‹ Le Nord-Ouest canadien, son évolution primitive et ses archives législatives [microforme]Chapitre 77 sur 178 · Extrait d'une lettre de George · texte numérisé non relu

Extrait d'une lettre de George

Simpson à A. Colvile, en date du 1er not. 1823.)

Nous avons cu Jjasqu'à présent deux séances ré réunion privée des messieurs du conseil et après de mûres délibérations nous avons con- Sidéré qu’il était urgent de former un corps de police puissant composé de M. MeKenzie comme grand constable avee cinquante constables spéciaux qui rempliront cette charge gratuitement, puis de vingt constables réguliers et de deux baillis. Tous les colons qui reçoivent des concessions sont de plus engagés par serment à contribuer à maintenir la

paix et le bon Æouvernement dans la colonie, ce qui est une condition formelle de leurs concessions,

gulières du conseil ainsi qu’une

5. Extrait d'une lettre de George Simpson à À. Cotvile, en date du 31 mai 1824.

Je ne puis cependant accorder aucun mérite ni aucune classe de colons, à l'égard de la tranquillité actuelle. Celle-ci est due uniquement à la bonne conduite et à la fermeté des serviteurs de la compagnie sous notre propre direction. Au contraire, le sentiment contre 1n compagnie est tel que j'ai raison de croire que la majorité des habitants auraient été heureux de voir se produire les maux qu'il y avait lieu de craindre.

Nos conseils ne valent rien réellement. MacDonell est détesté et ennemi des exéceuteurs tstamentaires dans cet endroit. comme un enfant; Cooke est comme Thomas et de Matthey

aux messieurs du conseil ni à

c'est le pire Thomas est timide et faible plus ivrogne. Pritchard est léger ; est mécontent ct pervers: il désire se rendre populaire parmi ses compatriotes et il est hostile aux exécuteurs testamentaires comme à la compagnie, Quant à Logan il a pris part aux spéculations de MeDonell quand celui-ci était au pouvoir; à mon sens ce sont ni plus ni moins qu'un couple de voleurs: ils sont étroitement unis et Jones bien que favorablement disposé manque d'expérience, En somme il n'y eh a pas un parmi eux qui mérite le titre qui lui à été accordé: ils sont dépourvus d'esprit publie, ne s'intéressent nullement au bien-être et au bon #ouvernement de la colonie et leurs pensées, leurs paroles et leurs actes ne sont inspirés que par l'égoïsme. Quelques membres du conscil qui se croient plus éclairés que le reste des mortels sont allés jusqu’à discuter notre autorité de même que des points qui ont embarrassé les avocats les plus

TArchives du Canada. collection Selkirk, XXV, 5073. Archives du Canada, collection Selkirk, XXVI-XXVII, 8221.

éminents d'Angleterre, entre autres, notre pouvoir de faire prêter serment et de rendre la justice. Ils ont même révoqué en doute la validité de la charte et soutenu que sans une commission régulière délivrée par le roi ou les cours du Canada nous n'avions pas le droit d'agir

Il appert que Sa Seigneurie aurait une fois consenti à ce qu'il fût permis à des colons de distiller des spiritueux: aussi ils ne se sont pas contentés de nous le rappe-

ler mais ils ont insisté pour se mettre à l'œuvre, Cette demande ne vient pas seulement du bas peuple, elle a été mise de l'avant par les messieurs du conseil avee M. MeDonell en tête qui a démontré l'autorité de Sa Seigneurie. Connaissant les suites dangereuses d'une telle concession nous nous sommes fermement opposés à cela, Quand la distillation sera commencée, il ne sera plus prudent de vivre dans cette région.

Les titres en rapport avec les concessions ne donnent pas satisfaction et de fait il s'est élevé une clameur générale à cet égard à laquelle ont donné lieu les remarques da nos propres conseillers Thomas, Bird ct Cook qui ont reçu gratuitement des concessions considérables, les deux premiers mille acres chacun et le dernier cinq cents acres, ainsi que MeDonell qui à recu deux mille acres. Cependant ils refusent de signer leurs actes de concession et disent qu'ils se considéreraient des esclaves s'ils le faisaient...

(0 Nous nous sommes oceupés, le gouverneur Pelly et moi, d'établir des écoles, mais nous n'avons eu jusqu'à présent que peu ou pas de succès. Vous recevrez ci-incluse une copie d'une cireulaire où prospectus d’une école pour l'instruction des filles sous la direction de Mile Allez, laquelle école aura pour effet vraisemblablement de requérir et de faire circuler de l'argent dans la colonie et par suite d'attacher à celle-ci quelques-uns de nos agents ea chef, de nos trafiquants et de nos officiers, La seule école que nous ayons pour les garcons est celle que dirige Hargrave envoyé par la Church Missionary Society: cet homme est stupide, ignorant, suffisant et illettré, par conséquent impropre pour remplir sa tâche. Quelques-uns de nos jeunes métis pourraient plutôt lui enseigner que d'en apprendre de lui. S'il est possible de trouver un homme compétent parmi les commis de la compagnie l'automne prochain, nous comptons pouvoir établir une école pour les garçons sous les auspices de notre conseil d'York, ce qui serait un bienfait réel pour ces enfants ainsi que pour l'établissement.

1 Vous vous rendrez compte par les procès-verbaux du conseil que nous avons dû nous occuper de Grant en rapport avec certains faits dont il aurait été la victime. Il a été assailli dans l’accomplissement de ses devoirs comme commis de la compagnie. ut cela sans provocation et d’une manière prématurée, par quelques-uns des colons écossais, ce que le gouverneur Pelly et moi avons soutenu avec chaleur contre l'avis intéressé de quelqu'un du conseil, car nous avions raison de craindre des const quences xraves. Après un examen long et impartial, l'accusation portée par Grant a été trou vée entièrement et clairement fondée et les agresseurs ont été condamnés à une légère amende, Mais à la fin des procédures MeDonell ne put cacher davantage malgré toute sa duplicité et sa ruse, le rôle important qu'il avait indécemment et indiwnement joué dans cette affaire, et c'est avee une rage (qu'il ne pût dissimuler) qu'il affirma que Grant avait été amené à Fort Garry uniquement pour alarmer les colons et blesser leurs sentiments et qu'il représenternit le eus at home.

6. Avis publie à l'égard des concessions de t rre, en date du 20 janvier 19253

Avis est donné par la présente, que le registre de la colonie est maintenant prèt pour l'enregistrement des actes de concessions de terres Ceux des colons qui ont reçu leurs titres les apporteront pour les faire examiner et enregistrer la première fois

1 Archives du Canada, collection Selkirk, XXVI-XXVII, 8245, seq T'Archives du Canada, collection Seikirk, XXVI-XXVII, 8262, seq 1 Hudson Bay Company's Land Tenures Martin, p. 32

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qu'ils viendront au fort, et ceux qui ne les ont pas recus peuvent les obteir en s’adres-

Sant au gouverneur au nouveau fort Douglas.

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