‹ Le Nord-Ouest canadien, son évolution primitive et ses archives législatives [microforme]Chapitre 62 sur 178 · Lettre de Robert Semple à Duncan Cameron, 31 mars · texte numérisé non relu

Lettre de Robert Semple à Duncan Cameron, 31 mars

Fort DoUGLas, 31 mars 1816.

MONSIEUR, —Je regrette qu'une indisposition survenue après mon arrivée ici, n'ait empêché de vous écrire avant aujourd'hui, Je crois qu'il est de mon devoir de vous faire part immédiatement des charges qui pèsent sur vous et qui exigent de votre part. soyez-en convaincu, la plus sérieuse considération.

1. Vous êtes accusé d'avoir corrompu les serviteurs du comte de Selkirk établis à la rivière Rouge ainsi que les sujets de Sa Majesté et de les avoir induits à déserter et à frauder leurs maîtres:

2. D'avoir rassemblé, hébergé et encouragé des Métis et des vagabonds avec l’intention avouée de détruire une colonie à son origine ;

3. D'avoir, par l'entremise de ces hommes ainsi rassemblés, fait feu sur les sujets de Sa Majesté qui défendaient leurs vies dans leurs propres maisons, de les avoir

blessés et d'avoir causé leur mort :

4. D'avoir, par l'entremise de ces hommes conduits par vos commis et ceux de l& compagnie du N.-O. tels que Cuthbert Grant, Charles Ilesse, Bostonais Pangman, William Shaw et autres, incendié un fort, un moulin, diverses maisons, des charrettes, des charrues et das instruments aratoires appartenant à ladite colonie naissante ;

5. D'avoir délibérément détruit des bestiaux anglais amenés ici à grands frais et de vous être emparé d'un grand nombre de chevaux, de chiens et autres propriétés,

Les chevaux ont été rassemblés dans votre propre fort et distribués par vousmême et votre associé M. A. MeDonell, à ces hommes qui s'étaient le plus signalés dans l'accomplissement du susdit acte de pillage et de brigandage :

6, D'avoir encouragé les tribus sauv iges à ‘aire la guerre aux sujets britanniques qui s'efforçaient de coloniser, en leur représentant conformément à leurs idées que les éleveurs de bestiaux ruineraient leurs terres, les plongeraient dans la détresse et en leur exprimant l'espoir qu'elles ne permettraient pas que cela se fasse :

7. Sans qu'il soit nécessaire de multiplier les charges: il ressort de vos propres lettres que vous (tiez à iaire des préparatifs pour renouveler sur une plus grande échelle encore les mêmes atrocités au cours de la présente année: que vous étiez en train de rassembler des Métis de divers ondraits e

sa nl. 21 re uter 0 re pius Cioigneés Qu auparavant

1 Voir Laut, The Conquest of the Great Nor hivest, pp. 200-1.

etque vous vous efforciez d'exciter à Ja fois leur rage et leur eupidité D Moyens en votre pouvoir. Et pour exciter les pillards contre nous ici, énoncé sous prétexte de religion le vœu suivant : s'ils savent seulemeat employer la ruse.”

ar tous les vous avez méme * Ils peuvent faire un excellent butin

Telles sont les principales accusations auxquelles vous

serez aprelé à répondre, Il serait facile d'ajouter à ce qui précède d'autres accusations de moindr bien se graves, toutefois il n’est pas jugé nécessaire de le faire, Or, prolm sé dans cette région a eu pour effet de vous faire considérer de importance, vous pouvez être convaincu qu'un Jury anglais les appréciera d'une manière différente, L'ensemble des documents inter

e inportance si votre séjour

tels actes sans

anglais de méme que le publie

ceptés qui sont en ma possession, révèle des desseins et des menées d'une gravité telle que je me considère obligé de le

au directeur de la compagnie de la baie d'Hudson, afin qu'ils soient soumis aux ministres de Sa Majesté, Je prépare actuellement une lettre pour les agents et propriétaires de la compagnie du N.-0. afin de leur donner avis de ma résolution et de mes motifs à cet égard. [Il vous en sera remis Une copie dans l'intervalle.

transmettre

Je suis, monsieur,

ROBERT SEMPLE

D, Cameron, Esu.

(f) MEXAN DER ACDONELL.

1 Propositions » latives à la siluation judiciaire, uin 18181 l J J

Jusqu'à l'établissement d'une judicature régulière il est désirable d méthode uniforme pour décider par arbitrage les différends entre colons, que les parties consentiront à accepter un ou deux de leur testation, ce sera le moyen le plus simple et le meilleur de régler ]n question, Mais quand les parties se montreront intraitables et ne voudront pas entendre raison, il sera bon de les amener devant une espèce de cour régulière.

