‹ Le Nord, la Champagne et l'ArdenneChapitre 88 sur 446 · R. 2, .IJ H DE PARIS AU ÏREPORT · texte numérisé non relu

R. 2, .IJ H DE PARIS AU ÏREPORT

de Blangy. près de la voie ferrée, Séry (restes, remaniés et convertis en château, d'une abbaye de Préniontrés fondéo vers 1120). i

163 k. Monchaux (ch&teau ruiné; à l'église, dos xui° et xvi" s., fonts baptismaux monolithes sculptés du xu"^ s. ; a Soreng, église

du XIV s.).

167 k. Lnnuroy-Gamaches, :< pour Longpre (V. R. 4, 1").

Gamaches(hùt. : Saint-Pierre; du Commerce; omn. 30 c), ch.-l. de c. industriel de 2,246 hab., sur la rive dr. de la Bresle, au conll. de la Viraeuse. — Eglise des xii% xm- et xV s., avec influences normandes; clocher ogival llamboyant en biais au croisillon ^.;. cuve baptismale de la Renaissance; christ en bois du xV s.

168 k Loii'jrov (débris d'un château: église avec clueur duxii"s. et fonts baptismaux de i:i52). — De Longroy à Eu, on voit se dérouler à g. la lisière de la forél d'Eu. — A dr., restes de Vahhayr de Lieu- Dieu, fondée en U'Jl pour des Cisterciens, et en partie transformée en ferme: à g., Gousseauville (château ruiné; église du xiii° s.), sur la rive t:. de la Bresle.

172 k. Incheville (hôt. des Touristes; chœur de Teglise du xii"= s.: château ruiné; chapelle Saint-Martin-au-Bas, des xii" et xvi° s.; à 2 k. S., camp anti(|ue de Mortagne), situé en frffce de (a dr.) Beauchamps. — A g., forêt d'Eu; à dr., Bouvaincourt (chapelle et pèlerinage de Saint-Sauveur, où les paysans amènent leurs bestiaux). — 174 k. Forêt-d'Eu.— A dr., Oust-Marest (dans l'église, saint-sepulcre du xvi" s.). — 177 k. Ponts-et-Marais. — I7U k. Eu-la-MouUlette.

180 k. Eu. gare dite aussi Eu-la-ahaussce (V. l'Index; !■' POJjr ■ Dieppe et Ahbeville. — Château, église, chapelle du collège), \ . de 0,743 hab.. ch.-l. de c, à 4 k. à peine de la Manche, sur la rive g. de la Bresle, rivière qui, après avoir formé la limite de la Haute- Normandie et de la Picardie, sépare auj.Me dép. de la Seine-Inferieure de celui de la Somme.

Histoire. — Eu, Augusta sous les Romains et plus tard Aiu/sta, Auga et Auyum. a appartenu succe.':;.sivement. depuis 996. aux maisons féodales de Normandie, de Brienne, d'Artois, de >"evers, de Clcvcs, de «uise, à Mlle de Montpensier, au duc du Maine, à son tils puino le comte dli-u, au du.-, de Penthiévre et à la famille d'Orléans. Le titre >le comte d Eu, auquel était attachée la pairie, est oorté auj. par le lils aîné du duc de Nemours-, fils de Louis-Philippe. — Eu est la patrie des frères Aiiguier, François (IbOl- 1669) et Michel (1612-166S), célèbreb sculpteurs.

ITINÉRAIRE. — De la gare, située dans le faubourg de la Chaussée (^Q électr. pour Eu, 10 c. et 15 c. et le Treport), on suit Vaveraw de la Gare, ([ui traverse le déversoir de la Buzine (à dr.)dans le port d'Eu, puis deux bras de la Bresie, puis on prend à dr. la rue de la Trinité, continuée par la chaussée de Picardie, laquelle Unit, un peu au delà de la rue de la Poste (à dr. ; au n" fi, postes et lelegr.), a la rue Anguier, k g. (en conlournant celte rue à g., on arrive a I entrée de r/iosp/fc. dont la chapelle, ordinairement ouverte, offre une jolie porte, une clôture et un buiïet d'orgues du xvii' s., et une Descente de croix attribuée à Lelirun|;ii la suite de la chaussée de Picardie, la rue de l'Abbnve monte à la place du Président-Cariiot (mairie, ou

Il GA.MAGHES. — EU. H [R. 2, A\ — 23

est conservée la charte communale de 1151; iialle; église), communiiiuant, devant réglise, avec la place d'Orléans (château).

