‹ Le Nord, la Champagne et l'ArdenneChapitre 89 sur 446 · LE TRÉPORT. — MERS. — ALLT- || [R. 2, B · texte numérisé non relu

LE TRÉPORT. — MERS. — ALLT- || [R. 2, B

plage, le lonu; de la(iuelle s'élond une dlyui- spacieuse, sablée, munie de bams, cl bordée par un cordon de galets. D'autres rues montent à la sille haute, ou 1-on voit, en allant à Vcglise (ancienne, pittoresque, mais sans caractère arcliitectural ; du cimetière, belle vue), une croix de fer plantée sur un fragment de cuve baptismale du XV* s. Sur la falaise a été érigée la statue de N.-D. des Flots.

fMesnil-Val (4 k. S.-O., du Trêport ;@; service d'autobus partant tantôt de la gare, tantôt du café Parisien, 75 c. — V. YIndex) est une station l)alnéaire de tVaîclie date, mais en pleine prospérité, dont les maisons s'échelonnent sur la longue i-iic de la Mor, dominée des deux côtés par des coteaux et des falaises d'où la vue est fort belle; elle débouche par une sorte de petit déiilé sur une plage de gros sable assez large, taillée en partie dans la falaise. -A. l'entrée du village, on longe à g. une chapelle du xv" s. dépendant d'une ferme dont quelques constructions en bois sont de la même époque. — Pour Criel (.3 k. .S.-O.) et Criel-Plage (-2 k. O.-S.-O.), Y. la Xormandie.

Bois-de-Cise (1 k. N.-E. de Mers. @; voit, de corresp. des gares d'Eu et du Tréport. ~ût c. — V. VIitdi:x\ est un ensemble de villas construites audessus d'une plage obtenue par une large coupure, entièrement artificielle, de la falaise, l^a route qui y conduit de Mers laisse à dr la ferme de Blinijues (lait et (cufs) et se bifurque {3 k.) au Temps-Perdu (restaurants); prenant à g. l'embr. d'Ault, on arrive bientôt à l'hôtel des Cycles, très îréquenté, en face duquel, encore à g., une route descend à la plage. Pour aller directement de Bois-de-Cise à Ault. il n'y a qu'un sentier (3 k.) sur la falaise.

Ault et Oniva! (7 k. .5, N.-O., de la gare d'Eu, 6 k. 5 de celle du Tréport, ^; services de corresp. des gares d'Eu et du Tréport, 1 fr.). — Les deux routes d'Eu et de Mers se rejoignent au Temps-Perdu ; on passe devant l'hôtel des Cycles, et on descend par un chemin rapide, encaissé entre deux talus, et qui se prolonge jusqu'à la rue principale.

A la marée basse et, de i)référence. à la marée descendante, afin de n'être pas surpris par le retour du flot, on pourrait aussi se rendre de la plage du Tréport à Ault par le pied des falaises.

Ault {V. VJndr.ri. qu'on n'appelle plus guère le Bourg-d'Ault, ch.-l. de c. de 1,800 hab., fréquenté par des baigneurs qui recherchent la tranquillité et la simplicité, est situé au fond d'une étroite valleuse échancrée, qui, à sa naissance, est dominée par l'église Saint-Pierre, en grès et en silex, du xiii' et du xvi" s,, dans ses parties anciennes (4 belles gargouilles du xvi" s. au clocherj,

La plage ou le perroir, bordée de galets, forme, à marée basse, une vaste plaine de sable, sans pente sensible et parsemée de rochers à fleur du sol. A marée basse, il faut faire un assez long trajet pour prendre des bains. Le Casino (ouvert du l" juillet au 30 sept.l comprend un café avec billard et terrasse, im jeu de petits clievaux, une grande salle de fêtes et do théâtre, un salon de lecture et de jeux divers. Il a pour dépendance un vélodrome (route d'Eu), à piste de '20u m.

