‹ Le Nord-Ouest canadien, son évolution primitive et ses archives législatives [microforme]Chapitre 153 sur 178 · juin · texte numérisé non relu

juin

Ross.

Les procès-verbaux du conseil nous révèlent

merece de fourrure, Ce petit groupe d'hommes, se réuniss uit au comptoir d'York, à Norwav-House et à l'établissement de la rivière Rouge, exercait l'autorité sur un domaine qui par «on étendue surpassait quelques-uns des plus superbes royaumes de la terre. Leur principal intérêt, sans compter leurs multiples responsabilités, pour objet le profit à retirer des peaux. Les règles et règlements permanents contrôlaient le tarif pour les avances d'un bout à l'autre dû département, la condition et la

rémnicration des commis et des serviteurs : imposaient des restrictions sur les actions

LS messieurs commissionnés; fixaient le prix des produits de Jar tret; déterminaient le traitement des sauvages, le

entièrement l'organisation du com-

avait

région et le coût du

chargement des bâtiments et ln protion du castor. On y trouve aussi des règlom nts à l'effet de faire tenie un Journal aux divers forts, d'assurer un traitement convenable

aus femmes ot aux enfants et Pauméliorer la situation morale et religion

: se des sauvages et des

familles attachés aux liférents établissements,

Les premières résolutions de chaque séance avaient trait aux congés aeécordés ur de rôle et aux permissions de s'abseuter.

des traiteurs en chef pour les divers districts,

Eu La nomination des agents en chef et l'adoption de mesures pour Je transport des marchandises, ainsi que pour réglementer “le size of outfits”, pour établir des communications d'un endroit à un autre, pour expédier les lettres, pour protéger le castor, pour développer le commerce, Pour PDoursuir les découvertes, pour fixer Îles listes de prix en vue d'établir la valeur des opérations commerciales, pour retirer les sauvages des établissements américain pour fixer lo taux du change du dellar rivière Rouge, sont autant de mesures qui demortrent l'a tivité ] Parmi les points principaux des procès-verbaux dur: trouvent l'accord conelu avec les Russes le 6 février 159, le projet de 1S40 en vue de créer un fonds portant profit, les résolutions pour définir la situation des méthodistes, l'attitude de la compagnie à l'égard de 1 li civilisation parmi les natifs

ssiniboine, L'octroi de deniers et de gratifications aux missions catholiques romaines et }

rivière Rouge, l'encouragement accordé à l'éducation, Pattitude à l'écard de: serviteurs mis à la retraite qui s'établirent à la rivière Rouge, le secours fapituine Back, la politique à l'égard de la ferme modèle

à la slative du conseil, uit la période 120-1845, se

ministres a diffusion du christianisme et de , 6t la nomination du gouverneur d'A:

irotestantes à la

accordé à l'expédition du à la rivière Rouge, et de riculture en général, le payement des services rendus }

ar les médecins pratiquant à la rivière L'ougx

sont autant de faits qui se rencontrent dans les proct Le très honorable E, Ellice, M.P. a fourni un aperçu complet des travaux du con-

l'dans son témoignage devant la commission d'enquête de la Chambre basse ] IST :

S verbaux.

\ l'intérieur un conseil se compose des agents en chef qui sont les plus hauts itionnaires et se réunissent tous les ans.

Des séances du conseil ont été tenues à lérents endroits mais généralement elles ont

leu à la rivière Rouge, Le conseil des teurs de la métropole exerce la haute direction sur

Mpagnie des Indes orientales, ceux-ci ont leur de l'administration des affaires locales de la compaguie. Ce conseil qui se réunit chique année, examine et vérifie les comptes, transmet 1 irchandises requises pour l'année suivante,

le commerce, mais comme dans conseil à l'intérieur qui est chargé

es commandes à l'égard des assigne aux différents serviteurs de la Compagnie les postes que ceux-ci sont propres à oceuper et dans Je service, il recommande aux directeurs de Ja alors partie du service et « les aff

, S'il se produit des vacances métropole les personnes qui font qui sont propres à remplir ces vacances, En sorte que toutes aires de la compagnie, en tant qu'il s'agit du commerce des par ce conseil sous le contrôle et Ia surveillance des directeur Le conseil se compose de tous les membres qui peuvent convenable el agissent au nom du corps tout entier par le Ce l:

fourrures, sont diri- S de la métropole, ment se réunir et ceux- +... Quant aux nominations elles sont faites #ouvernement de la métropole et le conseil ne fait que des recommandations.

dernier n'exerce le pouvoir qu'avec le consentement et l'approbation du conseil de l métropole.”

