‹ Le Nord, la Champagne et l'ArdenneChapitre 183 sur 446 · TROVES : — CATHÉDRALE; — M USÉE. || [R · texte numérisé non relu

TROVES : — CATHÉDRALE; — M USÉE. || [R

Au n" 21 de la rue du Musée est l'entrée du Musée (ouv. t. 1. j. aux étrangers, et au public le dim. de 1 h. à 4 ou à 5 h. suivant la saison), qui occupe en majeure partie le seul bâtiment subsistant (xviii'' s.) de la célèbre abbaye Saint-Loup.

Rez-de-chaussée. — Musée des arts décoratifs ou Musée Piat len formation dans un vestibule et 3 petites salles du bâtiment de la Bibliothèque).

— Modèle en plâtre d'un fort beau surtout, par Charpentier et Michel. — Cheminée du wn' s. — Moulages de candélabres. — Statuettes, sculptures diverses, faïences, poteries vernissées, bronzes, orfèvrerie, meubles des x\i', xvii' et xviii« s., dessins d'art.

Musée archéologique (dans la cour et sous la galerie du cloître). — Dolmen de Frécul (com. de Barbuise). — Polissoirs mégalithiques provenant de Marcilly-le-Hayer. — Fragments de mosa'iques romaines. — Bas-reliefs et inseriptions provenant de la démolition des anciens remparts romains.

— Chapiteaux romans. — Tympans de portes provenant, l'un (xiu^ s.) de la chapelle des Templiers, l'autre (xiv" s.) de l'église des Jacobins. — 2 belles pierres tombales du xiv s. — Statues et bas-reliefs des xv"^ et xvi' s., notamment un saint-sépulcre provenant de la Madeleine. — Portes en bois du jubé de la Madeleine. — Pierres tombales sculptées du xvi' s., dont une, provenant de Montier-la-Celle, est attribuée à Jacques Juliot. — Joli édicule de la Renaissance provenant de Montier-la-Celle. — Sculptures provenant de la restauration de la cathédrale. — Statue tombale d'un gouverneur de Troj'es 'xvn« s.). — Grand épi en plomb de l'hôtel de l'Election (xvi« s.). — Plaques de cheminée, etc.

Musée d'histoire naturelle (3 salles du grand bâtiment de l'abbaye). — Dans la salle du milieu, piscine romaine en mosa'ique provenant de NeuviJlesur-Seine. — Paléontologie et préhistoire. — Belle collection ornithologique (plus de -2.000 pièces).

Musée de sculpture (2 salles à l'aile g.). — Œuvres de Simart : bas-reliefs du tombeau de Napoléon P'; la Minerve de Phidias (reproduction en plâtre de la restitution exécutée pour le duc de Luynes et. placée au château de Dampierre. près Chevreuse) ; Scènes de la vie d'Orphée : buste de Charles X ; Création de Pandore; plâtre du bouclier de la Minerve (les sculptures représentent la défaite des Amazones par les Athéniens); Jean Goujon; Mort de Caton d'Utique ; Oreste ; l'Art et la Poésie ; Joueur de disque ; Coronis mourante, etc. — Œuvres de Paul Dubois (plâtres originaux); (g) de Pasteur; St J.-B.; tombeau de Lamoricière ; Narcisse; Tireur d'arc; Chanteur florentin. — Alfred Bouclier. La Piété filiale; Tobie rendant la vue à son père; Mort de Caton d'Utique; Laënnec, inventeur de l'auscultation. — Cordier. Juive d'Alger. — Janson. Salomé (plâtre); Diogène ; Attila. — Beylard. Méléagre (bronze). — Hiolle. Eve (marbré). — Icard. Les Vierges folles.

— Jaley. Souvenir de Pompéi. — Legraiid. L'Ange déchu. — Girardon, (g) de Louis XIV et de Marie-Thérèse (marbres); St Charles Borromée et les Pestiférés de Milan fbas-reliet en bronze). — Franceschi. La Religion. — Gérard Gautier. Pallas ; ;§ de l'abbé de Chauvelin. — Bosio. (g) de Louis XVIIL

— David d'Angers. Casimir-Perier (médaillon). — Duret. (g) de Simart. — Bamus. David combattant Goliath. — • Suchetet. Biblis changée en source (plâtre original); Aux Vendanges (marbre). — Pradier. Phryné. — Hochet. Bonaparte à Brienne. — .1/me Tkomas-Soyer. En vedette; Poursuite. — Valtaf. Faune et Dryade ; Création d'Eve. — Vas.it^. (gide Mignard (marbre); Pierre Pithou. jurisconsulte (marbre); Jean Passerat, poète troyen. — Crauck. Casimir-Perier. — Bomagnesi. (g) de Pierre-Jean Grosley, érudit (marbre). — Art trnyen du wv" s. : Ste Anne; Couronnement de la Vierge (provenant de la Madeleine). — Art troyen du xvi' s. : Vierge; St Loup; Ste Anne ; Christ au Roseau; Ecce Homo; belle cheminée de 1541 provenant de l'hôtel de Chapelaines. — Sculptures du xvii^ s. provenant du château de Villacerf ; l'Eté; l'Automne; Sphinx (marbres). — Ecole française du xvii« s. :

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Apollon ((g) en marbre). — Christ on ivoire du xviii<^ s. — Moulages de

sculptures troyennes et notaunmont de bas-reliefs de Juliol.

i" étage. — Musée de peinture {-1 salles;. — Au milieu des salles, vitrines renfermant d'anciennes faïences, des poteries, statuettes et armes antiques, des débris de vitraux, des émaux, des coffrets, clefs, médailles, sceaux remarquables, notamment ceux de Charles V cl de Charles VI. etc.

Palier et vestibule. — .'j6Û. L'Homme à la longue barbe (temps do Henri III). — 391. Ec. de Salv. Jioaa. Fuite en Egvpte (paysage). — 400. La Cène (xvi« s.). — 325. (g) de Henri III (xvi" s.). — Itil. Il Aialtese. Nature morte. — 62. Attribué à l'un des Carrache. Mater dolorosa. — 383. (g) de La Ferté, procureur du roi à Troyes en 1659. — Esquisses, pastels, dessins, gravures.

Embrasure de la porte de la 1" salle : — 416. Ec. (r. du xvii*<. La Musique. — .\quarelles et dessins.

V" salle. — 272. 273, 274, 276, 279. Richard Tassel. Arbre de Jessé; Sainte Famille: Repos de la Sie Famille: St J.-B.: les Pèlerins d'Emmaiis. — 119. Ec. /lamaiule du wi'^ s. Bal à la cour de Flandre. — 399 Résurrection (xTi« s.). — -10b. (g de Louis XllI. — 17.ô. Lorenzo di Credi. Léda. — 417. La V. et l'Enf. J. (fin du xv« s.). — 196, 197. Mierevelt. g. — 107. L. Lenain. (g) du marquis de ^>aint-Phal. — 341. Ec. du Gui'le. Le Christ contemplant une croix. — 19. J. Breughel, le Vieux. Paysage de l'âge d'or. — 319. Dante et Béatris (de la collection Campana.. — 369. Ec. des Franck. La V. et l'Enf. J. — 407. Ec. flamande. Enlèvement de Proserpine. — 411. /. Chalette. Capitouls de Toulouse /miniature sur vélin). — 387. Le Tombeau de Henri IV l'allégorie, provient de l'hôtel de l'Arquebuse). — 401, 102. Panneaux liu temps de Henri II, figurant la Cène et l'Adoration des Mages. — 421. St Bernard de Menthon secourant un mendiant ixvi" s.). — 308. Freinz Floris. Rebecca à la fontaine. — 70. Cima da Conegliano. La V. et l'Enf. J. avec St J.-B. et St Dominique. — 334. Couronnement de la V. (xv"^ s.\ — 295. Vasari. La Cène. — 368. Jugement dernier (commenc. du xvi= s.;. — 36. P. van Bloemen.P a.ysa,ge avec figures et animaux. — 216, 218. 219, 221. Paillot de Montabert. Madeleine (peinture à la lire): Diane et Endymiou ; (g) de jeune garçon; (g) de lord Byron (peinture à la cire). — 138. Th. Gudin. Combat naval dans la Manche. — 164. Mme Lebrun ('?). (g) de Marie-Antoinette. — 134. Greuze. (g). — 146, 147. Th. Hudson. (g) d'un lord et de sa femme. — 418. 419. Ec. fr. du xvm" s. Deux 'gi. — 304. Vien. Corinne distribuant des couronnes. — 301, 302. Cl.-Jos. Vernet. Tempêtes. — 416. Ec. fr. du xvii" «. La Musique. — 168. Léjticit'. Apollon et le Centaure. — 247. Hubert Robert. Ruines d'un pont romain. — 389-392. g) de princes de la famille de Saxe (xviii"' s.). — 3, 4. Albani '?). Jugement de Paris; Diane chassant Callisto. — 39. Fr. Boucher. Les Génies des Beaux-Arts. — 42. Bon Boullogiie. Bacchus et Ariane. — 201-215. Ch. \atoire. .lupiter servi par Hébé; Jupiter enlevant la nymphe lo: Merrure et Cupidon : Enlèvement de Ganvméde : .\mour répandant des lieurs: Dauaé : Calypso : Télémaque ot Mentor : Persée et .Andromède d'après Paul Véronèse) ; "Batailles de Tolbiac, de Vouillé, siège d'.^vignon par Clovis, Clovis couronné par la Victoire, le même recevant la soumission de Reims; le Repos de la France. Ces tableaux, la plupart signés, proviennent du château de la Chapelle-Godefroy, près Nogent-sur-Seine. — 63, 64. Cerquozzi (V). Fruits. — c52. 353. Destouches (■.'). Jeune homme otl'rant une bourse à une jeune fille; la Servante maladroite. — 343. Ec. du Guide. Thomyris, reine des Massagètes, faisant plonger dans lo sang la tête de Cyrus. — 310, 311. Watteau. L'Enchanteur; l'Aventurière. — 269. Swanevelt (?). .Soleil couchant. — 282. Tiepolo. St Thomas d'Aquin. — 244. /. Reslout (?). Sacrifice d'iphigénie. — 42-45. L. Boulloqne. le Jeune. Le Veau d'or: Jugement de Salomon : Baptême de l'eunuque éthiopien par le diacre Philippe; Conversion de St Paul. — 314. (g) de Jacques de Bruneval. fondateur de l'Ecole de dessin à Troyes {y 1775). — 50. Breydel. Combat dans un village. — 173. Amédée van Loo. Aurore et Céphale. — 17.