Les promeneurs vont principalement sur les falaises (vue étendue). En gravissant la falaise N. d'Ault, on atteint en 5 à 6 min. Onival.

Onival (V'. l'Index), dépendance communale d'Ault, station balnéaire composée de nombreuses villas en briques, de l'hôtel Continental, de l'hôtel de la Plage et du Casino, étages sur le versant qui marque l'efi'acement de la falaise, dominés par un phare (éclats de 4 en 4 min,, i'i m, audessus du sol, loi m. au-dessus de la mer). En avant d'un cordon de galets s'étend une plage de sable, plus commode que celle d'Ault. C^est à Onival ivue immense) (jub se terminent les falaises qui. depuis le Havre, forment le long des côtes une muraille de craie, interrompue seulement par quelques

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brèches à rcmboiichure des rivières. A l'endroit où cesse la falaise et où commence la barrière naturelle de galets qui se déroule jusqu'au Ilourdcl, on a été obligé de construire un bout de digue pour protôgor \es /ias-Champs, terrains d'alluvion généralement très fertiles.

L'industrie principale des cantons d'Ault et de Saint- Valéry est la serrurerie, dite (lu Vimeu, laquelle s'y divise en deux branches : les ouvrages lins et la serrurerie commune 4,000 à 5,000 ouvriers dans les deux cantons).]

Distajjces, par la route de terre, du Tréport à : Abbeville, 35 k. ; isaint- Valery. "35 k.; Beauvais, 98 k. ; Dieppe, -28 k.; Eu, 3 k. ; Incheville, 10 k. ; Neufoliàtel, 41 k. ; Paris, 182 k.

Du Tréport à Dieppe, V. la Xonnandie.

Routes. - DE PARIS A AMIENS

^ Nord, 131 k. -^ Trajet on 1 h. -28 à 3 h. — 14 fr. 05. 9 fr. 00. C fr. 45.

— Les express de la iigue d'.Vrras ^'arrt■■tent à Longueau où l'on change

de train pour Amiens. Les express de la ligne de Calais ne s'arrêtent pas

à Longueau et vont directement à la gare d'Amiens.

@ 137 k. de Paris à Amiens, par (4 k.) Asnières; (7 k.) Gen/tecilliers: (10 k.) Epitiay-sur-Seine ; (16 k.) Eauiionne ; (18 k.) Montlignon ; on s'élève et on entre dans la forêt de Montmorency que l'on traverse, descente agréable ; (25 k.) Moissi'lles; (34 k.) Viarmes; belle descente, ou traverse l'Oise à (:W k.) Précy; (43 k.) Saint-Leit-d'Esserent ; [À9k.) Crcil; (51 k.) A'ogen(-les-Vierf/es; on laisse à g. la route directe pavée pendant 9 k. ; (53 k.) Monchy-SaitU- Eloi; (58 k.) Liancourt: (71 k.) Clermonl; (75 k.) Airion; (87 k.) uSaint-Justen-Chaussée : montée à 146 m.; (95 k.) "W avif/nies ; route en ligne droite; descente sur (105 k.) Breteuil; montée douce; (108 k.) Esqucimoy; montée rude ; (117 k.) Fiers ; descente sur {T23 k.) Sainl-Sauflieu ; montée dure d'un 1 (131 k.) Dury; belle descente sur (137 k.) Amiens.

Visiter (an delà do Creil) : — Liancourt, Clermont, Breteuil, Folleville (par la Faloise , Amiens.

51 k. de Paris ii Creil (H. I, B). — Ou Iais.se à <lr. la vallée de rOisc et la ligue de Saint-Quentiu, pour remonter au N. la verdoyante vallée de la Brèche jusqu'à Clermont. — TiS k. Lauiiievillc. à g. (église des xii" et xvi" s.); à dr., Monchy-Saiiit-Eloi (église du xn" s.; château de 1740). — Près de la voie, à dr., église (xii'^ s.) de Cauffry.