é suivre une Chaque fois

Ci Voisins pour juger la eon-

Certains jours pourront

être #x6s alors que quatre ou cinq des principaux colons appartenant à l'établissement devront se “éunir comme le font les juges de paix, puis avis sera donné à tous ceux qui auront quelque différend à régler de se présenter devant eux le jour fixé. Un certain nombre de colons désintéressés seront sommés d'assister suivant la méthode adoptée pour les jurés, quelque temps avant le jour fixé, puis pour chaque cas qui devra être décidé, il sera choisi un Jury qui devra prêter serment de rendre équitablement et impartialement un verdiet à l'égard des parties en cause,

Cette méthode aura l'avantage d'enlever à un individu mécontent tout prétexte d'accuser ses supérieurs de partialité ou de favoritisme ou de dire que son Cas n’a pas été jugé d'une manière équitable. En vue d'obtenir ce résultat désirable il est à propos que la même méthode soit suivie autant que possible dans tous les cas où il s'agira de décider une contestation entre des colons et les personnes qui ont charge de l'établissement, Ce mode peut être dangereux dans certains cas dont la décision pourra être invoquée par d’autres colons comme précédent à l'égard de leur propre cause, mais il est à espérer qu'avee de la prudence, de tels embarras peuvent être évités dans une large mesure, suffisamment du moins pour empêcher qu’il ne faille avoir recours à une décision formelle.

Les messieurs qui constituent la cour où le bane, devront présider et conduire le procès dans chaque cas, et prendre soin que les té lièrement interrogés et que chaque partie puisee faire entendre ce qu’elle a à dire. Mais après que les témoins et les parties auront été entendus il appartiendra au jury de décider,

moins des deux côtés soient régu-

! Archives du Canada, collection Selkirk, XLX, 6290-3.

I ne serait pas à propos que le jury soit aussi nombreux qu'en Angleterre et de fait cinq ou sept hommes peuvent rendre un aussi bon verdiet que douze, mais il faudra avoir soin d'éviter tout soupçon de partialité à l'égard du choix d'un jurys. Il serait à propos d'avoir recours, à cet égard, à une méthode employée en Ang'eterre dans quelques cas particuliers. Un certain nombre de noms pris indistinctement sont écrits sur des morceaux de pi vier et déposés ensuite dans une boîte de laquelle est retiré au hasard un certain nom, .e formant deux ou trois fois le nombre requis pour former le jury. Une liste est dressée avec les noms retirés ct chaque partie a le droit de récuser ceux qu'elle a lieu de soupconner imbus de partialité, récusant ainsi alternativement un nom après un autre, jusqu'à ce que le nombre requis soit formé,

Comme un tribunal ainsi constitué n'a pas l'autorité lyrale de faire exécuter ses jugements il peut être opportun que les deux parties engagent publiquement à en passer par la décision qui sera rendue, avant de commencer l'instruction d'un procès,

Si un individu ne remplit pas sa promesse où retuse obstinément de s'engager comme susdit, il est une punition dont il peut être menacé ct dont la légalité ne saurait être mise en doute, savoir: qu'il devra être envoyé lo Coventry. Cette punition, quand elle est effectivement infligée, n'est pas une peine légère méme dans un pays civilisé; elle devrait être doublement sévère dans notre région. P'individu qui refuse de se soumettre au jugement de ses voisins n'a pas droit d'espérer que ses voisins l’aideront ou le protégeront. Ces derniers ont le droit de dire qu'il doit se défendre lui-même par ses propres moyens: qu'il est le point de mire blane où noir de qui que ce soit, qui ne craindra pas d'en faire une proie et que si sa propriété est pillée et même sa vie mise ea danger, ils ne sont tenus de repousser où de punir l'agression, Cette règle doit être appliquée avec modération de manière à ne pas pousser un homme au désespoir et à ne pas l’induire non plus à se jeter dans les rangs de l'ennemi. Mais sans aller jusqu'à la dernière extrémité, un individu réfractaire doit être averti qu'il n'a rien À gagner en s'insurgeant contre l'opinion unanime de to is ses voisine,

Afin que vous puissiez en général avoir de votre côté l'opinion des colons et d’induire ceux-ci à désapprouver ouvertement et énergiquement toute résistance aux décisions du tribunal proposé, il est nécessaire non seulement d'être très prudent quant au mode de procéder devant eux, mais aussi d'expliquer au préalable aux colons en général le plan et l'objet de l'institution, dans l'intention de leur démontrer l'avantage à en retirer et méme Ja nécessité d’une telle institution pour la protection de leurs vies et de leurs propriétés,

