DE PARIS A NANCY
la Marne. — Eglise Sainl-Crcpin, des xv'' et xvi'' s
Deux ponts sur la Marne: tunnel (Oi.-) m.): troisicinc pont. — 74 k.
.\an(euil-s. -Marne.
— A dr., Pavant [éfilise du xiT au xvi" s., restes de vitraux de celte dernière époque).
— S4 k. Nogent- V Artaud-Charly: à dr.. près de In voie, rive g. de la Marne, Nogcntr Artaud, 'l,5iJ0 liab. (église des -NiV et XVI* s., fonts baptismaux du xiT, pierre toniliale du xin') ; .1 3 k. O.-N.-O., sur la rive dr. (le pont est en face de la station), Charly, ch.-l. de ç. de" 1,90() hab.
(monument du député Em. Morlot).
— 89 k. Ché:ysur- Marne. 1,109 hab,, à dr. (église, avec beau clocher roman, resled'u ne abbaye fondée MTs 850; maison du xvr s.) ; on y croise lech.de fer vicinal d'Essommes à Yerdelot (l. l\. 15. p. :i02).
95 k. Château- Thierry, (|h) (omnibus, 30c.: h()t.:
(/(( Cygne; de l'Elé- [jhanl ; Denogeant), ch.-l. d'arr. de 7, .347 hab., à ,£-., sur la rive dr. de . : bas-relief funé-
fSo/ssons
U'aprës le pian dresse par MrH.Vepmont, Géomètre-expert a Château-Thierry
376 — [R. 20 il UK l'AKlS A .NANCY. |1
raire do 1570; tribune d'orgues de la Uenaissnnce: tableau de Vieil.
— Restes du rhàlcau (xii', .\iv'' et xv° s.), sur la colline dominant la ville. — Porte Saint-Pierre (xm' s.) et autres restes des remparts.
— Beffroi ou tour de Balhan (xv° et xvi" s.). — Maison de La Fontaiiw (xvii" s), convertie en musée (tableaux de Barthélémy. Desbrosses, Ducfj, Cli.-F. Ilenriet, C'/i. de Hoogli, G. Lemailre, Lhermilte, Pille, G.. Bevel. Téniers, Witlioos; dessin de Daubigny. bustes du fabuliste, f^ravures, etc.). — Statue de La Fontaine, par l-aitié (1824). — Hôtel- Dieu : objets d'art desxvii" et xvnr s. — Belle ijronienade des Petits- Prés. — Source ferrug-ineusc de Monlmarlel (Grande-Hue. 55). utilisée en boisson et exportée comme eau de table.
De Cliàtean-Thierry à Mareui!-sur Oiirci( et à Oiilcliv-Breiiy, l'. K. 15, A :
— à Esternay. \'. ci-dessous.
104 k. MézY-Moulins (belle église du xii" s.).
[De MézY à RomillY 5;^ Ksi, '') k. S.). — Cotte lifrne quitte la Marne pour son afrt. i£. le Surim-liu. nu'ollc quitte à son touràCondc potir remonter la Dhuy s.
8 k. Condé.-cit-Ufie, cli.-l. do c. de 6i-2 hab.
[Corrcsp. pour (13 k. S.-K., 1 fr. 50) Orbais-V Xbbnye, dont l'église 'il manque la moitit^ do la ncfi fut t)àtie <ie 1180 à 1210 cnv. dans un style rappelant Saini-Kcmi et la cathédrale de Reims'; lléclic centrale, reiuar<|uable. ilu milieu du xiii'- s.; beaux carrelacres du xiii'^ s.: stalles de 1520: cette é^'lise est le reste d'une abbaye de Bénédictins l'ondée on 6.S0 par St Rieul ou Réol I Beç/iilu-'!), archevêque do Reims. - - Tour Soint-Hcol et salle ."^ainl- Michel. constructions féodales. — l'aves du xiii' s. sous plusieurs maisons.
— Patrie probable de Jean d'Orhais \~ vers 1235), le premier architecte et l'auteur des plans, lidèlomcnt suivis après lui. de la cathédrale do Reims. J
12 k. Montleron (éi/lise du conimenc. du xii° s.).