58 k. Liancourt-Ranliyiiy. — A 1 k. N., Bnnlifiny. sur la rive dr. de la Brèche. — A l,5t)0 m. E. (omnibus). Lianeourt (hùt. <lu Clieinin-de-Fcr; du Grnnd-Cerf). ch.-l. do c. induslriel de 3, 024 liab., sur le versant g. de la vallée.

Histoire. — Liancourt fut le siège d'un duché qui, de la famille du Plossis, passa (1659) à une branche do la famille de La Rochefoucauld, dont les aines portèrent le liiro de duc de Liancourt; le duc Frédéric-Alexandre, économiste, agronome et philanthrope (1747-1827;, dota Liancourt de plusieurs manufactures et d'un orphelinat militaire transformé à la Révolution en un établissement national, puis, en 1803, en école d'arts et métiers i transportée à Clwlons en 1806).

ITINÉRAIRE. — De la gare, on tourne à g. pour suivre une route droite qui croise le ch. de fer et la Brèche. En entrant à Liancourt

LIANCOUUT

CA.MBRONNE.

îl

METRES a

A^ilE^

Dur 8K,

S- Sauffi '^u s 6k.

par la me. Viclor-Uayo, on aperçoit à dr. au milieu d'un beau parc l'ancien château des ducs de La Rochefoucauld-Liancourt, reconstruit par Jeanne de Schotnberg en 1640, auj. occupé par Vécolc de VIlc-de-Frnnre, collège où sont appliiiuécs les méthodes de l'éducation anglaise. La rue Victor-Hugo aboutit sur une place (à g'., sttilue en bronze du dur Frédéric- Alerimdre de La Rochefoucauld-Liancourt, par Maindron), d'où la rue Eoger-du-Plessis, à dr., conduit à Véglisc, des xv% xvi'' (Renaissance) et xvn= s.

Al'ini.., monument en n^arbre avec les deux belles statues tombales de. Charles du Plcssis, seigneur de Lianeourt et de sa femme, Antoinette de Pons (costumes du temps de Henri III; .statues refaites à la fin du xvii" s. par Nicolas Cou.stou {?). Un monument à peu près semblable existe en face du premier ; mais les effigies des défunts (Roger du Plessis et Jeanne de SchomberK) y sont remplacées par deux statues de saints.

[@'i k. S. de Lianeourt, Mogneville :

l'église (xii" et xiv's.; fonts baptismaux du xii" s.) est dominée par un clocher à '2 étages romans, terminé par une pyramide octogonale.

aux faces recouvertes d'imbrications, de la fin du xir s. La Pierre à la Roi/ne est un rocher calcaire considéré comme un mégalithe. — @ 4 k. o: de Rantigny, sur un plateau, Cambponne-Iès-Clermont ; l'église ofl're une nef du xii" s., un chœur du xiii" s. avec de curieux détails, et un clocher octogonal roman à flèche de pierre. Dans le cimetière, croix du xni' s. Beaux restes (xiii^ s.) d'un monastère.]

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66 k. Clermont (ig ; V. Vlndrx). — Hàlcl de villi-, éylise, ancien château), cli.-l. (r.uT. de 5.488 liab., sur une colline dominant de GO m. env. la rive dr. de In Brèctie, fut au moyen âge la capitale d'un comté puissant.

ITINÉRAIRE. — L'oniiiibiis suit à dr. la nie de Conipicgiie. puis monte à g., jinr la rue d'Amiens, iila place Salitl-André. d'où parlent, en face, la rue de Paris (à dr., au bas de la rue, jardin d'IiorticulUire et hôtel de la Société d'agriculture, avec la statue de Mathieu do Dombasle), à g., la rue de la République, principale rue commerçante de la ville, qui monte à Tliùtel de ville, à l'église et au château. A pied, il vaut mieu.x monter directement par la rue de la Gare, bordée de villas et de parcs, et (jui nl)0utit au haut de la rue d'.Vmiens. après avoir passé au bas de l'escalier qui est derrière l'hôtel de ville.

