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DE PARIS A BEAUVAIS

(11 k) Luzarclies. — La voie descend par le beau vallon de Presles, entre la for{H de TIsle-Adam à g., et la forùt de Gamelle à dr., vers la vallée de l'Oise. — Pont sur l'Oise. 37 k. Persan-Beaumont, M des lii;nes de Beauvais et de

Pontoise à Creil. La gare est sur la rive dr. de l'Oise, à Persan (forges), au débouché de la vallée de l'Esches. Un pont en fer la relie à Bcaaiiiont-sur-Oisf, V. de 4,089 hab., étagée sur la rive g., au pied de la forêt de Gamelle {église du xuf s., avec tour du xvi' s.; promeniide sur les restes du château, (jui date du xiu° s.).

[De Pepsan-Beaumont à Hermès (,^^32 k. N.). — Principales stations : — 1 k. Le. Mesnil-Saint-Denis (église en partie du xvi'' s. ; château du .wii' s.).

H BEAUMONT. — MÈRU. — CREIL. || [R. 1, B] — 3

— 9 k. Neuilly-en-Tlielle, ch.-l. de c. de 1,592 hab. (église des xw", xv« et xv!" s.: château du xvi« s. i. — 11 k. Ercuis (tabr. d'orfèvrerie). — ■ 27 k. Nouilles, ch.-l. de c. de 1.375 hab., primitivement appelé Longvillers, prit au xviie s. le nom de la famille ducale de Noailles, originaire du Limousin.

— 32 k. Hermès ( V^ ci-dessous, B).]

De Persan-Beaumont à Pontoise et à Creil. V. les Environs de Paris.

La voie remonte au N.-O. la vallée de l'Esches. — 41 k. Chambly (belle église des xiir et xive s.; tableau et diptyques peints du xvi^ s.; chaire du xvnr). — 46 k. Bornel-Fosseuse (dans l'église de Bornel, fresques anciennes).

53 k. Méru (hùt. du lÂon-d'Or; du Centre; omnibus gratuits pour les bùtels), cli.-l. de c. de 5,466 hab., dans le vallon supérieur de l'Esches, centre de l'industrie régionale des boutons et objets de tabletterie en os, nacre, ébène, buffle, etc. — Dans Véglise, des xn% xnr' et xvi'- s., saint-sépulcre du xvi» s. Près de l'église, audessus d'une place, tour ronde du xvi" ou du xvii" s., dite des Conti.

[De Mépu à Labosse (^ à voie étroite, 32 k. N.-O.). — 9 k. HénonviUe (église des xn''. xiV et xvi" s.). — 15 k. Fleury-Heulecourt (à Fleury, église avec façade du xW s. et chœur de 1557]. — 17 k. Fresnes-Lèf/uillon (église des xii«, xiv« et xvi" s.'i. — 21 k. Fresneaux-Moiitchevreuil (église gothique du xvi" s., vitraux remarquables; château des xiii" et xv° s. qu'habita

Mme de Maintenon). — 23 k. Le Mesnil-Tliéribus. — 26 k. Jouy-sur-Thelle.

33 k. Labosse, jonction avec la ligne do Beauvais à Gisors ( V. p. 15).]

La voie monte par le vallon de Méru jusqu'au faite du pays de ïhelle. — 60 k. Laboisière-le-Déluge. — Tunnel du Coudray-Belle- Gueule (long. 1,455 m.; altit. 171 m.), percé dans la crête (2.33 m.) des collines crayeuses, dites Falaises de Bray, qui forment le rebord S. de la longue dépression du pays de Rray (à la sortie vue étendue); la voie descend vers la vallée du Thérain.

75 k. ViUers-sur-Thère. — On joint à dr. la ligne de Creil dans la vallée du Thérain, couverte d'une magnifique végétation.

79 k. Beauvais @ (V. ci-dessous, B).

B. Par CreU,

^ Nord, 88 k. — Trajet en 2 h. à 2 h. 30. — 9 fr. 85, 6 fr. 65, 4 fr. 35. ^ V. ci-dessus, A.

De Paris à Creil (pour la description de la région, V. les Environs de Paris). — 7 k. Saint-Denis. — A g., ligne de Beauvais par Méru. — 31) k. Survilliers. — Forêts d'Orry et de Coye. — 36 k. Orry-la-Ville. — Viaduc sur la Thève (belle vue). — Forêt de Chantilly. — 41 k. Chantilly, :•: sur Senlis. — Viaduc (36 arches) sur la vallée de la Nonette. La voie passe en tranchées à travers les carrières de pierre de taille de Saint-Maxiniin et débouche dans la vallée de l'Oise qu'elle franchit (à dr., sur un coteau, château moderne de la Versine, à M. G. de Rothschild). A g., Montataire et ses forges à l'entrée de la vallée du Thérain.