15 k. Piirijnii-lix-Dliuiis. où est (ix g. de la voie) la prise d'eau du canal de la DliKi/s. qui fournit à Paris 33.000 m. cubes d'eau potable par jour. — On passe dans le vallim du l'ctit-Morin.
26 k. Nontmirail la véritable prononciation, (|ui tombe en désuétude, est Montmircl : oniu. .">0 c: liôt. : du Vert-Galant, 1 fr. par j.. petit déj. non compris: de la Tour-d'Aùveri/ne; Filard-Grandpicrrc, loueur de voit., rue de Chàlons. 14), cli.-l. do c. de 2,335 hab., sur un promontoire dominaiit le Petit- -Morin: la j^are est à mi-côte. — Cette ville, dont Louvois, son seigneur, fit rebâtir le château, a donné son nom à la bataille gagnée, ie Il fév. 1814, par Napoléon sur les Russes, et rappelée par une coloimc commémorative '18Ci7). à -1 ou 5 k. N.-O., près de Marckais-en-Hric; c'est la patrie du prélat guerrier Paul de Gondi, cardinal de Retz (161 1-1079). — Le château, fort vaste, possède un magnilique parc. — Eglisf du xiV au xyi* s.
De Montmirail à la Fcrté-sous-Jouarre, V. ci-dessus; — à Kpcriiay, V. cidessous; — à Coiilommiers, V. R. 21.
Belle vue sur Montmirail. à. g.; pont sur le Petit-Morin. — 33 k. Beri/ères-soHs- l/onlnitrail (château du xvii'- s.). — On passe dans le bassin du Grand-.Morin.
46 k. Esternay. et 33 k. d'Esternay à 79 k. Romilly (R. 21).;
On francllit le Surmelin. — 107 k. Varenncs-Jaulgonne.
117 k. Dormans ht'd. : Demonry; de la Croi.v-de-Fer), à dr., ch.-l. de c. tic 2,200 hab. (église du xic nu xiv" s.: château du xvii" s. avec tour plus ancienne). Eu 1575, le duc de (luise vaimpiit à Dormans un i)arti de reitres.
De Dormans à Fismes et à Reims, V. R. 15, .\.
Il MONTMIKAIL. — Kl'ERNAY. || [R. 30] — 377
121 k. Troissy, h dr. (église des xv° ot xvi" s., avec bénitier, foiils baptism.iux et chaire de l'époque). — A dr., Marouil-le-Port, 1,142 hab. (avec le ham. do Port-à-Binsou), dont un voit bien Véijlise -A llècbe effilée (en ardoises), des xii% xiii" et xiv'' s.
126 k. Port-à-Binson, port assez important sur la rive dr. de la Marne (pont).
[«g; -2 k. 5 N., C/iàtillon-siir-Marne, ch.-l. do c. de 9IS liab. — Eglise des XI", .i:ii"= et xv« s.: tableau de Lesueur. — Sur la <3olline, à côté de la chapelle ruinée d'un château, statue du pape l'rbain II (par Roubaud, 1887), né dans le voisinage. — A mi-chemin, à dr., église romane, abandonnée, de Binson.]
On voit au loin, à fir., le cbàleaw de Boursauit. — 13.") k. Damci-y- Doursaull : a 2 k. 0., fioiirsaull, v. en avant duquel s'élève, dans une magnifique situation, un château hàti, de 1843 à 1S48, dans le style de la Renaissance, pour la famille Clicquot, d'Epernay, et appartenant auj. à la duchesse d'Uzès; à 1 k. Ti N., sur la rive dr. de la Marne. Damcry, 1,013 liai). (ê(]Hsc des xn°. xni" et xvi" s., Assoinplion de Watteau).
142 k. EpernaY (Bj; V. l'Index. — ■ Industrie viiiicole), ch.-l. d'arr. de 21,037 liah. (apiielés Spnrnaciens), situé sur la rive g;, de la Marne, qui V rei.oit le Cuhrv. C'est la patrie du chroniqueur Flodoard (894-900).
