‹ Le Nord, la Champagne et l'ArdenneChapitre 175 sur 446 · L.Hermarm de · texte numérisé non relu

L.Hermarm de

}Serma/ze

' V/fry/e Fran^ojs^

Château i S '"^

Commercy \ S^ÂÎtfiiel

(>-J2 hni) /hi/l-pnoii , Payi.

BAK-LE-L)Li:. || [R. 20] - 303

ITINÉRAIRE. — nexiint In i;are se trouve le moinnnent des 'ifants (le la Meuse morts à renii^mi en 1870-1871. A g., la rue ■basiopol conduit à VasUe Bmdfer {statue du fondateur, Ernest ladfer. par Croisy); à dr.. sur le même alignement, à peu près irallèle au cli. de fer et à l'Ornain, rue Thiers, allant vers Nolreame (V. ci-dessous) En face, la rue de la Gare, pprès avoir croisé

rue Exelmans (également parallèle à l'Ornain, et conduisant à r. à la place Thiers', puis le quai Cariiot (à dr.. petite synagogue, vie mauresque), franchit l'Ornain et aboutit au boulevard de la ochelle, dont le tronçon le plus court, celui de g., aboutit à ['église tint-Jean (lion style roman), commencée en 1882, et ([ui attend icoro sa nef; le tronçon de dr. est la voie la plus belle et la us commerçante de la ville, avec les alentours de la place eggio. La rue Laincjue, continuant, mais un peu obliquement, la le de la Gare, passe devant V/tôtel de ville, bâtiment du comenc. du xi.v" s., ([ui fut l'hahitatifui du maréchal Oudinot, puis ivoie à dr. la rue. Aève, (|ui longe Saint-Antoine {V. ci-dessous). i canal des Usines franchi, à l'extrémité de la lue Lapique, on le Parc public à g., ;i dr. Vavenue du Château, {[ui monte au .-0. de la Ville-Haute, mais (ju'on fera bien de (juilter pour •endre à g. la rue, très montante. </(( Hoat, f[ui s'entre-croise ec la rue Saint-Jean (n" 7, mai.-ion du xvT au xvii" s.): celle-ci (oulit à la jjlace de la Fontaine. A g. de cette place, la rue Chanée taisons du xviii" s.; sur une autre maison, 2 belles niches du -" s.), s'inlléchissant à dr., débouche sur la place de la Halle " 3 et 12, maisons des xvj' et xvii" s.), à g. de laijuelle commence

place Saint-Pierre, la plus curieuse de Bar. On a en face ■glise. a dr. le musée: aux n"- 4. 7, 9, 11, 12, 13, 21, 29, mai- >ns du xvr au xvni' s., sans compter le bâtiment du Musée. Les vieilles maisons de Bar sont eu pierre.

L'église Saint-Pierre, à trois nefs presque, égales en hauteur, ipartient au plus beau style de la 2' moitié du xv' s.

Tribune et boiseries de ï'orçjne. du xviii= s. — A dr., l'" travée : fonts Ijtismaii-T en marbre du xvni'^ s. ; '^ et 4' travées : belle chapelle de la înaissance, avec grande clôture en pierre, à jour, gothique et Ronaisuce, et belle f/rillc. d'entrée du xvin" s. — Croisillon dr. : mausolée de

né de Chalon, prince d'Orange, tué au siège do Saint-Dizier en 1544; tte œuvre fut commandée par sa veuve. Louise de Lorraine, au sculpir Ligier Richier, qui, selon l'intention spéciale manifestée par le défunt.

irésenta son cadavre dans l'état de décomposition où il devrait être lis années après sa mort; cette oeuvre célèbre est d'un poignant réalisme.

Le Musée occupe un bel hôtel de la Renaissance, orné de bains en fer forgé du xviii'' s., et renfermant trois remarquables eminées (la plus belle est du temps de François I") qui en ont ijours fait partie.

Le musée est ouvert au public le dim. de 1 h. à 4 h.; pourb, obligatoire

autres jours.