ilTROYES : — MUSÉE. H iR. 23] — 43 m

Boi/ermans. Sommeil de l'Enf. J. — 114. Heinsius. Dame allemande. — 15-2. Fr. Krauss. Lo ctiar du Soleil (esquisse pour un plafond). — '290. Adr. van Utrecht. Nature morte. — 309. Vitto. (g) de M. AudiffreJ, le prini;ipal donateur du Musôo. — -299, 300. Titien (■.'). St Sébastien ; Paysage liiblique. — OO, 9"!. Dcs-portes. Chiens et gibier. —60, 67. Ph. de Champaigne. ,gi de Claude JoUy, otiicial de Paris; Claude BouthiUier de Chavigny recevant dé Louis XIII l'investiture de l'ordre du St-Esprit. — 00. Campovecchio. Campagne de Rome. — 381. l'aysage; les figures sont peintes par Krauss. — 395. Jic. de Poussin. Paysage. — 246. Rigaud. (g). — 11. Ant. Coypel. Adieux d'Hector et d'Andromaque. — 100. .int. Dieu. Départ de Jacob de chez Laban. — 3-23. Intéressante vue de Troyes, peinte vers 1620. — '268. Jacques l'an Stry. Paysage. — 28, 29. Nie. Berchem. Paysages. — -271, 275, 278. Richard Tassel. Le Juste selon Horace; .St J.-B.: Tête de Vierge. —

— 89, 91. Xinet de Létin. Adoration des Bergers ; (g) du peintre. — 253. Boslin, peintre suédois du xviu' s. (g) de Nie. Carterou, médecin aux Ricoys. — 104. Doyen. Assomption. — P. Mignard. Martyre d'une chrétienne. — 413. Ec. fr. du xviii'' s. (g) de Mme de Thianges. — 72. Cokes. L'Knt'ant prodigue.

— 23. Cornélis Béga. Intérieur liollandais. — 145. yic.-Aug. Hesse. Girardon.

— 192, 193. P. Mignard. Mme de Montespan ; Anne d'Autriche. — P. Mignard ('.'). (g. — 103. Simon van Douw. Un gué. — 148. Jean van Huysum. Vase de tleurs. — 245. Séb. Ricci (?). Mise au tombeau. — 317. Ec. franc, du x\n' s. Motet chanté par des enfants de choeur, à Troyes, devant Louis XIIL — 372. (g) de Pierre Pithou, de Troyes (tin du xvi' s.). — 324. (g) d'un avocat troj'en (xvii'' s.i. — 107. Dufresnoy. (g) de Robert Gassot, abbé de Clairvaux en 1718. — 398. (g) d'un chevalier de Malte (commenc. du xvn" s.). — 378. Un Oratorien (xvii'" s.). — 385. (g) d'Odard Denys, juge à Troyes (1670). — 153, 154. Laurent de la Hyre. Léda se baignant avec ses compagnes; le Torrent. — 393. Ec. de Fontainebleau. Vénus montrant à l'Amour le char du Soleil. — 427. Ec. e.ip. du xvii'^ s. Hidalgo jouant de la guitare. — 229. Fr. Pourbus. (g) de Fr. Pithou. — 280. Téniers, le Vieux ('?). Kermesse. — 111, 112. J'iorent van Dyck. le Jeune. Son (g) et celui de sa femme. — 116. Jérôme Frank, le Vieux. Institution de la léte du St Sacrement. — 243. Le Guide (?). Lucrèce se donnant la mort. — Le Riant. Combat de Fère-Champenoise (25 mars 1814).

Suite de portraits au pastel, de miniatures; ivoires, petites poteries, faïences, lampes antiques, ferronnerie, émaux, carreaux émaillés ; numismatique et sigillographie.

A l'embrasure de la porte entre les deux salles : — 422. Dame priant (xvi^ s.). — 130. Glaize. Le Christ entre deux anges. — Aquarelles, pastels, sépias.

• 2" salle. — 270. Eug. Tanguy. Ponceau sur la Vaucouleurs, près Mantes.

— 136. Gros. Portrait de Simon, geôlier de Louis XVII. — 31-33. Biennoury. Le Mauvais Riche; Apelle peignant )e Jugement de Midas; Esope et son maître Xanthus. — 156. Laugée. Lesueur chez les Chartreux. — 68. Chintreuil. Paysage. — 190. Luc-Ùlicier Merson. Martyre de St Edmond. — 181- 184. Pierre-Euij. Maison. Chrétiens surpris dans les Catacombes ; .Synesius, évêque et poète; (g) d'il.: la Charité formant au travail. — 141. Baiokiiis. Paysanne. — 80. Deliodencq. Vue d'Orient. — 79-81. Ch. Cuisin. Vues de Troyes (clîets de soleil couchant et de crépuscule). — 78. Paul Delaroche. Josias sauvé par Josabeth. — 92, 93. Delorme. Céphale enlevé par Aurore ; tête d'expression. — 55. Cabat. Etang dans les bois. — 102. Gust. Doré. Ruines.

— 121. Et.-Bart. Garnier. Ajax, fils d'Oïlée, assailli par la tempête. — 239. Abel de Pujol. Monime. — 151. Einm. Keller. Derniers adieux. — 25. Beltet. La Samaritaine. — 20. Beaucé. Napoléon à Arcis-sur-Aube. — 128, 129. L.-Aug. Girardot. Booz etRuth; Vallée de la Vanne, à. Aix-en- Othe. — 312, 553. Vleughels. Femmes italiennes; Paysannes de la Campagne de Rome. — 198. Monginot. La Dîme, nature morte — 82. Yan Dargent. Dolmen en Bretagne. — 131. Gleyre. (g) de Mme Audiffred. — 133. Edm.

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Gotorbe. Forge en Champagne. — 15. Axenfcld. ®. — Eut/. Bourgeois. La Ruine. — Paysages divers, nombreux dans la salle.'

Belle collection d'émaux, tissus historiés, insignes maçonniques, décorations, insignes de pèlerinages, armes anciennes. — Collection, en formation, d'objets de l'âge du bronze.

Au N. et à TE. de la cathédrale, quelques maisons anciennes.

La rue de la Cité, se continuant au delà de la cathédrale et de la Bibliothèque, aboutit à l'église Saint-Nizier.