2. Nomination d'Alexander MeDonell comme agent d'Ass'niboine, 24 février 18202

Pau, 24 février 1820,

CHER MONSIEUR, — Comme je suis informé que M. Colvile a prisen mon nom les dispositions requises en vue de vous envoyer à la rivière Rouge pour prendre en main mes affaires, tel que proposé par votre lettre du novembre, je vous nomme par ces présentes mon agent pour l'administration de toutes les affaires qui me concernent dans le district d’Assiniboine. Je vous autorise en même temps, comme mon procureur légal, à régler les comptes ouverts, à collecter les dettes qui sont dues et à donner des iuittances à eux qui paieront et le tout sera considéré valide par moi. Je vous autorise à contracter en vue d'accorder des terres aux colons actuels à la rivière Rouge, lesquelles terres ne devront pas excéder cinq cents acres pour une même famille, sauf dans les cas spécialement indiqués par certaines instructions qui vous seront remises ou transmises par M. Colvile, Les marchés comprenant une plus grande étendue devront être faits à la condition qu'ils soient ratifiés par moi quand les raisons à cet égard m'auront été communiquées.

Je suis, cher monsieur, Votre, ete., SELKIRK.

A Alexander McDonell.

———— 1 Archives du Canada, collection Selkirk, XX, 6743.

3, Mémoir: pour servir de gouverne à l'agent pour les eréeuteurs ti slamentaires de Selkirk, 18212

Î semble que jusqu'à présent on se soit borné à cet vurd à four-A l'égard des

. s 1 A . He effets accordés À ir les cfiets di mandés sans exiger des recommandations à l'égard di TEAlE Aux ans la conduite des solliciteurs, de leurs moyens de payer lu dette ni du

travail exécuté où de leur activité sur leurs fermes,

Ce système ruineux et absurde doit cesser entièrement, À l'avenir il faudra, règle générale, tenir compte de la solvabilité du sollieiteur en se basant sur son état de comptes, sur là somme de travail

qu'il aura exéeuté où sur le produit du grain, ete, délivré au magasin, Il doit y avoir natureHement des exceptions à cette règle dans le

cas de personnes qui se sont engagées par contrat à executer certains

travaux, auxquelles il pourra être avancé une somme égale au mon-

tant d'argent qui leur revient, si toutefois elles sont jugées üptes à exécuter les travaux spécifiés,

I en sera ainsi dans le cas de familles laborieuses qui peuvent se trouver dans la détresse par suite du manque de récolte, mais le montant du crédit en ce cas doit ètre modéré: il en sera de méme

dans le cas de personnes qui se trouvent dans li misère même par suite de leur mauvaise conduite, mais il faudra <e borner à ec qui est absolument nécessaire seulement et il faudra prendre en considération leurs habitudes de travail d'une hière générale et les perspee-

tives d'amélioration. Lorsque des gens sont nourris et vêtus, qu'ils

soient laborieux où non, il est universellement reconnu qu'ils ne tra-

vaillent pas du tout ou seulement pour sauver les apparences, IL est à espérer que M, MeDonell ne S'écartera pas de cette règle absolument essentielle en vue de se créer de L popularité parmi certaines classes où la totalité des colons. Une jigne de conduite ferme et impartiale à cet égard peut seule assurer le bien-être des gens eux-mêmes et, S'il n'en est pas strictement ainsi, les exécuteurs testamentaires se trouveront dans l'impossibilité d'envoyer des marchandises où de fournir à crédit les effets contenus dans les magasins de la compagnie,

Il doit être fait un calcul judicieux et raisonnable du coût de trans-Prix des effets port du comptoir d'York. M. Pritchard pourra contribuer à faire ce travail. A cette fin il faudra établir le coût d'ur, bateau pour un VOYage au comptoir d'York en se basant sur les salaires, les provisions et les avaries; puis diviser cela par le nombre de pièces que le bateau transporte. Chaque article doit être réduit en une pièce où pesanteur de 100 livres où en une mesure équivalente suivant le cas: de ln sorte la cargaison du bateau se compose en partie d'articles ealeulés d'après la pesanteur et en partie d'articles culeulés d’après le mesurage. Il sera aussi facile de déterminer le coût pour chaque pièce et aprés avoir ajouté le montant raisonnable pour couvrir les dommage. au prorata de la valeur de l’article, la somme par livre où par verge, ete, pourra Ctre exactement déterminée, Par suite il sera pessible de dresser un tarif ou tableau du coût du transpurt. Il pourra être ajouté un montant de 5 p. 100 à peu près, basé sur le prix de facture de chaque article, pour couvrir les dépenses et dommages inhérents à la vente en détail des marchandises une fois dans les magasins. Ces montants ajoutés aux prix de facture du comptoir d'York durant l'année, devront constituer le prix de vente au magasin de la rivière Rouge.

