CHAPITRE QUARANTE-HUITIÈME
Caractères de dégénération de la i* pkaee.
Lis immobilistes sont une secte aussi ridieide que les rétrograda teurs. Le mouvement social répugne à I^tat stationnaire , il tend au progrès ; il a, comme
lasse de Hrapéritie des libéraux , lasse de lear stérilité de génie, se plaise à les molester poar les amener à résipiaoenee. Les peuples qui prennent parti pour le libéralisme, n^ahoor tissent qu^à se faire décimer; les ministres, Oitnning ec autres, sont frappés de mort, sMls embrassent oette caoae. Les souverains mêmes sont malheureux , quand ils suivent cette bannière. La Russie, qui après six ans dHiésiiation se déci* dait bien tard à soutenir les chrétiens d*Orient, est ve&oe échouer pitoyablement et empirer le sort des Grecs y dont la France aussi veut abandonner la cause. Partout la fortone se déclare contre le libéralisme ; avis A lai de quitter sa position, qui n*est plus tenable , et de recoarir aux inventions de progrès réel qui lui sont apportées.
mouOTBitL. 299
1*61111 et r«ir, besoin de oircnler ; il se corrompt par la stagnation ; aassi ne connaîi>on rien de plus yi* cieax que les Chinois , nation la pins immobiliste do globe. Chez eux l'intérêt légal est 51^ 0/0; Tusors et la fourberie mercantile y sont honorées, ils jouent aux dés leurs enfans, traînent leurs dieux dans la bouer : ce sont des héros de morale, selon RnynaL
Notre destin est d^ayancer : chaque période soeiale doit s'avancer vers la supérieure : le vœu de la nature est que la barbarie tende à la civilisation, et Y arrive par degrés ; que la civilisation tende au garantisme , ^ue le garanUsme tende h l'association simple , et ainsi des autres périodes. Il en est de même des phases ; il faut que la 1'* tende a la â«, œlle-ei à la 8*, eeUe*ci à la 4«, celle-ci à Tarnbigae , et consécutivement. Si une société languit trop longtemps dans une période ou dans une phase, la corruption s'y engendre, comme dans une eau qui croupit. ( Cette règle est sujette a certaines exœptions pour les périodes inférieures i la civili* sation.)
Nous ne sommes que depuis un siècle en 8* phase de civilisation, mais dans ce court espace de temps, la phase a marché très-rapidenient, à raison du progrès colossal de l'industrie ; de sorte qu'aujourd'hui la S* phase excède sa limite naturelle. Nous avons trop de matériaux pour un échelon si peu avancé , et ces malëriaux n'ayant pas leur emploi naturel , il
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y a surcharge et malaise dam le raëeaniaine soeîal ; de là résulte une fermentation qui le oorrorapi, elle y développe un grand nombre de caractàres malfaisans, symptômes de lassitude, effets de la di»* proportion qui règne entre nos moyens induatrteb et l'échelon subalterne auquel ils sont appliqués. Mous avons trop d'industrie pour une civilisation si peu avancée, retenue en 3* phase ; elle est preasëe du besoin de s'élever au moins en 4*; de I& naissent les caractères d'exubérance et de détérioration dont je Tais énumérer les plus saillans : en réplique aux jactances de perfectionnement , je vais signaler des effets de dégénération évidente , et pourtant très* recens.
