‹ Le nouveau monde industriel (volume 2)Chapitre 113 sur 120 · ÉPILOGUE SUR L^ANALOGIE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE SUR L^ANALOGIE

Preuve de V énorme prix de dou»e miUe francs 9kw li«hi.

J^ai préveau que dans ces estimatiotit ^ MmUent moa»trueuses au l^r coup-d*œil. Je cave toi^oura bien au-desaous de la réalité : on va s^en convaincre.

Il faul préluder h cette démonstration par quelques détails d^analogte. Nos beaux esprits » en faisant du patbos sur te grand livr^ de la nature , sa voix éloquente «t tes beautés y M savent |mis bous expliquer une seule Uipie ée ce «aAHD Liras; il n^st pour nous qu^une désolante énigme , sans le calcul de Tanalogie qui débrouille tous les mystères impénétrables, et fort plaisamment, car il dévoile toutes les hypocrisies, il arrache tous les masques civilisés, et prouve que nos prétendues vertus sont vices dans Tordre de la nature : e^est donc à bon droit que Bem. de St.-Pierre les a nonméas^/Weelva et com^ dienn— vêrhUk

Venons au grand livre : quelques auteurs ont vouln disserter sur le langage emblématique des fleurs ou des plantes : comment pourraient-ils interpréter les tableaux de 1*hannonie sociétaire qui ne leur est pas coiinue?la fikuretteqn^on nomme FiMsie peint les relations des cinq tribus de t*enl«iioe) diérubîns, séraphins, lyeéens» gymnasUns, jouvenceaux : les 9 OQBurs les plus âgés, exercent fonction de pères, et réprimande sur les 2 plus jeunes ; par analogie, la pensée place deux pétales violets sous trois pétales supérieurs joignant le jaune ^ couleur de paternité, au violet codlenr d*amitié, selon la gamme suivante.

X Noir , 1 violet, 3 azur^ 5 jaune , 4 rouge.

ÉgoUme^ amitié, amour , pahmité^ ambition, 5 indigo , 6 vert , 7 orangé , ^ blanc. Cahaliete f papiUonne y composite ^ unitéiême.

Si nos beaax etpriu ne veulent pas admettrt les gammat » qa*A est pourtant force d'admettre en musique, de quelle boussole foront'^ils nsage pour connaître le langa^ des eoiilenrs, Temblème de chacune ? Tant qu*on ne vent pas reconnaître de gammes élémentaires en couleurs et en étude dea passions, Ton ne peut pu s'initier à Tanalogiè; mais à Taido des gammes de couleurs dont le soleil nous donne seulement la première, on a de prime-abord des données sâres pour discerner à quelle passion se rattache un hiél^oglyphe animal , végétal , ou minéral : en voyant un serin , oiseau tout vêtu de jaune , on peut dire à coup sàr , cet oiseau représente quelqu'une des relalions de paternité ; en effet , le serin est le petit enfant gAté» il veut vivre de friandises, de sucreries; les enftms gâtés ont un babil agréable dépeint par le gazouillement du serin; il est impérieux, ^ribond comme eux; il se feit bien servir et obéir; aussi la nature loi *-t-e11e placé la conronne sur la tête , par emblème de Tenfant gâté qui est roi dans le ménage, commandant h père et mère, à scBurs et bonnes : ton! fléchit sous sa loi.

ittudtoBs de pins grands mystères à Taide de la couleur jame raillée par les plaisans. Observons sur la tète da pei^ roqnet kakatoës, une bannière jaune en aigrette. Molière dirait

que c'est la bannière du mariage , cela est vrai , maû

expliquons dans quel sens. Les perroquets sont Temblème des sophistes , du monde philosophique ; par analogie , cet oiseau manie très-bien la parole, mais il n'a que do verbiage sans raison. Tels sont les brillans systèmes de la philosophie, représentés par des variantes contrastées dans la distribution «les couleurs dont le perroquet est chamarré. L'un a du jauna en sommet d'aile et du rouge en pointe, l'autre a le ronge en sommité, le jaune en pointe; ainsi le sophistes comme Épicure et Zenon , sont dans leurs dogmes la contre-partie l'un de Tautre : sur quoi reposent tous leurs écbaAodages de systèmes? sur le régime de famille , sur le morcellement par petits ménages conjugaux : tonte la philosophie roule sur ce

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vicieox pivot qui est Tantipode , du régime sociëlaire : il fiuii parftQalogi6,qae1e perroquet pirotal qui est le bianc, déj[doie la bannière jaune emblème du groupe de paternité : cef^HHipe est la base de tous les systtoes sociaux conçus par la pbilo* Sophie; aussi le perroquet bannbkbt , le kakatoës esf-il baignant dans le jaune qui colore toutes les plumes inférieures de son corps.