Rez-de-chaussée. — Cour : -2 belles stèles romaines: belle tombe en ut-relief d'un chevalier du .\ni« s.; nombreuses plaques de cheminée s .wii'- et .wiir s. — 1"^ s.\LLE : histoire naturelle: vieux meubles. —

^^■' - ^^^ 20] Il OE PARIS A iNANCV. ;

•->« ET .-i" SAU.KS fùdr. delà l"; ce no sont que de petites pièces, de raêni, ^rninf.h V'''""'^",''''' :...stoire naturelle, et spécialement minérale",et ornithologie. - ■><■ et 6' s.^LLF.s (à g. de la 1") : moulages dœuviTs antuiues et du moyen uge ; retables gothiques; sculptures^diverses . u r-c P^l^-? '^'nio'le'-nes: parmi ces dernières : Lron IJola., Hœufs malade^ has^rehel); Hyiemn. Charles VI et Odette; Foyatiev, Spartacus; Croh,, e Nid; Roussel, 1 .\ge d or ,l,as-relief ; Larroux, les Vendanges /^a^J Capucin instruisant des enfants. '^ •*«<-"',

Hr*,df^î^^^' ^Jj'T^rf T- ^""^^P^ '■ Napoléon, Dom Calmet, Ernest ttradter. — Marte 1 ard vSon (g;. — Herment. Taureau

Salm: Cakhee. — Escolier. Chrysanthèmes. - Médard. Combat de Buzenval. — Mt-hnrjue. Les Enrôlements volontaires en 179-?. — Numismatique, uuiiauia

A dr. de la salle Carrée est la iSALr.E PuÉHisToniouE ; à g. sont deux saUes de peinture. "

\"l SALLE DE PEiNTiRE. - Ecolc de Giotto. La V. entre St J.-B. et St -Michel, triptyque. - ZuccareUi. Coucher do soleil. — Ecole de Pielro d, Porto, r^amson et Dalila. - Tir.toret. Son (Pj. - Ecole italienne. St Pierr,. ressuscitant un mort. - Hector Leroux. Vestale. - Coypcl, ou Lebrun (", Prosorpine - Ecole jlamande. Les Disciples d'Emmaus, sur bois. - Eschard Halte. -C/uiro,/. Dentellière bruxelloise. - Tristan Lacroix. Bois do Meudon — Co)/pe/. Neptune commandant aux vents. — Hnberl-Iioùerl. Ruines romaines a Ninaes. - Maréchal. Christophe Colomb. - Clouet. Claude de Lorraine, dit le chevalier d Aumale. — Mobinot, de Bar (xvii« s.). La Duchesse de Lorraine partant pour la chasse. - liigaud, ou Largilliére {?). Piron. - Ecole de \ an iJyck. (g. — Gaudran. B) de Bara (marbre).

-.' SALLE DE PEINTURE. — Portraits et bustes de généraux depuis la Kevolution; portraits de membres do la famille ducale de Lorraine d'illustrations barroises et meusiennes. — Armes et armures.

Au II" 4 de la me du Musée, qui longe à dr. le bâtiment du musée, se trouve le musée géographique, ethnographique et commercial, visible t. 1. j., en s'adressant au concierge. Cette courte rue se termine a la rue des Ducs-de-Bar. en forte pente de g. à dr et a rextrémité supérieure de laquelle, sur la rue du Tribel, est une grande nmison du xviii" s. Du haut en bas de la rue des Ducs-de-Bar, au.x n" 67. 55, 47. 42, 41, 37, 27, on voit des maisons des xvi" et xvii" s. Laissant ensuite à dr. la tour de l'Horloge, du xiv'= s., très remaniée (on pourrait par là descendre directement à la partie commerçante de la rue de la Rocbelle), on arrive à Vesplanade du Château, qu'occupent en partie un bâtiment du xvii» s reste du château ducal, et les vastes constructions (xix' s.), actuellement abandonnées, d'un couvent de Dominicaines. Du rebord de l'esplanade donnant sur la ville, on a une fort belle vue. Sous une porte romane, reste également du château, on descend par 23 marches dans ïavenue du Château, que Ton remonte un petit instant à g. pour prendre à dr. la rue Gilles-de-Trèves, où se trouvent, dans une cour, de curieux restes (Henaissance) du collège de <M' nom. Puis on prend à dr. la rue de la Couronne, que continue la rue Oudinoi; au n<> 18 de celle-ci, la maison où est né le maréchal fait angle avec la rue Saint-Antoine, où l'on peut s avancer jus(|u"à un petit pont d'où le canal des Usines se montre sous un asjiect très pittoresque. Revenant sur ses pas jusqu'au point de rencontre des rues Oudinot et de la Couronne, on trouve