L'Hôtel de Ville, construit par le roi Charles le Bel (l.'i22- 1:128), né à Clernidnt, a été refait et agrandi dans le style gothi(|ue de 1874 à 1S87. Le pignon qui donne sur In place, en face de la fontaine Massé, est orné des stntues de St Louis, Hobert de (ilernionl, son sixième fils, et Charles le Bel, et surmonté d'une lanterne soutenue par un contrelort. Sur le côté dr. s'ouvrent .^ arcades ogivales. La façade opposée olîre un bâtiment rectangulaire ctiuronné de mâchicoulis et domine un escalier orné d'un obélisque (inscriptions commémoratives); au pied de cet escalier, sous l'obélisque, ont été placées 3 arcatures romanes et, en avant, s'élève le buste en bronze du savant géographe Cassini de Thary (1714-1784).

A Tint, [bibliotlièque do S.OOU vol.], on remarque une clicniinéc du xiv s. (refaite), la Mort d'Adonis, par Henncr. des porti-aits d'Emile do Girardin (|)ar Périfinon) ox de sa more, un Imste du célclire publicisto, par Etex, une .statue de Jean-Dominique Cassini (l(J->5-1712). auteur des quatre trénérations de savants qui ont illustré ce nom, et une jolrc pendule Louis XV.

L'église Saint-Samson. du commenc. du xiv" s., a été remaniée aux xv° et xvi' s. et a jjerdn toute son homogénéité, ce (|ui la rend extrêmement intéressante au point de vue archéologique; le coté g. est celui qui a le mieux conservé le caractère du xiv*" s. Les vantaux de la porte ])rineipale datent du temps de Louis XIIL

Bas-côté dk. (surélève au .wi'' s.) : en bas, réduit renfermant un saintsépulcre du .\vi'' s. : belle chapelle S<nnt-Louis {i travées) : verrières modernes et fresques (par Grellet) relatives à St Louis; épitaphes ; contre le mur. entre les deux chapelles, bas-relief funéraire du xV^ s. représentant un cadavre.

Croisillon du. (xvi° s. ; il n'y a pas de croisillon à g.) : porte sculptée gothique (statues refaites) et verrière ancienne restaurée (à la fenêtre du bas). — Pourtour du CHŒt;R : l"- chapelle, verrière et fresques modernes, consacrées aux patrons de la paroisse et des communautés de la ville de Clermont; au-dessus de la porte de la sacristie, bonne toile (Descente de croix); du coté g., belles verrières anciennes dont une figrurc un arbre de Jessé. — B.\s-cÔTii g. : en bas, fonts baptismaux du xvic's.

I^emurquable tribune (xv s.) de l'orgue : la boiserie de l'orgue est de la fin du -Nvi'" s.

A g. de l'église, on monte à la porte ruinée de ^'ointel, du xni'' s. (au-dessous, tronçons de colonnes, débris de l'ancienne collégiale

il CLERMONT. — SAINT-JUST. || [R- 3] — 33

construite par Renaud II de Clermont vers 1110 et démolie par Henri IV lors des troubles de la Ligue).

La porte passée, on débouche sur la promenade du Chàtellier, dominée à g. par Vécole de préservation (tilles), qui occu|)e l'emplament et les restes de l'ancien château (on ne visite pas) fondé par les premiers seigneurs de Clermont, possédé plusieurs fois par les rois de France (xiii'' et xiV s.); il ne subsiste d'ancien, outre la porte de Nointel, (junn grand donjon rectangulaire, remanié par Charles le Bel. La promenade du Chàtellier, très ombragée, offre une vue étendue sur la vallée, la forêt de Halatte, la Vallée Dorée, la cathédrale de Beauvais, etc.