I ** Centralisation poHtique. Les capitales traoaforméesen gouffres qui absorbent toutes les ressources, attirent tous les riches à l'agiotage et font dédaigner de plus en plus Fagriculture. — 2"* Progrès tielafiêcaliiéy des systèmes d'extorsion , banqueroute indirecte, anticipations, art de dévorer Tavenir. Necker en 1788 ne savait où prendre 50 millions de déficit annuel; aujourd'hui on sait ajouter non pas 80, mais 500millions aubndget de 1788. — 8« Consoli^ doNùn du monopole maritime. 11 était rivalisé et eon* tenu en 1788, il est maintenant dominateur exdu* sif , sans qu'il reste aux Européens aueune chance de rétablissement des marines rivales. — 4^ Ai' teintes à la propriété. Elles dégénèrent en habitude , par les prétextés de révolution, qui deviennent règle
péor l6»pirtÎMiilTWi8. La Franœ a oonfiaqué, J'Et» pa^ne et le Porti^al iailent, et oette oiéUÏode prë»- Taadra » paroe qu'il ji'y a anjoard'hiu da progrèa aafvré qcTan àénûvire^ Caloi-ci ett na caracidre à*9ogteDM§à en barbarie*
H^ i^mie jdêt corps imiermédHdrm : ëlati provi»* eiam, parlenees et eorporalion» qui opposaient dei harrîères au pou¥oîr. C W grâce a leur chute qu'où a an trouver un renfort annuel de 500 miUion* , là uà Necker n'en pouvaii pa« puiser ISO. — 6* Spolî^ 4km iêseommunêêf ▼ilaîuement oonipe^sée pur le» «etroîa qui £irfiguent Pîndutirie, détaffpctionnent le peufde des Tîlles , et proroquent toulea Ifss friiuddf mercantiles , toat le commerce d*empoÎ8onnenieiit légal. — 7 : Dépnwaiiom judiciaire, déni indirect ëe justice au pauvre, accroissement des procès par la subdijrision des propriétés et la complication dei Ms de plus en plus impuissantes. Eliessont muettcf devant au fournisseur pillant de son aveu 76 millionr, «Ues lOAt inflesKibles pour le pauvre Sllssando qui u volé ttu obott ; il est condamné à mort. — 8 : /u- 0iabHiié4e* mmIiMûmm frappées par cette raison, d'impuisflnnrtt, même dans le «as de sagesse , et contranéc0 piar le manque absolu de méthodes justes^ en leutea branches d'adniinistrajlion : L'on ne sait paa —êuinfuîre noe dtvîiion territoriale régulière, basée jflur les eottvenanoes géoéral<9|it on n*a onoune règle aoc celte opémlîon.
-^ 9 : Iwimim$nee de scMsaïa. Les galUcatia étafés
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des opinimifde saint Louis et de Bottitet, ne farderaient goéres à en venir au sdikme contre des pré* tentions outrées , de là les gnerreu oivfles. «— 10 : G^rté tnlâMMiSy discordes fomentées par l'ignorance de la politique sociale qui ne sait inTenteraiicnne Toie de oo^eiHation par progrès rM en ëdielle. — - 11 { Hérédfié du mt^, contome d'adopter les •Tio€3i introduits par le parti vaincu , t^ls qne le» loteries, les jeux publics et antres moyens odieux de la fisjDalitë. •^— 13 : Détmrgonâagedek^poHtîqme, bassestie .des puissances cbi^étiemies avec les mnanlmans et les pirates ) concert passif pour lepaieoMBt de tribut aux pirates , et le soutien de la tnSbçàcs nègres.
* — 18 : Progrès de Petprit mercaniHe: Agiotiigè érigé en puissance qui se rit des Ims*, envahit tout lefmitde l'industrie, entre en. partage d'autorité avec les gouvememens, et répand partout la Ir^ nésie de jeu. — 1 4 : JFaveur au commerce cnrmmm de sa pèforaiioni Marseille construit des vaisaeanx pour capturer les chrétiens et en p6àpl«r les bagnes d'Afrique ; Nantes a: des fabriques d'instrÛBi^M de supplice pour la torture des nègres dont il feît la traite en dépit des lois ; d'autres rilles naturalisent la coutume anglaise des bagnes on le peuple tra* vaille seite heures, au rabais d'une minute de ékà» mage : plus le commerce grandit en malfaisance, plus il est favorisé. — Itt : Scamdttieê imdmêineh z Progrès de la falsification tolérée» fréquence des crises
d'aboiiflUinoe dëproMlve , abandon des récoltes sur pied pour le bénéfice de vente des futailles, entraves à la charité par l'exigence des percepteur^ de droits réunis qui grèvent les donateurs. — 16 : Traùe des Mancs favorisée : On en laisse contracter l'habitude , même aux puissances qui ne Tavaienl pas, comme le pacha d'Egfpte, et on n'f oppose que des fadaises diplomatiques.
