‹ Le Nord, la Champagne et l'ArdenneChapitre 174 sur 446 · Imp. Puf'rénm/, Paris · texte numérisé non relu

Imp. Puf'rénm/, Paris

Il CHÀLONS : — CATIIKDRALE. || [R. 20j — 383

taient le pavé do l'église, les jilus fi'ustes sont (Micorc en place; les mieux conservées ont été relevées à l'entrée du déambulatoire, des deux cotés; la plus remarquable (xiv" s.)i à trois personnages, se trouve du côté S.

Croisillon N. — Au mur de façade, vitraux du xiii" s. — Au mur orient., St Charles communiant les pestiférOs de Milan, d'après Van Oost ; au-dessous, Christ érigé en 18i5 sur la place Saint-Etienne, renversé en 1830, et replacé dans la cathédrale, où il est l'objet d'une grande vénération.

Plus loin, la rue de Marne franchit le Nau (qui coule à l'air libre seulement à g.). En le suivant (quai des Arts), on trouverait la rue La Boehcfoacauld-Liancourt. qui débouclie sur la petite place ombragée de l'Ècole-des-Arts (monumenl érigé au duc de La Bochefoucauld-Liancoiirt en 1006, année du centenaire de la translation de l'Ecole des arts et métiers à Chàlons, de Liancourt, où elle avait été d'abord fondée), bordée à TE. jiar ïécolc normale d'instituteurs installée dans l'ancienne abbaye de Toussaints (xvi° et xvn" s.); on \ visite (de 4 h. à 5 h., le jeudi de 2 h. à 4 h., avec l'autorisation du directeur) deux belles salles voûtées à ogives. En face, l'Ecole des Arts et Métiers (on obtient facilement l'autorisation de visiter) occupe les bâtiments (xvni" s.) de l'ancien séminaire (élégante chapelle d'ordre corinthien); elle possède des laboratoires très bien outillés et de belles collections.

A dr. de la rue de Marne, recouvrant le Nau, s'ouvre la rue Lochet (temple protestant, style du xni" s.; synagogue de style mauresque). Un peu plus loin, du même côté, la courte rue des Lombards passe devant Saint-Alpin.

L'église Saint-Alpin a conservé d'une reconstruction entreprise en 1136 la grande porte de la façade, la nef (sauf l'arcade occid. de la croisée) et l'arc triomphal; les arcades 0., N. et S. de la croisée et le croisillon N. sont du xtv° s.; le chœur et la tour, du xv" s.; le croisillon S. et les deux portes secondaires de la fagade, de la Renaissance.

A Tint., nombreuses pierres tombales depuis le xiii" s. — Au bas-côté S., vitraux du xvi= s., genre grisaille, dont le premier figure St Alpin devant Attila. — Au pilier de la croisée tenant au bas-côté S., Ecce Homo, tableau sur fond d'or du xvi' s. — Au croisillon S., St Augustin, tableau de Restout. — Au déambulatoire (sans chapelles), vitraux du xvi^ s., et épitaphe avec figures en plein relief de la Renaissance. — Au croisillon N., Christ descendu de la croix, tableau sur bois de 1415; au-dessous, longue épitaphe mutilée du xv« ou du xvi'^ s. -- A la dernière travée du bas-côté N., double dalle ticmulaire, relevée, du xiV s., et petit bas-relief funéraire de la Renaissance.

La rue des Lombards aboutit à la place de la République (vieilles maisons à porches), la plus vaste de Chàlons, en forme de trapèze allongé, où se trouvent les principaux hôtels et cafés et de nombreux magasins.

Au delà de la rue des Lombards, la rue de Marne débouche sur la place de Ville (monument du président Carnot, par Massoulle et Dagonet, l'J02), en face de l'Hôtel de Ville, bel édilice élevé en 1771 (vestibule décoré de portraits à fresque de Chàlunnais célèbres: dans la salle du Conseil, deux grandes tapisseries d'Aiibusson, du xvin" s., représentant la ville de Chàlons). Attenant à l'hôtel de

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ville, à (11., à l'eiiliéi' (le la rue d'Orfciiil. rancieii Bureau dis Financfs (xviT s.; bi^lifs IViièlros sculptées: à l'inl., boiseries l.oiiis XV), renferme la Hil>li',ll,c<ju<' (75,000 vol.; manuscrits dep. le .M" s.). Derrière l'Hôtel de Ville et la r>il)liolhè(|ue, des hàliinenls, <|iii dnunenl en façade sur la placi- Godait, renferment le .Musée.