Industrie. — Kpernay est, avec Reims, le grand atelier de fabrication des vins de Champagne. Sous les coteaux crayeux qui entourent la ville, une autre ville souterraine cache toute une population de travailleurs et des richesses incalculables. Des caves immenses, longues galeries voûtées, creusées à même la craie, sans maçonnerie, se croisent en un inextricable labyrinthe. Les cuvées, descendues dans ces caves après la vendange, n'eu ressorlcut sous forme de Itouteilles de vins de Champagne que cinq ans plus tard, après avoir subi pendant ce temps toute une série de délicates manipulations. Dans presque toutes les grandes maisons, un guide spécial est à la disposition des étrangers pour leur faire visiter les caves et leur expliquer les différentes phases du vin de ("hampagne. Les caves les plus visitées sont colles de MM. Chandon 1 10 k. de développement), rue du Commerce. 18, et, un peu plus loin, celles de M. JMorcier. Chez M. Mercier, divers sujets allégoriques relatifs au vin de Champagne ont été sculptés à même la craie par (i. Navlet, de Cliâlons, et l'on voit dos foudres énormes, notamment celui qui a figuré à TP^xposition universelle de 1889 ^contenance, -200,000 bouteilles).
ITINÉRAIRE. — La courte avenue de la Gare conduit à la place Tliiers, où on laisse à g. h; nouveau théâtre, à dr. le boulevard de la Motte (synagogue), la rue du Collège et la nouvelle église Notre- Dame (style de la (in du xii" s.). En face, la rue Gambelta aboutit à la place de la République, d'où partent à g. la rue du Commerce ou faubourg de la Folie (V. ci-dessous), à dr. !a me Flodoard et la rue de Cliâlons, en face \;i promenade du Jard (kiosque de musique). L'ancienne église Notre-Uame, qui se trouvait au bout de la rue de Chàlons, a été démolie en 1908.
De la place de la République, on suit la rue du Commerce ou faubourg de la Folie, bordée par les hôtels luxueux qu'y ont élevés les grands négociants en vins de Champagne. (Jn remarque surtout le
2° DEpernaY
à !a Erare dos oh
à Montmirail ^ Ban
de fer de 1 Kst : visiter'
Il DE PARIS A NANCY. ,;
château Perrier, dans le style le plus riche de la Renaissance (dans la cour, belle statue équestre de piqueur. en lironze), et l'établissement de VL'nion Champenoise, surmonte d"un grand beflroi. En remontant jusqu'au haut le faubourg de la Folie, au point où s'arrêtent les deu.x liernes d'hùtels.
ouemtirasse un vaste horizon, qui comprend les clos les plus renommés de la Champagne.
Sur la rive dr. (beau pont moderne de ."5 arches), dans le faubourg de Magenta, belle cglise Saint-Pierre, bùtie dans les styles roman et byzantin (1905) aux frais du comte Paul Chandon de Briailles.
Environs. — Magenta forme, avec /Ji:ij â k. N. . une comm. de 3.:-!i'.3 hab. dont le riche vignoble se joint à celui d'.Vy.
Ç, 3 k. au delà de Dizy. au N.- N.-O.. HautvUlers. 1,016 hab., dont Véglise, àos xii', xv'et .wu*" s.
l'arade romane ; dalle lumulaire du célèbre érudit dom Ruinart, mort à Hautvillers en 1709; boiseries et autres œuvres d'art du .wiie' s. '. est, avec (|uelques bâtiments du xviii« s., le reste d'une abbaye l)énédictine où vécut dom Pérignon .7- ni-"'!, qui inventa le procédé pour lendre mousseux les vins de Champagne.
@ 3 k. E.-N.-E. tlEpernay (autant par la liirne de Reims). Av (R. 15. r .
\o D'Epernav à AmbonnaY
(^^ Banlieue de Reims, -l-l k.
E.-N.-E.: bureaux au faubourg de Magenta. — I k. Ay ^R. 15. C).
— 9 k. Marenil-sur-Ay belle éi/lise du XII'' s. ; beau chnteau modernej.
— 13 k. Bisseuil lUjlise du sui' s. .
— 15 k. Tours-sur- Marne ^belle cfjlise du xiii" s., rebâtie sur son ancien plan . — 19 k. Bouzy. — ■>2 k. Ambonnay (R. 15).
ieue de Reims, 6-' k. S.-O. ; bureaux ilontmort. Bnije et Fromentiéres).