51 k. Creil ® (bût. : du Chemin-de-Fer, av. de la Gare, 6 : pet. déj. 75 c, dèj. 2 fr. 50; din. 3 fr., à part 25 c. de plus; pens. 7 fr. 50

4 — [R. 1, B] Il DK PARIS A BEAU VAIS. ||

par j., 12 ch. T. G. F. et w.-c. ; ^, ^, téléph.; du Commerce : 2 fr. 5( et 3 fr., ^ ; poste et télégraphe, à la gare; voit, do place, à la gare voit, de louage, aux hôt. et rhez Leborgnc), ch.-l. de c, V. indus trielle de 9,272 hab., se compose de trois" quartiers : celui de \n (kire sur la rive dr. de l'Oise; Vile, où se trouvent, à dr.. les débris asse; insignifiants du château, bâti par Charles V sur l'emplacement d( l'ancienne villa royale de Credulium; enfin, le quartier de la Ville sur la rive g., le plus important, où se trouve à g. Véqlise, de forme très irrégolière, datant du xiii" au xvi' s., avec (lèche'dentelée de 1551

[Nogent-les-Vierges, Royaumont et Villers-Saint-Paul (prommadi archéol. recommandée; @: 4 k. 5 jusqu'à Villers-Saint-Paul; on peut allei rejoindre le ch. de fer à 2 k. au delà de Villers, à la station de Rieux. poui revenir à Creil ou aller vers Compicgne). — Du pont, rive dr., on prend It rue Gambetta, proloug-ée par la route d'.\miens qui passe au-dessus du cli de fer. — 1 k. 5. iXogent-les- Vierges. On tourne à dr. au centre du v. et l'or passe au-dessus du ch. de fer.

2 k. 5. RorjaumoiU, dépendance de Nogent et ch.-l. de la paroisse. Avant d'arriver à l'église, ou voit, au milieu d'une petite place triangulaire, un .singulier monument (autel surmonté d'une colonne avec gros chapiteau de la tin du xii"= s., retaillé en partie au xiv-^ s., et où sont sculptés deux pcsrsonnages) qui, d'après la tradition, marque l'endroit où s'arrêtèrent spontanément les bœufs qui traînaient le char de la reine Bathilde, attirée en (>4r> à Nogent par le bruit des miracles attribués aux vierges écossaises Maure et Brigide. C'est sur la crypte où furent ensevelies ces deux saintes, assassinées dans le voisinage avec leur frère Hypadius (tin du v>^ s.), que s'élève l'église (si elle est formée, sonnera la porto'du presbytère, à dr. du porche, à Tint ) du XI» s., remarquable par son chœur élégant refait aux frais deSt Louis! et par sa tour centrale romane (plusieurs colonnes gravées sur toute leur hauteur). La nef, romane aussi, remaniée au xvu's., renferme quelques sculptures des xv« et xvi= s. A g. du chœur, chapelle funéraire du maréchal Gérard et, dans une autre chapelle, statue tomltale de Jean Bardeau (1632) œuvre de IMichel Bourdin. "''

De Royaumont, on suit la route de Pont-Sainte-Maxence, qui franchit la Brèche et laisse à dr. le château moderne de Villers-Saint-Paul. où est mort en 1855 le maréclial Gérard.

4 k. 5. Villcrs-Saint-Pai'l : à dr. et à 400 m. env. de la route, l'église ofl're une triple nef, de style roman, avec arcades en tiers-point, précédée d'une belle porto du commenc. du xii" s. Aux bas-eotés, dos arcades fort basses abritent des bancs de pierre. Le chœur, beaucoup plus élevé que la nef appartient au style épanoui du xiii'' s. (à dr., traces de fresques). A l'int. : dans le chœur, à dr., trois statues décapitées du xv« s. : Guillaume et Jacqueline Brunet, et, au milieu d'eux, la Vierge; pierres tombales; dans le bas-côté g., à la fenêtre terminale, vitrail du xin" ou du xiv<" s.]