Saint-Nizier, pothiiiue dans son joli portail S, (1531), dans plusieurs de ses fenêtres, dans ses voûtes et la plupart de ses piliers, est, quant au reste, de la Renaissance avancée. Gérard Faulchot II fut occupé à l'église de 1580 à 1603 env.; la tour est l'œuvre de Laurent Baudrot, (jui y travaillait en 1G08. La porte N., d'une composition remarquable, est moins originale toutefois que la triple porte (1374) de la fai."ade, dont la disposition rappelle celle des arcs de triomphe antiques.

La première fondation de l'église Saint-Nizier remonte à 582.

A Tint., restes considérables de belles verrières. — Au-dessus des portes latérales de la façade, tableaux de Cossard xviii" s. i : Présentation et Visitation. — Au bas du collatéral dr., saint-sépulcre i8 personnages; le Christ est d une expression tout à fait remarquable! et Pietd du xvi"^ s. — Sacristie, au S. du chœur : panneaux de vitrerie peinte provenant d un édifice privé (commenc. du xvii« s.)

Aux alentours de Saint-Nizier, nombreuses maisons du xvi* s.

Prenant à g. la rue des Deux-Paroisses, derrière Saint-Nizier, ensuite la rue Kléber, qui franchit un petit bras de Seine, puis à dr. une ruelle, on arrive à Saint-.Martin-ès-Aires, ancienne abbaye convertie en orphelinat, et dont le cloître, du temps de Louis Xlil, est voûté à nervures: la chapelle renferme des tableaux sur bois

du XV!" s.

Revenu devant la cathédrale, on prend, à dr. de la façade, le long de TEvéché, une ruelle qui tombe sur la rue L(/ian/-Gon//uer (vieilles maisons): on suit celle-ci à dr., puis la p/ace du Preau : le canal de la Haute-Seine franchi, on se trouve sur la place de la Préfecture, à g. de laquelle est la préfecture, installée dans les bâtiments (commencés en 1778, en partie refaits au xix^ s.) de l'abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains, qui fut la plus puissante de Troves, et dont les religieuses se firent remarquer, au moyen âge, par" leur àpreté à défendre leurs privilèges. A l'angle 0. de la ' place, on voit l'église Saint-Urbain, vers laquelle on se dirige pour remonter, à g. de la façade, la rue de l'Hôtel-de-Ville jusqu'à la place du même nom.

L'Hôtel de Ville, de 162i à 1670, avec façade assez originale, renferme une belle cheminée, du xvii' s., un médaillon de Girardon (Louis XIV} provenant d'une autre cheminée, et d'anciennes tapisseries. A g. est l'ancienne Maison consulaire (1370-1394).

A la place des Boucheries, qui est devant celle de l'Hôtel-de-Ville, on prendra la première rue qui se présente à dr. quand on sort de la mairie : c'est la rue Urbain-IV, la plus pittoresque rue de Troves comme Saint-Jean-au-Marché en est l'église la plus pitto-

Il TROYES : — ST-NIZIER ; — ST-JEAN. || [R. 23] — 433\

resque ; Saint-Jean est sur le côlé dr. de la rue; les ruelles qui l'avoisinent ■<ont aussi très curieuses.

L'église Saint-Jean-au-Marché, composée de deux moitiés mai soudées et à lacjuelle s'accrochent de vieilles maisons, présente un aspect extérieur aussi mouvementé que pi(|uant. Le clocher, au S., paraissant être du xni" s., a un couronnement (postérieur) en charpente d'un type particulier à la région troyenne. Entre nef et chœur s'avance perpendiculairement le mur d'un, croisillon méridional projeté, que termine, semblable à un minaret, une tourelle renfermant l'horloge. Le porche 0. est de la Renaissance, la porte N. des xv" et xix° s.; la porte S. n'olîre d'intéressant que des restes de vantaux du xiv' s. La triple nef est des xiv" et xv^ s.; quelques croisées d'ogives et quelques fenêtres ne sont, malgré leur style ogival flamboyant, que du milieu du xvr s., et font partie de travaux de restauration exécutés sous la direction de Martin de Vaux. Le chœur a été partie restauré, partie refait et agrandi, sous les règnes de Charles L\ et de Henri 111; Gérard Faulchot II, un des architectes de la tour de Saint-Pierre, y était occupé vers 1580; c'est une des conceptions les plus frappantes de la Renaissance troyenne.

A Tint., vitraux de toutes les époques du xvi" s. (la Passion à la chapelle de la Communion: Sarre de. Louis le fiéi/iie, mal restauré, à la haute fenêtre de dr. de la 6= travée). — Maître-autel du xvii<= s., dont l'ornementation sculptée (médaillons du Christ, de la Vjerge, des deux saints Jean, Anges adorateurs en bronze doré; est de Girardon et la peinture (Baptême du Christ, grand tableau, et, en haut, le Pèi-e Eternel) de P. Mignard. — Au chevet, dans la chapelle dite de la Communion, retable pour lequel Girardon, en 1693, a sculpté des médaillons du Christ et de la V., et dans lequel il a encastré de célèbres bas-reliefs attribués avec toute vraisemblance à Juliot : la Cène, le Lavement des pieds, le Désespoir de Judas, et 4 autres plus petits. — 3' chap. du chœur, à dr., Visitation, beau groupe, d'un caractère éminemment troyen, de 1515 env. — A une chapelle de g. de la nef, St Micliel, statue du xv:*^ s. trouvée récemment.

C'est à >iaint-Jean que furent célébrés le sacre du roi Louis le Bègue en 878 et, en 14-20, le mariage de Catherine de France, fille de Charles VI, proclamée héritière de la couronne, avec Henri V, roi d'Angleterre.

En sortant de Saint-Jean par le N. et à l'issue d'une courte ruelle, on se trouve, à l'angle de la rue Paillot-de- Montahert et de la rue de Champeaux, en face de l'hôtel des Ursins (n° 26), dont la cour offre de beaux détails de la Renaissance (dans l'oratoire, 3 verrières de répo([ue). Un peu plus haut, entre les n"' 30 et 32 de la rue Champeaux, se détache vers Sainte-Madeleine la rue des Chats, étroite ruelle qui offre encore une image saisissante du vieux Troyes.

A la rue Champeaux fait suite, à g., la rue de la Monnaie, au n° 26 de laquelle s'élevait Vhôtelde l'Election, ravagé par un incendie le G juillet 1903, en partie réparé; n° 42, au fond d'une cour, hôtel Deheurles, avec beaux restes de la Renaissance.

Derrière la rue de la Monnaie, à g. (quand on vient de Saint- Jean), se trouve la petite place Audiffred, où l'on prend la rue de la Trinité.; au n° 7 de celle-ci est l'hôtel de MauroY, '^^ 1340, dont

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la caractéristique principale est sa cour avec galeries, avec murs et arcades flanqués de colonnes, avec tourelle à un des angles, avec larges fenêtres à croisillons. Arrivé à la rue du Temple, on la suit a dr. pour tomber dans la rue de Turenne, que. si 1 on est pressé, on suivra à dr. pour visiter Saint-l'antaléon. Si on la suit à g., on trouve presque aussitôt (n° 55) l'hôtel de Chapelaines (1535; 5 belles fenêtres de la Renaissance à la façade), on traverse (au croisement du boulevard Vlcior-Hugo à dr. et du boulevard du li-Juillel à g.) la place de la Porte-Croncels, où commence la rue du Faubourg-Croncels, conduisant (à dr.) à l'église de Croneels ou Saint-Gilles, modeste fabrique en bois des .w' et XVI' s., célèbre pour sa rareté (fragments de vitraux héraldiques, anciennes peintures sur bois, nombreux bancs de toutes formes du xvii" s.).

On revient à la rue de Turenne, qui passe derrière Saint- Pantaléon.

L'église Saint-Pantaléon. dont la construction, commencée en 1508 dans le style gothique par Jean liailly 1". fut poursuivie dans le même style, vers 1.520, par Martin de Vaux, et ensuite dans le style de la Renaissance par Gérard Faulcbot 1" (f 1540) et son fils Jean Faulcbot (j 1576), offre dans les parties relevant de ce dernier style beaucoup de caractère, mais aussi beaucoup de lourdeur, des proporlions incorrectes, et un contraste assez choquant entre la richesse des piliers, de leurs niches, de plusieurs clefs de voûtes collatérales, et la pauvreté des hautes voûtes, simplement en bois.