MONT.MOUT. — AVIZE. || [R. 20 j — 379
On, remonte le Cubry puis son affl. g. le Sourdon. — 5 k. Piei-7-y, l,22-4 liab. {église à portail romani. — 7lv. X'^inay {église et t'onts baptismaux du XII' s. ; à 3 k. N., par des sentiers, sur le rebord du plateau que recouvre la forêt il'Epernay. ancien ermitage, grotte et source de Saint- Mamert). — 0 k. Ablois-Sainl-Martin, v. pittoresque de 1,21-2 hab.. à la belle source du Sourdon. — On monte sur un plateau boisé. ^ 23 k. Corribert (église des xii'= et xvi"^ s.).
26 k. Montmort (bot. du Cheval-Blanc, voit, à louer), ch.-l. de c. de 622 bab., au-dessus du Surnielin. — Eglise (xir s.) à double transept, renfermant des vitraux du xvi'' s. el la pierre tombale de Charlotte de Montmorency, mariée à Charles de Valois, duc d'Angoulème, tils naturel de Charles iX. — Château, construit en 15"/2-1580 par Jeanne de Hangest. On arrive à la plate-t'ornie par un escalier en plan incliné accessible aux cavaliers, avec un autre pour les piétons, pratiqué dans la vis même du premier. Le château, en briques, est un massif carré flanc^uo de quatre tours. On remarque la cuisine, la salle des Gardes (magnihque cheminée. de l'école de .J. Goujon) et le cabinet de Sully. Du belvédère qui surmonte le château, vue étendue. — A 2 k. X.-O., restes du prieuré du Mont-Armé {xiu" s.: fresques anciennes) convertis en habitation. — A 3 k. E., sur un des étangs d'où sort le Surmelin, restes de l'abbaye de la Charmoye, fondée pour des Cisterciens en 1167.
32 k. Etages {église des xu" et xvii; s., sculptures et débris de vitraux de cette dernière époque : beau château du xvii' s., flanqué de tours un peu plus anciennes et entouré de fossés, grande galerie , généalogique de la famille d'Anglure, portraits par J. Hélart, peintre rémois du xvii" s., belle grille du xviii" s. entre deux cours). — 33 k. Fèrebrianges [église des xiii' et xv^ s., restes dé vitraux; menhir). — 34 k. Congy [église des xin'= et xvi" s.; beau château de la lin du xvi'= s. ; mégalithes).
39 k. Baye {église du xiii' s., renfermant des épaves de l'abbaye d'Andecy ; château du xvii" s. et autres époques, renfermant de riches collections d'objets préhistoriques et du moyen âge; chapelle castrale an xiii° s. avec cr3'pto plus ancienne, carreaux émaillés et vitraux du xiv' s. ; à 2 k. E., nef romane, reste de l'abbaye cistercienne d'Andecy, fondée en 1136).
f@ 3 k. N., Champaubert {église romane, 2 statues du xiv° s.; colonne commémorative de la victoire remportée par Napoléon sur les Alliés, le 10 fcv. 1814}.]]
4S k. Le Thoult-Trosnay {église romane); à 4 k. N., Fromentières, dont l'église renferme un retable exécuté à Anvers au xv« s. et acheté par la paroisse à Châlons en 1715. — 56 k. Bergères-sous-Montmirail (beau château du xvir s.). — 62 k. ^Nlontmirail (p. 376).]
D'Epernay à Reims. R. 15, C; — à RomiUy, V. ci-dessous.
La voie court enlrc la Marne à g-, et les principales caves du faubourg de la Folie; on passe à cùti'> du beffroi de l'Union Cliampenoise; h g-., liane de Reims; on s'éloigne de la Marne, jus(iu'à .Jalons.
148 k. Oirv, à 2 k. S. de la Marne.
DOirY à RomillY '^â Est. S5 k. S.; visiter .ivi:c, Vertus, Coligny). — Riches vignobles et bois de pins.
