‹ Le nouveau jeu; comédie en cinq actesChapitre 16 sur 34 · SCENE UNIQUE · texte numérisé non relu

SCENE UNIQUE

COSTARD, seul d'abord; JACOB, puis BOBETTE COSTARD

Ainsi, c'est entendu, Jacob ? Dès que madame sera là, vous ne recevrez personne ! Quand ça serait la reine d'Espagne.

JACOB

Compris, monsieur.

COSTARD

Et, quoi qu'il arrive, même si vous entendez

des cris ou des grincements de 'dents, vous ne bougez pas de votre office.

JACOB

Compris. Monsieur plaque madame ?

COSTARD

Oui... enfin... C'est dans l'air.

Monsieur

Quoi ?

JACOB

COSTARD

JACOB

Monsieur me gardera, une fois marié ?

COSTARD

Je ne sais pas. Nous verrons. (Timbre.) On sonne. Allez. (Jacob sort.) A nous la petite séance. (Jacob introduit Bobette, et se retire.) Bonjour, Bette ! Bonjour !

bobette, qui ne veut avoir l'air de rien.

Bonjour, Paul! [Un temps.) Tu permets?

COSTAUD

Mais oui, débarrasse-toi donc. (Elle quitte son chapeau.)

BOBETTE

Quoi de nouveau?

COSTARD

De nouveau ?

BOBETTE

Oui. Depuis hier?

COSTABD

Depuis hier ? Mais...

BOBETTE

Sans doute? Tu fais comme si tu ne me comprenais pas. Tu as l'air d'une tourte. Eh bien, et ce mariage? ce fameux pari?... la demoiselle des Folies... conte-moi, voyons ?... Ça marche-t-il Cjpmme tu veux ?

Sur des roulettes.

BOBETTE

Bah ! Tant mieux. Et encore ?

COSTAUD

C'est tout. Ça y est.

BOBETTE

Tu dis ?

COSTARD

Je dis que ça y est, mon chat. Tù n'as plus rien à apprendre. J'ai vu la famille, j'ai vu l'enfant, on s'est touché la main. Ton Paul est agréé, il plaît, il épouse.

bobette, qui ricane jaune, sans trop savoir encore comment elle doit prendre la chose.

Ah! Ah! Ah!... Non...

COSTARD

Rappelle-toi que tu m'avais défié ? Faut jamais défier le monsieur.

BOBETTE

Tu m'amuses... Je te défie toujours, tu sais! Jusqu'au bout.

COSTAUD

Tu as tort.

BOBETTE

Tant que je ne t'aurai pas vu de mes yeux grimper à l'autel, avec la petite, et lui glisser l'anneau dans la tringle, je croirai que tu me fais monter aux chevaux de bois.

COSTARD

Quitte ce ton, Bette, crois-moi. Au moment où nous allons nous espacer... il n'est guère de mise...

bobette, abrutie.

Ainsi... c'est vrai ? bien vrai?

COSTARP, il fait signe que oui.

... Mais je t'ai aimée tout de même.

BOBETTE

C'est du propre !

COSTARD

Tu as toujours été une bonne camarade. Aussi, rassure-toi, je ne suis pas une brute et je ne t'oublierai pas. Et la preuve, tiens — je préfère te

l'avouer tout de suite — c'est que j'ai l'intention de me pressurer pour toi de cent mille balles.

BOBETTE

Fiche-moi donc la paix, avec tes balles !

Tu n'en veux pas ?

BOBETTE

Il n'est pas question de ça. Gomment s'appellet-elle, d'abord ?

COSTARD

Labosse, Alice Labosse.

BOBETTE

Et tu vas épouser ça ?

COSTARD

Je vais.

BOBETTE

Quand ?

COSTARD

Dans quinze jours. Nous aurons un évêque.

BOBETTE

Allons donc!

COSTARD

J'ai commencé ma cour dès hier. Dans vingtquatre heures,, les bans seront publiés.