— 17 : Mwun du siècle de Tibère : Espionnages gradués JQsqa*au soldat, délations secrètes, progrès vt&ibles de Thypocrisie, de la bassesse et des vices inhcrens à i esprit de parti. — 18 : Jacobinisme corn-* muniqué : Les partis qui l'ont combattu en ont adopté toute la tactique^ Tart de fabriquer des cons*pirations , de rafldner en calomnie , est devenu général, et a enlevé au caractère des modernes le peu de noblesse qui lui restait. — 19 : Noblesse vandale t Elle inclinait en 1788 aux idées d'amélioration ju* diciçuse ^ aujourd'hui elle retombe dans la barbarie, ne songeant qu'à détruire l'industrie qui lui porte ombrage dans les élections. — SO : Naumachies littéraires. Les savans et lettrés arborent cette bannière de vandalisme, se déchirant entr'eux pour l'amusement du public à qui ils ont inoculé le goût de la détrciction calomnieuse, et ne s'unissant que pour étouffer les lumières , les découvertes utiles. Nos libertés électorales ont produit un trio de vertus neuves, une noblesse vandale, une bourgeoisie calomnieuse et des savans pétris de zoïlisme.
M4 Noirt*AU ÉonbE
~ SI : Taciifmedeiitucik^efik âteélératriee , quf doQJble les rarages de la guerre , fait renaître les eontumes barbares, Yendées, Oaerîltas, Landsfarm, arméniens des femmes et des enfons. ^—2!^ : TcH' dance au Tartarisme, par les conscriptions et mobiltsattons d^à établies en Prusse , tentées phis grandement en Russie sous Aracktchejew; métliode qui une fois introduite en quelques empires , obligera tous les antres i adopter par mesure de sûreté cette organisation tarfare. — 93 : IniHaHandesbaiiHifèêà h tactique. C'est un moyen sèr de renforcer la piraterie des barbaresques/et d'établir bientôt celle des Turcs , qui feront payer attx Dardanelles un tribut à toutes les puissances faibles. — 24. Qnadruple peste : nous ne connaissions que Fancienne â*orient, il faut y joindre la fièvre jaune pire encore, )e typhus qui fait de grands ravages , et le cMéra morbvê déjà parvenu du Bengale à Alep r C'est un nouveau quadrille de perfectibilités croissantes.
 ces vices rëcens , tous vices de circonstance *, ajoutons le plus honteux , Tadmission des Juifs au droit de cité.
* Il ne suffisait donc pas des ciwlUès pour assurer le règne de la fourberie , il faut appeler au secours les nations d'usuriers , les patriarcaux itnproduct^s, La nation juive n'est pas civilisée, elle est patriarcale , n'ayant point de souverain, n'en reconnaissant aucun en secret , et croyant toute fourberie louable quand il s'agtt de tromper ceut qui ne pratiquent
IHAVSTRIBL. dût»
{yisBA rel^iiMi* EQe n'afiich&p«» cet priocipes, nuii on les connaît aa«es«
Un tort pluB grave cbex oette nation ^ est do s'adonner exclasivement au trafic , à Fusure , et aux * déprayaUons mercantiles , selon le tableau de Londres, tableau qui ne nous apprend que ce que chacun sait.
Tout gouyernement qui tient aux bonnes mœurs devrait y astreindre les Juifs , les obliger nu travail productif, ne les admettre quen proportion d*un centième pour le vice ; une famille marchande pour cent famiUee agricoles et manufacturières: mais notre siècle philosophe admet inconsidérément des légions de Juifs 9 tous parasites , marchands , usuriers, etc.
Lorsqu'on aura reconnu , (et cela ne tarderait guères, ) que la saine politique doit s'attacher à réduire le nombre des marchands , pour les amener à la concurrence véridique et solidaire, on aura peine à concevoir l'impéritie de cette philosophie qui appelle a son secours une race toute improduc*^ tive, mercantile et patriarcale, pour raffiucr les fraudes commerciales déjà intolérables.