Le Musée (ouvert au public le dini. et le jeudi, de midi à 4 ou à 5 b. suivant la saison, et l. 1. j. au.\ étran^^ers) a deu.x entrées, rue d'Orfeuil et place Godart. Par la première, on traverse d'abord la cour, où sont, à dr., des sculptures bnuddbiques. Suit un [)assafre (portail du xvii" s. provenant de l'église Saint-Loup) où sont des plaques de fover et deux grandes portes récentes fermées par deux belles grilles du xvni' s.; celle de dr. est l'entrée des salles d'art: a g. est la salle d'arcbéologie.

Rez-de-chaussée. - Salle de sculpture. - Moulages daurés l'antique.

-,/. Jilanchard. Faune dansant. - l'Iuiiiii.i . d'.Vrc (bronze). — Escoula. Jeunes

baigneuses (niarbrei. — Garitct. .Sommeil de l'Knf. J. (marbroj. — ifargueslc.

Cupidon (marbre). — Trouillol. Acrobates (terre cuite). — Œuvres do

G. Xavlet. sculpteur châlonnais contemporain.

Salle archéologique (on la visite en sortant). — Sépultures pauloises trouvées dans le dép. de la Marne. — Sttdes irallo-romaines. — -2 statues antiques trouvées à Saint-l)izier. — Inscrijjtions, ta plupart romaines. — Statue toml>alo de Blanche, comtesse et régente de Ctiampagne (f 12-.>-2(, provenant de l'abbaye d'Ar^^ensoles. — Minéralogie.

!"• étage. -- Salle du Souvenir français. — Officiers généraux nés dans le dép. de la Marne : Imsies. portraits peints ou gravés.

Salle Mohen. — Nombreu.v modèles en Iwis d'églises françaises : cathédrales d'Angouléme, de Nantes, de Kcnnes; églises Saint-Scrnin de Toulouse, de Jort (Calvados), etc. — Au milieu, la Ctiarité, par Dubois (bronze).

— 2 bettes tapisseries du xvii' s — (g) peints ou gravés. — Partie do l'œuvre des graveurs champenois Adolphe. Amédée et Eugène Varin. — Médailles.

Salles de peinture. — Meubles du xv"" au xviii' s., terres cuites, statuettes en marbre et eu ivoire, armes et armures, émaux, objets d'art divers.

— Retable ;i trois compartiments du xiif ou du xiv= s. (le Calvaire). — Conversion de St Hubert, grand bas-relief en bois du xv* s. — .Toli (g) en marbre de jeune tille. — Château de Saint-Ouen. tapisserie dos Oobetins dti XVIII'' s. — La V. et l'Enf. J.. tableau russe, d'un très brillant coloris, pris à Sébastopol. — (Pî peints et gravés. — (g) de Picot, fondateur du musée. — Paysages, par ïsembart. V. IVavlel. .yo:<il. Zuber. — Haptiste. Fleurs. — F. Bnrrias. Triomphe de Vénus; Camille Desmoulins au Palais-Royal. — Beuncr. Rue à Capri. — Berlin. Philémon et Baucis. — Breuf/hel. Foire flamande. — Cabat. Fontaine druidique. — Canùnade. Jeune dame. — Cerquozzi. Attributs des Arts. — Chardin. Intér. de cuisine. — Coypel. Le Christ servi par les anges. — Daubif)»]/. Cascade de Saint-Cloud. — Desportes. Fruits. — Genaii). Camp de Châlons. — Holl)ein. Vieillards priant. — La Hyro. La Comtesse de Beauvais. — Largillière. Son (g). — Filippo Lauri. Sacrifice au dieu Pan. — Lix. Le Trombone. — Lobrichon. Leçon de lecture. — Miot. (g) de Corot. — Monchablon. Jeanne d'Arc : " Entrez là. hardijnpntl ». — y. yavlet. Salles de conféretices du Sénat et de la Chambre des députés; Salle Constantin, au Vatican: Salle des Fctes à Fontainebleau; La Chaire de St Pierre à Rome. — l'ourbns. le Jeune. La Marquise de Neslc. — Priwalice. Diane de Poitiers couronnée par l'Amour. — Begamey. Sapeurs.

— fiembrandt. Vieille femme. — Sarda. Une exécution au moyen âge. — l.e Séntchol de Kerilréoret. Coup de vent. — Thomas. Port d'Ostie.

Salle d'histoire naturelle. — Ornithologie et entomologie principalement.

La place Godart reciuivre le Mau, qui, à g., coule à ciel ouvert

Il CHÀLONS : — MUSÉE ; — NOTRE-DAME. || [R. 20 J — SSIi

devant la façade de Notre-Dame; au S. de cette église passe la rue de VitaXy par laquelle ou y entre ordinairement.