1 Archives du Canada, collection Selkirk, vol, X.!I et XXII, pp. 7158 et seq

Allocation de 4 eh marchandises, aux officiers ou bourgeois.

Lettres de change à ceux auxquels il est dû de l'argent

Mode d'expédier des effets À la colonie,

Quand il n'est pas fait de crédit ou Qu'il n'en est fait que pour un montant raisonnable aux gens laborieux ct solvables, le prix devrait être le méme pour tous. Cette méthode mettrait fit: À ioutes les jalousies et distinctions parmi les différentes classes de colons. Cependant tout en agissant de lu sorte, il faudra que le prix accordé pour du truvail où des articles fournis au Magasin, soit proportionnel et bien que ce système puisse présenter des dificultés de prime abord et qu'il faille peut-être subir de légères pertes pour abaisser les prix nominaux à des prix régulateurs, se résultat s'obtiendra en peu de temps avec de la fermeté et de la persévérance, Tel est le but à atteindre avec un peu de temps et qu'il ne faut pus perdre de vue, Un des effets avantageux de cette méthode c'est qu'elle fera disparaître le désir manifesté par les bourgeois et les Canadiens d'entretenir des relations avec le Canada, ce à quoi il est très désirable de mettre un terme immédiatement,

Cela ne pourra être continué Sous aucun prétexte, après le er juin 1821 et M. McDone!l sera tenu responsable par les exéeuteurs téstamentaires du montant porté au crédit de qui que ce soit.

Lorsqu'il sera demandé des lettres de change sur Montréal, 1l sera chargé 10 pour 100 aux requérants, pour couvrir les dépenses de commission et les frais des agetts à Montréal. Or s'il est dû un montant de £100 stg à quelqu'un et qu'il en réclame le paiement au moyen d'une lettre de change sur Montréal, il devra délivrer une quittance cu donner un reçu en recevant une lettre de change sur Maitland, Garden et Auldjo, pour une somme de £€90 stg; le même taux sera exigé proportionnellement pour toute autre somme. Dans le cas où un paiement sera requis au moyen d'une lettre de change sur Londres, celle-ci devra être rédigée suivant la formule ci-après, À six mois de vue:

Rivière ROUGE... .......:.de..….

A six mois de vue, payez à l'ordre den ON Tes ......la somme de... HA Un En Se das due

vres, ete... ......s. (balance où à compte sur la balance sui-

vaut le cas) à lui due par l'établissement de la rivière Rouge.

Signé A, Mel), A Andrew Colvile, Exéeuteur testamentaire de Thomas, comte de Selkirk, Leadenhall st Londres,

Pour cette année et par la suite, jusqu’à ce que des dispositions soient prises pour permettre à des particuliers d'ouvrir des magasins en vue de fournir les effets, comme dans les autres colonies, les marchandises seront expédiées par les exécuteurs testamentaires, consignées à M. MeDonell et facturées à T5 pour 100 par avance, pour couvrir les frais d'emballage, de fret, d'assurance et autres frais au comptoir d'York, mais il est à espérer que des particuliers se chargeront bientôt de cette tâche pour leur Pr pre compte. En vertu des nouveaux arrangements à l'égard du commerce de la compagnie de la baie d'Hudson, il ne sera pas À propos de s’+provisionner dans les magasins de cette compagnie comme il a été fait depuis quelques

années, Pour la présente année s'il se trouve au comptoir d'York des effets requis pour l'établissement, qui y ont été expédiés à cette

fin, il pourra y avoir une entente avec le gouverneur Williamson en vue d'obtenir ces effets pour l'établissemen,* avant qu'il dresse un inventaire en vertu des nouveaux arrangements relatifs au commerce, En conséquence M. MeDonell devra s'engager avec beaucoup de modération après avoir considéré la quantité d'effets qui se trouvent dus l'établissement où qui peuvent y être apportés par les particuliers pour leur propre compte, puis ne s'engager qu'avec ceux qui ont le droit de compter sur les exécuteurs testumentaires, Ceux-ci n'ont pas l'intention de maintenir un commerce pour approvisionner les bourgeois et autres qui peuvent obtenir leurs effets des magusins de la compagnie: et ils désirent mettre tin aussitôt que possible à la méthode de M. MeDonell d'approvisionner les gens en général, de vivres et d'effets, méthode très dispendieuse et qui cause beaucoup d'ennui. En effet il semble qu'en général ils croient qu'ils ne sont pas tenus de payer les dettes contractées envers lord Selkirk, où du moins jusqu'à ce qu'ils le jugent à propos. Cet état de choses doit avoir une fin.