7 k. Avize (bot. .Saint-Nicolas . ch.-l. de c. '\'. de 2,746 hab.. assez curieusement distribuée, s'allongeant de l'E. à 10. à dr. du ch. do fer (l'église est à l'extrémité opposée, à près de 2 k. de la station ; pour y arriver, prendre, à la suite d'une petite place à l'entrée de la ville, la Grande Jiuc, un peu sur la dr. ; la montée est continuelle). — Eglise : nef du xii' s., avec porte romane intéressante au N., chapiteaux barbares à l'intérieur et voûtes supérieures du xvi' ou du xvn" s. ; chœur très élégant
380 — [R. 20j i, DE PARIS A NANCY, il
du XV s. — Vignobles, fournissant annuellement aux f,'randes maisons d'Epernay et de Reims 500,000 bouteilles de vin brut <H 1,500.000 bouteilles de vin mousseux. — Environs pittoresques, surtout à l'O. et au S.
A dr.. Oger iéyUse on partie du xii* s., clocher roman, stalles du xvir s. ])rovenanT de Toussaints de C'hâlonsi, puis le Mesnil. — 10 k. Le Afesnil-sur- Oger. 1;6V4 hab. église des x;i", xiii* s. et de la Renaissance, niaitre-autel, grille et boiserie du xvii' s. jirovenant de Saint-Germain de Châlons;.
16 k. Vertus vbôt. ; de la Gare: Parisien. — Eglise', à dr., ch.-l. de c. de 3,148 hab., l'antique Vivtudis, cap. du paijus Virtudunsis. puis siège d'un comté-pairie; c'est la patrie du \)oi'te Eustache Beschamps, qui ttorissait sous Charles VI.
Itinéraire. — On arrive par l'avenue de la Gare à ia. place de la liépublique. vrai frontispice de la ville, d'où la rue Jean-le-Bon conduit à la placi; du Marc/lé: à dr. de celle-ci, rue de Chdlons-, en face, maison à tourelle et gargouille du xvt"" s. ^café des Ports); à g., dédale de ruelles intéressantes où se trouvent : des maisons anciennes (place de la (Jrande-Fontaine, a l'entrée de la rue de l'Eglise, longue frise en bois de la Renaissance; angle de la rue du Presbytère et de la rue Thiers, ['Annonciation, sculpture sur bois du w s. : rue d'E|)ernay, maison en pierre des xv<^ et xvi' s. avec ))as-relief lifrurant de même l'Annonciation, et au revers, fort belle fenêtre, ; une porte du xiii' ou du xiv" s., reste des fortifications, et l'église, bâtie au-dessus d'une pièce d'eau qu'alimente une source, dite le puits Saint-Martin, coulant de la crypte et se déversant, par un ruisseau, dans la rive g. de la Berle, sons-affl. g. de la Marne par la Somme-Soude.
L'église, du xii*" s., en partie romane, a une curieuse tour latérale de i;e style; la porte O., du xiii' s., avait au tympan un bas-relief mutilé où l'on a peine à reconnaître la Charité de -St Martin. La crypte, ou chœur inférieur, où l'on descend du croisillon N. par 24 marches, se compose de trois pièces, dont celle du centre a 6 colonnes isolées portant des croisées d'ogives rudimentaires.
Vignobles, analogues à ceux d'Avize.
A g., Bergcres-lés-Vertus {église du xii<= s.; fonts baptismaux do l'époque), à la source de Berle, puis le mont Aimé.
21 k. Coligny (dans l'église, retable à sujets sculptés du xv" s.); à 2k. r> N.-E., mont Aimé, colline isolée de -Mu m. d'altit., dont le château (il en reste des souterrains), bâti pour les derniers comtes de Champagne, fut, en 122o. le théâtre d'un grand autodafé de manichéens : une table d'orientation y a été placée en 1010 par les soins du Touring-Club. — 2S k. Morains-Aulnay : la source du Petit-Morin est à 2 k. N.-E. de la station.
34 k. Fère-Champenoise. et 21 k. de Fère à 55 k.i Sézanne (R. 21, eu sens inverse I. — 3(J k. de Sézanne à Romillv (R. 21.
S5 k. Romilly R. 23i.j
Eq s'éloignaot d'Oiry, on voit s'écarter el se replier vers le N. les versants de la Monlagne de Keims, et vers le S. ceux des coteau.x d'Avize, formant au-dessus de la plaine champenoise ce que les géologues a|pp('llerit ia falaise de l'Ile-d-'- France. La vallée de la Marne, plantée de peupliers, est maintenant tracée à travers la grande plaine crétacée de la Champagne Pouilleuse.