Ce contraste est rendu plus frappant encore par le grand nombre d'œuvres d'art qui font de Saint-Pantaléon une sorte de petit musée, et dont la plupart sont des épaves provenant d'édifices religieux détruits ou définitivement fermés à la Révolution. — A la grande nef et au chœur. S trrandes toiles (par J. Carrey et L. Herluison, fin du xvii* s.) consacrées au patron de l'église, à la Nativité, au Christ enseveli. — Les piliers sont ornés d'une double rangée de statues; parmi elles nous signalerons : à dr. en entrant, .S/ Ja.cquen. attribué à Dominique Florentin ; en face de la chaire, une Vieri/e assise, du xvi' s. ; dans le chœur, St Nicolas i2' pilier de dr.) et, aux deux derniers piliers, à dr. la Foi, à g. la Charité, par Dominique. — 14 verrières en grisaille, attribuées à .Jean Macadré [SI Jacques mettant les infidèles en fuite. Histoire île Daniel, Festin de Baltliazar, Vie de la Vierf/e, etc.). — Chaire décorée de bas-reliefs en bronze, par Simart. — Bas-ci')té dr. : dans le bas, cliapelle du Calvaire : les Stes Femmes. St l'ierre repentant, œuvres présumées de Gentil (mais plusieurs statues, comme le St Pierre, ne sont que du xvii' s.); 2" travée. Arrestation des Sts Crépin et Crépinien, jiroupe lithochromique attribué à Gentil. — 3' chap. à dr. du chceur. petite statue de Sainte, pouvant être de Juliot ou de Dominique. — Bas-côté g., au fond de la nef, élégant escalier en pierre, à jour.

En face de Saint-Pantaléon, l'hôtel de Vauluisant, ancien pied-à-terre des dignitaires de l'abbaye de Vauluisant (dans le diocèse de Sens), bâti en 1564. avec belle façade sur la cour, entre deux tourelles, renferme, dans une grande salle ornée de peintures mythologiques, une cheminée sculptée à colonnes corinthiennes.

La courte rue des Pois conduit à la place de la Bonneterie {monument aux hommes illustres et aux bienfaiteurs de Troyes, 1900). On

IITROYES:— ST-PANÏALÉON; — ST-NICOLAS. || [R.23] — 435

voit de là, à TO.. derrière la halle à la bonneterie, un coin de l'église Saint-Nicolas.

Saint-Nicolas, gothique dans son chœur et dans son portail N., de la Uenaissance quant au reste, sauf la façade, qui esl tout à fait moderne, élail en pleine reconstruction en 1530, dale où les travaux étaient dirigés par Gérard Faulchot I"', à qui surcédèrent en 1540 son fils Jean et en 1576 ou 1577 son petit-fils Gérard Faulchot II. Jean est en particulier l'auteur du portail S., très admiré de Girardon, et où se voient encore deux statues, David et Isaie, regardées comme œuvres authentiques de Gentil, qui les aurait exécutées en 1553.

A fint., la caractéristique do cette église est la tribune voûtée (on y parvient par un escalier de 30 marches, à dr. de la nef), dans laquelle se trouve un grand Christ à la colonne, qui a lui aussi sa célébrité et qui a été attribue à Gentil; 2 autres Chrisis du xvi« s., l'un portant sa croix; sculptures diverses et restes de peintures. — Sous la tribune, au milieu d'une ordonnance architecturale de la Renaissance, d'autres statues de la seconde moitié du xvi" s. figurent la Mise au tombeau. — Fonts haptixmaux de la Renaissance, au bas-côté g. — Aux bas-côtés, vitraux, quelques-uns en grisaille, endommagés par une explosion en 1901. — Chaire du commenc. du .xvii" s., avec bas-reliefs [Vie de St Nicolas). — Bas-côté N. du chœur, au-dessus de la porte de la sacristie, belle peinture sur bois de la fin du xvi« s. (le Baptême, la Confirmation, \' Eucharistie). — Au-dessus de la porte N. de l'église, Sacre de St Nicolas, tableau attribué à Simon Vouet.

De Saint-Nicolas, on suit le boulevard Viclor-Hugo dans la direction de la gare (N.-O.); mais, avant d'y arriver, au lieu de s'engager dans le houlevard Carnot, on prend à g. la rue Voltaire, principale artère de Sainte-Savine, qui passe hientôt au-dessus du ch. de fer et, à 600 m. plus loin, devant l'église de ce faubourg.

L'église de Sainte-Savine, du xvi= s., en majeure partie gothique, n'a ni transept, ni déambulatoire, ni fenêtres supérieures, suivant le type dominant dans la banlieue de Troyes. Sa porte 0., de la Renaissance très avancée (1611), est surmontée d'une belle Vierge du xiii' ou du xiV s. Aux contreforts encadrant la porte S. : à dr., Pielà: à g., le Christ assis, couronné d'épines.

A Tint., verrières des xvi« et xvii' s., plusieurs restaurées ou refaites, quelques-unes en grisaille. — Tribune de l'orgue, 1618. — Chaire de l'époque de î,ouis XIV. — A dr., l" chap. : foiits baptismaux du xvii'= s.: la Passion, beau tableau sur bois de 1547. — 2' chap. : Arbre de Jessi', vitrail en grisaille : tableau sur bois (Naissance, Présentation et Annonciation de la V.), très détérioré. — 3^ chap. : vitrail ancien d'un beau coloris; tableau sur bois [Ensevelissement du Christ et Résurrection). — Dernière travée du bas-côté dr. : grand tableau sur bois à compartiments ( Vie de la V.), entouré d'une inscription mentionnant qu'il fut donné par les dames de Troyes en 1533. — A g., 4* chap. : tableau sur bois {Mariage de lu V., Annonciation, Nativité du Christ). — 1" chap. : objets divers placés là provisoirement. — Au fond du bas-côté g., grand coffre de bois, à jour, du xv' s., recouvrant le sarcophage primitif de l'évêque Ragnégisile (vu" s.), fondateur de la paroisse.

Si l'on ne va pas aux Noës ou à Saint- .Vndré {V. ci-dessous), on reprend la rue Voltaire jusqu'au ch. de fer; aussitôt après l'avoir franchi, on trouve à g. un escalier qui descend à la cour de la gare.

436 — [R. 23] Il DE PARIS A CHAUMONT. \\

[\° Les Noês f'^ i k. du boulevard Victor-Hugo, O.-N.-O.). — On prend la rue Voltaire (V. p. 1301, et, après avoir franchi la voie ferrée, la rue den IVoès. h'i'fjlise des iXoiJs (dosairectôc en 1910), des xvi'" et xvu" s., gotliique et do la Renaissance, offre ext6r»<;urement 2 portes du temps de Louis XIII (belle Vierije du xvi« s. sur la porte 0.), d"un style archaïque, et de nombreux (jvaffiti (au S.); et, à Tint. : un grand retable sculpté et peint du temps de Louis XIII (Crucifiement, Portement de Croix et Résurrection, en ronde-bosse ' : sur ce retable une belle Vierge du xvi» s. ; dos fonts baptismaux du xvir s. : d'anciens vitraux dont un Arbre de Jessé i bas-côté e.); de belles statues de Ste Barbe cl do S te Savine; de beaux tableaux sur bois.

2° Saint-André (@ 2 k. 5 du boulevard Victor-Hugo. S.-O.). — On sort de la ville par la me Jeanne-d'Arc, qui se détache du boulevard Victor-Hugo en face de l'église Saint-Nicolas: on longe à dr. le domaine qui occupe l'emplacement de l'abbaye de Montier-la-Celle, et on prend aussitôt une route à dr.

Saint-André-lés-Troijes (restaurant en face de l'église), 1,745 hab., est le rendez-vous de la jeunesse troj-enne le dimanche. L'église, des xv« et xvi« s., au clocher rustique, et dont le portail 0., de la Renaissance (1519), jouit d'une certaine célébrité, possède, entre autres objets d'art (plusieurs proviennent de Moniier-la-Celle^ : un tabernacle gothique du xvi« s. ; une belle chaire en bois du temps de François I"; à l'extrémité du bas-côté dr., un grand retable en pierre de 1541; d'autres retables plus petits, gothiques ou de la Renaissance; des vitraux anciens- dont quelques-uns en grisaille.

3° Pont-Sainte-Marie (@ 3 k. 5 delà place de l'Hôtel-de-Ville, N.-N.-E. ; tramway). — Celte com.. aux maisons dispersées, possède, dans le quartier de Pont-Hubert, une église du xvr' s., gothique et de la Renaissance, dont la façade, de ce dernier style, est remarquable par l'originalité de son style et par ses inscriptions: à Tint. : anciens vitraux en grisaille dont un, la Vie du Chrétien, le 1'' à dr., est justement célèbre (le 3' du même côté est un Arbre de Jessé); beaux tableaux sur bois; stalles de la fin du xvi« s. à sujets satiriques; lutrin en fer forgé de 1771: tribune d'orgue de la Renaissance.