Quand il y à lieu d'employer des gens pour aller au comptoirEchelle de d'York ou autrement, il doit être fixé une échelle de salaire raison-Panire Le nable, de manière à encourager la population au travail sans commet-à York Me tre d'extravagance, En réduisant le prix des effets pour les bourgeois, vous pourrez probablement les engager à des conditions raisonnables pour le service des bateaux. Si vous pouvez dificilement trouver cette annés ceux dont vous avez besoin à l'égard des voyages qui doivent être fuits à York pour les colons, vous devrez vous adresser à ceux qui ont contracté des dettes: et S'ils refusent, vous ne devrez plus leur faire aueun crédit. Quand ils auront besoin d'effets, ils devront ap; r de l’argent où la valeur du prix requis, Ce sera le moyen de leu. taire entendre raison.

Outre le livre contenant les comptes avec les particuliers et aVeC Comptes, la comragnie de la baie d'Hudson, il devra aussi être fourni un état, 10 des salaires et des gages de l'établissement, 20 des effets eonsoimmés dans établissement y compris les vivres, les articles de la région aussi bien que ceux provenant de l'Europe, %0o des marchandises échangées contre des provisions et 40 de la vente de ces provisions, ete. Dans l'état de compte de M. Logan transmis ici, il n’est ÿ + indiqué de quelle manière ont été dépensés une quantité d'effets aussi énorme et dans le compte des provisions du poste de Pembina, après avoir alloué un prix élevé pour celles qui ont été envoyées au confluent, il est constaté une perte de £ —— sans Charger les salaires des hommes engagés. Maintenant il est notoire que le prix chargé pour les provisions doit être suftisant pour couvrir au moins les salaire: et les marchandises, et la seule conclusion à tirer dans les circonstances c'est que les marchandises ont été frauduleusement aceaparées où en termes plus clairs qu'elles ont été volées. M. McDonell est requis de s'enquérir minutieusement à cet égard et d'informer M. Logan qu'il est tenu responsable du montant jusqu’à ce qu'il fournisse des explications satisfaisantes à ect égard. Il est aussi tenu responsable du montant avancé à M. Nolin d'une manière si irrégulière jusqu’à ce qu'il déme qu'il était autorisé à faire crédit à M. Nolin pour un tel montant. Markham avait charge du poste de Pembina mais M. Logan devait voir à ce que l’on disposit des effets régulièrement et, pour cette raison, l’un et l’autre doivent être tenus responsables,

Bestiaux,

Moutons

Colons nuisses

nérinos

IROHIVES CANADIEYYES

Le contingent comprendra 250 personnes environ de tout üuge dont 60 À peu près au-dessous de 10 nn et leur bagage comprendra 200 à 290 pièces, [est très désirable que leur bagage soit transporté avec CUX vu que la promesse leur en a été faite et que l'entreprise échoucrn <i les promesses ne sont pas tenues, [devra être tracé un nombre de lots considérables qui seront prets pour eux et contiendront 10 acros en bois chacun, Une bonne localité se ra éhoisie comprenant quelques milles en amont de ln branche sud de la rivière, puis il leur sera alloué de tirer les lots au sort et de choisir dans cette localité. Les lota vacants seront coneédés à leurs parents qui les suivront; et si ces colons le désirent, il pourra être tracé des villages séparés d'après divers « ini tons de lu Suisse, Une pointe où un coude de la rivière à ri choisi pour le site d'un village qui sera divisé en lots de 20 acros où s'étabiront les marchands, et le reste des fumilles pourront s'établir au fie rd et au «ik le ee ce ude où pointe de la rix ière, Si Ces Ketis ne désirent pas se fixer sur ces lots de 20 ncres nt début, la pointe sera réservée pour le moment, vu qu'elle forme à la fois un site avant et naturel et, quand un nombre de gens suffisant auront été

ageux

MERDE L] s , blés, les marchands pourront s tablir sur ces lots

Après que M. Laidlaw aura choisi le nombre de bestiaux nécessaires, pour la ferme‘de Hastield, le reste pourra être vendu à ceux qui seront en état de payer et qui consentiront À donner le prix que les bestiaux auront coûté y compris toutes les dépenses. encore, ils pourront être distribués à crédit parmi les colons les plu laborieux des différentes classes, qui seront considérés Ca]

Et «il en reste

ables et en état d'en prendre soin convenabl ment. Les Allemands et les Suisgos cront probablement ceux qui en prendront soin et qui sauront en tirer profit mais il doit en être fait un distribution équitabl parmi ceux qui seront vraisemblablement capables de les payer, afin de I susciter de jalousie. 11 sera probablement constaté que les buttt <, Une fois soumis, “are sutviently goods milkers as well as the best workers” et s'il en est ainsi, ils constitueront la meilleure sr qu'ils sont forts et déjà familiarisés avec le climat,

lt pas

de bestiaux parce Les be stiaux distribués à crédit aux colons qui n'ont pas les moyens de payer, doivent etre considérés vendus à crédit au prix coûtant où bien il scra conclu Un arrangement en vertu duquel les colons S'engageront à délivrer, ‘uatre ans après, en bestiaux qui auront atteint leur entière croissance. le double de ceux qu'ils auront reçus, Et “il arrive que J'on ne puisse disposer de tout le nombre, par quelques-uns de ces moyens, M. Luidlaw devra alors transporter le reste sur sa ferme et en faire le meilleur usage possible.