Il BAR-LE-DLi;. — LIGNY. || [R. 20] — 395

la rue Ronssmu, qui l'ait partie do la Ville-Basse; elle traverse le canal et longe au N. Véglise Sainl-Antoinc (une seule nef, xiV et xv" s.-; au mur de dr.. en face de la porte du N., bas-relief du xv' s., figurant le Couronnement d'épines). Le n" 22 de la rue Rousseau est une maison de la Renaissance. Cette rue longe à g. la place Regyio, place principale de la ville (à dr., rue Voltaire, où est la poste), au milieu de laquelle est la statue d'Oudinot, et au fond de laquelle s'élève la nouvelle préfecture (1905). Bordée à g. par le théâtre et le café des Oiseaux (belle collection ornithologique), la rue Rousseau (à son angle avec la rue du Bourg, h g., qui a cinq ou six maisons de la Renaissance, monument de Michaux, père et fils, inventeurs de la pédale) aboutit à la rue Entre-deu.r-Ponts, (]ue suixenl le pont iS'otre-Dame, sur FOrnain, et la rue Bar-la-Ville. conduisant à Notre-Dame et à Vhospicc, lequel date du xvnr s.

Notre-Dame, dont la fagade et la tour sont pareillement du xvMi° s., remonte, quant au reste, du xni" (jolie abside) au xv° s.; elle a quatre nefs.

Au bas-côté du croisillon dr., jolie sculpture du .\vi« s., figurant la Vierge au milieu de ses attributs. — Au croisillou g., Guérison du paralytique, toile du .xvii" s. — A l'un des piliers N. de la croisée, la Vierge au milieu de ses attributs, pew^wre du \yi'' s. — Au bas-côté g., Noces de Cana, grand tableau du .\vni<^ s.

La rue de V Hospice conduit à \a. place Thiers (monument du maréclial Exelmans et nouvelle Caisse d'épargne), d'où la rue Tlners ramène à la gare.

Le canal de la Marne au Rhin passe derrière la gare et l'hospice.

[De Bap-le-Due à Verdun (^A, Meuse, 68 k. N.-N.-E. : gare spéciale derrière la gare de l'Kst). — A la hauteur de l'église Notre-Dame, pont biais sur le canal de la Marne au Khin; forêt de Massonqe. — 10 k. Vaoaincourt, ch.-l. de c. de 503 hah., à 2 k. S.-É. — 20 k. Bemhercourt-aux-Pots. à dr, (église du xv" s. et de la Renaissance, belle frise avec bustes en haut-relief, stalles delà fin du xvi" s.): à g., embr. de 4 k. rejoignant, aux Merchines, la ligne de Revigny à Triaucourt ( V. p. .391). — On entre dans la vallée de l'Aire. — 30 k. Bausée; à g., ligne de Clermont-en-Argonne ( V. R. 19, 1°).

— On franchit l'Aire et on quitte la vallée. — 45 k. Souilly, ch.-l. de c. de 611 hab. —68 k. Verdun (R. 19). J

Distances, par les routes, de Rar-le-Duc à ; Verdun, 61 k. ; Saint-Dizier, ■26 k.

On continue de remonter la rive dr. de l'Ornain; pont sur le canal de la Marne au Rliin. — 2o9 k. Longeville.

265 k. Nançois-Tronville : près de la gare, entre les deux lignes ierrées, Nançois-le-Petit; à 1 k. O.-N.-O., Tronville, 1,290 hab. (grande fabrique d'outils).

[De Nançois à Neufchâteau ic^ Est, 69k. S. -S.-E. ; visiter Xù/;»/ et Grand).

— On franrhii puis on remonte l'Ornain, qu'on franchit encore plusieurs fois.

— 5 k. Ligny-en-Bappois fhôt. du Cheval-Blanc), ch.-l. de c. de 5,438 hab. {tour de Luxeinliouri/, xv" s., et autres restes des fortifications ; dims Vér/lisc, tombeau du maréchal de Luxembourg, ■}- 1695; fabriques do confitures dites •le Bar-le-I)uc, d'instruments de géométrie et d'optique). — Pont sur le canal.