Ce serait un sujet féconde en analogies que l^étude du perroquet : négligeons-la puisqu'elle nous dév^oiierail tous les côtés féibles des philosophes, qui préchant la tolérance, et les charmes de la vérité, sont aussi peu enclins à pratiquer la tolérance qu*à entendre la vérité sur leur savoir-firire.

G*est une étrange contradiction chez les sophistes que de poser en principe l'unité si l'analogw du sjfêUmë <fo ta nature, (Schelling p. 23 vol. 1«r), et vouloir que les fimaux de direction fournis par la nature, comme la gamme septénaire des couleurs primitives, ne soient ^analogues k RIEN! si Ttinité et Tanalogie existent réellement, il faut bien que ee ftmal primitif soit emblème de quelque chose, de quoi donc , sinon des passions? prétendra-t-on que cette gamme de couleurs primitives ne représente que des harmonies matérielles comme les sept côtes combinées et la clavicule , les sept os du crâne et le frontal , les sept notes musicales prononcées et la S« d*écho? C'est accumuler contre la philosophie quatre griefs d'ignorance ; car si la nature cumule ainsi les analogies en malériel, il fént, selon le principe d*amté , qu'elles se reproduisent en passionnel , et qu'on sache déterminer parmi les passions , une gamme de 7 ressorts primordiaux, non compris les gammes secondaires par li en semi^tons , par 34 en majeur et mineur, par 33 en transitions , etc. , etc. • Abrégeons sur ces fastidieux principes, revenons à la pratique ; reprenons les détails d'analogie des couleurs ; et passant du jaune au rouge , mettrais en scène un charmant emblème, le chardonneret dont la tète coiffée de rouge , baigne dans le rouge couleur de l'ambition , selon la gamme préoé-

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UeUte* Cet oiMau cet Toppoeé du $erin : son plumage grûboueux , mais propre et lustré , indique une pauvreté indnairîeuse; il dépeint Tenfant issu de parent pauvres, tenu •éTèrament, élevé par eux aux idées ambitieuses, à la prétention de s'aTanœr. il est préoccupé de cette idée , et par analogie, son cerveau baigne dans le rouge, couleur de Tanbition. Son ramage, emblème de Tesprit cultivé, égale celui do serin qui est le portrait de Tenfiânt riche et pourvu de bons maîtres. Ainsi Tenfisnt pauvre et stimulé , s*élèvera au même degré d'éducation et d'instruction que Tentant opulent; il saura dérober la science qu'on prodigue au riche; et comme il ne parviendra à cette instruction que par les secours de sa famille , la nature a empreint de jaune les pennes de aon aile, pour indiquer que son élévation est due au soutien de sa famille, an groupe de paternité figuré par le jaune. Cet enfant pauvre ne s'épouvante pas des ronces de la science ; il surmonte les obstacles de l'étude, il deviendra habile juriseonaulte, fameux médecin. Par analogie le chardonneret se plaît sur le chardon , plante épineuse et sympathique avec la classe rustique habituée aux épines de l'indus^ trie. C'est pour figurer ces rapports , que la nature met en sympathie sur le chardon deux personnages conlra» atés , le chardonneret emblème de renfiuit studieux issu du paysan, et l'âne emblème. du paysan, de son patois on braiement risible , de sa nourriture cbétive, de sa résignation aux mauvais traitemens , et de sa sotte obstination dans les vieienses méthodes.

Ici le chardon présente double analogie; une sensuelle, une spirituelle. Le paysan aime les liqueurs fortes, les mets fNquans, et les émotions violentes, comme l'aspect des supplices; de là vient que l'âne, emblème du paysan, aime à se nourrir des piquans du chardon , et envisager un précipice •ffniyant.