155 k, Alhis {clocher roman : beau château du xvii° s., renfermant des tapisseries remarquables).
159 k. Jâloits-les-Viijucs, sur la rive g. de la Soude, à son débouché dans la vallée de la Marne (i'(jlisc du xn° et surtout du xv" s., beau clocher roman, crypte Sainl-Ephrem du xi" s.).
[^ 4 k. N., Condé-sur-Marnc. sur la rive dr. de la Marne, à la jonction du canal de la Marne à l'Aisne et du canal latéral à la Marne «remarquables
1| VERTUS. — CIIÀLOXS. || [R. 20] — 381
machines hydrauliques destinées à élever l'eau de la Manie au bief de partage pour alimenter le canal; clocher ronianj.
^ â k. S., chàlcau d'h'curi/. connu ])our sa hérun/iière. marais traversé par la yomnie-Soude et planté d'aunelles et de irènesdans lesquels chaque année un grand nombre de hérons élablissent leurs nids.!
On franchit la Soude et Ton se rapproche de la Marne nui décrit à fi', de nomhrcuses sinuosités.
163 k. Mdtougurs {église des xii<^ et xvi" s.). — A g., ligne de Reims et Sainte-Ménehonld.
173 U. CHALONS-SUR-MARNE((b:); F. lYndex), V. de 27,808 hah., ch.-l. du dep. de la Marne et de la G" rc'-gion de corps d'armée, évéché, est bâti k plat, à g. du ch. de fer, sur la rive dr. de la Marne. Entre la rivière et la ville, le canal Latéral, où coule la Moivre dérivée, occupe l'ancien lit de la Marne, dont le cours a été rectilié en 177], pour remédier aux fre([uentes inondations. Devant Chàlons le canal s'élargit eu un port commode et fréquenté. La ville même est sillonnée par deux [lelits cours d'eau, le Mau et son afll. g;, le Nau, relies h la Marne par plusieurs petits bras. Les arbres qui bordent la Marne, de vastes promenades, les boulevards et les magnifiques allées ombragées qui l'environnent font à Chàlons une charmante ceinture de verdure. Mais ses rues ont peu de caractère, et aucune maison n'y est antérieure à la lin du xvi" s.
Chàlons, étroitement groupé, conserve encore dans son périmètre la forme de ses anciens fosses. Des promenades et des boulevards ont remplacé presque partout l'enceinte, dont on n'a respecté que quelques portes d'aspect monumental. Au delà s'étendent des faubourgs, dont les plus importants sont : \e faubourg de Marne, sur la rive g. de la Marne, autour de la gare; Saint-Memtnie, à l'E.; Saint- Jacques, au N. Au N.-O., des établissements militaires occupent une vaste superficie.
Principales curiosités : — Cathédrale (p. 382). — Eglise Notre-Dame
("p. 3SÔ) : Saint-Alcix (p. 383). Saint-Je.'\n (p. .386); S.\int-Loui> (p. 385). — Musée (p. 381j. — Ecole des Arts et Métiers (p. 383). — Le Jard (p. 386).
Histoire. — Chàlons, l'antique ('atulaunum, centre administratif des Catalauni. peuple d'abord client des Jtemi, et plus tard érige en cité particulière, eut dès le ni" s. un évéché, fondé par St Memmie. et dont le titulaire fut, du xii' au xviii" s., un des six pairs ecclésiastiques de France. La plaine appelée les champs Catalauniqiies. dans laquelle fut battu Attila en 451, est celle qui s'étendait entre Chàlons et Troyes, mais jdus près peut-être de cette dernière ville. — Chàlons a vu naître : les deux Martin Akakia, père (■;• 1551) et lils (1539-1588), médecins l'un de François I"'', l'autre de Henri III ; le médecin et botaniste Richer de Belleval (1558-1632); le littérateur Nicolas Perrot d'Ablancourt (1606-16'24i ; Lefèvre de Catimartin, homme d'Etat (1653n-20) ; les graveurs Claude Aubryet (1651-1743), Chedel (1700-1762), et Joseph Varin (1740-1800); l'ingénieur Chdzy (1718-1798), et le chimiste Pierre nuyen (1725-1798).
