CHAPITRE aNQUANTE-^JUATRIÈME
Anahgiei généraka du mouoemêni.
Uii des travers de l'esprit civilisé, est de oe savoir pas envisager l'unité , Tétoâier dans rinfiaimeot gi'and comme dans l'infiniment petit. Si on ievr dit qu'une planète comme Jupiter, Saturne, la Terre, est une créature ayant une âme et des passions, une earriére k parcourir, des phases de jeunesse et de vieillesse, des époques de naissance et de mort, ils crient au visionnaire ; cela est trop raste pour leurs petits
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-eàprliê^ et pourtant ils posent en principe riinité et Tonalogie dans le système de l'univers.
Si on leur dit que notre tourfaillon d^envîron 200 comètes et planâtes, est l'image d'une abeille occih pant one alvéole dans la ruche; que les autreséloileB fixes entourées chacune d*an tourbillon , figurent d'autres abeilles ; et que l'ensemble de ce vaste univers n'est compté à son tour que popr one abeille , dans une roche formée d'environ cent mille univers sidéraux dont lensemble est un binivers ; qu'ensuite viennent les tsiiuvbbs formés de plusieurs milliers de binivers, et ainsi de suite ; enfin que chacun de ces univers, bûaivers , trinivers, est une créature ayant comme nous son âme , ses phases de jeunesse et vieillesse, mort et naissance , et que nos âmes après la mort de notre planète parcourront cette infinité de mondes; ils ne laisseront pas achever sur ce sujet, ils crieront à la démence , aux rêveries gigantesques ; et pourtant ils posent en principe l'analogie universelle,
A quoi bon, disent-ils, ces excursions dans l'immensité ? borne«-vous au sujet : d'accord , mais je veux le traiter exactement, et non pas a la manière gasconne de nos auleurs^ qui , fabriquant des sys* tèmes de la nature, promettent des preuves et n'en donnent aucune ; je dois donc faire savoir que je possède les preuves et soortout la principale , celle de l'analogie universelle tant proclamée par les faiseurs de systèmes ; tels que Scheiling cité
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p. S3, Tol. l^r , et tant d'autres qni^posaot en principe l'analogie et la recoramandant poar bonaaole d'études , n*en disent jamais un seul mot , et^ ne sarent établir aucune échelle d'analogies entre l'homme , Funivers et Dieu , entre les pasaions et les substances créées dans les divers règnes.
Je puis renvoyer sur ce sujet , à un article de cosmogonie appliquée; et aux articles xosaÏoci , en divers règnes ; (Traité de l'Association domestique-agricole).
Je me bornerai ici à quelques lignes sur la carrière générale du genre humain. On a vu, à 1* Avant- Propos, une table de neuf périodes sociales, formant la 1'* phase ou enfance du monde , et meublées jusqu'à présent de S créations, dont la l**" a été détruite par le cataclysme général ou grand déluge, différent du petit déluge. Elle était création d'essai, faite sur un échantillon bien plus ample que celui des suivantes ; car les fossiles qu'on en trouve sont de dimension colossale ; des crocodiles de 60 pieds, et autres formes gigantesques , dont la proportion aurait exigé des hommes de neuf pieds de haut. Cet échantillon fut reconnu trop fort : on adopta le degré inférieur, (différence de 16 à 17).
L'espèce humaine qui n'existait pas lors de cette création d*échantiIlon, ne fut formée qu'a l'époque des deux créations, n<* â et 3, qui furent faites, la 2« sur l'ancien continent, la S' en Amérique. Elles sont distribuées pour servir de mobilier aux périodes
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1, S, 3, 4, 5, 6, Le globe ne pourra aToir un nou^ yean mobilier que pour les périodes 7 et 8 qui recevront les créations n"* 4 et ë.
Si le monde social s'élevait par degrés à la période 7 nommé Sociantisme , il recevrait aussitôt la création n? 4 , bonne , mais peu brillante : et lorsqu'on parviendrait a la période n? 8 , Harmonisme, on recevrait la création n® 5, déjà très-magnifique , mais ^moins encore que celles qui suivront , et qui formeront le mobilier des périodes n^ 9 et au-dessus.