C'est ainsi qae, par entremise de l'analogie, les êtres les pins dédaignés y l'àne et le chardon inspirent de Tintérét;

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ce qoe Boileaua dildela mythologie «^applique miens eacore à Tanalogie :

« Là pour nous enchanter, tout est mis en usa^

« Tout prend un corps, une àme, un esprit, un visage. »

Sans Panalogie, la nature n*e8t qtt*un vaste champ de ronees, les 73 systèmes de la botanique , ne s<mt qoe 73 tiges de ckar^ don. Rousseau les a bien qualifiés de science rebutante, qui vient cracher du grec et du latin au nez des dames. Dites aux dames, pour les intéresser, que tel effet de passions est dépeint dans tel végétal ; montrez-leur les variétés de Tamoar dans riris , la tubéreuse , TœiUet , la hyacinthe , la pèche , Fabricot , le pigeon et le coq , vous les amorcerez mieux à l*étude qu^en leur débitant vos légendes barbares, vos ronces académiques , TtAGorocoii , MisniBaTAifTBKiiVM , ti- TEANDmu , BBODODBNoauM. Jolî conocrt pour attirer le beau sexe à Tétnde !

Sans recourir aux végétaux brillans , aux bosquets de Cythère, on peut dans les plantes les plus bourgeoises, dans le chou et Toignon, expliquer des anal<^ies très-gracienses{ essayons.

Le chou est emblème de Tamour mystérieux, de ses intrigues secrètes masquées par centuple ruse, pour échapper aux argus et aux obstacles. De même, le chou cache sa fleur sous les voiles de cent feuilles emboîtées. Ces feuilles bouillomées et ondoyantes figurent les efforts astucieux d'amans oUigés de cacher leur lien ; elles sont plutôt bleues que vertes, parée que Fazur est la couleur de Tamour; Tazur domine dans la feuille de rœillet qui peint la jeune fille fetiguée par réplétion d*amonr , privation d*amant.

Le chou-fleur qui est contre^partie du chou, d<^ietnt la situation opposée , Tamour sans obstacle ni mystère, les ébats de la jeunesse libre qui voltige de plaisir en plaisir: aussi le chou-fleur est-il un océan de fleurs, image des charmes du bel âge : sa feuille n*est ni azurée ni bonillonnée , parce que la jeunesse libre, fermant des orgies, est pea anoureose, n*a

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pas besoin de recourir ans astùoes, comme la jennesse eDtravée dont le chou est symbolique.

Le chou-fleur a comme certains yé^étaux un vice de fétidité; il infecte IVau et le local oà il cuit; Tartichaut infecte la main qui le cueille, et Tasperge infecte les urines. Dans ce vice commun aux 3 plantes, la nature dépeint différens désordres de Vamour libre : observons ce tableau dans le chou-fleur em-* blême du jeune homme à bonnes fortunes, du séducteur en vogue , de Tbomme pour qui les amours sont un océan de fleurs. Un tel homme sème le trouble dans les ftmilles, il n^est bruit que de femmes et filles séduites par loi : de là les caquets, les querelles domestiques, les incidens fâcheux; et par emblème le chou-fleur infecte l'élément symbolique de la famille, sdon ce tableau :

Terre, Air, Arôme, Eau, X Feu,

Amitié, Ambition, Amour, Famille, Unité.

On explique de même par analogie aux désordres d'amour, les deux infections que produisent Tasperge etrartichaut; mais ces sujets seraient trop obscènes : la tendre et simple nature est parfois trop êimplê, trop amie de Tauguste vérité: parmi ses tableaiix, il en est beaucoup qui ne sont pas admissibles en bonne compagnie; et je ne pourraisguères expliquer par écrit, les emblèmes que fournissent Taspergeet Tartichaul, tous deux hiéroglyphes de scandales amoureux qui sont très-bien dépeints dans leurs feuilles, leurs fruits et toutes leurs habitudes. On ne peut les expliquer qu'en comité d'hommes , tant le tableau est fidèle , surtout en y joignant les contre-parties, comme le cardon qui est l'opposé de l'artichaut; l'un représente la fille d'honneur, et l'autre la liberlioe.