4° De Tpoycs à Sens f^ Est, 71 k. O.-S.-O.; visiter Villemaur, Saint- Benoit et Villenejive-rArchevè'/ue). — 2 k. Troi/es-Prei:e, gare d'échange, oit l'on s'écarte un instant de la ligne de Paris pour revenir sur elle à g. et passer au-dessus. — 18 k. Fontvannes, à la source de la Vanne, dont on descend la vallée jusqu'à son débouché dans celle de l'Yonne. — 24 k. Eslissac (hôt. Faucheron), à g., ch.-l. de c. de 1,959 hab., appelé Saint-Liébault avant son érection en duché en 1737 (église du xvi« s.).

31 k. Aix-en-Othe- Villemaur (hùt. Malliiile, près de la station). — A dr. du ch. de fer, en deçà et à 1 k. de la station, Villemaur possède de vieilles halles en bois et une église des xiii' et xv" s. dont le clocher en bois, revêtu d'ardoises depuis le sol. est extrêmement pittoresque; elle renferme un bénitier en fonte du xv<^ s., une curieuse pierre tombale du xiv s. et un précieux jubé en bois dont le côté regardant le chœur est de style gothique et l'autre côté de la Renaissance. — A4 k. S. (de la station ; omnibus, 35 c. •, Aix-en-Othe (hôt. du Commerce: services pour la région et voit, à louer chez Mme Coffinet), ch.-l. de c. de 2,484 hab.. sur la Nosle, affl. de g. de la Vanne (église avec beau chœur de la Renaissance).

35 k. Saint-Be7ioit-sur-Vanne (curieux château des xv', xvi« et xvii« s.: sources d'Armentières, achetées et captées par la ville de Paris).

38 k. Vulaines- Higny-le- Ferron : à 3 k. S.-S.-E., Bigny-le-Ferron (église. peintures et objets d'art du xvi' s.).

|[@ 4 k. S.-E. de Rigny, Bérultes (église remarquable du xvi» s., belles verrières et fonts baptismaux de l'époque ornés de bas-reliefs la donné son nom à une famille dont le membre le plus illustre, le cardinal de Bérulle,

, VILLENEIVE-L'ARCHEVÈQL E. — ERVY. i| [R. 23] — 4.57

introduisit en France l'ordre des Carmélites et la congrégation de l'Oratoire : il naquit en lô'îS au château de Cérilhj, situe à. 3 k. 5 (Ï.J

44 k. Villeneuve-rApchevêque (hôt. : Saint- Vincent; des Voyageurs), à, g., ch.-l. de c. V. réç;uliére de 1,52-2 hab., fondée au xu* s. par un archevêque de Sens; la halle en bois (xvii» s.) et l'église sont à dr. et à 500 m. de la rue principale (15 min. de la station). — Eglise des xii'", xiii" s. et de la Renaissance ; au N., beau portail à statues du xni' s. ; petit sainl-sépulcre de la tin du xvi" s. : Pietà de la même époque ; grand bas-relief du xvii" s. figurant la Flafjellation.

57 k. Theil-Cerisiers : à 7 k. S.-E., Cerisiers, ch.-l. de c. de 1,081 hab. (église romane du xii' s., tombeau du xni=).

66 k. Saint-Savinien, station à 1 k. E. de Saint-Savinien, faubourg de Sens. — 68 k. Sens-Ville, à 1 k. 5N. de la cathédrale de Sens.— Ponts sur l'Yonne, puis sur le eh. de fer de Paris à Lyon, qu'on rejoint à la gare principale de Sens.

71 k. Sens (B"; V. la Bourgogne).

5° De Troyes à Saint-Florentin (^ Est, 56 k. S. ; visiter Bonilly. Chaource, Auxon, Ervy et Xeuvy-Saïuour) . — 13 k. Bouilly-Roncenay : à 5 k. O., Bonilly (hôt. du Commerce), ch.-l. de c. de 581 hab. [église du xvi" s. avec retable de la Renaissance).

22 k. Jeugny.

JCorresp.. par (8 ^.) Metz-Robert (église des xii' et xvi" s.), pour (11 k. 5E.) Chaource (hôt. des Fontaines), ch.-i. de e. de 1,138 hab.. à la source de l'Armanre ; c'est l'antique b. de Cadusia. où exista un palais carolingien et à côté duquel, en 1165. le comte de Champagne Henri le Libéral fonda uue ville du nom de Villeneuve, devenue un quartier du b. actuel. — Eglise du xvi^ s., gothique et de la Renaissance; autel de l'époque avec grand retable sculpté: 2 retables secondaires du xyii' s.; vitraux anciens; 2 tombeaux à statues agenouillées de la tin du xvi' s. — Maisons anciennes. — Chaource est aussi relié par des services de voit, à Troyes et à Bar-sur-Seine. — Grands massifs forestiers, surtout au N.J

32 k. Auxon. 1,109 hab., à dr. {église du xvi"^ s., avec remarquable portail latéral de la Renaissance et beau retable de l'époque représentant la Conversion de St Hubert).

37 k. Epvy (omnibus. 30 c; hôt. du Commerce, Rousseau, en face l'un de l'autre, à l'O. de la ville, à 600 m. de la station, voit, à louer), ch.-l. de c. de 1.393 hab., à dr. du ch. de fer, au-dessus de la rive dr. de l'Armance, sousaffluent dr. de l'Yonne par l'Armancon. — Fossés pittoresques et boulevards remplaçant les anciennes fortifications, dont il reste, du côté de la station, au N.-E., une porte du xiV ou du xv<^ s., remaniée. — Quelques maisons du xv*- au xvii" s. — Eglise du xvi"= s.; nef gothique, chreur de la Renaissance: verrières, clôtures de chapelles, boiseries, statues, tableaux, et œuvres d'art diverses et intéressantes des xvi", xv!!" et xviit' s. ; dans une chapelle de dr., épitaphe « posée par son accordé n à Angélique Simard, morte en 1682 à dix-neuf ans. — Fromages- renommés.

47 k. Neuvy-Sautour (omnibus, 25 c. ; hôt. : de V Etoile; du t'ommerce; de la fontaine), b. de 1,142 hab., à 1 k. à dr., sur une hauteur. — Eglise dont le chœur et le transept appartiennent à la plus belle Renaissance troyeune avec influences de la Renaissance bourguignonne ; nef plus modeste du xv« s., dont la reconstruction était projetée au xvi= s.; aux croisillons, portails de toute beauté (2 magnifiques salamandres au portail N.) : au bas-côté dr. de la nef, fonts baptismaux dp la Renaissance avec inscription gothique: à l'entrée du chœur à dr., sur un piédestal neuf, la Belle-Croix, naguère sur la voie publique, transportée dans l'église par mesure de conservation, œuvre mi-gothique. mi-Renaissance, dont les statues étaient anciennement peintes; au fond du bas-côté dr. du chœur, crédence-étagère, de la Renaissance, en

438 — [R. 23] Il DE PARIS A CHAUMONT. H

pierre, peut-être unique en son genre et digne de Tédifice qui la renferme; quehiues statues anciennes.

52 k. Saint-Florentin- Ville (omnibus, 30 c), à 1 k. N.-E. de la ville de Saint-Florentin, quon voit ensuite à dr. — On rejoint à g. la ligne de Paris à Lyon.

56 k. Saint-Florentin ( V. la Bourgogne.

6° De TpoYes à Chaumont par Bar-sup-Seine et Châtillon (^ Est, 1-23 k. ; visiter : Bar-sur-Seine, les Riceys, Afitssy-sur-Seine, Châtillon). — 4 k. Saint- Julien. 1.319 hab., à g. {église des xv= et xvi« s., statues anciennes à l'extérieur, vieux clocher en ardoises, tabernacle incomplet du xv' s., grille du xviii<^ s., à la tribune de l'orgue balustrade en pierre duxvi' s. : château des Cours, de la fin du xvii" s.): à 1 k. 5 O.-S.-O.. Rosières château de la Renaissance remanié au xvii«= s. par Claude Perrault). — 14 k. Clérey. à 2 k. à g. iéqlise des xii'^ et xvr s., beau retable du xvC s.). — 18 k. Saint-Parres-lès- Vaudes. à g. (église des xw et xvi« s , vitraux et banc seigneurial du xvi« s.); à 3 k. S., sur l'Hozain. Bumilly-lès-Vaudes iéglise du xvr s., importants débris de vitraux et retable de l'époque: ancien manoir. Renaissance, des abbés de Molesme). — 22 k. Fouchéres. à g. [église remarquable du xn' s., chapelle moderne avec vitraux de 1575). — A Fouchéres, on franchit la Seine un peu en aval d'un pont (à dr.'i des xvi" et xvii« s. — 25 k. Courtenot, à g. (église du xii« s.). — A dr.. Bourguignons [église du xvi' s., beaux vitraux de l'époque : à g., série de coteaux assez rapides.

