‹ Le Nouveau Monde;Chapitre 120 sur 140 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

Lord CECIL. Sir RICHARD CORNWALLIS. Sir ROBERT HARTLEY. Sir EDWARD CLINTON

Sir ROBERT HARTLEY

Milord, c est ainsi : Boston n'est plus tenable pour les troupes : chaque seconde nous coûte des soldats. La ville tout entière va se soulever. On charge les fusils derrière les fenêtres.

Lord CECIL

Nous tiendrons, cependant ; il le faut. Encore trois heures, jusqu'au soleil.

Sir EDWARD CLINTON

Certes, nous n'amènerons point le pavillon d'Angleterre ; mais je crains que. dans deux heures, il ne soit plus temps d'embarquer; le comte de Dunmore conseillait une retraite plus prompte, au cas où Dorchester nous serait enlevé.

Lord CECIL pensif.

Plus prompte, dites-vous, Clinton?

Sir EDWARD CLINTON

La position de Dorchester est maintenant inattaquable.

Sir RICHARD CORNWALLIS

L'irréparable inconséquence commise dans cette campagne a été l'abandon de ces hauteurs !

Lord CECIL

Cette faute n'est point la mienne, Cornwallis. Après un instant:; Messieurs, au nom de l'Angleterre, tenez encore ces trois heures.

Page 1