Comme nous niions franchir les périodes 6 et 7 , et nous élever immédiatement a la 8*, nous recevrons cumula tivement les deux créations n^ 4 et 5. Elles Qommencéront dès la pleine fondation de l'harmooie : cette plénitude aura lieu 8 à 4 ans après rinstallatton de la phalange d'essai. Il suit de là que si ou eût fait les préparatifs de Tessai en 1828 et l'installation en 1824, l'année 1828 aurait vu s'achever rorgajaisation générale, etVnnnée 1829 verrait la création en pleine activité , nous donnant tous, les coiitsbtAoolis des créations 2 et 8 ; tels que l'anti-rat , l'anti-punaise , etc. : le beau Paris , si richement meublé de punaises , de rats et autres beautés , trouverait bien son compte a cette création qui nous délivrerait de toute l'engeance démoniaque dont notre globe est souillé, ISO espèces de serpensj 42 espèces de punaises , autant de crapauds ; en voyant oe mobilier d'ordures , on peut bien se demander , comme en voyant les 4 sociétés
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«littantes , qn'est-oe que r<efipTlt infernal ferait de pis, «i on lai donnait à meubler et régir le globe? Cependant ces horribles créations sont Toarrage d*an Dieu infiniment sage et prévoyant ; quels motifs Tont déterminé a des œoTres si malfkisantes poor Thorome? tous Tateidit Tona-mémes; ce motif, o*est l'unité de système que proclament Toa pbiloaophes (Sohelling cité p. U toL !•'). Il fant pour eette unité, pour ce miroir analogique, donnera chaque période sociale un mobilier emblématique des jeux de passions qu'elle produira. En conséqueaoe Dieu a dû vous meubler de deux créations épouvantables, où sont représentés tous les jeux de passions civilisées, barbares, patriaroalea et sauvages ; les ISO serpens représentent 11)0 effets de la calomnie et de la perfidie , qui sont ressence des sociétés mensongères distribuées par familles. Vos âmes étant pour le moment Tinage des démons, Dieu a du , par analogie , peindre aous les truits do tigre, du grand siogo et du serpent sonnette, les passions de Moloeh, fiélial et Satan, dont vos âmes civilisées sont leà miroirs fidèles. Mais dès que vous seres parvenus aux sociétés 7 et 8, où vos âmes re* naitraieni par degrés â la vertu , vous recevrez des créations qui seront miroir des vertus affectées à ces périodes sociétaires.
Et comme tout le système du mouvement doit être liép il faut que les créations infernales, n* S et S, contiennent un rameau de transition , formé de
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queJques bons animaux, elieval, bœuf, mouton, abotile, qui nous peignent le système des créations futures où tout se ralliera à rhoraaie, et qui fournissent à nos sociétés les moyens de créer la graddo industrie, et de s élever aux périodes 6 » 7 et 8, où d'autres créations con^re^moM^^ purgeront le globe, ses terres et ses eaux , de Thorrible mobilier que Dieu a dû lui donner pour les périodes 1 , 3, â, 4, 5, 6, selon le principe d'analogie et d'unité.
Cest parmi les civilisés un plaisant préjugé qoe de croire qu'une planète qui a fait des créations n'en pourra pas faire d'autres. Autant vaudrait prétendre que celui qui a planté un verger, n'en pourra pas planter un autre, ou qu'une femme qui a fait un enfant n'en pourra pas faire un second. Les créations nuAiiiètw, bien différentes des reproductives, sont pour chaque planète une opération périodique ; les satellites ou étoiles inférieures en font quinte; les lunigères, Saturne, la Terre, en font vingt-kuU; parce que sur nos d6 périodes sociales , il en est 8 qui ne reçoivent pas de mobilier ; elles sont 4 en phase d'enfance , et 4 «n phase de caducité de la planète,
{Nota)* Au traité j'ai compté seulement Si périodes, omettant à dessein les deux d'apogée, entre la 16* et la 17^ ; et les % transitoires, avant la l'* et après la ^â". Cette différence de compte n'est pas erreur, mais abréviation.
ExpUqaons le phénomène d'un double déluge : lo
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1*' fut énorme , il détruisit la création d'essai ; le St« faible, n'a pas anéanti les races produites en 2* et S« crëàlions.
Bedisons que ce chapitre qui effarouchera les pygmées , est obligé dans une synthèse générale du mouvement. Je passe de l'analogie générale aui spéciales , où le monde savant va trouver un côté bien charmant, même pour les moralistes, beaucoup moins ennemis des richesses qu'ils n'affectent de l'être.