures décoratives de cette dernière époque et carrelages émaillés). — 10 k. Le Four-de-Paris ; à dr., route de 9 k. allant à Varennes.
— 19 k. La Haraz-i-e. — 14 k. Viennc-le-Ciiâteau ( V^. R. 16l; de là, voit, de corrosp. pour î4 k. S.-O. i la station de Vienne-la- Ville, sur la ligne de Vouziers ( Y. R. 16).
2° Desislettes à Tpiaueourt irg) IG k. S.-S.-E.). — On remonte la Biesme.
— -1 k. Fuleau; à g. s'ouvrent de charmantes combes boisées : la vallée de Polof/ne, la valhJe des Granges, le ravin des Deux-Busines, où la route passe au pied de la digue d'un étang. — 9 k. Chapelle Saint-Bouin (fontaine, but de pèlerinage}, élevée sur l'emplacement ue l'ermitage où mourut (680) St Rouin ou Rodingue. — 11k. On sort de la forêt. — 13 k. Brizeaux. — 16 k. Triaucourt, relié par un chemin de fer à voie étroite à Revigny et à Renibercourt-aux-Pots ( V. R. 20}."
On s'engage dans la dépression de GlermoQt pour gagner la vallée de r.\ire.
248 k. Clermont-en-Argonne (hôt. Bellevue et des Voyageurs : petit déj. 75 c. : déj. 2 fr. oO; dîn. 2 fr. 75 ; cii. 1 fr. iiO, 2 fr. riuand on ne prend pas de repas, pens. 6 fr., téléphone, électricité, |^, bain:d<'/a Pomme-d'Or), a dr., ch.-l de c. de 1,123 hab., pittoresqiieincnt bâti en amphithéâtre sur le penchant d'un promontoire boisé, dont le sommet (-308 m.) est le point culminant de l'Argonne, et qui domine la large vallée de l'Aire. — Jolie église du xv" s.; deux portails de la Renaissance. — Sur le promontoire, chapelle Sainte-Anne, bâtie par la comtesse Yolande de Flandre en 1530; pèlerinage (saint-sépulcre du xvi*' s.) ; de la promenade, ombragée de beaux arbres, qui l'entoure, on embrasse (surtout vers l'E.) un panorama étendu sur la vallée de l'.\ire et les campagnes du Verdunois. — La pos;ition de Clermont-en-.\rgonne, au croisement de ■plusieurs routes, desservi par le ciiemin de fer de Paris à Verdun, à proximité de belles forêts, et dans un climat très sain, fait de cette petite ville un agréable centre de villégiature. Le pays est assez giboyeux, et la chasse est libre dans les plaines.
[De Clermont à Bar-le-Due (^ 0'"= de la Meuse, 52 k. S.). — On descend dans la vallée de l'Aire, puis on remonte cet affl. dr. de l'Aisne. — 22 k. Beauzée, et 30 k. de Beauzée à (52 k.) Bar-le-Duc (R. 20).]
On descend vers l'Aire, que l'on suit jusqu'à Aubréville. — 254 k. Auhréville, au confluent de l'Aire et de son affl. dr. la Courance.
— On remonte la Courance, puis son affl. dr. le Wadelaincourt.
— 262 k. Doinbaslc-en-Argonne. — On franchil le faîte (275 m. d'altit.) entre le bassin de la Seine et celui de la Meuse. — 274 k. Baleycourt.
— Débouchant dans la vallée de la iMeuse, on rejoint â dr. la ligne de Lérouville; on contourne Verdun à l'O. pour l'aborder parle N.
280 k. VERDUN (t»; V. l'Index), ch.-l. d'arr. de 21,706 hab., place forte et siège d'un évèché. s'étage agréablement au-dessus de la rive g. de la Meuse; le fleuve s'y divise en plusieurs bras, au fond d'un large bassin. La ville haute et la citadelle occupent une croupe de 275 m. d"altit. env., dominant de 70 à 75 m. la vallée.