Remarques préliminaires à l'égard des procès-verbaux du conseil du département du nord de L: terre de Rupert, 1830-1843, pour servir de supplément à celles du pro fesseur Oliver, par Isaac Cowie, autrefois officier commissionné de la compagnie

de la baie d'Hudson.

La nomination des gouverneurs et des conseils pour chaque établissement principal ou comptoir sur la côte de la baie d'Hudson, a marqué le véritable commencement « gouvernement en vertu de la charte royale de la compagnie de la baie d'Hudson. Il: avait un gouverneur et un conseil à Churchill, York, Albany et Moose-Forts. Ces conseils se composaient du premier officier qui exerçait la charge de gouverneur, puis du second officier et du chirurgien comme conseillers, atin de remplir les conditions légales de la charte à l'égard des pouvoirs législatifs, administratifs et judiciaires. Ces conseils locaux étaient sujets seulement au gouverneur et au comité de Londres. Il: étaient indépendants les uns des autres, bien qu'en vue de l'intérêt commun ils dussent se soutenir les uns les autres et que de fait ils agissaient de concert quand les rivalitépersonnelles ne s'y opposaient pas. Pour resserrer l'union entre ses “ Chiefs of Forts” et ces *“ Masters of Houses ”, car les “wintering partners ” n’existaient pas alors, ceuxci recevaient un salaire et un bonus sur le trafic de leurs postes individuels seulemen et non sur tous les protits réalisés. Cette organisation donna lieu par la suite aux conseils des départements du nord et du sud de la terre de Rupert.

Les données contenues dans ces procès-verbaux fournissent des éléments d'his toire durant cette importante période, sur ces parties des anciens territoires de la baic d'Iludson tenues à la fois en vertu d'une charte royale ct d'une licence, dans les régions comprenant aujourd'hui le Nouvel-Ontario, les trois provinces de la prairi le Nord-Ouest et les territoires du Yukon ainsi que la province de la Colombie-Britannique et de plus elles font connaître les opérations de la compagnie dans la Russi d'Amérique, dans les états de Washington, d'Oregon et de la Californie ainsi que dan les îles Sandwich.

La réunion » “lle de ces hommes avait surtout pour objet de recevoir des rapports sur le: ‘ins de l'année précédente et de prendre dé dispositions à l'égard du comm. l'année suivante et souvent pour plusieurs années à venir Suivant les cours qui formaient les principaux moyens de communication dan

une région si favorisée par la nature sous ce rapport et quand celles-ci étaient interrompues, les routes par terre les plus passables indiquées par les traces des animaux sauvages de même que par les pistes et les portages des sauvages, ils résolurent le plus grand problème qui s’imposait à eux et surmontèrent la plus grande difficulté dans une région où ils avaient à parcourir d'énormes distances, au moyen du canot d’écorce de bouleau et en comptant seulement sur la vigueur et l'habileté des voyageurs qui le: dirigeaient. Les faits accomplis par ces hommes dans la lutte contre l'inconnu st dans la tâche de franchir d'immenses distances, n’ont jamais été surpassés et sont peut-être sans égal. Qur-+ aux hommes prévoyants qui se réunissaient ainsi ils tracèrent si admirablemer plans de transportation et indiquèrent avee tant de pré cision les jours et les lieux des rendez-vous, que des “brigands”, partant de points aussi éloignés que la rivière Mackenzie inférieure et le district de la rivière Rouge, tandis que d’autres venant du fort Vancouver à l'embouchure 4e la Colombie et du comptoir d’York sur la baie d'ITudson, manquaient rarement de se rencontrer à l’époque indiquée. Et cela à une époque où il n'existait ni malle-poste rapide ni communication télégraphique. La prévoyance dont ils firent preuve pour réglementer leur système de transportation se manifeste aussi en tout ce qui concerne leur tâche comme trafiquants. Les intérêts du commerce de fourrures primaient tous les autres et de fait les peaux constituaient les seuls produits exportables de cette région avant l’époque des chemins de fer. L'existence de tous en dépendaient dans les territoires, y compris les colons de la rivière Rouge. Thomas, cinquième comte de Selkirk, avait tenté de fonder une colonie à cet endroit, contre l'avis vraisemblablement de ses ennc-