300 — [R. 20j II UK l'AlUS A NA.NC\. h

11 k.-.Vu(>-J/«)/aMfonri i*^ à ilr., sur (Juo-Aiicorville, \". R. 2-2. .1), où le canal franchit TOrnain; à -' k. S.-S.-K., .Viiix-aux-Foryes, sur remplacemout de lautiquc yasium. — 18 k. Laitetirille-Saint-Joh'e. — '27 k. Demunç/i'-au.r- Eaux, à l'E. duquel le canal de la Marne au Rhin est coniluil du bassin de la Seine à celui de la Meuse par le tunnel de Mauvar/es. long: de près de ■> k. — 30 k. Boiidelaiucourl. — 35 k. Oondrecoiirt, ch.-j. de c. de 1.416 hal.. (belle tour du xV s. flanquant une maison; église du xiii'' au xvi' s.), ou l'on i-roise la ligue de Sorcy à Joinville ^ 1'. ci-dessous, et H. i2, A). — On remonte la Maldite, l'une des branches supérieures de l'Ornain. — 44 k. DainviUc {éijlise en partie du xiv"" s. i.

48 k. Grand-Avranville : à 3 k. ^S.-0., Grand (omnibus, 50 c, ne desservant pas tous les trains, il est prudent d'écrire à l'hôtel; hôtel Prévost, renommé pour sa cuisine, cli. 1 l'r., déj. et dîner -2 l'r. -25), l'antique Gvanuin des Leukcs. — Restes peu importants de Vniriplnthédlre et des rrinjuirls romains. — Dans l'école des filles, à son emplacement ancien, mosaïque découverte en 1883. lon!.'ue et large île 14 m., avec hémicycle saillant de 5 m.: le sujet principal, malheureusement très mutilé, est composé do deu.x personnages portant des masques de théâtre et qu'on croit emprunU's à une comédie de Térenoo ' Plntu.s ou les Adelph/'s). — lù/lise du xV s. ; 3 nefs égales en hauteur ; -.' bénitiers campanilormes, en fonte, du xV 's.. reposant sur des chapiteaux du xiii<' s.; à l'extrémité du l>as-côté dr., reliques de Ste Libaire, très honorée dans le pays. — Dans le cimetière (s'informer à l'hôtel s'il est ouvert', chapelle Sainte-Lihaire. qui, bien (juc du xv« s., a des modillons rappelant l'époque romane et des fenêtres dont les reniplages ont le dessin du xi\" s. ; au milieu de la chapelle, sur quatre pilettes, pierre tombale d'un chevalier mort en 1483; au-devant, ancien bénitier: au fond de l'abside, châsse ( moderne i de Ste Libaire. — Les hab. de Grand exercent pour la plupart, chez eux. la profession de cloutier.

59 k. Sionne-^Jidrevaux. — Un descend dans la vallée de la Saonellc. qui conduit à celle de la Meuse. — 63 k. Frébécourt, au pied du château de Bourlémont; 6 k. de Frébécourt à (69 k.) Neufchàteau [V. les Vosges.

276 k. Ernérourt-Loxéville. — On franchit l'Aire naissante (affl. (le rvisne); on passe du hassin de la Seine dans celui de la .Meuse.

289 k. Lérouville, 2,999 hab.. sur la rive g. de la Meuse (importantes carrières de pierres dites de Lorraine), où l'on rejoint à g. la ligne de Sedan.

De Lérouville à Sedan. R. 17 et U>.

On remonte la rive g. de la .Meuse.

295 k. CommercY. ii dr. (hùt. : de la Cloche-d'Or, reconstruit en l'.lOo: de Paj-is: du Commerce), ch.-l. d'arr., V. de 7,836 hab., renommée pour ses madeleines (en vente à la gare et aux hôtels).