BOBETTE

Et tu me quittes ? Comme ça ? Comme une maîtresse ordinaire? Comme une femme qu'on a séduite ? Pourquoi me quittes-tu ?

COSTAUD

Parce que, si je me marie, ça n'est pas pour avoir deux femmes et faire comme tout le monde. Nouveau jeu, moi ! Et puis, toi-même, tu ne voudrais pas ? Tu as ta dignité. Tu hausses les épaules ? C'est très impoli. Pourquoi les haussestu ?

BOBETTE

Parce que tu es idiot. Ah ! ça, tu t'imagines que je vais te laisser faire une pareille sottise ?

COSTARD

Si ça me plaît de la faire !

BOBETTE

Voilà bien les hommes ! Vous ne pensez qu'à vous! Et si ça ne me plaît pas, à moi? Et ta mère ? L'as-tu consultée, au moins ? Qu'est-ce qu'elle dit de tout ça ?

COSTARD

Maman se lave les mains.

BOBETTE

Mais elle a donc de la pommade dans les yeux, ■de te laisser te marier dans de pareilles conditions ! Et les parents de cette petite, ils n'ont donc pas été aux renseignements, qu'ils t'accordent leur enfant du premier coup, comme un morceau de pain ? Ils ne te connaissent donc pas '} Ils ne savent donc pas que tu as boulotte avec moi près de quatre cent mille francs en trois ans ? Ma parole, c'est à croire qu'ils ont vécu jusqu'ici dans l'armoire à linge. Conseille-leur qu'ils viennent me trouver ! Je leur en donnerai, moi, des renseignements, et des pommés !

COSTABD

Peut-on savoir ?...

BOBETTE

Ce que je leur dirai ? « Ah ! Ah ! Regardez-y à

deux fois, mes bonnes gens, avant de vous le mettre sur l'estomac, parce que je l'ai pratiqué, moi, le coco ! Voilà trois ans que je m'en sers, je le sais par cœur ; eh bien, il est fait pour se marier et être votre gendre comme moi pour être lectrice du roi des Belges, et il rendra votre fillette malheureuse pire qu'un caillou. » Voilà ce que je leur dirai à tes futurs beaux-parents, et bien d'autres choses avec ! Et que ça les toucherait donc ! Et qu'ils m'écouteraient ! Et qu'ils penseraient dans leur à part : « Cette dame connaît les messieurs, elle a peut-être été parfois à côté des mœurs... c'est bien possible ! Mais pour sûr elle s'exprime, elle est carrée, et ce n'est pas tout à fait une oie ! »

COSTARD

Tu as fini ?

BOBETTE

Je commence. Et puis, à présent, faut que tu me répondes! Et à fond! Et pas de blagues! Pourquoi te maries-tu ? A quel propos ?

cOstard

Parce que c'est épatant!

Tu trouves?

COSTARD

Moi-même ça m'épate. Et toi aussi!... Ne dis pas non. Ça t'épate. Et puis, pense donc ? Une jeune fille... une vraie jeune fille ?... Vous autres, vous ne pouvez pas vous rendre compte de ce que ça nous repose.

BOBETTE

Mais, au contraire, animal, je me rends très bien compte. Et c'est justement pour ça que je te dis que tu ne mérites pas de te marier. Tu n'en es pas digne. C'est bon pour d'autres que toi.

COSTARD

Qui donc ?

BODETTE

Des garçons pauvres, des garçons sérieux, qui ont un bureau. Y as-tu réfléchi ? Tu n'as aucune des qualités nécessaires dans un intérieur. Tu es assommant. Quand chaque jour, pour moi, moi enfin, moi ta maîtresse, tu ne fais pas la plus petite concession, le plus léger sacrifice... est-ce que tu vas les faire pour ta femme ? Tu es absurde.

COSTARD

Pas la même chose. Tu n'es pas une honnête femme, toi!

Je le sais. Mais, après tout, qu'est-ce qu'ellesont de plus que nous, tes femmes honnêtes ?