De Creil à Amiens. R. 3; — à Compiègne, Noyon, Saint -Quentin. Maubeuge, Bruxelles et Namur, H. 12; — à Pontoise, V. les Encirons de Paris.

La ligne de Beauvais laisse à g. la ligne de Chantillv, pour remonter (0.) jusqu'à Beauvais la vallée boisée du Thérain.

54 k. Montataire, agglomération industrielle de 7,141 hab , à l'entrée et sur la rive g. de la vallée du Thérain. Les forges (visite interdite) occupent 2,000 ouvriers. Sur la colline dominant le conlluent du Thérain et de l'ftise, s'élèvent le château (xiv et xvi" s. ; on ne visite pas) et Véglise {xu", xni" et xiv" s. ; au tvmpan de la porte latérale S., deux statues ligurant l'Annonciation; jolies arcatures du xiii'' s.; clocher fortifié).

li .MoNTATAIRE. — MOUV. || [R 1, B] — 5

56 k. Crainoisy. — A dr., sur une colline, Sainl-Vaast-Lès-McllQ (église du xn° s.)- La voie passe sur la rive dr. du Thérain.

60 k. Circs-lès-Mello, à ^^ [cylise des xii°, xiu" et xvi's.; maison dite B rue hitmp, à pignons nani|ués de tourelles; maison en hois du xv" s.). Sur une eoîline de la rive g. du Thérain, se montre le château de Mello, bel édiiice de 1770, avec deux tours d'un manoir féodal (les \u% xui° et xV s. (collection d'antiquités et d'objets d'art). Le v. de MpIIo, où naquit Ginllaiime Cale (j Li^S), chef de la Jacquerie, possède une église des xi% xn" et xiii' s., avec basreliefs de la Renaissance. Au cimetière, monument d'Albert Martin (-j- 1897), membre du gouvernement provisoire de 1848.

63 k. Balagny-Saint-Epin. C'est à Balagny (fontaine des Vierges; ruines d'un château) que furent martyrisées, au v" s., avec leur frère Hypadius, les vierges irlandaises Maure et Brigide, auj. vénérées à Nogent-les-Vierges ( 1'. p. 4-). Tue chapelle de l'église renferme une partie de leurs reliques. -^ A dr., (ilature et belle église de Bury.

66 k. Mouy-Bury . — Mouy (bôt. : des Voyageurs, T. C. F. : de VEcu), ch.-l. de c. industriel de 3,434 hab. En face de la gare, buste du duc de Mouchy (par Marochetti). Eglise des xii", xiii" et xvi" s. ; restes d'un château fort; maison du xv' s.; ancien prieuré (restes des xii° et XVI'' s.) de Saint-Jean-des-Viviers, converti en ferme.

A Bury (i k. 5 E.), sur la rive g. du Tliérain, remarquable église des xi«, XII' et xiic s., reste d'un prieuré : à Mérard, un réfectoire voûté à ogives est le reste d'un couvent de femmes; à Châteauvert subsiste une cave également voûtée à ogives.

La voie laisse à dr. Angy (lilat. de laine; église des xii' et xiii'^s.. curieux bénitier roman), puis, au delà du Thérain, Hondainvillc (église des xi", xV et xvr s.; dans le cimetière, ruines de la chapelle Saint-Aignan, du xiv'' s.).

71 k. Hcilles-Mouchy. — Al k. S., Hellles (église des xif, xni" et xvi" s.; château de Morainval, xvirs.). — Mouchy-le-Cluitcl, à 1 k. o S. d'Heilles, autrefois siège de la plus ancienne baronnie du pays, érigée en duché, sous Louis XV. en faveur d'une branche cadette de la famille de Noaiiles. Le château acluel. construitsur un plateau qui domine la vallée du Thérain. et restauré par .M. le duc de Mouchy, date de la Renaissance ; il est llanqué de tourelles et relié à un grand donjon, remanié de nos jours dans le style de la célèbre tour de Coucy. A Véglise de Mouchy (xn", xui" et xv" s.; clocher moderne), une urne renferme le cœur du cardinal de Noaiiles, archevêque de Paris, f 1729; un caveau est consacré à la sépulture des Noaiiles. — A 1 k. 5 N. de la gare, Saint-Félix (église des xii', xiv^ et xvi' s. ; flèche avec clochetons).

74 k. Hernies (K sur Persan-Beaumont), sur la rive g. du Thérain. Dans Véglise (x', xn' et xvr s.), vitraux anciens et fonts baptismaux du xvi" s. Au N. du v., derniers débris de l'abbaye de Froidmnnt. fondée en 1134.

