ACTE PREMIER
Lady CECIL, l'embrassant.
Tu épouseras celui que lu aimes, toi ! Je tiens à ce que lu me le présentes ce soir.
MARY, joyeuse.
Vraiment ?...
Lady CECIL
Oui.
MARY
Alors, j'irai l'attendre là, sur les dunes.
Lady CECIL, à part.
Si réellement il mérite sa main, mon devoir est de les fiancer. . . ce soir même !
i La grande porte latérale s'ouvre à deux battants. — Deux Pages noirs tenant des flambeaux se présentent, font trois pas dans le salon, silencieusement, et se tiennent immobiles.)
Étonnée.
Eh bien ! qu'est-ce donc ?
(Deux vieux Serviteurs apparaissent aux deux côtés de la porte et s'y tiennent muets, élevant des candélabres.)
Se levant.
Enfin, qui donc ose entrer ici, et aussi tard, avec les honneurs dus seulement au Roi d'Angleterre ou au lord comte, mon seigneur !
{Parait au fond, lord Cecil. — C'est un beau jeune homme de vingt-huit à trente ans. Il est vêtu de velours noir. Il porte la plaque en diamants de l'ordre du Bain. Il est en épée de voyaye, à poignée d'acier ciselé. A l'aspect de lad;/ Cecil, il se découvre et s'avance vers elle.)
(L'orchestre joue en sourdine le « God save the King ! » comme vague indication que c'est l'Angleterre féodale qui entre.)