Notre-Dame-en-Vaux, ancienne colléj^iale, bâtie pour la seconde ou troisième lois au xi" s., l'ut complètement remaniée de 1158 à la lin du xu" s., et alors prolongée par ses deux extrémités. Le rond-point et la laçade avec ses deux tours (sauf les llèclies) sont en entier de l'ette époque, les croisillons en majeure partie, et les tours orient, dans leurs parties supérieures. Les quatre tours étaient couronnées, depuis le xni" ou le xiv' s., de llèches en plomb dont la Révolution rran(;aise n'a laissé debout (|ue celle de la tdur de dr. à !'().; celle de la tour correspondante est une restituiion récente; la hauteur totale de chacun de ces clochers est de 05 m. La grande porte au S. de la nef, fort mutilée, est du xni" s. avancé; le porche qui l'abrite, les murs et fenêtres des bas-côtés et quelques arcs-boutants sont du xv^ s. La consécration solennelle de Téditice eut lieu en 1322.

A Tint., on remarquera particulièrement les oliapiteaux des bas-côtés, les arcades des tribunes et les colonnes isolées qui, comme à 8aint-Remi de Reims, séparent les chapelles absidales du déambulatoire. — Nombreuses pierres tombales depuis le xiii" s. — Aax bas-c6lés do la nef, vitraux du .\vi' s. (3 au bas-côté dr., 4 au bas-côté g., dont ÏÀssomptioti et la Bataille de JVarn.i de Tolosa, gagnée par les Espagnols sur les Maures en 1212). — Chapelle carrée, côté N. du clireur. vitrail do la fin du \ii« s.

Derrière Notre-Dame commence la rue du Collrtjc, allant, sur la g., au coUège (1908).

En face du croisillon S. de Notre-Dame s'ouvre la rue Delfraise, suivie de la rue de la Glacière, à g. de lacjuelle commence la rue Pasteur. Au n" '.) de celle-ci est une niaiann en pierre de la lin du xvi" s. ; au n" 13 est le musée Garinet, petite cidlection de fragments d'architecture, de meubles anciens, d'antiquités diverses, de dessins et de gravures, assez intéressante, ouverte au public le mardi, de 2 à 5 h. en été, de 1 h. à 3 h. en hiver, et aux étrangers t. 1. j.; la Banque de France est au n." 34, tout à côté de \lu')lel de la Division militaire.

De l'extrémité de la rue Pasteur se détachent a dr. la rue Saint- Jean, (jui conduirait directement a l'église Saint-Jean, à g. la rue du Flocinaijny, qui tombe sur la rue Grande-Etape (quelques vieilles maisons en pierre et brique), dont on suit la partie de dr. Puis, à g., la rue Snint-Lou[> passe devant l'église de ce nom.

Saint-Loup date du xnr au xiv' s. (transept et chœur) et du xv' s. (nefs); la façade et la tour ont été refaites récemment en mauvais gothique; à la croisée se dresse une haute llècheen plomb, moderne aussi, mais d'un meilleur style.

Bas-côté dr. : 2" travée, curieux triptyque du xv^ s. {Adoration des Mages) ; 3" \,Ta.\éfi, Madeleine expirante, de Simon Vouet; dernière Iravée, à l'entrée du croisillon, St Christophe, en bois, xv" s., grandeur naturelle. — Derrière l'autel, grande châsse en bois doré du xvu« ou du xviii' s. — Bas-côté g. : 3" travée, Musiciens, toile du xvii' ou du xviir s.; 2" travée, Adoration des Bergers, tableau sur bois, restauré. — Pierres tombales dos xvi« et xvii= s. — A la porte de g. de la façade, beau tambour du temps de Louis XIA'.

LE NOKD. 25

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De Saint-Loup, ou peut aller directement à Saint-Jean eu revenant d'abord sur ses pas dans la rue Saint-Loup, que suivent la rue du Chdlelel et la rue du Général-Coinpcre.

Saint-Jean a sa nef centrale romane, sa façade, son transept et son cho'ur du xm'' s.; le reste est de la Renaissance.

Derrière Sainl-Jean subsiste, dominant les anciens fossés, le bastion d'Aumale (xvi" s.).

De la place Saint-Jean, au S.-E. de l'église, partent : à g. Vavenue de Metz, en face la Grande me Saint-Memmie, artère principale du faubourg Saiiit-Mcmmie, (jui forme une coni. de W32 hab. Sur la rue, à 500 m. env. de la place, l'emplacement de Vabbuye Sainl-Menvnie. fondée ou réorganisée au vn' s., était naguère occupé par le petit séminaire; tout près, l'église de la paroisse renferme, derrière le maître-autel, la châsse de St Meminie, au-dessous de laquelle est conservée la pierre tombale qui couvrit ses reliques du xn'' au xvni" s.