Saint-Laurent, anc. collégiale, une des plus helles églises de la Normandie, s'élève sur un emplacement, qui, formant terrasse au N., est soutenu de ce côté par de grands murs du xvii" s. en briques avec contreforts. Dédiée à saint Lawrence O'Toole, archevêque de Dublin, en Irlande, mort au monastère d'Eu en 1181, elle offre, à part les tours, qui manquent, le plan complet et toutes les dispositions caractéristiques des édifices normands du xui° s. Bâtie lie 1186 à 1230, profondément remaniée au xv* s. et restaurée de nos jours, elle a, comme la cathédrale de Rouen et le chœur de la Trinité de Fécamp, de fausses tribunes au-dessus des bas-côtés de la nef; les chapelles rayonnantes sont simplement rectangulaires; l'ordonnance de la fat-adc est très gracieuse et très originale.

L'int. a 80 m. de long., 17 m. do larj^. et -3) m. d'élcvatiou.

Nef. — Vitraux modernes dans la grande fenctro au-dessus de la porte principale. — Banc d'œuvre à baldaquin supporté par deux cariatides en bois Sfulptô (.win" s.).

Croisillon dr. — Colonne torse du xv" s., sous un cliapiteau du xui'. — Fonts baptismaux en pierre du xv s. — Au-dessus de l'autel, tableau du xYn" s. (la ville d'Eu à cette époque). — Dans le mur O., inscription du XV' s. (fondation faite par Charles d'Artois, comte d'Eu). — Dans le mur S. do la chapelle, bas-relief et épitaphe de 1162.

Chœur. — Contre les grands piliers, quatre colonnes de marbres de couleur fxviii'' et xix' s.) supportent des urnes en bronze dont les deux premières otfront une devise et les armes des ducs d'Orléans. Sur la seconde à dr.. épitaplie de Louis-Auguste de Bourbon, prince légitime, t 1775; sur celle de dr.. cpitaphe de Catherine de Clcves, duchesse de Guise, avec la date de 1(333. Du même côté, près de l'autel et sur une dalle de marbre noir, épitaphe (xv!' s.) de Philippe d'Artois, connétable de France, -J- 1397. — Au fond de l'arrière-chœur, châsse du xviii'" s. contenant des reliques de St Laurent. ~ Belle clôture (1540 à 1580).

Déambulatoire (de dr. à g.). — Les Disciples d'Einniaiis (peinture de l'ccole italienue). — Porte à encadrement sculpté (xv s.) surmontée d'une statuette de Dieu le Père, et donnant accès (escalier de 5 marches) dans la chapi'lle du Saint-Sépulcre, du xv' s. (belle sculpture du xv s., avec des traces de peintures et de dorures, représentant le Christ au tombeau, très vénérée à Eu). — Chapelles suivantes -.portrait de St Charles Borroniée ; Vierge au Rosaire, peinture du xvii" s. — Chapelle absidale ou chapelle de LA ViEKUE : Vierf/e en bois, qui serait l'œuvre et le don de l'un des frères Anguier.

Croisillon g. — A l'autel, petit bas-relief en terre cuite (fin du xvi^s.) : l'Ensevelissement du Christ. — Tableaux : St Sébastien ; Descente de croix (xvn"= s.).

Bas-côté g. — Sous une arcade surbaissée, tombeau et épitaphe de Nicolas do Saint-Ouen Cf 1504), avec sculpture (mutilée) sur pierre en ronde-bosse (nombreux personnages).

Sous le chœur, une crypte (xv» s.), restaurée par Louis-Philippe, renferme dix .sarcophages, refaits par le même prince en 1828, mais supportant des statues anciennes : St Laurent (xiii* s.), Jean d'Artois (1.386). Isabelle de Melun, sa femme (1389), Isabelle d'Artois /1479), Charles d'Artois enfant (rù68), Philippe d'Artois (1397). Jehanne de Saveuse, épouse de Charles d'Artois CUIS). Philippe d'Artois (1397), Hélène de Melun, seconde femme de Charles d'Artois (1172). et Charles d'Artois. Au milieu, une table de marbre indique la sépulture d'un duc d'Aumalc (-'[■ 17(J8).

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L'église possède un buste de 8t Laurent en argent, de 1640. une Vierge du xvir s. également en argent dite N.-D. du Vœu, et une aube avec nappe d'autel qui ont été. dit-on, brodées par Mme de Maintenon.