33 k. Bap-sur-Seine7omnibus. 30 c. ; hôt. : du Commerce, rue Thiers, 30, en face de la place de la République; de l'Etoile, rue Thiers, 23; cafés: de la Ville, Grande-Rue, en face de la rue Thiers : de l'Europe, Grande- Rue. 112;. — Eglise, maisons anciennes), ch.-l. d'arr. de 3.187 hab., à dr. du ch. de fer. sur la rive g. de la Seine. C'est la patrie de Jeanne, comtesse de Champagne et reine dé Navarre, qui apporta ces deux pays à la couronne de France par son mariage avec Philippe le Bel.

Itinéraire. — En sortant de la gare, bâtie sur la rive dr. de la Seine, on tourne à g. pour traverser, à dr., le faubourg de la Gare. Eu face d'une importante verrerie, on franchit la Seine on aperçoit du pont devant soi, sur la hauteur, la tour de l'Horloge, qu'on ne voit plus de la ville . que bordent à g. une manufacture de cuirs et d'autres usines, à dr. un grand moulin: puis on suit la rue Thiers. 'En y arrivant, on a à sa g. la rue Lagesse. à l'angle de laquelle est une pittoresque maison en bois du xv' s. Un peu plus loin, aussi à g., s'ouvre la rue Victor-Hugo, qui conduit à la poste et à la xjlace de la Halle, et à l'angle de laquelle est la plus curieuse maison de Bar; construite en bois et en briques (statue de St Roch), elle a été de nosjours restaurée avec soin. A dr. de la rue Thiers, on voit le commencement du canal de la Haute-Seine; du même côté s'élève l'église.

L'église Saint-Etienne, bâtie de 1505 à 1562 et de 1600 à 1618, est en majeure partie de style ogival. — Porte O.. de la Renaissance avancée; à sa g., charmante fenêtre de la Renaissance un peu plus ancienne. — Porte S., dont l'encadrement principal, très mutilé, est gothique. — A côté de chacune de ces portes, à l'intérieur, bénitier en fonte du xvr s. — Vitraux anciens de toute beauté, un peu partout, mais surtout aux hautes fenêtres du chœur et à la chapelle de l'axe ; plusieurs grisailles de Linard Gonthier ou de son école. — Vieux tableaux. — Chaire, banc d'œuvre ei s(a//t>« sculptés du xvn*^ s. — Au croisillon S., 4 curieux bas-reliefs du xvi' s. itrès mutilés) figurant l'histoire de St Etienne. — Au croisillon .\.. 4 autres bas-reliefs, la Circoncision. l'Adoration des Mages, la Mort de la "\'ierge, l'Assomption, attribués à Fr. Gentil: statues de Ste Anne et de St Joseph, provenant d'un jubé de Troves et probablement de celui de l'église détruite de Saint-Etienne; ce jubé était de Dominique Florentin.

La rue Thiers longe à g. \a.place de la République, grand rectangle bordé de magasins, et. laissant encore à g. une vieille maison de bois, aboutit à

Il BAR-SUR-SEINE. — LES RICEYS. || [R. 23] — 439

an»le droit sur la Grande-Rue (route de Troyes à Châtillon), qui longe, du N.'au S., le pied des coteaux verdoyants aux pentes rapides, sur lesquels s'élevait le château des comtes de Bar; il no reste de la forteresse, dans une propriété particulière, qu'une partie de la salle des gardes et un grand pau de mur sans caractère, dit « tour de l'Horloge », où est installée l'horloge publique.

En tournant à dr. dans la Grande-Rue, on dépasse à dr. l'hôtel de ville (iiiusi'e en formation; quelques tableaux de valeur), et on arrive aune petite promenade allant à dr. vers la Seine ; c'est dans une ruelle à g. que prend le sentier conduisant à, travers bois à Notre-Dame-du-Chène.

Revenant sur ses pas dans la Grande-Rue, on trouve au n" 118 le murpignon de l'ancienne chapelle de la Passion, mur portant la date de 1481, mais qui, avec les deux beaux pilastres corinthiens qui l'encadrent, ne saurait être antérieur à 1560; il porte l'inscription vihtvtis non fortvna (pour FORTVN.«) coMES. La Grande-Rue, au S. de la ville, se termine à la porte de Chdtillon, porte assez monumentale du temps de Louis XI"V, et au delà de laquelle on trouve, du côté de la Seine, de jolies promenades.

Au S.-S.-E. (35 ou -10 min.), dans les bois et sur les hauteurs, chapelle de Notre-Dame-du-Chêne (fête, le 8 sept.), li^u do pèlerinage très fréquenté.

Le cb. de fer. remontant la rive dr. de la Seine, laisse à g. Merrey (éf/lise gothique des xvi« et xvii» s.), puis franchit le fleuve pour en remonter la rive g.

38 k. Polisot (église et vitraux du xvi« s.).

l^ C'« de l'Aube, pour (25 k. E.) Cunfin. — Cet ombr. franchit la Seine. puis remonte l'Ource et son affl. dr, le Landion. — 8 k, Landreville, 1,081 hab. — 10 k. Loches [église en partie du xii' s,). — 13 k. Essayes (hôt, du Croissant), ch.-I. de c. de 1,39-2 hab. [église : chœur du xW' s.). — 17 k. Verpillières (curieuse église romane, retable à personnages du xvi" s.). — •25 k. Cunfin.

^ C" de l'Aube, pour f9-ll k. S.) les Riceys; cet embr. est un prolongement de la ligne précédente. — Pont sur la Seine, à Polisy [église des xn' et XVI" s., vitraux anciens; croix de pierre du xvi= s. ; joli château de 15-10; pont du xvi' s.). — 5 k. Balnot-sur-Laignes [église des xii" et xvi« s.) . — 9 k. Ricey-Bas (belle église des xii«, xv« et surtout du xvr s., élégante flèche en ardoises haute de 60 m,, restes de vitraux, 2 retables du xvn'' s.); restes d'un château et d'un -prieuré). — 10 k. Ricey-Haute-Rive (hôt. du Fer-d'Or; église de la Renaissance, flèche élevée; maisons du xvi" s.). —- 11 k. Ricey-Uaut [église çt maisons du xvi» s.). — Ces trois localités, qui s'échelonnent au bord de la Laignes, affl. g. de la Seine, forment les Rieeifs, ch.-l. de c. de 2.290 hab., dont la population se distinguo par des caractères particuliers.]

44 k. Gyé-sur-Seine, 1,014 hab. (ruines d'un château des xii" et xv" s.; église en partie du xn"^ s. i. — On passe sur la rive dr. de la Seine. — 50 k. Plaines (tréfilerie; église des xii" et xv« s., vitraux du xv!», fonts baptismaux du xiii* s.). — On repasse sur la rive g.

52 k. MussY-sup-Seine (hôt. du Soleil-d'Or), ch.-l. de c. de 1,414 hab., à g., entre le ch. de fer et le fleuve. — Eglise de la fin du xiii» s. et du xv" s. ; portes C, N. et S., d'une ordonnance originale : anciens vitraux dont 3 du xiv= s. ^à l'abside); nombreuses œuvres d'art, tombeaux, statues, bas-reliefs, tableaux des xv"', xvi'= et xvii« s. ; au croisillon N., tombeau de Guillaume de Mussy et de sa femme (fin du xiii* s.), d'une disposition unique (derrière les tètes des statues couchées est le Christ, dont la belle tète se détache complètement, et dont les mains, avec celles do deux anges, soutiennent un linceul, où, sous forme d'enfants, sont figurées les âmes des défuntsi. — Derrière l'église, dans plusieurs enclos particuliers, restes (xv" et xvni* s.) d'un prieuré, dont une partie, la moins ancienne, a été restaurée pour servir de mairie.