A dr. de la place Saint-Jean, les allées Saint-Jean, limitant la ville au S.-E., passent devant le grand séminaire (désaffecté) et ramènent à l'intérieur de la ville par la porte Sainte-Croix, arc de triomphe haut de 20 m., érigé en 1770, lors du passage de Marie- Antoinette, venant d'Allemagne pour épouser Louis XVI. alors Dauphin. On suit la rue Carnol. (jui bientôt longe à g. la Préfecture, ancien hùtel de l'Intendance, bâti de 1739 à 17t)4 et agrandi en 1S46-1847. En face de la Préfecture est le bâtiment (I8t)6) renfermant les Archives départementales. Devant les Archives a été érigé (1867) le buste de M. de Jessaint, premier préfet de la Marne. Derrière les Archives, sur la rue de Vinetc, Véglise (façade sculptée) et le prieuré de Vinet: (1620, style original) sont occupés par des magasins militaires. Si l'on prend, à dr. de la préfecture, la rue de Jessaint, qui traverse le Nau et conduit au cours d'Ormesson, on franchit, à l'extrémité du cours, la porte d'Ormesson (grille en fer Torgé de style Louis XVI) et le Nau, et l'on se trouve sur la vaste et belle promenade du Jard.

Le Jard. replanté en 177U, est limité au S. par le canal Louis XII, qui relie le Nau à la Marne, à l'O. par le canal Latéral, qui arrondit un large bras autour d'une petite île, et à l'E. par le Nau, bordé d'un charmant jardin (1861-1876). Sur le Nau était autrefois le pont des Archers, qui portait le château du Marché (conimenc. du xwi" s.) : il ne subsiste aujourd'hui que deux arches et une jolie tourelle, qui fait partie de la Caisse d'épargne. Au S.-O. le Jard proprement dit communique, par une passerelle jetée sur le canal Latéral, avec le Jardin anglais, magnifique parc créé en 1817, qui s'étend du canal à la Marne. Au S.-E., un pont jeté sur le canal Louis XII relie le Jard aux magnifiques allées de Forêt.

Du Jard on revient, en suivant le canal, à la porte de Marne. Au S. de la rue du Faubourg-de-Marne {rue Sainte-Pudentienne, presfjue en face de l'avenue de la Gare) est la chapelle Sainte-Pudentienne, but de pèlerinage, reconstruite après la Révolution.

i" NotPe-Dame-de-rEpine et Couptisols :@i 8 k. E.-N.-E.. jusqu'à l'Kpine; -2 k. de plus, par un chemin peu praticable aux auiomobiles

„ CllÀLONS. — L'ÉPLNE. || [R. 20] — 387

jusqu'à Courtisols ; pas do services publics; voit, particulière, 8 fr. : ne pas compter déjeuner à 1 Epine; archéol. et pèlerinage). — On sort de Chàlons par la place Saint-Jean et l'avenue de Metz, que suit la route nationale de Paris à Metz.

8 k. L'Epine ou Notre-Dame-de-rEpine, petit bourg; au milieu duquel se dresse l'église Notre-Dame, but de pèlerinage, commencée vers 1410. La façade, percée de trois portes richement sculptées, représente le .xV s. dans toute sa maigreur et sa sécheresse: elle est couronnée de dctfx flèches à jour très dissemlilables, dont la plus haute, celle de dr., atteint 60 m. Au croisillon S. est une quatrième porte, dans les embrasures de laquelle sont sculptées des imitations de Jentures, et dont les vantaux sont de l'époque. L'abside, en demi-octogone, est flanquée de trois chapelles rayonnantes exécutées après coup, vers 15-20, et dont l'architecture a cela de remarquable que le style rayonnant y domine, de même, du reste, que dans les autres parties de l'église, la façade exceptée. L'influence do N.-D. de Reims sur N.-D.-de-l'Epine a été depuis longtemps remarquée. Les gargouilles qui se détachent des culées des arcs-boutants sont fort belles.

A Tint. : jubé et clôture du chœur, en pierre, des xV et xvi' s. ; sous la voûte de dr. du jubé, madone vénérée pouvant remonter à l'origine même du pèlerinage (1110 env.); aux côtés du jubé, 2 escaliers, celui de dr. gothique, celui de g. de la Renaissance; porte latérale S. de la clôture, de la Renaissance ; sur la clôture, à g., élégant édicule gothique, en pierre, surmonté de clochetons à jour, et renfermant une statuette do N.-D. de Bon-Secours; au croisillon N., grand orgve de la lin du xvi° s., sur une liibune de la Renaissance; à la haute fenêtre médiane de l'abside, Crucifixion, vitrail du xvi" s.; dans la chapelle absidale de dr., saint-sépulcre en pierre et vitrail de XVI' s.; à g. du chreur, petits fonts baptismaux du xviii" s.