Contre le terre-plein S. de ré^lii^f, une fontaine vulgaire en granit (1873) a été érigée par le comte de Paris en souvenir de la restitution du château d'Eu à la famille d'Orléans, en 1871.

Le Château (le château, reconstruit sur l'ancien plan depuis l'incendie de lOO'i, et le parc sont rigoureusement interdits au public), une des résidences favorites de Louis-Philippe, occupe l'emplacement d'une forteresse, élevée ou relevée, soit par Charleraagne, soit par ses successeurs pour arrêter les incursions des Normands.

RoUon le défendit avec succès, eu '>2,i, contre le roi Raoul. Charles le Simple, moniontauémcnt remonte sur le trône, y reçut, en 'J-27. 1 hommage du duc de Normandie. Guillaume Longue-Epéo. Guillaume le Conquérant, qui y célébra ses fiançailles, s'en empara, en 10 16. et y eut plus tard une entrevue ave.- Harold. Daprès une tradition locale, Jeanne d'Arc, allant du Crotoy à Rouen, aurait été enfermée dans la prison de ce château, dnc Fosse aux Lions. i i ir ■

Le château incendié en 1902 avait été commencé en 1578 par le duc llenri de Guise daprès les plans des frères Leroy, de Beauvais. Lorsque Mlle de Montpeusier en prit possession, en lt561. il n'y avait encore do construit que l'aile dr. et la moitié du corps de logis du fond, donnant sur la Bresle. On doit à cotte princesse : la création du parc (terrasses dessinées par Le Nôtre) et le kiosque situé à lextrémité de ce parc (très belle vue sur la mer). Après avoir servi d'hôpital en 1795, le château devint la résidence du titulaire de la sénatorerie de Rouen. Ce fut alors que, par raison d économie, furent abattus le corps de logis en retour contenant 1 escalier, la salle des (iardes. etc.. et le petit château construit par Mlle de Moptpensier près de la maison actuelle du jardinier. -V partir de la pnse de possession de ce domaine par Louis-Philippe, alors duc d Orléans (1S--1), furent commencés les importants travaux qui ont mis cette belle résidence dans l'état où elle était avant l'incendie du 11 nov. 1002, qui na épargné que l'aile dr. et la chapelle; elle a été aussitôt restaurée. Le domaine appartient auj. à M. le comte d'Eu. .

Le parc (16 hect.), im des plus beaux de la France, rcntcrmc plusieurs bassins alimentés par les eaux de la Bresle. A Icntroo, près de la cliapcUe, on remarque des hêtres magnifiques, au milieu aesquels une tai.ie de marbre porte cette inscription : c'est ici quk i-ks guises tenaient co.n- SEiL .\u xvi« SIÈCLE. Lcs abords du château ont été, sous Louis-Pliilippe. transformés eu une esplanade belle vue).

Sur la place du Président-Carnot s'ouvrent plusieurs rues, notamment : à l'O. la nw du Tréport, suivie par le train; au N. a dr. la Grande-Rue, à g. la nu- du Collège menant au collège; a I H. la rue de Mirihel (\\° 8. maison assez originale du xvii" s., restaurée: à l'angle de la rue de la République, porte, \v\V s., de ancien ^1 couvent des [ rsulines, avec clef et modillons sculptes), allant au Champ de Mars, au fond de laquelle sont les restes de deux lovr fortijiées du xui*^ s. Derrière ces tours est la rue Pasteur, par lat]uen on peut aller aussi au collège.

Le Collège (s'adresser au concierge pour visiter la chapelle) anc. maison de Jésuites, élevée vers 158'2 par Catherine de Cleves est une charmante construction tm la hrifiue et la pierre se coin

Il EL. - F(»HÈT D'ECU i^' ^^ '^^ ^^

binent avec orig-inalité (à la porte intérieure, armoiries des mai- «nns de Gui*e, de Lorraine et de Cleves). u-,„„ ♦

Ta chapèlïe (1622-1624) est un curieux spécimen de 1 architecture du temps de Louis XII L

A Tint • mausolées en marbre du duc de Guise (assassiné en 1588) et de A lint. ■^^l°J^^^l'}^[ (l'Eu (.!. 1633); ils se composent do deux sar-

Sur la place, statue de Michel Anguier, par Eug. Benêt (1908).

d'Eu auTrcport, qui a remplacé les sinuosités de la Bresle. [Chapelle Sfr^-^^-ver^iP^l^^'^<^^^%ZàL Vunietit ctomi^