Toutefois les vérités crues de l'analogie sont bien admissibles sur ce qui touche aux classes et caractères subalternes. Qu'on explique dans la chèvre et le bouc , un tableau des mœurs vénales du peuple, en amour, cela n'offensera que des gens qui ne savent pas lire : quant aux avares sordides, on ne craindra pas de leur présenter un miroir dans le pourceau et

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l€ ehène , denz portraitf d'âvirièe qui doivent m eomremr et s^assembler, car ils sont le même tableau en drrenca nuanees; anasi le fruit da ehèM , le gkiid , B^i-il en afinîté qo*avee le aoohon.

L*aaa1ogie dissipera nds pr^uçés en politîqiie , ainsi qu*en morale. Deux analyses de la ruche et du pépier réduiront à leur juste râleur, nos préjugés sur les libertés administraiiTes et les garanties ; Tnnité d*action est moulée dans la ruche, la duplicité dans le guêpier, ce sont deux analogies magnifiques.

Un vice des beaux esprits civilisés , vice qui les a égarés dans Tétude de la nature , est de ne pas rapporter tout aux convenances de lliomme. Selon ce principe , quels que soient les tableaux fournis par Tabeille et la guêpe , Tune dépeint le bien puisquVlle nous donne richesse composée , par le miel et la cire ; Tautre dépeint le mal , puisqu'elle donne pauvreté composée, par son carton inutile et ses ravages. Telle est aussi l'araignée, image du commerce mensonger, du pîégo de Kbre concurrence.

Les analogies sont âéjh très-séduisantes isolément , par la ffdélilé du pinceau de la nature \ on vante le tableau dn tartufe peint par Molière; la fleur dite Amarante et le reptile nommé Caméléon sont des tableaux de l'hypocrisie plus parfiiits encore. Pour en juger il faudrait une longue description de toutes les parties de ces deux moules.

Les analogies redoublent de charme quand elles sont présentées en contraste et en graduation. L'aigle et le vautour nous peignent deux autorités qui s'élèvent de ftiit an rang suprême , qui savent régner ; mais il est des princes qui se traînent, et sont incapables de régner ; ils ont pour emblèmes l'autruche ou pauvre d'esprit, grands corps sans téle^ et le dronte, image du sot orgueilleux, tête ignoble dont le oervean ne prodoit qu'une crête ridicule et inutile à fhomme, ainsi que tout le corps de l'oiseau.

Pour faciliter l'étude de l'analogie, il fiint assembler dct galeries de portraits sur un même sujet : s'agit-il de l'auguste

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Térilé, il font étndier oombinémeet les emblèmeft de Térilé; Uâê sont le oygine, la giraffé , le cerf, le sapin , le cèdre, le lys j tons hiéroglyphes des diflférens emplois de cette yérilé si . ingrate pour cens qui la pratiquent. En yoyant son triste sort dépeint dans ces divers animaux et végétaux, aucun civilisé ne sera tenté de pratiquer la vérité, quoiqu^en disent nos philosofdlies qui , cherchant à nous duper , ne veulent pas qu^on eonnaisse le sort fâcheux réservé aux amans de la yérité.

Les tableaux de nos passions deviennent très -gracieux Iorsqu*on les étudie en détails comparatif , comme serait une éehelle des degrés de sottise, de bel esprit et de bon esprit, représentés parles coifiFures d^oiseaux : leurs huppes, crêtes, appendices , aigrettes, colliers , excroissances et ornemens de tète ; Toiseau étant Télre qui s*élève au-dessus des autres, c*est snr sa tète que la nature a placé les portraits des sortes d'esprits dont les tètes humaines sont meublées ; aigle, vautour, paon, dronte, perroquet, faisan, coq, pigeon, cygne, canard, oie, dinde, pintade, serin, chardonneret, etc., sont, quant à Textérienr des télés , le portrait de Tintérieur des nôtres. L*analyse comparative de leurs coiffures fournit une galerie amusante , un tableau des divers genres d^esprit ou de sottise, dévolus h chacun des personnages dont ces oiseaux sont Temblème.