l'ourtisols, V. éparpillé de 1,375 hab.. dont la population a dans ses coutumes et son idiome des caractères très particuliers, renferme deux églises. — La première, en venant de l'Epine, est Saint-Memmie, dans le cimetière (ordinairement ouverte), des xii«, xin% xv' et xvi'' s., avec petit clocher roman, et curieux arcs-boutants intérieurs du xv s. au bas-côté g. La plus éloignée est Saint-Martin, église paroissiale, comprenant : un beau clocher roman; une façade romane, de la fin du xii" s. et de la Renaissance; des arcades longitudinales, un chœur et une abside du xii" s. ; un joli portail S. du XV"' s. et de la Renaissance ; les gros chapiteaux de la nef, retaillés vers lô'20 par le sculpteur Guichard A.ntoine, avec des motifs historiés, sont la particularité intéressante de cette église; à l'extrémité du bas-côté X., petit retable de la Renaissance.

2» De Châlons à Troyes (^ Est. 91 k. fS.-8.-0.). — -2 k. Coolus; à g., ligne de Nancy. — On remonte la Coole. — 8 k. Ecuri/. ch.-l. de c. de 324 hab. (clocher à flèche de pierre, xiw s.). — 10 k. NnisemetH. — On quitte la Coole pour la Soude et on parcourt la Champagne Pouilleuse; pont sur la Soude. — 20 k. Bussy-Lettrée-Vatnj, — 29 k. Sommesous (R. 21). — 65 k. de Sommesous à (94 k.) Troyes (R. 23).]

Distances, par routes, de Châlons à : Reims, 44 k. ; Sainte-Ménehould, 42 k.; Troyes, 79 k.; Chaumont, par (64 k.) Saint-Dizier, 139 k.

De Châlons à Reims, par Saint-Hilaire-au-Temple ou par Ambonnay, R. 15; — à 'Verdun, R. 19, 1°; — à Chaumont, par Blesmes ou par Brienne

On remonte jusqu'à Vitry la rive g. de la Marne. — 175 k. Coolus, où la ligne de Troyes se sépare, à dr. — 183 k. Mairy-Saint-Gennain : à 2 k. È., au delà' de la Marne et de son canal latéral, Saint-Germain-la-Ville {rglise des xii' et xiii° s., en partie romane). — 188 k. Vitry-la-Villc (château de 1735). — lOD k. Loisy-siir-Marne (église du commencement du xni" s.). — Pont sur la Marne.

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205 k. VitrY-le-François (omnibus, 30 c; hôt. : des Voyageurs, de la Cloche, de CEloile, de la Gare. — Eglise Noire-Dame), ch.-l. d'arr., naguère place forte, V. de 8,487 hnb. (appelés Vilryats), bâtie sur plan régulier, à 1 k. N. de la gare, dans une plaine légèrement ondulée, sur la rive dr. de la Marne, à 2 k. en amont de l'embouchure de la Saulx. et à la jonction de trois canaux : le canal Latéral', le canal de la Marne au Rhin et le canal de la Haute- Marne.

Histoire. — Vitry fut fondé en 1515 par François l" (d"où son surnom : on dit souvent, à tort, Vitry-lc-/'>«îiçni.'!i. pour remplacer Vitry-en-1'erthois ( V. ci-dessousl. sur l'emplacement du v. de Moncourt; l'ingénieur bolonais Hieronimo Marino en traf-a les rues et le périmètre sur plan régulier, avec place centrale. Les habitants. j,'râco aux privilèges accordés, remplirent bientôt l'enceinte, et la ville cul, dés le commencement du xvii'= s., à peu près la même importance qu'aujourd'hui. Vitry fut pris et repris lors des invasions do 1811 et 1815; en 1814. jN'apeléoh faillit y faire prisonniers l'empereur de Russie, le roi de Prusse et le général Schwarzenberg.

ITINÉRAIRE. — On trouve a g. en sortant de la gare la longue avenue dite faubourg de Frignicourl. qui aboutit aux anciens remparts, transformés en jolies promenades dites boulevard François I" {monumenl. par G. Veil'liard. 19U9, des combattants de 1870-1871). Si l'on veut entrer directement en ville, on suit la Pclile rue de Frignicourl, laquelle s'inlléchit à g., puis envoie à dr. la rue de Frignicourl, conduisant à la place d'Armes. La ville est orientée E.-O., ou plutôt de l'E.-S.-E. à l'O.-N.-O. De la rue de Frignicourt (n"* 38-40) se détache à dr. la rue de l'Arquebuse (hôpital général, fort vaste, du XVII" s.), débouchant sur la jilace Carnol, ornée d'un square (monument érigé au président Carnol. à la suite d'une revue passée à Vitrv, en 1891).