Forêt d'Eu (intéressantes excursions). - La forêt d'Eu, ^^^^f^^e 9 390 ^^'?^-' se compose d'ui grand nombre de massifs, dont deux ]f ,'n°f' .^ ■ ^^^ P''!^ roas^Kle, érr-Hcuae-Forét cCEu sHué entre ^ J^^^ -^.^i dH^lï^/e-

Sr^tes ilîfes de eulture. et s'^t^nd ainsi des environs d^u au ^.-a STÏe^ii^îir^^iirïina^iSg: r'^n-i^r-^îi^ ..J^V^ foi^t

^^iStf-teTc^Tp^^^s ^^r^sï^n- ^n'^ë^i

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^''f^of .If'-'ïrlïd-Eu par la route de Neufchâtel, on passe sous Ic'ch.-ie'feS'-Ku .D^pe; puiT on prend sur 'a |. un cben^n qui men •■■ la fnr.H Dar la ferme des Haijettes et -1 k. d Eu) i,amt--fieiteeHyni rdinsfé-lilLr'^J;; attribué aux frères Anguier, provenant d une egl se d'Eul Dans Ta forrt. à f6 k.) la ferme de la Madeleine, commence la roule î-i»L?^" ionstruite pa^ Louis-Philippe. Ce ^'---: ,^;-,^',"^/,';^;,'X monmpux et presque toujours malaisé, contourne en lacets les gorges au vers^U a de^a viuée d^ la Bresle. La partie de la foret quelle t^^vejse ,.<:t vfmarnuable Dar son oaractère pittoresque et sauvage., ba route cie mèntin""c2nduit Tu plateau appelé ^Mont d'Orléans, tout entouré de pins (très belle vue sur la forêt de la vallée de 'a Bresle)

Du Mont d-Orléaus, on descend, a (7 k. <1 Eu) I"'=heville (p. --) d ou i on peut revenir à Eu. soit par le cli. de fer, soit l'^^; V"."f,„^'aeînU.re louKO la la vallpi- l'une sur la rive dr., autre sur la rive g. Cette dernière longo la ïvHetle^oirAblé (ruines 'romaines, entourées do l.ôtres magnifiques : se rensci'-ner à la fermei, en partie détriclié. ,

o" "s k W). - Lu Mont d'Orléans, on petit suivre 1 avenue indieat condûifant à la maison forestière de la Madelemc (bon lait). De la on

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va rejoindre, au Val Mayeux et près do l'ancien prieuré de Sainl-Marlinau-ISosr (cliapolle dos xii' et xvi' s.; faisanderie;, donné par les comtes d'Ku à labbayo du Bec, la route Adélaïde, longue voie très sinueuse sur la(|ut'lle se rencontrent successivement le Rnnd du Pire de Famille, le carrefmir de .Yetitoiirs. lo Jlond Adrluide petit obélisque et médaillon en marbre blanc de Mme Adélaïde, 1813). le Rond des Bœufs, lo Mont-Frison et le carrefour de la Reine, d'où l'on peut aller prendre, i Lon'Toy- Gamaches, le ch. de fer pour Eu ou pour le Tréport. "

Distances, par les routes de terre, d'Eu à : Abbeville, 32 k ■ Blanev ■22 k.; Dieppe, 30 k.; Neufchâtel, 41 k. ; Paris, 130 k.: le Tréport. 3 k. D'Eu à Dieppe, V. la Xormandie.

183 k. Le Tréporl-Mers @ (F. ci-dessous, B).

B. Par Abbeville.

^ -Nord. 211 k. — Cette voi« est desservie en été par des trains rapides : trajet en 3 h. 1;> à 0 h.; on change frénéralement de train à Abbeville. — Mêmes prix que ci-dessus, A.

fd'Abbeville au Tréport : 36 k. O., par le faub. de Houvray, le Toquet, .) Cambron. (9 k. Miannay, (16 k.) Valines, (20 k.) Fresscnnevillc, (23 k.) Woincoiirt et (32 k.) Ku. <\ I

176 k. de Paris à Abbeville {V. R. 4). — La ligne du Tréport se détache à g. de celle de Calais. — 178 k. Faubourg-dc-RouvrnY. La voie longe à dr. le canal maritime de la Somme. — 180 k. Cambron-Laviers (à l'église de Cambron, en partie du xvi' s., sculptures et groupes grotesques). — 183 k. Gouy-Cnhon. — La voie tourne brus(|uement au S.-O. et .luittc la vallée de la Somme pour remonter le vallon de la Trie.