Il sera envoyé quinze brebis et cinq béliers mérinos par les vaisseaux, Ce n'est Pas sans difficulté ni sans des dépenses considérables qu'ils ont été transportés de la Saxe et il est à espérer que M, Laidlaw en prendra bien soin, Quand les Communications par le Mississipi seront plus sûres et qu'il sera possible de se procurer des moutons à 40/ chacun délivrés à l'établissement, on pourra en obtenir un où deux cents, de n'importe quelle race. Pourvu que les béliers soient de pures mérinos et que les jeunes mâles de race croisée soient castrés pour quatre ou cinq générations, la lainé deviendra aussi belle que celle des mérinos de pur sang. Le terrain et le climat secs de la rivière Rouge sont très favoral Ï

t ion de ia laine de bonne qualité, mais comme la nourriture durant l'hiver devra se composer de foin et de maïs et qu'il faudra de grandes précautions pour protéger ces animaux contre les loups et les chiens sauvages, il s'en

suit que les troupeaux considérables pourront seuls rapporter des

LEGISLAEEON PREMITENE

profits. Néanmoins c'est un SUJet qui mérite toute l'attention di

M, Laidluw et il est à espert qu'il s'u pliquera attentivement à pre server les imiérinos de Pur sang, [l sora constat que des bätiments longs, bas et couverts, dans li “quels les animaux seront tenus propr

ment et sèchement, constituent le uilleur abri durant Fhiver d

méêtie que contre les chiens durant lu nuit, En Sux où lon « donne bepue up de peine pour obtenir de ln bell laine, les utotis Sont toujours tenus à l'abri durant le temps humide,

I est à craindre que ces insectes (siüterelles) 1 issent beguco ph deSauteretles ravage durant l'été prochain et il oct à espérer que lon a pas tenté de latre de la culture dans les endroit où il est connu elles ont dépos leurs œufs, Il DEA Un grand nombre de larves de cette facon et

prés avoir été labourée une où di UX fois, la terre sern en très bon état pour produire une bonne récolte, Quand ces insectes fout lour appariti lans les plaines il faut &« rendre compte des endroits où ils déposent leurs œufs afin de n'y pas faire de culture durant Ja Saison suivante, De plus des Personnes doivent être chargées di découx rir les di rents endroits où les sauterelles m'ont pus fait Jour Pparition et où par conséquent il m peut % avoir d'œufs; puis des

hommes doivent être envoyés à avee des chevaux pour faire autant

de labour que possible durant l'automne afin de préparer la terre pou

l'étE suivant, En tout cas la terre nouvelle peut êtr labourée 1 Priütemps pour les pommes de têrre, et pourvu que le labour soit profond et que Ja tourbe soit bien rm tournée, on peut récolter du bl et de lorge suffisamment Pour ne pas manquer de la quantité requise pour chaque semence, I] einble que le blé d'Inde et les récoltes précoces ont été les moins atteints par ce fléau; il est done probabk que l'on obtiendrait encore de meilleurs résultats nvoe le blé touselle semé durant l'automne, Le blé est une plante dure et, bien que Ja gelée puisse être très forte S'il tombe une couche de helge avant que se produise un dégel, il ne & ibira pas de dommage. n'est pas dou teux par conséquent que le blé donne de bons résultats à la rivière Rouge. Il doit être semé le plus tard vers le premier Jour de septembre afin que la plante soit assez Vigoureuse quand viendront les gelées. peut étre requis de le semer plus tôt et, plus la terre sera raboteuse et remplie de mottes aprés le hersage, mieux ce sera, pourvu toutefois qu'il v ait suffisamment de terreau pour permettre à Ja graine de végéter. Des esuis devraient être faits de différentes facons afin de trouver la meilleure méthode à suivre par la suite, Il peut être suffisant de labourer sans faire de her méthode d une de bons résultats dans ce pays à l'égard des terres “apt to spew out the wheat in the frosts ”.