A l'E. de la place d'.Armes est l'église Notre-Dame, commencée en 1621), avec deux tours sur la façade: le chœur a été prolongé en 1898: à part les fenélres, dont les remplages rappellent encore la Renaissance, le style annonce celui de Saint-Sulpice de Paris.

A la o" chap de dr.. tomheau en marbre hlanc de David de Beschefer (- n81): au dernier pilier de la nef â dr.. tombeau du curé Nicolas Debranges (t i-''i>~>i. avec statue allégorique; au croisillon dr.. effigie tombale en relief de .1. de Mutigny, gouverneur de "V'itry f-i- 1590): au 1" pilier du chreur à dr., sculpture, signée Chrisment (l'784j. représentant un si/uelettr couché dans sou suaire et sur lequel pose le pied un adolescent portant une croix: au pilier correspondant, statue do St Louis (xviii" s.); à la dernière chapelle de la nef à g., ri'lablc en bois du temps de Louis XIV, dont les colonnes torses sont revêtues de ceps de viorne délicatement fouillés; à la l'" chap. de g., belle grille du xviir' s.

\ dr. de Notre-Dame, sur la petite place Royer-Cnllard, s'élèvent la chapelle (xvii'-xviii" s.) du collège et la statue (par Marochelti, 1846) de Royer-Collard. né à Sompuis.

Longeant à g. l'église, la rue Dominè-de-Verzel aboutit à l'ancien couvent des Récolletsl iiii sont installes Vhâtel de ville, le palais de juslice, la bibliothèque (20,UilO vol.. 80 manuscr. ; elle est ouverte le mardi et le jeudi de 1 h. à 4 h.) elle musée.

Le Musée (on peut visiter t. I. j. sous la conduite du gardien),

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fondé en 1801 par la Société de?» sciences et arts de Vitry, h laquelle il appartient, comprend 4 salles du l'"' éta^e, qui se trouvent deux par deux en des endroits diflérenls des bâtiments.

l'" SALLES. — Ornithologie, remarquable collection paléontologi'jue, objets préhistoriques, bronzes* gaulois, vases, médailles. — Quelques meubles du xvi" au xviii» s. — Caricatures, en plâtre ou en terre cuite, de personnages notables de Vitry, de la seconde moitié du xix' s., faites par un coitTeur de la ville. — Epéed honneur otTerte parles Vitryats à leur concitoyen l'amiral Page.

l'" s.\LLE DE PEINTURE {Servant de salle du conseil municipal et des mariages). — Parmi les tableaux : Scène biblique, par /. Letellier; Augereau, par DeUiporte. — 2" salle de peix'tlre (collection Page). — Portraits, natures mortes, paj'sages.

.\ rO. de la place d'Armes, la rue du Pont aboutit à la porte du Pont (xvii°s.), la seule conservée de l'ancienne enceinte. A Tanjrle N.-O., la rue de l'Abondance conduit à la halle, toute en bois, du xvii*' s. Au N., la rue de Vaux, en face de la rue de Fri»nicourt, envoie à dr. la Petite rue de Vaux, qui s'intléchit à ^. et aboutit à un pont, sur le canal de la Marne au Rbin, au delà ducjuel est le faubourg de Vitry-en-Perthois.

[@ 4 k. N'.-E. (on sort de Vitry par la grande avenue du faubourg de Vi"try-en-Perthois;. VitPY-en-Perthois. sur la Saulx, est célèbre dans l'histoire de France par l'incendie de son église, allumé en ll-i-2. dans un moment de colère, par le roi Louis Vil en guerre avec le comte de Champagne, et qui coûta la vie à 1,300 personnes; ce fut en grande partie pour expier ce crime que Louis VII entreprit la 2'= croisade. En 1544, Vitry, redevenu une place importante, résista énergiquement à Charles-Quint, dont la colère ne fut pas moins terrible. La ville fut à peu près complètement détruite; Fran<;ois I'"', l'année suivante, fonda pour la remplacer un nouveau Vitry, où dut se transporter la population de l'ancien. Les faveurs royales attachées à cet établissement n'empêchèrent pas quelques habitants de relever leurs maisons, et ce fut le noyau du b. actuel, longtemps appelé Vitry-le-Brùli}. — L'église est bâtie sur des restes considérables et précieux de l'ancienne contourner extérieurement les murs N. et E.i. qui, lors du second désastre, venait à peine d'être achevée dans le style le plus riche de la première Renaissance. Au fond du bas-côté g., grosse cuve bapUsmale à colonnettes. faite ou retaillée au xv'' s. — Maison en bois de la Renaissance à l'entrée du bourg. — Sur la place, beaux restes d'une croix de pierre de même style que l'ancienne église, et qui est restée dans l'état où la laissa le bombardement de 1544.