ITINÉRAIRE. — Négligeant la rue de la Gare, on prend à g. la rue du Chàteau-Bas et sgi suite la rue de la Paroisse, qui passe devant la statue (par Pétre, 1865) de Dom Calniet, né dans les environs. On arrive ainsi à l'église Saint-Pantaléon icurieuse porte 0.. de la fin du xvi« s., surmontée d'une statue de Ste Anne; nef du XVI' s., gothique à l'intérieur: transept et chœur, récents, du plus beau style du xm*" s.); à dr.. par un passage voûté, on débouche sur la place du Château, nommée le Fcr-à-Cheval.

Le château (auj. caserne de cavalerie) fut cimstruit, dans un style grandiose, en 1708, par l'architecte bénédictin Léupold Durand, pour le prince Charles-Henri de Vaudémont, Mis de Charles IV de Lorraine; Stanislas l'embellit encore de 1745 à 1750. En 1747, Voltaire.

Il GRAND. — COMMERCY. || [R. 20] — 397

accompnjiné do hi marquise du Chàteict, y séjourna quatre mois environ, pendant lesijuels il écrivit Séiniramis (en partie) et Nanine. Du côté du Ker-à-Cheval, il est précédé d'une vaste cour fermée d'une iirille. La lat,-ade N. donne sur une magnifique terrasse à balustres de pierre qui domine la vallée de la Meuse.'

De la ])lacc du Château descend la rue Carnot, qui divise la ville en deux parties à peu près égales (à dr., une maison, rue des Juifs, date de la Renaissance); la laissant à dr., on gagne, par un second passagi' vodté, la nie de la Poterne et la place de i'Hôtel-de-Ville. De celle-ci, à dr., descend la me du Bas-de-Place (à dr., poste), (]ue suit la '•(((' Levée-du-Brruil. A 50U m. env. de la place de rilùtel-de-Ville, on est au fauliourg du Brciiil, dont la Grande-Rue dessert ]'écule normale d'instituteurs, etalilie dans un prieuré bénédictin reconstruit sous Louis XIV, petit mais remarquable. — Place des Chanoines, buste en bronze du D' Denis, érigé en 1907.

lAu delà du faubourg, au S.-O., forêt de Commercy ('1,852 hcct.). - Un tramway est projeté de Commercy à Montmédy, par Vignoulles.] De Commercy à Saint-Mihiel et à Verdun, R. 19.

On franchit la Meuse, puis son canal latéral. 303 k. SorcY-Saint-Pîartin, I.0(i3 hab., à 3 k. S.-O. (restes d'une abbaye; a la Ci'ite Sai:tt-Jean, retranchements antiques).

'De SorcY à Gondrecourt ;^ Est, -29 k. S. -S.-O.). — 3 k. Sai>}t-^[(n•tin- Sorcf/. — Pont sur la Meuse.

(j k. Void, cli.-l. de c. de 1,075 hab., sur le Vidus, ancien ch.-l. du pays de Voide, et patrie do l'ingénieur Cut/not ( n25-1804), inventeur de la première voiture à vapeur; un monument (par Désiré Fosse) doit lui être érigé en 1911. — Restes d'un elinteau. — Fromages à la crème renommés.

On remonte le Vidus ou Fluent, puis la MélioUe. — 1-2 k. Sativoy. — .\ g., fovrt de Vaucouteurs. — 17 k. Mauvaijes (chapelle X.-D., du xui* s., but de pèlerinage), qui donne son nom au tunnel de t,877 m. (à l'O.) par lequel le canal de la Marne au Rhin passe du bassin de la Seiue dans celui de la Marne.

^9 k. Gondrecourt ' V. ci-dessus, p. 396)."

On retrouve et on longe à dr. le canal de la Marne au Rhin, qui, depuis Nangois, a fait un long détour au S. pour aller chercher le seuil le plus étroit et le plus facile entre le versant de la Seine (vallée de l'Ornain) et le versant de la Meuse; tunnel (370 m.).

308 k. Pagny-sup-Meuse, @.

De Pagny à ÎS'eufchâtcau, V. les Vosges.

On laisse à dr. la ligne de Neufchâteaii ; on (|uitte la Meuse pour longer à dr. le canal de la Marne au Rhin et se diriger avec, lui vers le hassin du Rhin par la Moselle; tunnels pour le ch. de fer (l,<S20 m.) et pour le canal, ([ui passent dans le vallon de ringressin, affl. g. de la Moselle. — 314 k. Four), 1,232 hab. (restes d'un château du xin" s.). — A g., Ecrouves, 1,234 hab. (8,698 avec les garnisons des forts voisins), possède une érjlise très curieuse des xu° et xin'' s., dont la croisée a été construite en sousœuvre sous un clocher roman: ce v. esta 4 k. de Toul.