COSTARD

L'honnêteté.

BOBETTE

Pour ce qu'elle leur dure !

COSTABD

N'importe ! Elles Font toujours eue à un moment donné.

BOBETTE

Moi aussi à ce compte-là ! Mais réponds-moi. Tu trouves donc bien des avantages à être un mari ?

COSTAUD

Une flotte : ma femme est très riche d'abord...

BOBETTE

Elle te coûtera plus cher que ta maîtresse.

COSTARD

Elle m'apportera ses relations, ses...

BOBETTE

Je la défie d en avoir plus que moi, des relations !...

Et puis surtout de la tendresse, un foyer... Voilà le gros point qui me trottait depuis quelque temps!

Un foyer ! tu me fais rire. Est-ce que tu ne l'as pas chez moi, le seul foyer qui te convienne ? Moi, mes amies, les copains, Rosa qui t'ouvre la porte, Mme Suif la manucure, Arcachon qui te lèche dès que tu entres. Le voilà ton foyer!

COSTARD

Pas suffisant.

BOBETTE

Qu'est-ce que tu veux de plus ? Que j'invite le tsar ? Dis-le, je l'inviterai.

COSTARD

Il trouverait un prétexte pour ne pas venir...

BOBETTE

Laisse-moi donc, tiens ! je suis bien bête, après tout, de me débattre pour Mlle Labosse et de prendre en main ses intérêts. Je la vois d'ici, ta jeune fille! Quoi que tu en dises, elle ne t'apportera que des ennuis et, au bout de huit jours, tu en auras soupe. Sa beauté, sa petite fraîcheur, son innocence de pimbêche, tu casseras ça dans tes grosses pattes comme une allumette. Je vous donne une semaine pour bafouiller, mes trésors, pas plus, et puis vous commencerez à vous déplaire. Alors, si elle ne t'aime pas, je te plains!

COSTABD

Et si elle m'aime?

BOBETTE

Je la plains. D'ailleurs, ces pauvrettes-là, ça sort de sa mousseline de bal, ça n'a rien vu, ça ne connaît que son nez, est-ce que c'est capable de prendre un homme, de le garder, de le visser, de le mater, de le faire filer droit par le sentier où on veut ? Allons donc ! Vous voilà tous les deux revenus de Venise, après la noce ; une fois installés dans votre appartement, avec les cadeaux affreux qu'on vous a donnés, que vous n'auriez jamais choisis. Je vous vois. A quoi passez-vous votre

temps? Qu'est-ce qu'elle te raconte? Qu'est-ce que tu lui récites? Qu'est-ce que vous fichez toute la sainte journée?

COSTARD

Je lui dis qu'elle est bien mignonne, que je l'aime tout plein...

BOBETTE

Et puis après ?

COSTARD

Je le lui prouve.

BOBETTE

Exactement comme avec moi, alors ?

COSTARD

Pas de ma faute s'il n'y a qu'une seule manière...

Pourquoi te maries-tu, puisque tu reconnais que c'est la même chose?

COSTARD

Parce que ça me fait plaisir pour l'instant, là ! Parce que ça me changera de dire la même chose

à une gentille créature qui me croira sur parole, parce que je n'ai pas prononcé de vœux le jour où je t'ai délacée pour la première fois, parce qu'il faut se marier, nous autres, les bons noceurs, pour rajeunir ce vieux mariage qui se lézarde, et puis que c'est une coutume assez répandue, sans laquelle le bas monde finirait.

BOBETTE

Ineptie ! Papa et maman n'étaient pas mariés. Pourtant j'existe.

COSTABD

C'est vrai. Mais tout le monde ne peut pas être Bobette Langlois. Crois-moi ; assez déclamé là-dessus. Mon parti est pris ! Je t'ai promis que tu aurais tes cent mille, tu les auras, seulement sois raisonnable et ne me mange pas la cervelle. Je comprends que tu ne sois pas enchantée ; on ne se sépare pas sans douleur d'un garçon comme moi, mais...