@ 11 k. N. lie Vitry-lo-François, Saint-Amand-sur-Fion (source minérale utilisée seulement par les habitants du pays; église des xi", xii', xin*^ et xv'^ s., restes de vitraux).]

De Vitry-le-FranQois à Paris, par Sézanne, R. 21; — à Chaumont, par Blesmes ou par Brieiine, R. 22.

Pont sur le canal de la Haute-Mùrne, près de Vitry. et vaste plaine alluviale.

218 k. Blesmes-Haussignémont, g); àdr.. li^ne de Chaumont.

[.V 7 k. S.-O.. Tliii-blemont-Farémont, ch.-l. de c de 310 hab.] De Blesmes t Chaumont, par Saint-Dizier et Joinville. R. 22, A. 226 k. Pargny-sur-Saulx, à g. (importantes fabriques de produits céramiques: chœur i'égliseà.n xni" s.: château du xvii'' s.).

li SERMAIZE. — REVIGNY. || [R. 30] — 391

[A3 k. 1/-2N.-0., sur la Chée, Heiltz-le-Muurupt, ch.-l. de c. ilo 731 liai), (belle rf/lise des xi\'', xiii'^ et xv" s., haut clocher à llèche, vitraux du xvi'j.J

231 k. Sermaize-les-Bains, à di". (hôt. :de la Cloche, omnibus 30 c. 50 c. pour rétablissement; des Voyageurs), b. de 2,660 hab., sur la rive g. de la Saulx. A g. de la station est une grande fabrique de sucre.

ITINÉRAIRE. — La rue Bénard, partant de la station, laisse à g., dans une île de la Saulx, Véglise (parties intéressantes des xn" et xnr' s.; la date 1093, gravée sur la porte, est mensongère), et plus loin, il un angle de l'hôtel de ville, est croisée par une route dite à dr. rue de Vitry, à g. rue de Bar; celle-ci, qui conduit à rétablissement, passe à cùlé d'une petite place triangulaire oii est une petite croix de pierre de la fin du xvi" s. A 800 m. de l'hôtel de ville, la route s'infléchit à dr.. laissant à g. le chemin de Contrisson; elle est côtoyée à g. d'une contre-allée de marronniers très ombragée.

A 2 k. (de la station). Etablissement thermal (hôt. de la Source; petit casino), où est utilisée en bains (34 cabines), douches et bains de vapeur, dans les affections calculeuses et les chloroses, les engorgements abdominaux ou bilieux, une source froide (11°), sulfatée magnésienne et ferrugineuse.

Au S. de l'établissement est un parc derrière lequel s'étend la forât de Trois-Fontaines (5,011 hectares). La Saulx et ses affluents sont fort appréciés des amateurs de pèche.

[i@) 6 k. S. (du b.), Cheminon {éç/lùe des xin''-, xv= et xvi« s., reste d'une abbaye de Cisterciens fondée en il20). — @ 4 k. 5 S.-E. de Cheminon, Trois- Fontaines, au milieu de la belle forêt de ce nom : porte monumentale du xviii" s. et église ruinée du xii^ s. (d'un joli style), restes d'une abbaye do Cisterciens fondée en 1116.]

Pont, près de Sermaize, sur le canal de la Marne au Rhin.

239 k. Revigny, à.500m.à g. (hôt. : Josse; du Lion-d'Or), ch.-l. de c. de 1,713 hab., sur la rive dr. de l'Ornain. — Hôtel de ville moderne, style de la Renaissance. — Eglise gothii|uedesxv''et'xvi''s., avec quehjues. jolis détails de la Renaissance; belle porte 0.; gargouilles remarquables; 2 jolies crédences de la Renaissance; beau buffet d'orgues du xvui° s.

[1° De Revigny à Triaucourt (^^ Meuse, 35 k. X.-E.: visiter Louppy).

— 19 k. Villotte-devant-Louppy; à 2 k. 5 S., Louppy-le-Château (remarquable château de la Renaissance, à côté des restes d'un château plus ancien). — 24 k. Lisle-en-Barrois (ruines d'une abbaye de Cisterciens fondée en 1151).

— 26 k. Les Merchines; à dr., embr. de 4 k. rejoignant, à Rembercourt, la lig-ne de Bar-le-Duc à Verdun {V. p. 395). — 28 k. Vaubecourt, ch.-l. de c. do 661 hab., sur l'Aisne naissante, qu'on y franchit. — 35 k. Triaucourt, ch.-l. de c. de 813 hab.