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mis de la compagnie du Nord-Ouest et de ses amis de lu baie d'Hudson. Mais lorsque les hostilités cessèrent entre ces compagnies rivales et que l'union de celles-ci se fût vpérée, l’ancien projet des * North Westers” de former un établissement sur la Rain River pour leurs serviteurs à la retraite (ce qui peut-être donna lieu au plan de colonisation de Selkirk) fut mis à exécution <ur la rivière Rouge où leurs surntméraires et ceux de la compagnie de la baie d'Ifudson se renudirent au nombre de 1,500, ce qui excéda de beaucoup le nombre de colons dirigés à cet endroit

“sous Îles auspices du

monde, déclare que la véritable colonisation de la rivière Rouge commenca en 1S21, alors que

comte de Selkirk”,. Aussi sir Geoige Simpson, dans son voyage autour du

l'union des compagnies eut pour effet de démembrer les forces de celles-ci. Plusieurs de ceux qui se retirèrent devinrent des colons sur la rivière Rouge, qui possédaient les moyens de se mettre à l'œuvre et de mettre à profit leur expérience dans cette région. x compris dans bien des cas l'expérience acquise par la euliure des grains aux postes de trafie où ces grains étaient nécessaires pour suppléer à l'incertitude du produit de la chasse et de la pêche.

Dans un établissement composé principalement d'hommes qui avaient travaillé avec eux comme compagnons dans les lieux sauvages il était naturel que les conseillers de Rupert traitassent ceux-ci avee égard. Plusieurs de ces conuscillers projetaient de passer leurs derniers jours avec leurs propres enfants au sein du confort et des avantages que leur offrait la rivière Rouge, A cet endroit les employés de la compagnie avaient tout droit “ pour leurs services passés ” à recevoir des concessions de terre gratuites en sus du dixième réservé à cette fin dans la concession primitive accordée à Selkirk. Par conséquent les procès-verbaux font mention de temps à autre d'octrois d'argent et d'allocation “ d'articles de luxe ” importés (ainsi appelés à une époque où les moyens de transport étaient dispendieux et difficiles) qui comprenaient du thé, du riz, du raisin, des vins et des liqueurs pour les missionnaires dans la colonie. Il y est fait mention aussi de fonds pour venir en aide aux travaux publies et de l'établissement d’une ferme modèle pour laquelle de magnifiques bestiaux furent importés,

Non seulement le gouverneur et le conseil du département du nord de la terre de Rupert, qui exerçaient le contrôle sur les conseils inférieurs des départements du Sud et de Montréal dans lesquels se trouvaient les provinces d'Ontario et de Québec ainsi que celles de la Colombie et de la Nouvelle-Calédonie au delà des montagne. Rocheuses, formaient une convention chargée des opérations du commerce de fourrures, mais en vertu de la charte royale, ils avaient le pouvoir de faire des lois et d'exercer une autorité judiciaire dans et pour les territoires établis par cette charte. Le seul autre conseil législatif et exécutif dans ces endroits était celui de ln municipalité d'Assiniboine qui se composait d’une partie du grand district d'Assiniboine concédé à lord Selkirk. Ce dernier s’étendait à 50 milles du confluent en descendant la rivière Rouge et en rerwntant les rivières Rouge et Assiniboine et à deux milles de chaque côté de ces rivières.

Le conseil du département du Nord excrçait une autorité lécisative suprême sur celui d’Assiniboine et désapprouvait à l'occasion les arrêts de ce dernier. De fait ces deux conseils se trouvaient sur le même pied que le parlement du Dominion à l'égard des législatures provinciales d'aujourd'hui. Quand le gou erneur de la terre de Rupert était présent, le gouverneur d'Assiniboine quittait le fauteuil et prenait place parmi les membres du conseil. Quand un agent en chef d'une autre partie des territoires visitait ‘+ rivière Rouge, il avait droit, comme conseiller de la terre de Rupert, de siéger dans le conseil d’Assiniboine, mais un conseiller d’Assiniboine n'avait pas le droit de siéger dans le conseil de la ter