[@ 2 k. O., par la me des Fonlaines. qui descend do la place d'Amiens; au n" 35 de la rue de Beauvais, qui fait suite, on prend à g. la rue de Fa'ij, Agnetz {éf/lise du xiir s., avec abside gothique du xvi«, fonts baptismaux du xiii" s., retable et saint-sépulcre do la Renaissance; s'adresser au presbytère, en face de la porte S.).

De Clermont à Compiègne (^g Nord, 35 k. E.). — On traverse la vallée de la Brèche pour se diriger vers l'E. — 3 k. Breidl-le-Sec (chœur et clocher de l'église du xii'' s.). — 5 k. Nointel-Saint-Auhin fà Nointel, église des xii' et xiu" s., avec fonts baptismaux octogonaux sculptés du xiv s.). — 8 k. Catenoy (remarquable camp de César; église du prieuré de Saint-Antoine fin du xv= s.).

22 k. Estrées-Saiut-Denis, *■' sur Verl)erie, Saint-Just, Montdidier. — A dr., forêt de Remy. — 26 k. Heniy (ruines d'un château; dans Yéylise, avec clocher de la Renaissance, boiseries et butfet d'orgues de l'abbaye de Saint- Jean-aux-Bois). — A dr., Venette ( V. R. 12).

25 k. Compiègne (g) (R. 12).]

De Clermont à Beauvais, R. 1.

La voie longe à dr. le beau parc de Filz-James et remonte au N. la vallée de l'Arré. — A g., ferme de Saint-Remi (ruines d'une église du xii' s.). — 73 k. Avrechy (église du xin" s., avec vitraux de la Renaissance). — 76 k. Saint-Remy-cn-V Eau (ancien château).

80 k. Saint-Just-en-Chaussée (M sur Paris, Amiens, Beauvais, Montdidier, Froissy, Estrées-Saint-Denis: hôt. : du Cheval-Blanc : omn. gratuit, déj. 2 fr. 50, dîn. 2 fr. 7.'), ch. dep. 2 fr., <j^ ; de lu Croix-dYJr), ch.-l. de c. de 2,687 hab. (dans l'église, fonts baptismaux romans : grande fabrication d'instr. agricoles et de bonneterie).

[Trouée de Nourard (point de vue; i@ 2 k. env. O., entre les bois du Fay et de l'Abbayei. chemin creux d'où l'on découvre, dans la direction du S.-E., la forêt de Compiègne, les tours de Coucy et même, par un temps clair, celles de la cathédrale de Laon, distante de 100 k. env.

De Saint-Just à Estrées-Saint-Denis (^ Nord, 23 k. S.-E.). — On suit le ch. de fer de Montdidier, qui se détache à g. au delà de (2 k.) Plainval (château du xvi' s.). — 6 k. Ravenel {église du .xviu" s. ; beau clocher de la Renaissance haut de 45 m. ; fonts baptismaux sculptés). — 13 k. Montiers (beau château moderne). — 15 k. Lnneuvilleroy (église du xv« s. ; restes d'une forteresse, avec donjon hexagonal du xiii" s. flanqué de contreforts). — 23 k. E.strées-Saint-l)enis ( V. p. 48).

De Saint-Just à FroissY 1^. 20 k. O.-N.-O.). — 17 k. Noyers-Saint-Martin (remarquable souterrain-refuge i. — 20 k. Froissy, ch.-l. de c. de 533 hab.] I)e iSaint-.Just à Beauvais, R. 1 ; — à Montdidier, Péronne, Cambrai, R. 9, A.

34 — [R. 3] Il DE PARIS A AMIENS. ||

La voie parcourt un plateau; ii g , (Juinqncinpoix (église du xvi" s.); elle atteint son point culminant (127 m. d'alt.). — 88 k. Ganncs (chapelle N.-D. de Bon-Secours, pèlerinage). — 93 k. Clwpoix (clocher à llèche des xiv" et xv" s. ; cliàtenu de Vannaise, xv' s.).

95 k. Bretciiil-Einbranclii'incnt.

iDe Bpeteuil-Embranehement à Breteuil-Ville (g^ ~i k. O.). — 3 k.