BOBETTE

Oh ! tu n'y es pas ! Ce n'est pas ça qui m'inquiète ! Je suis sûre que tu plaqueras ta jeune femme avant six mois et que tu me reviendras. Par exemple, ce jour-là, je t'enverrai paître.

Non, ça ne m'arrivera pas. Mais, au cas où ça aurait lieu, non, Bobette, ne dis pas que tu m'enverrais paître.

BOBETTE

A supposer que tu aies raison et que je te reprendrais, reconnais alors que ça n'est vraiment pas la peine, si on doit en finir par là, de lancer des invitations, de déranger le monde et de faire venir un archevêque pour l'absoute ?

COSTARD

Tu m'embêtes !

BOBETTE

Ah! sois poli, hèjn? Jamais un homme ne m'a manqué...

COSTARD

On le sait.

BOBETTE

... manqué de respect.

COSTARD

Tu m 'étonnes.

BOBETTE

Enfin, patience! On va rire! On va voir ce qu'il donnera, ce mariage. Dix francs, tu m'entends, je ne les risquerais pas sur cette retourne, si peu j'ai confiance.

COSTARD

Moi je mets cent mille, et j'y gagne.

BOBETTE

Ah ça, tu n'as pas bientôt fini de me les faire sentir ! Quoi ? Tu ne te conduis pas comme un goujat. Voilà tout. Je sais ce que c'est que cent mille francs, mon Dieu! Tu n'es pas le premier qui me les donne.

Ni le dernier.

COSTAUD

BOBETTE

Ni le dernier, j'y compte bien ! Ainsi ne m'en parle plus. Tu fais ce que tu dois, je te remercie, nous sommes quittes. Et, à présent, raconte-moi. Je suis calmée. Je m'y fais petit à petit. Ah ! que l'amour est drôle! Où ça te maries-tu ?

COSTARD

A Paris. Où veux-tu que ce soit? Au pôle nord?

BOBETTE

Je voulais dire: à quelle église ? Philippe-du- Roule?

Non, Augustin.

BOBETTE

Ça sera chic, au moins?

COSTARD

Tu peux te fier à ton serviteur.

BOBETTE

J'irai te voir, dans un coin. Ça t'ennuie?

COSTARD

Oh! ça m'est égal, tu seras plus gênée que moi.

BOBETTE

Gênée? Tu me connais mal. Mais c'est-à-dire qu'en dedans je me tordrai et que je me payerai ta tête pendant que tu porteras ton cierge. Tu penseras un peu à ta Bobette?

COSTARD

Je ne crois pas. Il est probable que je serai abruti et que je ne penserai à rien. Les amis, qui l'ont déjà enduré, m'ont dit ça. Ils m'ont dit : « Tu peux pas t'imaginer... l'orgue, les fauteuils de velours, les plantes vertes, on a mal au cœur et on est abruti. Ça ressemble au trac qu'on a quand on passe ses examens! »

BOBETTE

Et qu'on les rate. Ah! mon pauvre chou! Mais tant pis pour toi, c'est bien fait. Enfin, espérons au moins que tu n'auras pas d'enfants!

COSTABD

Pourquoi cette peur des enfants?

BOBETTE

Je me mets à la place de ta mère.

COSTARD

Tu es bien gracieuse, pourtant ça ne m'arrête pas; je serais assez content, au contraire, d'avoir des petits Gostard.

BOBETTE

Qu'est-ce que tu en ferais ?

COSTARD

Des types, des enfants nouveau jeu, qui ne s'embêteraient pas sur le globe.

BOBETTE

En voilà qui auront de l'agrément! Tiens, décidément, tu es complet, tu es mûr pour la mairie. Va te marier, mon gros, va!

COSTARD

J'y cours, en effet. Ça n'est pas pour te renvoyer, mon bébé, mais...

Tu me jettes dehors?

COSTARD

Oh!