^Récapitulons sur ces symptômes et caractères de dégénération causée par le retard de progrès en échelle, et par Tinconvenance d'une indu;>trie si vaste y avec un système social si retnsdo, si traînant. Nous pouvons rattacher les désordres a 4 causes radicales qui sont:
DtPiAVATion HoaALB DBS scisscEs \ Tcfus obstiné
806 NOeVlitl «OMDB
cTMplorer les brandies cTétude négligées, jonglerie de persuader que tout est dëcimTert, que Umi est perfectibtlisë , qu'il faut bafouer les iiiTeiitears*
DsMàTATioif HâTtaiBLLv DIS scitacBS , par Pemplei vicieux de la chimie qui ne trayatlle qn*k rexer le pauvre , en fournissant au commerce des moyens de dénaturer et falsifier toutes les denrées communes dont se nourrît le peaple ; et à limiter aux seuls riches, la faculté de trouver des comestibles et liquides naturels.
RinoGRASATion irtxllictdbllk , par abus d'esprit ; tataraote poHHqitêy dominance des faux principes qui, sous un masque de philantropie repoussent toute garantie pour le paurre , et nient les droits naturels de l'homme, droits qu*un code équitable doit compenser.
1« Chasse ; % Pèche; 8, Cueillette; 4, Pâlore;
S, Vol extérieur ; 6, Insouciance ; 7 , Ligue inté* rieure *,
X , Liberté satisfaisante ; K , minimum propor* tionnel; et qui 'nous détournent de toute étude sur les Tues de Dieu et la théorie des destinées.
Rétsogha DATION poLiTiQOB , esprit d'immobîHsme qui a gagné les cours et les grands ; ils suspectent l'idée de progrès social , au lieu de suspecter la méthode rétrograde , Fesprit philosophique. De là nait double égarement , celui des gouyernemens qui se défient des nouveautés utiles qu'ils confondent arec la philosophie, et celui du vulgaire, obstiné à espérer
MMSTtIBL. t07
le Mcn des pbil080pbe«, gens opposés à toute élode des sciences nenres qm pearent eondoii^ aa pi^ grès réeU
Remarqaons qae tes S4 caractères de ûiffkké* ration précités, et dont on pourrait doubler le nombre , sont accidenteis et non pas eêitenHelê à la période civilisée. Elle aurait échappé à cette irrup* tion de Tices, pour peu qu'elle eût accéléré sa marche, qu'elle eût su s'élever a temps de la 8* phase i la 4*, se rehausser en échelle sociale autant qu'elle s^eifaaussait en industrie; elle en a trop pour la S* phase, elle en aurait trop peu pour la 4*; cette pléthore n'est donc pas vice essentiel mais accidentel , vice enrichi de variantes en pléthores d'excentricité et concentricité : Ainsi Mulhouse accumule exceninquement , au point le plus éloigné des 4 mers, telles fabriques dont les matières parlent de ces mers pour revenir sur leurs côtes; et le Havre, par concentration des manoractures au nord , accumule un entrepôt colossal qui appauvrit les régions de Loire , Garonne et Rhône.
Si Ton manque à établir une proportion entre l'é*chdoD social et le degré d'industrie, si le mécanisme social reste en panne, en 8* phase de civilisation , tandis que le mécanisme industriel fait des pas gigantesques , c'est fausser tout le jeu du mouvement; et il en doit résulter des monstruosités, comme notre état actuel , présentant une industrie colossale , qui se trouve appliquée à un échelon subalterne et inca-
dW tfOUVBiU MONDB
ptible d'6D porter le finix, A Tâsp^i de ceUe disparate dont nos eooDoaiistes devrsieiit rougir, à l'aspect des légions de pauvres qui sont le fruit du SAiooctLB iRDOsTaiBi^ U08 phîlosophes s'écrieut: quelle marche rapide vers la perfectibilité croissante ! on peut les rappeler à leur piriucipe sur la nécessité des propartions et des liens , tanlum séries junciuraque polhi: Si vous voulez avancer immodérément en industrie, sachez avancer en. même rapport dans réchelle sociale , et vous élever au moins a la •4* phase de civilisation qui pourra comporter et régulariser ce colosse industriel , devqnu un sarcocèle politique, tant que nous croupissons dans la %* phase de civilisation. Voyez sur la 4* le chap* XLIX.