L*aigle, image des rois, n'a. qu*une huppe chétive et fuyante en signe de la crainte qui agite Tesprit des monarques, <^ligés de sVntourer de gardes, et entourer leurs sujets d*espions pour échapper aux complots. Le faisan peint le mari jaloux tout préoccupé des risques d^iofidélité, et pour s*en garantir épuisant les ressorts de son esprit. Aussi voit-on, du cerveau d'un faisan , jaillir en tout sens des plumes fuyantes. ( Le genre fuyant est symbole de crainte). On voit une direction contraire dans la huppe du pigeon, relevée audacieusement, peignant Tamant sûr d*étre aimé, et dont Tesprit ^t libre d'inquiétude , fier du succès.

Parmi les coiffures d'oiseau , la plus digne d'étude est celle

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dneoq, endslème de rbonme dn grand monde, rbomneà bemiet fortunes; mats eomme les aaalogies ne sont inférassântes que par opposition des contrastes, il iaot^àeôiédii eoq, décrire son miHile opposé, le canard, emblème do mari ensorcelé qni ne ywt que par les yeux de m femme. La nature en affligeant le canard mâle d*une eatindion de voix, représente ces maris dociles qui n*ont pas le droit de répliquer quand leur femme a parlé : aussi le canard , loraqaUl ▼eut courtiser sa criarde femelle , ae présente-t-ii bumUement, feisant des inflexions de tète et de genoux, comme un mari soumis , mais heureux, bercé dHllusions ; en signe de quoi la tête du canard baigne dans le yert chatoyant, couleur de rillusion.

Le coq dépeint le caractère opposé , Tbomme courtois qiiî sans maîtriser les femmes, sait tenir son rang arec elles; e^estrhomme de bon esprit; aussi la nature feit-elie jaillir de son cerveau la plus belle et la plus précieuse des ooifftirea , une SÉRIE de chair belle et benne; autant que celle du dronte est déplaisante et inutile , comme le sot orgueilleux qn^elle représente. Mais laissons ce Joli sujet qni nous conduirait trop loin.

J'en ai dit assez pour démontrer que le grimoire de Ti logie est enfin surpris, que la théorie de Tanalogieet catteeë en tréation Ta être pleinement dévoilée, sauf étnâes : fWBriie et invenietie.

Quant aux naturalistes actuels bornés à observer des ef^^ lorsqu'ils chantent les beautés du grand livre de la nature, ne ressemblent-ils pas au sénateur aveugle qui fit ramuaemeat de la cour de Domitien ? Dans le conseil sur Taf^rèt do femeux turbot, ce sénateur avait le dos tourné au poisson* et ne le voyant pas, il s*extasiait sur sa beauté. Tels sont nos écrivains prenant les beautés du grand livre dont ils ne comprennent pas une ligne, pas même les hiéroglyphes les plus intelligibles, comme la chenille, emblème dégoûtant des 4 soetéiés odieuses qni acheminent au mécanisme aoeîétaire ;

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?lles tout représentées par les 4 sommeils de la ebenUle , k laquelle saecèdeoi la cbry^salide, emblème de Télat mixle ou garanlisme, et le papillon emblème de Tbarmonie soeiétaire.

Si Ton écboae sur des tableaux si frappans , comment en ezpliqnerait-on de plus diflSciles, tels que le haricot et le pois représentant les Petites Hordes et les Petites Bandes (Cbap. XXI et XX 11), corporations bien inconnues de noe naturalistes! s^ils veulent enfin sHnitier au grimoire de* la nature il fiiut £iire trêve d*orgueil académique , et se résoudre à Tétude foeile des passions et de Tanalogie; le premier qui suivra cette marche entraînera tout. Quel affront pour ces savans d^étre réduits à prêcher Tobscurantisme , comme Cicéron, latent itta.omnia craisis. occultata et circumfusa tenebri*,eie,jti de ne rien comprendre aux tableaux de choses dont ils s*ocenpent chaque jour, pas même aux portraits de fe«r cAavaf dt bataille, de leur auguste vérité^ peinte dans le cygne et la giraffe qui figurent la vérité inutile , dont on nVmploie que i*enve1oppe ; et dans le cerf figurant la vérité poursuivie par les grands et l'administration . ( par Thomme et le chien).