398 — R. 20j II DE PARIS A NANCY. H

320 k. Toul (K. l'Index), à dr., à 600 m. de la gare, place de guerre de 1" classe, ch.-l. d'arr., est une V. de 13,663 hab.. située entre Tlngressin au N.-O. et la Moselle à l'E. Sise en plaine, elle est le centre d'un camp retranché dont les forts couronnent les hauteurs environnantes, notamment le grand cône isolé du Mont-Snint-Michi'l (385 m.) au N. et la Côte Barine (369 m.) au N.-O. Le camp retranché de Toul est relié à celui de Verdun par une série ininterrompue de forts échelonnés sur le rempart naturel des Côtes de Meuse, en face de la grande plaine de la Woèvre.

La ville, irrégulièrement percée, mais propre et avenante, est entourée d'une enceinte tracée par Vauban et où s'ouvrent trois portes : porte de France au ^ -0., porte de Metz {\a seule remontant à Vauban) au N.-E., porte Moselle au S. L'enceinte est longée par la Moselle au S.-E., et au N. par le canal de la Marne au Rhin qui y forme un port.

Principales curiosités : — Cathédrale, église Saint-Gengoult. et leurs cloîtres. — Maisons anciennes. — Mlskk.

Histoire. — Toul, l'antique Tullum. capitale des Lcukes avec Scarpone, puis siège dun évéché supprimé par le Concordat, appartint au moyen âge à ses évèques et faisait partie, au xvi'' s., du pays dit les Trois- l'^vochés, réuni à la France en 1552. Les plus célèbres évèques de Toul sont St Mansuy IMansuctits) et St Epvre Aper). qui florissaient, l'un en 350, l'autre en 5u0. La ville fut cruellement bombardée par les Allemands en sept. 1810. — Patrie du martyr Si Encaire (-j- 36'2; ; de St Vincent de Lérins ("T 4-18i. écrivain ecclésiastique ; de St Loup {-^ -178). le plus célèbre des évèques de Troyes; du maréchal Gouvion-Saiiit-Cyr (nci-lSSO) ; de l'amiral de Rignij 1783-1835;. le vainqueur de Navarin; du baron /,o»w 1755-1837), ■ célèbre ministre des finances sous la Restauration et sous Louis-I'hilippe.

ITINÉRAIRE. — Après avoir franchi le canal (à g., vaste réservoir), puis i'ingressin, et laissé à g.,dan^un square, contre l'enceinte, le monument (par Adeline et Tovany. 1875) des victimes du siège de i870, on entre en ville par la porte de France, et on se trouve aussitôt sur le cours d'Alsace-Lorraine et la rue de l'Esplanade, qu'on croise pour parcourir la rue Tliiers et sa suite, la rue Gambelta (entre les deux rues, à l'angle de la rue Chanzy. jolie fontaine en ^ marbre: à g., aux n°' 26, 28 et 30 de la rue du Général-Gengoult. maisons de la Renaissance). — Au côté dr. de la rue Gambetta, nouveau théâtre: au n" 14 de la même rue. chez M. Clairier. petit musée (statues, tableaux et objets anciens, plaques de cheminée, etc.), tju'on peut demander à visiter. A l'extrémité de la rue Gambetta, on a à dr. la rue de la République, conduisant, parla place de la République, a ]a porte Moselle et au pont (1T7Û, sept arches) sur la Moselle. Revenant en ville et remontant la rue de la République, puis la rue Carnot, on trouve à dr. l'église Saint-Gengoult.

L'église Saint-Gengoult. dont la façade, du xv^ s., est flanquée de deux tours dissemblables, date, quant au reste, de la fin du xin' s. Elle n'a ni rond-point ni triforium.

Au mur de façade, grand vitrail du xvi« s. — Aux fenêtres terminales des croisillons, vitraux du xiv« s. — A l'entrée de l'abside de dr., statue de

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