BESUSIE StR LA YP SEGTIOI^.
nSCBSSITB D'UNE OPPOSITIOIf SCIENTIFIQUE.
Là se termine fanalyse des branches connues de la civilisation : il reste encore à parler de la 4* phase non' avenue: mais comme elle est à créer, c'est un sujet qui tient à la Synlhèse du mécanisme civilisé , et non à l'analyse de ses phases connues, déjà écloses , dont j'ai décrit ici les caractères. Je crois à propos d*en récapituler les 8 oi*dres, et d'indiquer deux lacunes que j*ai dû laisser dans ce tableau , pour abréger. ,
tMcsfiÊitL» 300
DîttrilMiliMi d«t earaotères dTilMés....
. / les svcctssiFS, régissant une pbase , XLI.
I lesFnMjiKn«s,régnanldaiislês4pb. XLII.
. I les GOHMiftciAOx eH y«iif#«, XLUL
I les cOMMBRCuux en eêpèces^ XLIV*
. < les KBcuERBNS, hamtoniqueSf XLV.
( les AXGUBRKNS, suhveraifê, XL VI.
d'sGAET i ^^ mBTROCRADKS, grefiH, XLVIÎ,
} Uê ^iaini^ns^ aecitUnfêU, XLTBI.
Il faudrait à ces huit Bortes, en ajoater deux qai en forment le complément, sanroîr»
X , Les PiTOTAvx, division à extraire des perma'nens ; tels sont les trois sniyans :
Effet composé , jamais simple , en bonheur ni en malheur. (Traité de TAssociation domestique agri^ cote).
Alliage dé politique astucieuse et violente*
Contrariété des intérêts oollectils et individuels.
K, Les Abbiovs, empruntés franchement on fiM^ tuitement sur des périodes inférieures , tels sont : Le code militaire, emprunt sur la barbarie, per* i. Le droit d'aînesse , *-^ sur lejMlrûirottf , per* S« L'abandon du faible, -^ sur la êoumgerie, per« % Et quelques emprunts faits sur la primiUve^ per" 1^ qui n'existe plus ; on en voit des caractères greffé» sur les périodes civilisée et barbare , telles sont los coutumes phanérogames de NÈrAOL, Java, LAncnott^ Hamil , Lapouib et autres lieux présentant des lueurs de la phanérogamie qu'on trouva bien établie i
OîAHITI. . .
310 NouvKAo nom»!
Tous les caraotèrei oÎTiUsëft qu'on poorra indiqoer se rattacheront à Fun de ces dix ordres, Tana* Ijsadn plus copieux, celui des permanensy n*a ëtë qu*effleurëe , j*y ai confondu les pitotaux qu'il eût fallu en distraire ; je n*ai voulu dans cette section, que faire entrevoir le travail très-etendu qu'exigerait une analyse intégrale de la civilisation, çt signaler rétourderie de tant de philosophes qui , se battant les flancs pour découvrir un sujet neuf, n*oùt pas entrevu celui-là, la plus facile de ceux indiqués page Qi vol. P', et le plus homogène avec leurs connaissances ; car il n*exigerait qu'un aveu de la vérité, un aveu des vices dominans pris pour voies da perfeotionnenienl.
D'où vient cette stérilité des esprits modernes? De ce que le monde savant manque d'un ressort nécassaire, vnu ot pôsitioi » un corp$ exerçant 1 opposition en affaires scientifiques, et intervenant piiur signaler les torts de la science, les lacunes qu*elle laisse de propos délibéré, dans les divers genres d*é« tndes. Les philosophes nous disent que Topposition est le palladium des libertés ; pourquoi rexcloent-ils du monde savant qui manque de ce ressort, et qui y a si peu songé, que nul savant ne saurait dire comment doit être organisé un corps d'opposition scientifique, régulièrement contre-balancé. '
Les gouvernemeus qui ont à redouter les abus de la presse, auraient dû aviser À cette création d'un corps d'opposition scientifique, employer contre leur
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ennemi nalurel, <jontre la philosophie, les armes qu'elle, emploie contre eux , ropponiùm et les lumières.