Durant la période primitive les & ‘urs ssi agents de Selkirk et qu’ils étaient présentés par celui-ci mais nommés comme gouverneurs par la compagnie en vertu de sa charte, il s'ensuivit beaucoup de frictions entre ‘es gouverneurs et les agents en chef et les conseillers de la terre de Rupert qui contrôlaient le commerce de fourrures “ district de la rivière Rouge”, Mais plus tard, lorsque l'officier chargé du“ district de la rivière Rouge” devint ex officio le gouverneur

d'Assiniboine, en méme temps cete source de difficultés cessa, car le conseil d’Assini boine présidé par ce dernier ne devait pas adopter de règlements quand le gouverneui savait que le conseil du département du Nord de la terre de Rupert ou le gouverneur et le comité de Londres s'y opposeraient, Il est fait mention de cette restriction dans |: * Report of the Law Amendment Committee” soumis au conseil d’Assiniboine par |: recorder Thom en mai 1851, dans lequel il est dit: “ Notre législature locale est sujetti au gouverneur et au conseil de la terre de Rupert. ... et elle n’a pas le droit de cor troler aucun des pouvoirs accordés à la compagnie par sa charte.

L'espace qui nous est accordé dans cette publication ne nous permet pas de puss en revue ou même de résumer les actes du conseil du département du Nord Ma dans un index général ébauché on a extrait ce qui suit concernant certains sujets qu probablement intéresseront le lecteur et l'historien, savoir: des règles et règlement permanents; tarif de vente de marchandises, de peux de bufle et de cuir aux colon-: taux de fret jusqu'au comptoir d'York et depuis cet endroit; tarif du fret et des pasagers sur l’océan—jusqu'à la baie d'Ifudson, jusqu'au fort Vancouver ot depuis € endroits (à la fin de la série des procès-verbaux de chaque année se trouvent des octroid'argent pour la prison et la police de la rivière Rouge, pour les chirurgiens, les arper teurs, les écoles et les meinbres du clergé: des commandes de produits des coloni requis pour le commerce des fourrures et les pris payés par ceux-ci; un règlement relatif aux importateurs d'Angleterre par les colons: les engagements et les salair des bateliers; les taux de fret pour les bateaux de la compagnie, l'emploi des bateau appartenant aux colons pour le transport des marchandises au comptoir d'York et d cet endroit ; la défense d'employer des sauvages qui résident en dehors de létablissemer: pour mauœuvrer ces bateaux et l'établissement du * Lower Fort Garry”, du poste aû portage de Laprairie et les fermes modèles—sous la présidence de l'agent en chi MeMillan et du capitaine Cary.

En sus de la colonie, des octrois furent accordés au: missions méthodistes du ccm toir d'York, de Norway House et d'Edmonton ainsi qu'à la mission catholi 1e romaine sur la Colombie, On persista rendant plusieurs années à établir une rou‘e d'hiver entre l'extrémité du sentier battu sur la rivière Hayes et Norway House, mais final ment on renonca à ee moyen plus dispendieux que le transport par eau. En sus d malles régulières transportées annuellement par un vaisseau, “summer brigades ani winter expresses ” pour le Canada via Fort William et le Sault Sainte-Marie et pour St. Peters (près de St.Paul, Minn.), furent établis La vente des liqueurs spiritueuses aux sauvages fut prohibée dans la région, sauf aux endroits où le commerce de fourrures était exposé à la concurrence des Américains qui faisaient le trafic des spiritueux. Des résolutions étaient adoptées tous les ans à l'effet de maintenir le règlement permanent relatif à la préservation du castor et de restreindre le trafic de peaux de ces animaux dans les districts où ils devenaient rares. Les sauvages qui s’abstenaient de faire la chasse au castor devaient recevoir une compensation. Par le règlement per manent n° 38, les employés de la compagnie étaient requis de toujours traiter les sauvages avec bonté et humanité et de les inviter à assister au service religieux du dimanche, dont la lecture devait être faite par le commandant de chaque poste, « vertu du règlement n° 1. Des listes des sauvages attachés à chaque poste devaient être transmises annuellement aux quartiers généraux et il fut fait un dénombrement général en 1837.

La période comprise par ces procès-verbaux est caractérisée par un grand esprit d'entreprise alors que des tentatives furent faites en vue de découvrir des débouchipour le commerce. Non seulement des secours furent accordés à l'expédition arctique du capitaine Back pour le compte de l'Amirauté, mais la compagnie envoya elle-même une expédition sous la direction de l'agent en chef Peter Warren Dease et du traiteur en chef Thomas Simpson, qui traça avec suecès le grand espace entre les arpentases de l’est et l’ouest de la côte arctique, fait par des expéditions anglaises antérieures. John Bell par‘i de la rivière Peel près de l'embouchure du Mackenzie, traversa les Montagnes-Rocieuses, puis ayant descendu la rivière Poreupine jusqu’à sa jonction

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