Si les Américains se rendent à Pembina et réclament cet endroit paree qu i commissaires aient donné leur décision à cet égard, vous devrez leur faire remarquer que cela ne peut étr admis auvant que ce point soit réglé par les comm saire Mais s'ils considèrent ]n Situation des constructions à Pembina enviable, vous ne vous opposerez pas à ce qu'ils les occupent à condition qu'ils se retirent et qu'ils restituent le tout s'ii oct constaté Î

ensuite: cette

il se trouve dans les limites des Etats-Unis, avant que les

quil se trouve pas dans

ies limites des Etats-Unis: à condition aussi qu’ils s'engagent à payer

dollars pour les constructions et dollars pour le terrain qu'ils exigeront ou choisiront en vue de l'occuper comme propriété du gouvernement américain, dans le cas où l'endroit en question se trouverait dans les limites des Etats-Unis. Qu'ils choisis-

A l'égard des

Américains.

M. Cuddie,

Rentes et prix des terres,

Arpentages.

Arpentages,

sent Pembina ou tout autre endroit pour leur servir de part, il ne faudra pas négliger d'avoir recours à ce dernier moyen. Le montant à exiger n’a pas d'importance, car le point capital c’est de faire reconnaître le droit de propriété. Néanmoins il doit être réclamé une certaine valeur, cinquante à soixante-quinze cents par ancre, de même qu'un prix raisonnable pour les Constructions, bien qu'il n'y ait pas lieu d’insister à l'égard des prix. Le tout doit se faire par lettres et les termes qui y seront employés devront être bien pesés avant d'expédier celle-ci, Le capitaine Matthey qui s'est familiarisé avec la correspondance officielle pourra participer à la rédaction de ces lettres. Ces dernières devront être signées par M. McDonell qui est l'agent autorisé des exécuteurs testamentaires de lord Selkirk, ou bien le capitaine Matthey sera investi de l'autorité formelle de conclure un arrangement avec l'officier américain, s’il préfère agir de cette facon.

M. Cuddie ne semble pas devoir réaliser beaucoup avec l'exercice de sa profession et dans l'intervalle, s’il reste à la rivière Rouge, il doit être considéré comme ayant le droit de résider au fort aux dépens de l'établissement. Les exécuteurs testamentaires ne peuvent accorder un salaire plus élevé, mais les perspectives d'une augmentation rapide de la population de Pétablissement devraient l'engager à persister encore pendant quelque temps.

Malgré toute la déférence due à l'expérience et au jugement de M. Gale, les exécuteurs testamentaires désirent que l’on s'en tiennent au moins pour le moment, aux conditions de 91 par acre avec l'escompte accordé pour le paiement effectué promptement après l'achat, y compris le nombre de minots de blé requis comme rente tel que mentionné dans les instructions données à M. McDonell. Ceu:. qui auront loué des terres et, qui par suite des sauterelles où pour autres causes, n’auront pas eu de succès, pourront être dispensés de payer la rente durant deux ans, mais ils devront délivrer dix minots pour la troisième année, vingt pour la quatrième et ainsi de suite jusqu’à cinquante minots par cent acres. Et pour stimuler les colons suisses que les ravages des sauterelles et les autres difficultés inhérentes au début peuvent décourager, cette exemption leur sera accordée immédiatement. Ces taux doivent servir de prix déterminés, auxquels prix les requérants auront le choix sur un certain nombre de lots.

Les lots intermédiaires qui resteront vacants auront plus de valeur que les autres, quand les familles avoisinantes commenceront à avoir du succès,

Les prix ci-dessus sont calculés pour des lots n'excédant pas cinq cents acres, Mais pour ceux qui prendront des lots plus considérables, et qui s'engageront à et auront les moyens de faire venir un certain nombre de familles, ces prix seront diminués considérablement.

Pour tracer les lots, il doit être tiré une ligne principale qui s'étendra parallèlement au cours général de la rivière sans tenir compte des coudes ou des pointes. Les lignes de démarcations entre les lots doivent former un angle droit avec la ligne principale, c’està-dire qu’elles doivent s'étendre jusqu'à la rivière d'un côté et jusqu’à une distance de deux milles de l’autre. Par ce moyen quelquesuns des lots contiendront un peu plus que les autres et je prix sera suivant le cas plus ou moins élevé, mais tous devront mesurer huit chaînes de front sur la ligne principale. Les larges pointes de terre formées par les coudes de la rivière peuvent être réservées pour être divisées en lots de village avec une rue ou route au centre, et à des