ITINÉRAIRE. — En sortant de la gare, on monte à g., par Vnvenue de la Gare, à la rue du Fuuhounj-de-Marne, qui, à g;., passe au-dessus du chemin de fer, franchit la Marne sur un beau pont de .3 arches (1771), puis croise le canal Latéral et débouche dans
382 — R. 20] !l DE PARIS A .NANCY. ||
rhémicyclo de la porte de Marne. A g. est la gare de CluUons-Porl. point de départ de la ligne d'Ambonnay, ([ui passe ensuite devant le cimetière et les aliattoir:^. En lace s"ouvre la rue de Marne, la plus belle et la plus animée de Ghàlons, qui se prolonge en ligne droite jusqu'à l'hôlel de ville.
Suivant la rue de Marne, on longe a g. \ Holel-Dieu. A dr. un square, orné d'un groupe en bronze. Gloria victis, d'après Mercié. sépare la rue de Marne de la cathédrale, «[ui donne en fagade sui la place Saint-Etienne, et derrière laiiuelle se trouve l'ancien évèché. où est établie la poste. Le grand bâtiment neuf qui est devani l'éo-li«e est Vécole ecclésiastique Saint-Etienne.
La cathédrale Saint-Etienne lut commencée en 1248 et cons truite en majeure partie dans la seconde moitié du xiii' s., sur le: débris d'un édifice consacré en 1147 par le pape Eugène III, e consumé en 1230, sauf les tours, par un incendie. Au xvn" s. ot restaura la liaute voûte de l'abside (la clef centrale porte la dan de 1668). on remania le déambulatoire, on ajouta ou on refit le 3 chapelles absidales, on allongea la nef, le tout dans un styb gothique un peu bâtard; et dans un style plus ou moins classiqu on suréleva les tours, on les couronna de flèches, et on fit la façad de l'O. La grande porte. quoi(iue rectangulaire, présente un larg tympan avec un bas-relief presque méconnaissable (la Lapidatio de St Etienne). Les façades des croisillons sont d'un gothique asse riche de la fin du xin' s.; mais celle du S. n'est qu une mauvais imitation moderne (1840) de celle du N. Des deux tours iiui s'élever entre le transept et l'abside, l'une, celle du N., est acluellemer romane sur toute sa hauteur, le dernier étage, qui pourtant s haï monisait bien avec le reste, ayant été élagué en 190o. Les deu flèches avaient été déjà abattues en 1833. Les dernières restauration ont donné un cachet plus purement gothique aux parties exécutée dans ce slvle au xvii" s. La nef a un triforium à claire-voie.
La long." de l'église dans œuvre est de 96 m.
fief — 9 travées dépourvues de chapelles. — Au mur du fond, tabieau.v St Memmip ressuscitant le fils du gouverneur de Clidlons, par Menissie à di- • St Paul brûlant les mauvais livres « Ephese, d après Lcsueur. à. j — Aux bas-côtés, vitraux, dont plusieurs anciens; celui de la 9« travée, a bas-côté dr. est du xui^ ou du xiv s. ; au-dessous, dans 1 allège de 1 fenêtre Patriarches et Prophètes, peintures sur toile marouflée, par Rou: lard — En face de cette même fenêtre, sous le grand arc lon^ntudinal. a revers des stalles, srand tableau sur bois du xv s. représentant, en tro compartiments, lu Consécration de la cathédrale par Eugrne HI. en 114 avec une longue légende explicative. — Au bas-coté g., Christ coud attribué à Ligier Richier. -- . . , , ,.. -, i i;-
Chœur. — 3 belles verrières absidales du xiu« s. : le Christ, lA Vieig St Etienne, les Saints ëvêques de Chtilons. — Maître-autel à baldaquu exécuté en 1686 sur les dessins de Mansart.
Croisilloa S. — Annonciation et Visitation, bons tableaux de J. W ilbau
Sacristie (ouvrant sur le croisillon S.). - Jésus au jardin des Olivier dans la manière de Lesueur. — Beaux reliquaires, notamment la chasse i St Rémi, travail limousin dn xiii« s. , , • i
DéaiHb'jIatoire. — Parmi b's nombreuses pierres tombales qui acciden
Keifns