FRANÇOIS BRUNEAU, #6 “ THOMAS SINCLAIR, “ “ WILLIAM COWAN
Les membres du conseil ayant émis leur avis à cet égard, il est arrêté à l’unanimité, sur une proposition de M. Black, appuyée par M. Inkster,
1° Que le conseil approuve entièrement la ligne de conduite adoptée par le gouverneur lors des assauts qui ont eut lieu, et qu’elle a été dictée aussi bien par des motifs de prudence que d'humanité;
2° Que le conseil désire exprimer, par l'avis publie publié ci-après, jusqu’à quel point il apprécie la conduite de la population qui s'est levée pour appuyer l'autorité exécutive— .
AYIS. |
À une réunion du gouverneur et du conseil d’Assiniboine qui a eu lieu le 20 courant, le conseil a été invité à considérer les actes de violence commis dernièrement en délivrant G.-0. Corbett de la prison, où ce dernier purgeait une sentence, ainsi que James Stewart détenu par suite d’une accusation de félonie. Et le conseil a été invité en même temps à considérer la conduite louable d’un très grand nombre d’habitants qui se sont déclarés prêts à appuyer lautorité légale.
Bien que le conseil envisage avec regret et horreur la conduite cffrénée des gens qui ont pris part à cette délivrance dans l'un comme l'autre cas. et pour laquelle tous ceux qui y ont contribué, soit directement ou indirectement, doivent encore être tenus respon®bles, d'autre part il est heureux de constater l’empressement avec lequel un si grand nombre d'habitants bien disposés ont offert leurs services pour empêcher de semblables actes de violence.
Par constquent il est arrêté à l’unanimité que des avis publies soient affichés pour faire connaître jusqu’à quel point le censeil apprécie le dévouement louable déployé par ces habitants en vue de sauvegarder l’ordre publie, et le conseil ne doute pas qu’au moyen de l’administration régulière de la justice par les magistrats et les cours, ce résultat puisse être obtenu comme par le passé.
Le conseil désire de plus faire connaître au publie que bien qu’il se trouvât parmi ces habitants dévoués, des hommes prêts à défendre la prison au prix de leur vie, l'exécutif n’a pas voulu employer la force dont il pouvait disposer pour des motifs d'humanité. Ce dernier a été retenu par le désire d'éviter l’effusion du sang, de prévenir une rancune mortelle entre les colons, et surtout par la considération des suites dangereuses qu’il ÿ avait lieu de craindre pour la population, si les tribus sauvages avaient été témoins d’une guerre ouverte entre les diverses catégories qui composent celle-ci. -