192 k. Acheux-Fraideu : 2 k. 5 N., Fninlcu iéijdsc des xv" et xvr s., avec haute tour, poutres sculptées et bizarres sculptures dans le chœur); a 2 k. 5 S., Acheii.r-i'n-Vimi'n {église des xtie et XV' s., avec fonts baptismaux et corniches en bois" sculpté). — La voie débouche sur un plateau parsemé de nombreux villages entourés de grands arbres. — 104 k. Chépy-Valincs : à Chépy, centre de la fabrication des. toiles du Vimeu, église en partie du xvV s.. avec chaire du x\i\\ restes de vitraux et belle pierre tombale; à Valûtes, ancien château ilamiué de 2 tourelles. — HIT k. Feuqiierolles.

198 k. Feuquières-FressennenviUe.

202 k. WoincourL — La voie descend par un vallon vers la vallée de la Bresle (belle vue à g.), qu'elle croise pour rejoindre la ligne de Beau vais.

211 k. Eu-la-Chaussée {V. ci-dessus, .4).

214 k. Le Tréporl-Mers @.

LE TREPORT ( V. VIndex. — Slalimi balnéaire très fréquenlée), V. de 4.9Sri liab.. est situé à l'embouchure et sur la rive g. (par conséquent dans le dép. de la Seine-lnferieure) de la Bresle. (jui y l'orme un port de pèche et de cabotage et dont la vallée ouvre une large échancrure entre de liauîes falaises crayeuses. Le TréporI a

Il LE TKÉPORT. ii [^- ^' ^^ -'

succédé, peut-être sur un autre emplacement, à l'antique Uijt^Hor Portm, mais n'eut d'irapurlauee ([u-après la fondation, en 10o9, de Vabbare Saiiil-Michcl. La rilU- basse, aux maisons généralement bâties en briques et couvertes en ardoise, s'étend avec ses rues étroites, entre le port, la plage et les falaises; la mile hau«e s étage au-dessus du port dans un petit vallonnement qui la protège de la mer et où l'église est assise à mi-côte, dominant le quai. Le Ireport est, avec Dieppe, la station balnéaire la plus rapprochée de Pari-;- au'^^i est-elle très fréquentée par les Parisiens, a qui 1 organisation des trains rapides et de nombreux trains de plaisir permettent de venir v passer la journée du dimanche.

ITINÉRAIRE.- De !a gare {^t électrique pour le Trcport et pour Mers), à g. en sortant, un pont tournant sur la Bresle, pu's 'e pont-écluse de la retenue des chasses accèdent au quai François I , â la partie movenne du(iuel se superpose le qmi Napoléon luimême dominé "par l'eiilise. En suivant le ([uai François 1 , qui borde le port, on arrive à la place de la Poissonnerie (belle croix en fer forgé), d'où part la jetée 0., puis à la place de la Batterie et au Casino, bordant la plage.

Du quai Napoléon, on monte à l'église par des rampes, puis par un escalier de 75 marches donnant accès sous le porche.

L ealise Saint-Jacques (xvr s.), où domine le style gothique, présente des murs en grés et en silex, formant une sorte de mosaïque. Le portail, caché par un porche en grès, qui sert de passase. est orné de sculptures intéressantes (au bas du trumeau qui sépare les deux baies, bénitier de l'époque; en haut, statue de la 'Vierge). Au S. du portail s'élève la tour inachevée (statues de St Jean rÈvangéliste et d'un évèque).

\ Tint. : clefs de voûte, dun travail très remarquable, dont une retombe de 3 m.: vitraux, par Lusson; autels modernes. - A dr. du chœur, chapelle Saint-Nicolas Oolie crédence et 1 stalles du xvi- s.). -- Bas-cote g- : a la voûte lustre dardent, ex-voto de la reine Amélie; chapelle de A.-Z>. des Douleurs, du XVI' s.: Descente de croix, groupe de 0 personnages, en pierre; sur l'autel, bas-relief de la tin du xvi'= s. (Symboles des Litanies de la \ier?e). Au S.-E. de Saint-Jacques est le square Alexandre-Papin (fort belle vue), où sont conservées des ruines informes (murs en petit appareil, aucun détail d'architecture) de Vabbnye Saint-Michel. De l'église la rue Abbé-Vincheneux in" 1, maison de la première Pœnaissance en bois sculpté) descend à la place du Marché {croix a personnages de 1018), d'où la rue de Paris va a la petite place de rHôlel-de-Villc, simple expansion de la rue de V Hàtel-de-Ville ; celle-ci passe sous une tour de 1563 dépendant de Ihôtel de ville et devient après la rue de VAngainerie. L'hùtel de ville renferme quelques tableaux et curiosités (visibles, sauf le dim.). A g. de l'hôtel de ville, sur la petite place, un grand escalier conduit sur la falaise.^