Depuis la perte de l'Alsace-Lorraine. le-rôle stratégique de Verdun
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n VKUDLN ■ — HISTOllîK. || [R- 19' 1 "] " '^^'-^
est devenu livs iinpurlanl. Celle plaoe doit défendre le rempart naturel des Cùlcs de Meuse, en lace de la grande plaine de la Woèvre, barrer le passai;e de la Meuse et couvrir l'Argonne. Aussi, entourée d'une enceinte bastionnée, protégée par une citadelle, est-elle en outre le centre d'un camp retranché, dont les forts et les batteries couronnent toutes les hauteurs environnantes et sont reliés par une ligne ininterrompue d'ouvrages au camp retranché de Toul. Verdun s'oppose directement à Metz. Principales curiosités. — Cathédrale et cloître. — Porte Chausskk. Histoire.— Verdun est l'antique Virdiomm. n\i\, après avoir fait partie . do la nation des Mcdiomatrices, dont Metz était la capitale, eut plus tard un territoire distinct. Ses habitants étaient appelés Virdwienses, on bieii, on ne sait pourquoi. Chivi. Verdun l'ut dès le nC s. le sièf,'e d'un évéclié, dont le premier titulaire fut St «aintin. Plus célèbre que St Saintin fut sou successeur St Viton, vulgairement Vanne, évèque de 498 à 525, et sur le tombeau duquel se forma une puissante abbaye, (pii devint en 1600 la maison mère d'une concrrégation de Kénédictins réformés.
Kn 813, Verdun donna son nom à l'un <les traités les plus décisifs de notre histoire : à la suite de la bataille do Fontanet, les trois fils de Louis le Débonnaire, Lothaire, Louis de Bavière et Charles lo Chauve, s'y partacèreiit l'empire de Charlemagno, partage d'où résulta, non seulement la séparation complète de la France d'avec la Germanie, mais aussi malheureusement, pour de longs siècles, la perte de ses limites naturelles, les Alpes et le Rhin. Verdun fut rattaché à la Lorraine et forma plus tard, avec la partie do son diocèse relevant temporellement des évcques, un des trois districts dits les Trois-Evêchés (Metz, Toul et Verdun], que Henri II réunit à la France en lôô'i.
En n92, Verdun soutint contre les Prussiens un siège que termina, sous la pression des habitants et malgré les efforts du commandant Beaurepaire. une capitulation prématurée, après quelques heures de bombardement, le •2 sept. La Convention fut impitoyable : « Les habitants de Verdun avaient cherché à adoucir le vainqueur eii envoyant au-devant du roi de Prusse une dcputation de femmes. L'année suivante, le représentant en mission rappela ce méfait. Les coupables furent dépêchés à Paris. Trente-cinq prisonniers, dont quatorze femmes, furent condamnés à mort: On commua la peine de deux jeunes tilles qui n'avaient pas dix-sept ans. » (Guizot.)
Le siè'^e de IS'iO, aussi contre les Prussiens, fut long et héro'iquement soutenu. "Attaquée de force le -24 août, puis investie, la place de Verdun ne se rendit qu'après deux mois et demi, épuisée par deux sorties victorieuses mais meurtrières, et par un bombardement de trois semaines; elle obtint une capitulation très honorable.
Verdun a vu naître : Nicolas de Verdun, célèbre émailleur de la seconde moitié du xii' s.; le savant jésuite Gerbillon (1634-1707), missionnaire à Pékin- le o-ramniairien Bmuzée (1717-1789); le général (.'/lei'eri (1695-1769). qui s'illustra en 174-2 par sa défense de Prague; le diplomate Thouvenel (1818-1866;.
Spécialité : — Dragées.