2" De Revigny à Haironville (^ Meuse. 27 k. S.-E.). — Cette ligne remonte la vallée de la Saulx et passe sous la lipne de Saint-Dizier. — 7 k. Mosnéville ( V. ci-dessous). — 12 k. Robert-Espagno ( T. ci-dessous). — 20 k. Lisle-en-RiganH : au X.. beau château de Jeand'heurs (xvni' s.), donné par Napoléon au maréchal Oudinot. — 27 k. Haironville.

3° De Revigny à Saint-Dizier (^§ Est, 28 k. S.). —7 k. Mofinéville [éijiise deiN xiii", xv et xvi" s. i. — 12 k. flobert-Espai/ne. 1.131 hab. (forges

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et fon^lcrios). — 19 k. liaudonvilliers. — 'îî k. Chancenuy. — •21 k. Hetlaul'uurt {éylise des xm' et xV s.). — 'is k. Saiiit-Dizier (R. -î-i. A}.] De Revigny à Sainte-Ménehould. R. 19, 1".

La voie s'engajre dans la vallée de lOrnaiti, qui se resserre bientôt entre des eoteaux agréables dont les viiinobles produisent le - vin gris » de Bar-le-Ouc: à dr., le canal de la Marne au Hhin. à g., la Saulx. — 245 k. Mussey (éfilise des xni' et xvr" s.). — 250 k. Faiiis (e(//(.sc en |)arlie du xiii s.; asile déjjartemental d'aliénés i. — Ponts sur le i-anai l'I sur l'Oinain.

254 k. BAR-LE-DUC ( b: V. Vlmlcc), à dr. du ch. de fer. V. de 17,307 hall., ih.-l. du tli'|). de la Meuse, occupe une situation très .•igrealile el très (iripinale sur l'Ornain. ((ui court dans une vallée profonde, etroileuu-nt resseirej- entre des c(it(;aux pittoresques, revêtus de bois el de vignes. In petit bras, le canal des isines, coule au pied des collines de la rive g. La rive dr. donne passage au chemin de fer el au canal de la Marne au Rhin, (|ui forme un port.

Har-le-i)uc se conipnse de deux villes, allongées parallèlement du N.-O. au S.-E., (|ui ulTrcnt un saisissant contraste. Sensiblement à plat dans la vallée, sur les deux rives mais surtout sur la rive g. de rornain. bordé de peupliers, s<' déploie la ViUc-Bassf, bien bâtie, animée, centre de la vie industrielle et commerciale.

Sur une haute colline de la rive g., isolée d'un coté par la vallée de rOrnain, de l'autre par des ravins verdoyants, dort la Ville- Haute. Le mouvement, le courant modeine de la Ville-Basse viennent mourir au pied des pentes rapides, aux petites rues escarpées et tortueuses.

Pour bien juger de ce contraste, il faut parcourir dans la Ville- Basse le boulevard delà Rnchelle. plein (Kanimation: puis, dans la Ville-Haute, la rue des Ducs-de-Bar, UKmtante et sinueuse, presque déserte entre ses vieux logis de la Renaissance, délabrés mais si gracieux encore.

Principales curiosités. — Eglises Saint-Pierre (célèbre si.-ulpture de Ligier Richier) et Notre-Dame. — Maisons des xvi<^, xvii« et \\m' s.

Histoire. — Bar, d'origine au moins mérovingienne, fut dès 961 !a cap. du comté puis ilS'ii duché de liar, ([ui reconnut il'abord la suzeraineté des empereurs d'Allemagne et ensuite, par un traité signé en 1301, la suzeraineté française pour sa partie située à g. de la >îeuse. avec Har-le-Duc, appelée dés lors le Barrois Mouvant. En 1-131. tout le Barrois passa aux ducs de Lorraine, et il fut réuni à la couronne avec la Lorraine elle-même en 1760. — Patrie du due Framois de Guise '1519-1563). de l'ingénieur m\ï\taireyfo)i/frra)v< (1554-1620). des maréchaux Ourfîuof.rfucrfe/ïeiy^ioi 1767-184"). et Exelmans 1 1775-185-2). — Les hab. sont appelés Barrisiens.

Commerce et industrie. — Grand commerce de ses célèbres vins ijris. — Les principaux établissements industriels sont : les usines Uradfer (fonderies de tuyaux de fer : les brasseries de la Meuse et de la Croix de Lorraine; les ateliers do peinture sur verre do M. de Champigncullc on pont les visiter, ancienne maison Maréchal, de Metz: des fabriques de corsets, de tissus et de bonneterie de coton, de tricots, de flanelle: des ateliers de constructeurs-mécaniciens: des fabriques de papiers peints, de poteries détaip. etc.

Spécialité : — Confi/ures de groseilles, de fraises et de framboises.

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