59 k. Pothières (au S., au pied du mont Lassois, restes d'une abbaye fondée

440 — [R. 23j I DE PARIS A CHAL MONT.

au IX' s. par Gérard de Roussillon; le château d'où ce personnage à nioiti.légendaire a tiré son nom se trouvait dans le voisinape). — A dr., mont Lassois (307 m. d'alt., 200 m. au-dessus do la vallée), emplacement de l'antique ville de Latiscum. où se voient encore quelques débris romains: pont sur la Seine. — 65 k. Sainte-Colombe-sur-Seine, 1,262 hab. (usines métallurgiques), où on rejoint à dr. la ligne de Nuits-sous-Ravières.

67 k. Châtillon-sur-Seine (@; hôt. : de la Poste; de la Côte-d'Or; de la Couronne], ch.-l. d'arr. de 1.S12 hab., à dr., sur la Seine naissante, dans une situation très pittoresque. — Célèbre source de la Douiz. — Eglise Saint- Vorles (en partie de la fin du x"^ s., nombreux objets d"art du xiv» au xvii« s.l, sur la hauteur, à côté des ruines d'un château des ducs de Bourgogne. — Saint-Xicolas. du xii*' s. et de 1546. — Sainl-Jean, xv' et xvi' s. — Eglise de l'hôpital, xn' s. — Maisons anciennes. — Po7-te monumentale du xvii' s. — Pour plus de détails, V. la Bourgogne.

De Châtillon à Nuits-sous-Ravières, aux Laumes, à Is-sur-Tille, V. la Bourgogne.

On quitte la vallée de la Seine; à dr., ligne d'Is-sur-Tille. — 76 k. Brionsur-Ource (pont de 1680; église de la fin du xv^ s.), à g. ; on y franchit rOurce. — 82 k. Courbait : à 2 k". X.-O., belles ruines de la commanderie d'Epailly (xui^ s.). — 88 k. Veuxhaulles : à 2 k. N.-O., Montigny-sxcr-Aube, ch.-l. de c. de 614 hab. — On franchit l'Aube. — % k. Latrecey. — 103 k. Ckdteauvillain, ch.-l. de c. de 1.232 hab.. à dr., sur lAujon (restes d'un château): on y franchit l'Aujon, affl. dr. de lAube.

111 k. Bricon, et 12 k. de Bricon à |123 k.| Chaumont (V". ci-dessous).

7° De Tpoycs à Brienne (^ Est, 42 k. E.-N.-E.). — Au delà de la station de Saint-Julien (qui n'est pas desservie par les trains de Brienne i, on laisse à dr. la ligne de Châtillon, puis celle de Belfort: on franchit deux bras de la Seine, puis deux bras de la Barse. — 11k. Thenneliéres, à g. {église des xii'= et XVI' s., belle statue tombale de Louise de Goîigny, 1589). — 21 k. Rouilly-Géraudot : à 3 k. N.-O.. Rouilly-Sacey (à. Rouilly.'ey/ise des xiii' et xvi' s. avec belle Vierge du xv s. et beau vitrail "du xvi«; à Sacey, église des xii^ et xvi^ s.), à 3 k. S.-E.. Géraudot {église des xti« et xiii' s.. œuvres d'art du xvi« s.i. — 26 k. Piney (hôt. Loi-ion), ch.-l. de c. de 1,291 hab. {église des xii'. xvi'' et xyii" s.). — 31 k. Brevonnes ; au S., forêt du Grand- Orient (15.000 hectares env.). — 36 k. Mathaux. — On longe à g. puis on franchit l'Aube.

42 k. Brienne (R. 22, B).]

Distances, par routes, de Troyes à : Châlons, 79 k. ; Sens, 65 k. : Auxerre. 79 k.; Tonnerre. 57 k.

De Troyes à Châlons, R. 21 jusqu'à Sommesous. et R. 20 au delà.

Au delà de la station de Saint-Julien, qui n'est desservie que par les trains de la ligne de Châtillon, la ligne de Belfort laisse celle-ci à dr.. à g. celle de Brienne et franchit un bras de la Seine. — i75 k. (de Paris). Rouilly-Saint-Loup, à g. {église des xn" et XVI" s., vitraux du xvi^ s.).

183 k. Lusigny. ch.-l. de c. de l,i05 hab., à 1 k. à g.; à 2 k. plus loin, au N., restes de Vabbnye de Larrivour. — Pont sur la Barse, afil.dr. de la Seine. — 189 k. Montiéramey (église des X!i'= et xvp s., reste d'une abbaye, avec joli portail roman et vitraux du xvi" s.: à côté, bâtiment monastique du xvn° s.), situé à 2 k. en deçà de sa station, à dr. de la voie. — 193 k. La Villeneuve-au-Chéne (dansVéglise. statues anciennes). — On franciiit deux fois la Barse.

199 k. Vendeuvre-sur-Barse (hAt. André), ch.-l. de c. de

Il GHÂTILLON. — BAR-SUR-AUBE. || [R. 23] — 441

1,973 hab., à dr., à la source de la Barse. — Château (on ne visite pas) du xir et surtout des xvi' et xvir s.: belles parties de la Renaissance; la source de la Barse est dans le parc, sous un beau mur de la Renaissance.

Eglise en majeure partie de la Renaissance ; belle porte de ce style au N., sous la tour; à dr. de cette porte, sous un auvent, Pietà du XVI' s.

A Tint. : à l'O., bénitier en tonte du xvi* s. — Au-dessus du banc d'œuvre, retable de la Renaissance, en partie restauré. — Chaire {xvii'^ s.) provenant de Clairvaux. — Au croisillon S., sculpture du xvi" s. représentant, dans un paysage, la Converst'ou. de St Hubert. — A g. du chœur, tableau sur bois dans la manière du Pérugrin, représentant l'Arrivée de Ste Ursule et de ses compagnes à Cologne. — Au bas-côté g. du chœur et au croisillon N., ven-ières du xvi'-' s., dont deux très remarquables; au croisillon 'i^., fonts baptisinaux du xvi" ou du xvii'^ s. — Quelques vieux tableaux, sur bois ou sur toile.

On passe du bassin de la Barse dans celui de l'Aube. 210 k. Jessains (M sur Vitry), à 1 k. 5 à g. — Eglise des xu" et xvi"= s.

De Jessains à Vitry-le-Krançois, R. 22, B.

On remonte, rive g., l'Aube, ici très sinueuse. — 216 k. Arsonval- Jaucourt : à dr., Jaacourt {église en partie de la lin du xii° s.; ruines d'un châtenn des ducs de Bourgogne); à 1 k. à g. (N.), de l'autre côté de l'Aube, Arsoitval {église du xii" s., clocher roman). — On passe sur la rive dr. de l'Aube.

221 k. Bar-sur-Aube (omnibus, .30 c. ; hôt. : du Commerce, Saint-André: voil. à louer, hôtel Saint-Nicolas, rue de la Gare, 2; bains, au delà du pont: poste, à l'hôtel de ville. — Eglises), ch.-i. d'arr. de 4,507 hab., dans une charmante situation sur la rive dr. de l'Aube, au débouché du vallon de la Bresse. La rivière, coupée de barrages, fait tourner des roues de moulins et coule sous des ombrages magnifiques, entre des coteaux revêtus de vignes et de bois : ceux de la rive g. dressent leurs sommets arrondis jusqu'à 180 m. au-dessus de l'Aube, qui en longe le pied. La ville, à plat sur la rive dr., est entourée d'une ceinture de boulevards établis sur l'emplacement des remparts.

Histx)ire. — Bar parait avoir été, dans le principe, une forteresse bâtie sur les coteaux au 8. de la ville actuelle, et détruite (4Ô1) par Attila, qui y mit à mort Ste Germaine, devenue ensuite la patronne de la localité. Les comtes de Champagne y établirent quatre foires franches.

En 1441, Charles VII se rendit en Champagne pour faire rentrer dans le devoir les seigneurs révoltés, à la tète desquels était le bâtard de Bourbon, devenu un objet d'horreur pour le pays, à cause de ses atrocités. Ce seigneur fut cousu dans un sac et jeté dans l'Aube, à Bar; mais ses amis repéchèrent son cadavre et obtinrent du roi la permission d'ériger à sa mémoire, à l'endroit d'où il avait été lancé à la rivière, sur le pont, une chapelle expiatoire. De 16.'^G à 161l~:, la peste sévit, presque sans discontinuer, à Bar-sur-Aube, et lit perdre à cette ville ses foires, qui furent transférées à Lyon.