ITINÉRAIRE. — De la gare (omnibus-tramway traversant la ville), située en dehors et au N. de Verdun, une avenue longue de 200 m. env., coupée par le ch. de fer de Bar-le-Duc, laisse à g. la gare de départ (gare Meusienne) de cette petite ligne et le monument (1909) érigé aux défenseurs de Verdun en 1870. Elle aboutit à la porte Saint-Paul, par laquelle on entre dans Venceinle fortifiée. On se trouve aussitôt sur \a place Saint-Paul, où l'on voit, à dr., le
Il DE PARIS A VERDLN. ||
palais de justice et la sous-préfecture, occupant des bâtiments du xvni s., restes de Vabbaye Saint-Paul. On suit la rue Saint-Paul (i\
i" ".'•^•/'^^'^^ **' t'^l'^graphes: à g., collège bâti eu 1888, avec, belle chapelle du xviii- s.), à g. de laquelle, rue de le Magdeleine, on voit une vieille maison.
Par la rue Chaussée, aussi à g., on peut aller à la Porte Chaussée (deux pTosses tours rondes crénelées), du xV s et au pont moderne du même nom, sur la Meuse. ''
La rue .Ma:cl, qui fait suite à la rue Saint-Paul, et qui se continue par la rue du .Marché-Couvert, aboulit a la place du Marché- Couvert, rehee a g., par la courte rue Beaurepaire et un pont sur le bras principal de la Meuse, avec la place Chevert [statue en bronze de Lheverl, au milieu d'un petit square).
En face du pont s'ouvre la rue de l'Hôtel-de-Ville, où se trouve à
g. \ hôtel de ville (1()23) dont les toitures, le fronton et le erand
escalier ont ete refaits à la suite d'un incendie en 1894 Dans la
cour sont ranges quatre anciens canons, donnés à Verdun par le
gouvernement, en récompense de sa belle résistance en 1870
Le Musée (ouvert le dim., t. 1. j. aux étrangers), installé à I hôtel de ville, bouleversé par l'incendie de 1894, qui a détruit les collections d histoire naturelle, n'est pas encore complètement reorganise. Il possède principalement :
Tableaux. - La Vierge à létoile Tpar un abbé d-Orval|: — Ecole italienne. Réveil de l'Enf. J. - Mamuy. Madeleine lavant les pieds de .Jésus. - Ba.Hien-LerMfje. Chanson du Printemps. - LeJosépin. Apollon écoivhant
lour. — \an Loo. Choiseul. — Vivien. Fénelon
.ir.°"'''^Tr''' '-^'"°-^'««- ,- -^utel votif grec: borne miUiaire romaine; cippes gallo-romains: tombes monolithes franques : pierre tombale romaine • belle tombe gravée en marbre noir de labbé Bourgeois, mon en 145-2 ■ débris de sculptures des e;giises .Saint-Vanne et Saint-Joseph; curieux basrehef iConversifin de St Hubert : statues tombales, etc.
Peigne liturgique en ivoire, orné de sujets relitrieux fxn' s.). — Tête de mort en niarbre attribuée à Ligier Richier. - L'Avare, statue en marbre par Léon Perrey. — taïences. — Collection numismatique '3,000 médailles).
La rue de l'Hùtel-de-Ville est prolongée par la rue Saint-Sauveur (a dr., hospice Sainte-Catherine, avec une église des xiv« et \\' s.; à g., un peu plus loin. Congrégation de Notre-Dame, avec portail du xyiir s.) et par la rue .Saint-Victor (à l'extrémité, à g., église Saint- Victor, du xV' s.), aboutissant à la porte Saint-Victor (route de Metz).
Presque en face de l'hôtel de ville s'ouvre une courte et lar^e rue conduisant à la place Thiers et à la jolie promenade de la Digue (kiosque de musique), qui borde la Meuse. La place Thiers est rehee a 1 autre rive de la Meuse par un pont métallique, en face dufjuel s ouvre la rue d-Anthouard. On prend à dr.. dans la rue du Pont-.Neuf, la rue de la Pivière (temple protestant), qui ramène (pont sur le canal Samt-Vanne) à la place du Marché-Couvert. Près de cette place et sur le quai de la Comédie s'élève le théâtre.
De cette nième place (si l'on en sortait par l'exirémité opposée à la direction de la gare), on arriverait, par la rue Saint-Augastin et