De Hermès à Persan-Bcaumont. V. p. -2.

6 — [R. 1, B] Il DE PARIS A BEAUVAIS. ||

76 k. Villers-Sainl-Sépulcre. — Véglise, des xii" (portail), xui" (cliœur) ot xvi" s., dépendait (Pun prieuré (fondé en H06) dont il reste do grands pignons et des cheminées du xiv" s.; dans le croisillon S., sépulcre à 7 personnages de grandeur naturelle, et cadre de cuivre contenant un carreau du Saint-Sépulcre de Jérusalem, Rapporté au xi" s. par Lancelin, flls de Foulques, châtelain de Beauvais. — Dolmen de la Roche aux Fées.

78 k. Montrcuil-sur-Théraiii. — On joint à dr. le ch. de fer de Saint-Just (p. 17). — 8Ù k. Rochy-Condé. A 1 k. sur la g., vaste château de Merleinont, llanqué de tourelles (partie du xvi" s.); dans le bois qui domine ce château, chapelle Saint-Ariioult (xi" s.). fondée par celui qui en est devenu le patron. — 84 k. Therdonne, à dr. (à 1 k. E.-S.-E., le Mont Bourcjuillemont. 109 m., avec restes de retranchements présumés gaulois, passe pour le lieu où le chef gaulois Corréus, révolté contre César l'an 51 av. J -C, périt à la tète de 7.000 Bellovaques). — A g., ligne de Méru.

88 k. BEAUVAIS <D [V. VIndex), V. de 20.2i8 haï)., ch.-l. du dép. de roise. évéché, s'élève partie au fond, partie au-dessus d'une large vallée verdoyante «lu'entourent des coteaux boisés, et où se réunissent le Thérain et l'Avelon. Les anciens remparts ont fait place à de belles promenades ([ue bordent les canaux du Thérain et qui forment tout autour de la ville une magnifique ceinture de verdure et d'eau vive. La cathédrale, qui domine toute la ville, l'église Saint-Etienne, les maisons anciennes en bois ou en pierre qui bordent encore en partie la place de rilùtel-de-Ville et (juclques rues, font de Beauvais une des vieilles cités les plus intéressantes du Nord de la France.

Principales curiosités. — Cathédrale (p. 9 ; — église Saint-Etienne (p. 7); — Palais de Justice ip. Iv!): — Grande-Place ou place de l'Hôtel-de-Ville (p. 9}: — MusKE p. 13); — Hôtel iœ Ville ly. p-. — .\l\isons anciennes ip. 7, 0 et 14); — Manufacture nationale de Tapisseries (p. 7;.

Histoire. — Beauvais doit son nom aux Bellovaques, dont cette ville devint la capitale après l'abandon ou la destruction de Bralii.ipantium. Les Romains l'appelèrent quelque temps C-Tsaro)iiagti.i: un évëché y fut fondé vers -250 par St Lucien. Au moyen âge, les évêques tinirent par réunir dans leurs mains presque toute l'autorité temporelle, ce qui leur occasionna de fréi|uentes querelles avec les bourgeois, auxquels pourtant ils accordèrent, en lOW. une charte assez libérale. Le plus tristement célèbre l'ut Pierre Caucbon. qui tit condamner Jeanne d'Are à Rouen et que ses diocésains tinirent par chasser ignominieusement. En 147->, les femmes ellesmêmes, sous la conduite de Jeanne Laisué, dite Jeanne Hachette, illustrèrent la ville en la détendant contre Charles le Téméraire, qui dut lever le siège avec 80.000 hommes. Louis -XL pour perpétuer le souvenir de cette belle résistance, institua la procession de ï>ainte-.4.ngadrome, remplacée depuis 1906 par une cérémonie purement civile, qui a lieu, comme l'ancienne, le dimanche le plus rapproché du Ql juin et qui attire de nombreux étrangers. Dans cette cérémonie, les femmes ont le pas sur les hommes, et des jeunes filles, conduites par les autorités de la ville, tirent, sur la grande place, une salve d'artillerie.

Industrie. — Deux manufactures, l'une privée (Laine et C". boulevard Saint-Jean'i, 'l'autre iiropriété de l'Etat, soutiennent la vieille réputation des lapis de Beauvais. Parmi les plus importantes industries il faut citer en outre la brosserie et la tabletterie, des fabriques de drap pour l'armée, des

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