La plage (sable et galet) est bordée sur une long, de dOO m., depuis la jetée 0. jusqu'au pied des falaises, par une belle terrasse sablée, V Esplanade de laPla<jc. On y remarque le Pavillon d'Orléans, construit par les princes d'Orléans et appartenant auj. a la famille Schneider, et une maison (n"' 32-33) décorée de medail-

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Ions et de mascarons. L'espace consacré au bain est divise en 3 parties : à dr., pour les dames seules: au milieu, pour les bains en commun: à p., pour les hommes seuls.

Le Casino (1897), a l'extrémité N.-E. de la plâtre^ est ornementé de faïences, d'émaux, de Irises en prafito, et lonpé, du côté de la mer, par une terrasse i\ bahistres. Sur les bâtiments reliant les trois pavillons ré-rne une terrasse-véranda.

L' avant-corps ceutral renferme la salle des fêtes. A dr. du vestibule sont les petits clicvaux et. dans le pavillon E.. le café-restaurant avec rotonde. A g. du vestibule se trouvent le salon de conversation et, dans le pavillon O.. les locaux du cercle, le salon de lecture et le salon des dames. Le soussol renferme : salle pour les leeons de danse, salle de récréation pour les enfants, salle d'armes avec hydrothérapie, -rymnase, salle de billard, atelier de photographie, remise de bicyclettes.

Sur la plage s'ouvre la rue Ch.-Brasscur, à lextrémité de laquelle oji monte sur la falaise (90 m. d'altit.),où de vastes terrains ont été acfjuis par une société dite de Tréport-Terrassc, ijui y a créé une magnifique promenade et un vaste hôtel. De là on jouit d'une fort belle vue sur la mer. la vallée et la longue ligne des falaises qui se prolongent au N. jusqu'au delà d'Ault: plus loin, on découvre la cote basse de Cayeux et la pointe du Hourdel. Un beau funiculaire (montée 25 c desc. 15 c. ; dim. et fêtes 40 et 25 c), à travers un tunnel, part de la rue de l'Amiral-Courbet et dessert aussi la falaise.

En descendant la rue de Dieppe, route de Criel, au revers du plateau, on rencontre bientôt la chapelle gothique (xvfs.lde l'ancien hôpital Saint-Jnlien (au-dessus de la porte. Vierge ancienne), but d'un pèlerinage au mois de janvier. Derrière la chapelle, au bord de la route, un tnoiniment a été érigé, en 1902, aux victimes de la guerre de 1870.

Port. — Le port comprend ; — 1» le chenal, long de iôO m. et large de .'>S m. à l'entrée, qui forme l'embouchure do la Bresle et (|ui est resserré entre àèu\ Jelées avec brise-lames piof. 5 m. iiO à 0 ni. 75): — •3" l'nvnjit-port ou poil d'écliouai/e (1 hect. 1/2), bordé do quais sur 108 m. de long.; — 3» le ba.ssiii à /loi. formé par un épanouissement de l'entrée du canal maritime d'Eu et pouvant recevoir des navires tirant 4 à Ti m. ; — 1" un bassin de retenue de 14 hect. servant aux i-hasses qui préservent le ohenal contre l'envahissement du galet. Des chantiers pour la construction et la réparatiou des navires sont établis le long de la rivière. Le Tréport tire principalement son importance de la pèche, particulièrement du hareng. Il s'y fait une expédition considérable de galets ramassés par les pauvres gens pour dos fabriques de faïences anglaises.

Mers (tram, depuis la gare, 15 c. et 10 c; pour autres renseign. pratiques. V. VIndex. — Station balnéaire fréquentée), 1,078 hab., se compose d'un quartier de belles maisons et villas modernes, dans la plaine, se rapprochant de plus en plus de la rive dr. et de la gare du Tréport, et du vieux bourg, plus éloigné, s'echelonnant entre la plaine et le sommet du plateau. Le nouveau ([uartier, (|ui donne en façade sur la plage, a pour artère principale rnyc;ii/c de la Gare, qui aboutit (I k. de la gare) à la vaste place du Marché, dite aussi la Prairie (buste du D' Pierre Lefort, 1767-1843). De l'avenue de la Gare et de la Prairie, de courtes rues transversales conduisent à la

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