Si les corps savans inclinaient à Tëgoitë, aax garanties do -liberté, ils reconnaîtraient que la dëtraclion est pire de nos jours qu'au siècle de Colomb, et qu'on ne Teut nrèter Toreille à aucune nouTcauté «lile. Ce n'est point le gouTcrnement , ce sont les lanx saTHns qui exercent cet obscurantisme ^ il fliudrait donc ^our coAtre<-balancer leur influence , un eorpB d'opposition qui, rappelant au siècle les études à faire , assurerait protection et accès à quiconque apiiorterait des découvertes demandées.
Mais le monde savant ne désire que la confusion en étttdes; il ne veut pas même qu'on s'oriente, que l'esprit humain reconnaisse le terrain qu'il parcourt^ et fasse une analyse de la civilisation. C'est par-lA qu'aurait débuté «m corps d'opposition; il anraît provoqué cette analyse , et celle des périodes par^ courues avant l'état civilisé, afin de reconnaître par nn parallèle si on avait avancé dans la carrière du mal ou dans celle du bien ; on aurait constaté par ce travail que la civilisation perfectionne l'industrie seulement, mais qu'elle déprave les mœurs en raison du progrès de Tindustrie. On doit donc pour arriver an bien,. découvrir, un autre mécanisme social qui opère sur les mœurs et fasse naître la justice, la vérité, du progrès de l'industrie.
• A n lieu de tendre franchement à ce but, la science
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pertitte à donner le dbAnge et prétend que « le tans n naturel du mot givilisatiov e(ftt Tidée de pngfèê^ de i développement; il suppose un peuple qui ntardk»; » e'est le peribctionneiaent de la TÎa ci? ile et '» des- relations sociales, o*est la répartition i!a jiA» n éfuiiabh de la force et du bonheur enire tons les 9 membres. ».
En réponse au professearqui s exprime ainsi dans nne chaire de Paris où le sophisme est ê&f de tout accueil, on peut l'inviter k alle^ voir à la manufin^lure de glaces et autres ateliers.,. de quelle répartilion équitable, de quel bonheur jouissent les ouvriers qui servent les fantaisies des oisifs dont se compose L'auditoire du professeur. S'il est vrai selon lui que l'ordre civilisé embrasse toute perfection, tout pro«> grès, tout développement, les barbares .sont doue des civilisés, car ils ont beaucoup perfectionné l'industrie dans la Chine , le Japon, llndostan et la Peive ; niais si on analyse les caractère^ de barbarie et ceux de civilisation , l'oo reconnaitf» une pitH digieuse différence entre les 3 périodes sociales.
Ce n'est pas seulement à Tinduatrie que la perfection doit s'appliquer, elle doit embrasser ausn les mmurs jet le mécanisme social , deux relations que l'ordre civilisé ne sait que dépraver. Son emploi bien restreint est seulement de pomremcre dans les 3 carrières, -sciences^ arts, industrie, les études que iies basl^ares oi|t comweiyéps «4 poussées trèi'loin.
Cette ticlie une fois remplie, la civilisation n*a antre ck^a^ à faire qii^à disparaître et faire place a d'autres sociAés qui perfectionneront le tout , les mœurs et la m<W|ini(|ua socialeit tout en raffinant rindi^trie et les sciences que Tétat civilisé ne peut pas élever à moitié du développeua^nt dont elles sont susceptibles* On a pu en juger par les tableaux du travail des liSries passioaprfes, :
Du reste si le mot civilisation suppose un peuple qui marchçf dott Yiaot qne notre siè^e s'arrête si gaucbement dans la carrière même de la civilisation, sans pouvoir arriyer A la 4« pbaae? Cependant ce siècle se trémousse ; il fabrique a foison des constitattons et des systèmes ; c'est Técureuil qoi galope dans sa roue sans bouger de place. Pauvre siècle! il vante l'esprit d^associalion , que ne cbercbe-t-il à asa^ieier son bel esprit, sa faconde inutile, aveo le boq eaprit de quelque génie inventif qui lui enseî* gneraît Tissue du labyrinthe civilisé , et le obemia de aoieiieea neuves où il trouverait la fortiuM et la ffeirei
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