distances convenables il sera réservé un huitième de mille de front

LEGISLATION PRI WITIVE

pour servir de communication libre entre les plaines et la rivière. Ces dernières réserves auront une grande valeur avec le temps, ear, après y avoir laissé un espaer suffisant pour un chemin, des rues ou des villages y seront construits. À mesure que se font les arpentages, ils doivent être tracés sur le papier d'après une échelle régulière et tous être numérotés sur la curte; puis il sera tenu un registre de la disposition des lots dans lequel seront indiqués les numéros dont ces derniers font partie. Le rayon de six milles autour du confluent devrait être divisé en quatre paroisses ou cantons. La Partie au nord de l’Assiniboine ou branche ouest de ]n rivière Rouge et s'étendant à l’ouest. de la rivière principale à partir du point jonction, formerait une paroisse; la partie située au sud de l’Assiniboine et à l'ouest de la branche sud de la rivière Rouge en formerait une autre; tandis que Ja partie situte à l'est de la rivière devra être divisée en .deux portions par une ligne s'étendant à l’est depuis l'embouchure de Ja rivière Seine ou de tout autre point propice qui sera bien indiqué, de manière à ne pas diviser aucun lot occupé ou concession de terre qui se trouverait aussi à faire partie de deux paroisses. Des noms convenables (non pas des noms bizarres ou des noms de personne) devront être donnés à ces cantons dont les lots auront chacun leur numéro qui sera bien marqué sur le plan depuis 1 en montant. Dans les autres endroits chaque cinq milles des deux côtés de la rivière, devrait être considéré comme un canton dont les limites seraient tracées distinctement en même temps qu'il sera fait une réserve pour servir de route entre deux cantons. [1 devra se trouver une copie de ces “plans dans l'établissement ainsi qu'un livre d'indications tenu distinctement et convenablement. Une copie comparée et conforme des plans et du livre d'indications sera transmise ici tous les ans. Ce livre [cadastre] devra indiquer exactement la quantité d’acres dont se compose un lot, le nom de la personne qui a occupé celui-ci en premier Leu; et il sera accordé une page pour chaque lot. Il peut être aussi tenu compte dans un registre distinct, de la date du transport et du nom de la personne à laquelle ce dernier sera fait.

4 Ertrait d'une lettre de John Pritchard à Andrew Colrile, 31 août 18211

“ Vous vous rendez sans doute compte de la nécessité de donner à cette colonie Ja forme de gouvernement et la stabilité requises pour éviter le retour de sérieuses alarmes pour des raisons futiles, ce qui peut se produire souvent dans la situation où nous sommes.

Un code de lois et un £ouverneur Semple pour appliquer celles-ci, c'est tout ce qui est nécessaire pour maintenir la paix dans cette région et Pour assurer la prospérité de ses habitants. Si vous ne Pouvez obtenir la sanetion du #ouvernement, peut-être que la

compagnie de la baie d'Hudson se chargera d'administrer la justice dans son propre territoire.”

5, Extrait d'une lettre de George Simpson à J, Halkett, 23 juin 1823,2

“Un changement d'administration Ctait absolument et immédiatement nécessaire Pour préserver le tout de ]a destruction. M. MeDonell était dévoué et intéressé, mais malheureusement il ne possédait ni la capacité ni la force de caractère requises pour Pc

1 Archives du Canada, collection Selkirk. XXII-XXIII, 7359. 2 Archives du Canada, collection Selkirk, XXIV, 7663.

exercer une charge aussi importante et j'ai raison de croire qu'un tel changement ne pourra ni le surprendre ni le désappointer, car il commence à se rendre compte qu’il n’était pas l’homme pour faire face aux difficultés de la situation.

(9) ANDREW BULGER.

1. Conditions auxquelies Andrew Bulger prendra charge de l'établissement de la rivière Rouge, 21 février 1822.

Je consens à exercer la principale charge de l'établissement avec un traitement de

£250 pour la première année Mais je devrai naturellement être s” : de tout ce qui concerne le bien-être de la colonie, sauf la milice qui devra to rs ‘tre considérée comme un service distinct administré et payé comme je l'ai déjà ,.

Si la commission de major est délivrée pur la compagnie de la "Tudson, je

serai par le fait investi de toute l'autorité nécessaire quant à ce qui con@&, la milice. D'autre part, je dois être muni d'une commission où autorité de quelque sorte pour assumer la charge de l’étiblissement, et, avant mon départ d'Angleterre, il devra être parfaitement établi jusqu'à quel point je serai autorisé à encourir des dépenses et à mettre à effet les mesures que j'aurai lieu de juger essentielles pour le bien de l’établissement.

Une personne sera nommée par vous où je serai autorisé à en nommer une à la rivière Rouge pour tenir les registres et les comptes (sous ma surveillance immédiate) depuis le moment où je prendrai charge de l'établissement jusqu’à l’arrivée de la personne qui pourra être nommée pour me remplacer, Bien que je me sois opposé à d’autres conditions que celles que j'ai déjà proposées, quand j'entrerai en fonctions, je n’en serai pas moins heureux de donner volontiers mon concours et mon support à la personne placée à la tête de l'établissement non seulement en ce qui concerne les sauvages mais aussi à l'égard de tout ce qui pourra Contribuer au bien général.

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