BOBETTE

Si. Je t'en veux pas. Je m'en vais de bonne amitié. Mais, auparavant, écoute bien ce que je te dis. Nous autres, les créatures, comme on nous appelle, nous savons mieux que personne les dessus et les dessous du mariage, ce qu'il est et ce qu'il vaut, puisque c'est chez nous que les maris des autres viennent se distraire et passer leur

temps de libre. Le mariage, nous le voyons de la. coulisse, c'est moins beau que vu de la salle. Nous le connaissons dans les coins ; quelquefois c'est nous qui le rafistolons; nous sommes donc très armées, pour le juger, pour déclarer à un particulier, sans nous enfoncer le doigt dans l'œil : « Marie-tôl, ou ne te marie pas. » Aussi, quand on suit notre conseil, on ne s'en trouve pas toujours mal. Tu neveux pas suivre le mien? A ta. guise. Tu t'en repentiras.

COSTARD

Gomment ça?

BOBETTE

Je m'entends. Tu marches droit à un tas d affaires et de drames qui vont te mouvementer la. vie.

COSTARD

Tant mieux!

Et je te répète ce que je te disais tout à l'heure : avant six mois, Paul Costard sonnera à ma porte!

COSTARD

Sonnera pas.

BOBETTE

Sonnera !

COSTARD

Tu m'amuses!

BOBETTE

Seulement, Costard se cassera son nez.

COSTARD

Cassera pas.

BOBETTE

Si, parce que je serai partie.

COSTARD

Ah?

BOBETTE

Oui. Je vais profiter de ta lune de miel... et des cent mille, — tu vois que je n'ai pas de rancune, puisque je t'en parle la première. — Je vais aller me balader...

Où ça?

130 LE NOUVEAU JFU

BOBETTE

Tu veux me rejoindre ?

COSTARD

Ça serait nouveau jeu! Dis toujours.

BOBETTE

En Amérique.

COSTAUD

Quoi faire ?

BOBETTE

Voir un peu de près ces marchands de cochons qu'on prétend si grossiers.

COSTARD

Et si riches I

BOBETTE

Voilà.

COSTARD

Tu t'en vas seule, là-bas?

BOBETTE

J'emmène Rosa et Arcachon. En partant nous

LE NOUVEAU IF.U loi

serons trois. Maintenant, peut-être qu'en revenant... Tout est possible!

COSTARD

Je te le souhaite.

BOBETTE

Merci. Quand m'as-tu dit déjà qu'il viendrait?

COSTAUD

Qui donc ?

BOBETTE

Ton notaire.

COSTARD, qui rit.

Ah! La galette. Dans une huitaine. Il est prévenu. Tout est arrangé. Maman a été très bien. Je croyais qu'elle ferait la tête. Pas du tout.

bobette, touchée.

Oh... Tu n'as pas besoin... Je sais bien que ce n'est jamais du côté de ta mère que j'aurais eu des ennuis. Aussi, si tu le juges à propos, je te permets de la remercier de ma part.

COSTARD

Je ne dis pas non.

BOBETTE

Et alors, maintenant... adieu.

Adieu, Bobette.

BOBETTE

Eh bien?... On ne s'embrasse pas?

COSTARD

Mais si.

BOBETTE

Le bai»er de frère. [Elle vient près de lui. Ils s'embrassent.)

COSTARD

Pauvre fille, va! Je garderai tout de même un bon souvenir de toi, tu sais.

BOBETTE

J'y compte bien.

COSTARD

T'embrasseras aussi Arcachon.

BOBETTE

Oui. Pauvre gros! Il aura un peu de chagrin. Tout le monde t'aimait à la maison! Dis donc, chéri? Une idée?

COSTARD

Quoi?

Ecoute. A l'oreille. [Elle lui parle bas.)

COSTARD

Oh!

BOBETTE

Pourquoi pas? Ce n'est pas une raison parce qu'on se quitte après trois ans...

COSTARD

C'est vrai, on se lâche, mais on s'aime jusqu'à la fin.

BOBETTE

L'étrier!

RIDEAU

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