Tartii/ny (^beau château).

1 k. Breteuil (onin. 30 c; hôt. : du Commerce; du Olobe. — Eglise), ch.-l. de c. do .'.839 hab., sur la rive g. de la Noyé. De la gare, la rup de Paris traverse la Noyé et ses prairies, laisse à g. des pavillons du xvii" s., restes d'une abliuye, et aboutit à Vliotel de ville et à la nie de la République, dominée à dr. par la belle tour (style ogival flamboyant) de ïrylise (deux nets égales, des xii*". xiii"' et xvi' s. ; fonts baptismau.x romans; à dr., dans le sanctuaire, J.-C. et St .Jean, peinture sur bois du xvi'^ s.: au-dessus du maître-autel, tableau du Baptême de J.-C). — A dr. de l'hôtel de ville, la me d'Amiens conduit à l'hospice, sur la promenade du Jeu de Paume. — A 1 k. S., Vendeuil-Caphj, situé à la source de la iSoye, a été regarde comme ïoppidum gaulois de Bratuspantimn, principale forteresse des Bellovatjues, que la plupart des érudits placent auj. soit à Ciermont, soit au v. de Gratlepanche, à 8 k. N.-O. d'Ailly-sur-Noye.]

La voie descend en dominant à g. le vallon de Rouvroy-lès-Merle (à la ferme de Merle, petite chapelle de style ogival), qui débouche dans la vallée de la Noyé en aval de Paillarl (éi/lisc du xvi'' s., avec d'anciens vitraux; 2 maisons du xv" s.). On longe (à g.) la rive dr. de la Nove.

105 k. La Falaise (pavillon de la Renaissance).

LFoUeville [archéol. ; ipi. 3 k. S.-K. ; voit, au petit restaurant do la (lare, 2 t'r.) est dominé par les ruines pittoresques d'un château de la lin du xv» s. (curieux donjon à encorbellements, haut de i-i m. : souterrains où l'on peut pénétrer), h'église, consacrée en 15-M. renferme, h g. du niaitre-autel, dans un enfeu gothique, le magnifique tombeau de Raoul de Lannoy v 1513), et de sa femme, .leanne de Poix, sculpté par les Milanais Antonio délia Porta et Face Gaggini. A côté, le tombeau de Frnyiçois de Lannoij (-j- 1548), fils de Raoul, est surmonté des statues agenouillées, en pierre, du défunt et de sa femme : au-dessous, une base en marbre blanc ort're sculptées en demi-relief les Vertus cardinales. Derrière le niaiire-autel (à dr., jolie piscine), un vaste cnfeu est surmonté d'un dais somptueux (anges portant les instruments de la Passion). Le chœur (belle Vierge appuyée à l'un des contreforts au S.) a des voûtes sculptées; fonts baptismaux de la Renaissance, aux armes des sires do Folleville; chaire dans laquelle St Vincent de Paul i)récha, en 1617.]

112 k. AillY-sui'-NoYe (hôt. : de France, T. C. F.; Saint-Martin; du Clieniiii-de-Fer : du I\'ord, prés de la gare. — Eglise), ch.-l. de c. de 1,138 hab., sur le versant d'une colline que surmonte l'église, moderne (dans le bas-côté g., fonts baptismaux du xv" s., sur un pied roman; tombeau, en schiste ardoisier, du bâtard do Saint-Pol, Jean de Haubourdin, j 14C6. et de Jacqueline de la Trémouille; dans le bas-côté dr., bel ex-voto en pierre : au centre le Crucifiement, à dr. St Martin, à g. le donateur et St Jean-Daptiste).

[@ 3 k. N., Giiyencoiirt. sur la rive g. de la Noyé (dans l'église, moderne, magnifique baldaquin italien de 1635 en bois sculpté et peint représentant les Evangélistes, autel du xviii* s. ; dans la sacristie, portrait de tite Jeanne de Chantai).]

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