Le 28 janvier 1814, le maréchal Mortier soutint à Bar, contre le prince de Schwarzenberg, un combat acharné, à la suite duquel il se replia sur

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Troj'es. Le l""' février, le corps que commandait Colloredo forçait à Bar le passage de l'Aube.

Bar a vu naître : Nicolas Bourbon le Jeune (1574-1644), poète latin; le comte Beut/noi (n61-183ô), homme d'Etat, et son fils (1797-1865), érudit; le savant archéologue du ."Jojnmerarrf (1779-1842), fondateur du musée de Cluny, à Paris.

ITINÉRAIRE. — SorlanI de In pare, à ^., on atteint la rue de. la Gare, qui aboulit au boulevard Gambella: là on prend aussitôt à g. la rue Nalionnle, arlèro cenlrale de la ville, qu'elle traverse de part en part (maisons intéressantes).

La rue Nationale laisse à g. le palais de justice (à l'anple du palais, rue Saint-Pierre, où se trouve, n° 17, un hêlel en pierre du XYU' s.; on peut aller par là à l'église Saint-Pierre et en revenir par la rue Beugnol), puis à dr. la place d\Armes (monument de la guerre de 1870), où, dans un bâtiment sans caractère, sont réunis Vhôtel de ville, le bureau des poste.s et télégraphes et le théâtre.

La rue Beiuinot. qui s'ouvre ensuite à g., conduit à Saint-Pierre.

L'église Saint-Pierre, de la fin du xii' s., avec quelques remaniements du xyp, est très pittoresque extérieurement par ses galeries en bois, du xv" ou du xvr s., régnant le long de la façade 0. et du liane S. La porte 0., du xn" ou du -uni' s., en plein cintre, a de plus un petit porche en pierre, voûté en berceau: à la porte S., qui est analogue, et qui a des vantaux de la Renaissance, le porche est voûté en ogives.

De la porte O.. 7 marches, et 8 de la porte S., descendent à l'intérieur, où l'on remarque, entre autres particularités, un iriforium roman entre un rez-de-chaussée ef un 1'"'' étage eothlcr.es. — Près de !a porte O.. bénitier en fonte portatif du xv s. — Croisillon S. : Pietà du xv« ou du xvi« s.: belle Vicrt/e en pierre du xvi« s. présentant un rosier à son fils; autres statues anciennes. — Croisillon N., curieux tableau du Rosaire fxvi« ou xvn' s.).

La rue Sainf-Macloa. qui s'ouvre sur la rue Nationale en face de la rue Beugnot, mène à Saint-.Maclou.

L'église Saint-Maclou, (]uoique en majeure partie de la fin du xii' s., comme Saint-Pierre, est toutefois d'un style sensiblement différent, se rapprochant de celui de l'école langroise. L'abside principale est du XIV' s. Aux cotés du chœur sont des constructions du XV* s. Les portes, au N. et au S., sont romanes. A côté de la porte N. s'élève obliquement, ne touchant à l'église que par un angle, et relié directement à la porte par un arc-boutanî et un toit en appentis, une tour carrée percée d'un passage voûté avec rainure de herse: sa masse principale est du xni" s., c'était alors un ouvrage de fortification qui fut surélevé au xv° s. pour servir de clocher.

Triforium assez curieux. — Beaux chapiteau.r variés à feuillages. — Chaire du xvii« s. — Stalles et grille du ch<pur, xviii« s. — Nombreuses pierres tombales: -2. en marbre noir, ont été dressées au croisillon S., une 3' au croisillon N. ; au croisillon S. a été de même placée une grande pierre tombale du xvi' s. représentant un homme à moitié squelette dont on voit les entrailles à nu.

IIBAR-SUR-AIBE. — CLAIRVAUX. !| [R. 23] — 443

Au delà des rues Beuginot et Saint-Maclou, la rue Nationale passe devant (à g.) l'ancienne chapelle Saint-Jean (xiV" s.) et va rejoindre les boulevards, que l'on suit à dr. On atteint bientôt TAube, dont les bords forment une charmante promenade ombragée. On longe la rivière, sur laquelle sont établies des tanneries et des fabriques, et que traverse un pont de 7 arches, portant encore la chapelle expiatoire d'Alexandre de Bourbon ( 1'. ci-dessus. Histoire), et l'on revient à dr. à la rue de la Gare, par les boulevards Victor-Hugo et Gainbetta.

[Sur une colline (349 m.) de la rive g. de l'Aube, au S. de la ville (30 min.), chapelle Sainte-Germaine, pèlerinage, d'où Ion jouit d'une vue étendue sur la valtée de l'.\ubc. et derrière laquelle subsistent les vestiges de l'oppidum qui serait l'origine de la ville do Bar; près de là est aussi la belle source de Sainte-Gennaiiie.'

Entre Bar et Clairvaux, la voie franchit six fois le cours sinueux de l'Aube; à g., restes intéressants du prieuré de Belroi. — 229 k. Bayel (église en partie du xir s., statues du xiv" s.; verrerie). — L'Aube serpente dans une vallée pittoresque, dominée par les belles forêts qui environnent Clairvaux.

234 k. Clairvaux (omnibus, 35 c, ne desservant pas tous les trains; hùt. Saint-Bernard; pour visiter l'établissement il faut être muni d'une autorisation du Ministère de l'Intérieur) occupe, à 1,500 m. S.-S.-O., une riante position dans une combe de la rive g. de l'Aube, près de son conlluent avec l'Aujon, au milieu de belles prairies et au pied de coteaux boisés. C'est une ancienne abbaye, changée de nos jours en maison centrale de détention.

L'abbaye de Clairvaux, Clara Vallis, de l'ordre de Cîteaux, fondée en 1115 par St Bernard, alors âgé seulement de vingt-quatre ans, et qui en fut abbé jusqu'à sa mort en 1153, devint rapidement un des monastères les plus importants de la France.

L,es bâtiments furent presque entièrement refaits au xviii' s., dans des proportions monumentales. Des édifices primitifs, il reste encore : la travée O. de l'ancienne église, qui était du milieu du xii' s., et une partie du portail; le cellier (xii' s.), composé d'un rez-de-chaussée et d'un étage, offrant tous deux une voûte supportée par des coloones octogonales; enfin des voûtes du xn'' s., dans un large corridor menant de la place d'armes à la cour d'honneur.

Parmi les constructions datant du xviii' s., on remarque un grand réfectoire, converti en chapelle (belles boiseries dont chaque panneau, dans sa partie supérieure, sert de cadre à un tableau de sainteté, peint dans un style plus coquet que religieux), et la chapelle Sainte-Anne (peinture sur bois du xvi« s., représentant Notre-Dame de Pitié).

La Maison centrale, à laquelle ont été ajoutées plusieurs constructions modernes, est vaste et parfaitement distribuée. Elle est affectée, pour 26 départements, à la détention des individus condamnés, soit à des peines afflictives et infamantes, soit à des peines correctionnelles excédant une année. I.,es prisonniers (800 en moyenne; y sont soumis au travail obligatoire et au silence. — I^'otablissement de Clairvaux renferme quelques usines (forges et laminoirs, fabriques de boutons de nacre, de mesures linéaires, de lits en fer) dans son enceinte de 300 hectares. — En face de l'établissement est une statue de St Bernard.

La voie quitte la vallée de l'Aube pour remonter sur la rive dr. celle de r.\ujon. — 240 k. Maranville, au confluent de r.\ujon et du

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Brozô. — La voie remonte le Brozé, qu'elle croise plusieurs fois. On rcininl a dr. la liirne de Chàtillon.

'250 k. Bricorj (;: sur Chàlillon).

De Bricon à Chàiillon-sur-Scinc, V. p. 140.

\ dr., colline isolée de Monlsaon (329 m.). — 257 k. Villiers-le-Scc (fnimafi-es eslimés). — Après avoir rejoint à fr. la ligne de Blesmes, on passe sur le viaduc de Chaumont, un des plus beaux ouvrages de ce genre (ju'il y ail en France (îji) arches: 3 étages), long de GÛO m., jelé à oO m. de haut, au-dessus de la pittoresque vallée de la Suize, afd. g. de la Marne.

262 k. Chaumont (Bj: V. les Vosges).

U511-0Ç). Coulommioi-s. Imp. Paul BRODARD. — 4-11.

V>LE NICE HAVRAISSr

y^ CRÉATION ^

DUFAYEL

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