‹ Le nord-ouest canadien: son évolution primitive et ses archives législatives: procès verbaux des Conseils de la Colonie de la Rivière Rouge et du Département du nord de la Terre de RupertChapitre 130 sur 177 · LA · texte numérisé non relu

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Le gouverneur Dallas, après avoir déclaré que cette séance avait été convoquée spécialement pour considérer ce qui devait être fait à l'égard des sauvages Sioux arrivés récemment dans l'établissement, fait part au conseil des démarches qu’il a tentées pour les induire à quitter l'établissement d’une manière paisible, mais il regrette de dire qu’il a échoué. La présence des Sioux dans l’établissement est une cause d’anxiété et d'alarme parmi toutes les classes de la population, et comme il peut être nécessaire d’avoir recours à des mesures plus dispendieuses et qu’il n’est pas disposé en ce cas à agir sans le consentement du conseil, le gouverneur dit qu’il désirait connaître les vues de ce dernier et obtenir son avis à cet égard.

Il ajoute ensuite qu’il a plusieurs fois rendu visite aux ‘Sioux, à leur campement principal près de Sturgeon Creek. Leur nombre à cet endroit, y compris les femmes et les enfants qui forment la grande majorité, doit être de einq cents personnes environ, mais il en est arrivé d’autres depuis. En ce qui concerne les vivres et les vêtements ils sont pour la plupart dans un état de dénûäment extrême. Voyant qu’ils ne pouvaient quitter l'établissement sans courir le risque de périr bientôt, à moins qu’il ne fût accordé des vivres sinon des vêtements, il a jugé à propos, après avoir mûrement considéré la situation avec le gouverneur Mactavish, d'offrir aux Sioux une quantité de vivres suffisante pour leur permettre de s'éloigner à une distance de l’éta-

blissement qui enlèverait pour celui-ci tout motif de danger et de crainte. Il leur a été offert en même temps des munitions pour leur permettre de se procurer la subsistance en route au moyen de la chasse, etc, ce à quoi ils étaient habitués. Le gouverueur avait consenti de plus à leur fournir les moyens de transporter les provisions à l'endroit convenu. ,

Après avoir accepté ces propositions les Sioux refusèrent positivement ensuite de s'éloigner. Ils donnèrent pour raison que parmi les hommes bien constitués en état d'entreprendre le trajet il s’en trouvait plusieurs qui étaient âgés et infirmes, que la grande majorité du parti comprenait des femmes et des enfants, que par conséquent ils ne pouvaient effectuer un voyage de dix jours à peu près et qu’ils savaient qu’en quittant l'établissement leurs familles devaient inévitablement périr en route. Le gouverneur ajouta que dans une telle situation, le seul moyen qui restait d’éloigner les sauvages, consistait à leur offrir une plus grande quantité de provisions ainsi que les moyens de transport, non seulement pour les provisions, mais pour les membres des familles incapables de marcher, sans compter les vêtements que l'on pourra recueillir pour eux dans l'établissement.

Après avoir délibéré longuement et anxieusement sur ce sujet, le conseil décida qu’en agissant comme il l'avait fait le gouverneur Dallas avait eu recours à la méthode la plus judicicuse dans des circonstances aussi critiques: et se rendant compte qu’il n’y avait pas d'autre parti à prendre que de laisser le gouverneur faire aux Sioux les autres propositions qu’il jugerait à propos pour atteindre un résultat si important et si désirable en vue de la paix et du bien-être de tout l'établissement, le conseil, sur une motion de l’évêque de la terre de Rupert, anpuyée par l'évêque de Saint-Boniface, décide à l'unanimité:

Que le gouverneur Dallas soit respectueusement requis de renouer les négociations avec les Sioux et de leur offrir la quantité additionnelle de provisions en même temps que les moyens de transport qu’il jugera à propos pour obtenir le départ des sauvages de létablissement; et que de plus le conseil exprime au gouverneur Dallas ses sincères remerciements pour les démarches qu’il a déjà faites.

Le gouverneur Dallas attire ensuite l’attention du conseil sur la nécessité de tracer les chemins publics de l'établissement de manière à éviter les disputes et les litiges à l'égard des directions exactes de ceux-ci. Après quelque discussion, le conseil, sur une motion du recorder Biack, appuyée par M. Genton, arrête à l'unanimité:

Que les conseillers suivants soient nommés pour constituer un comité chargé de tracer les chemins et de présenter un rapport, savoir: le Dr Cowan, M. Bruneau, M. Inkster, M. Sinclair et M. MeBeath: que trois membres constituent un quorum et que le Dr Cowan en soit le président.

Le conseil s’ajourne.

W. MACTAVISIT.

Procès-verbaux d’une séance du conseil d’Assiniboine tenue le septième jour de janvier mil huit cent soixante-quatre.

PRÉSENTS

A. G. Dallas, Esquire, gouverneur en chef, président.

William Mactavish, Esquire, gouverneur d’Assiniboine.

Le très rév. lord évêque de la terre de Rupert, conseiller d’Assiniboine. Le très rév. lord évêque de Saint-Boniface, conseiller d'Assiniboine. John Black, Esquiré, recvrder, conseiller d'Assiniboine.

François Bruneau, “ “

John Inkster, Salomon Amlin, Thomas Sinclair,

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