Pour essayer de rallier un noyan de savans à Tétude de la natmre et des cAtrsBS en création , je publierai prochainement an volume d'initiative, intitulé PiSMiiai ctNTiiitiK p'analocibs , que je choisirai parmi les plus amusantes, les plus propres à fiiire goûter cette nouvelle science, qui seule peut répandre du charme sur Télude de la nature, donner k chaque animal ou Tégéial ou minéral , un corps , une dme, un esprit^ un visage.

Venons au bat de cet article , au débit qu'obtiendront las feaillea abréviatives des analogies découvertes ; lorsque la science aura été exposée dans un bon traité, appuyé d'nn millier de tableaux intéressans par des descriptions complétée, et non par des croquis parcellaires , comme j'en ai donné sur la rave et le perroquet. La vente des feuilles, à 3 aoua y eompria le sou de bénéfice alloué , sera au moins de mua par piiafainge, eafens non comptés, car on ne les initiera pas à l'analogie ; ,1e produit de cette vente 50 fir. , multiplié par

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500,000 phalanges, donne 35 millions de fr. ; or Jen^ai uUé que sur 8 millions de bénéfice, et non pas sur 35 minions. J*ai donc supposé la vente rédnite à 530 feuilles par phaUnge, au lieu de 1000. G^est cayer beaucoup trop bas; yu l'avidité qui existera pour cette lecture.

Le principal motif d^empressement pour la feuille apportant 30 ou 40 analogies nouvelles, c^est que chacun espérera y participer en continuation .* je mViplique.

Un hiéroglyphe, tel que chien ou chat , peut présenter jusqu'à cent tableaux de passions, surtout dans sa conformation intérieure qui n'est pas visible : ajoutons que dans les parties' ^ visibles , on est longtemps à deviner les nombreuses énigmes ; je connaissais depuis dix ans les analogies principales de l'éléphant , avant d'avoir pu expliquer les deux allégories de ses yeux ridicules par petitesse et disproportion , et de 9eê oreilles choquantes par énormité et applatissement. Ainsi l'un des étudians expliquera ce que l'autre aura manqué. Chacon se hâtera de consigner, dans la feuille du jury abréviatif^ le peu qu'il aura découvert sur un hiéroglyphe; chacun craindra d'être devancé par un autre interprète qui obtiendrait priorité ou partage, selon les dates et les circonstances; on se hàlera donc de livrer au jury chaque solution partielle de problèmes : X présente sur la perdrix une traduction qui n'est admise que pour cinq lignes; c'est tot^ours soixante mille francs de gagnés sans pr^udice du surplus ; cela n'empêchera pas qu'il n'obtienne peut-être 130,000 fe. la semaine suivante, s'il peut présenter sur le même sujet une traduction d'autres détails, admise pour dix lignes. Après lui divers collaborateurs pourront obtenir le prix de doH*e milU franco par ligne y s'ils ajoutent des détails reconnus exacts quant à Tanalogie. On verra souvent une douzaine d'interprètes, fournir successivement des articles sur un même hiéroglyphe ; dèslors le premier qui aura ouvert la voie , en indiquant le caractère principal de la. perdrix (ou autre moule), servira utilement tous les explorateurs; ils trouveront après loi

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beaucoup à moissonoer, ils ne seront pas glaneurê^ car iU recneilleront peat^^tre plut que celui qui aura pris rinilialive; c^est par cette raison que les feuilles d^abrégé sur Tanalogie , seront accueillies comme une mine d*or, par toute la classe des continuateurs ; classe bien nombreuse, car sur cent peraoones il en est 90 qui sont comme les Français , habiles à perfectionner , et inhabiles à inventer. Les femmes auront une grande aptitude h ce genre de travail.

Ainsi la feuille d*analogie sera dévorée chaque fois qu*elle fMiraltra. Tout homme ou femme riche, en prendra une demidouzaine, pour en placer une à sa collection, une ou deux à sa poche pour le travail, et en donner 3 ou 3 à ses amis pauvres, à ses collègnes industriels : on peut donc estimer la vente à milis par phalange ; or je n*ai tablé que sur 390 , nombre qui réduit la récompense À 13,000 fr. par ligne; je pratique partout cette réduction estimative, quiconque voudra prendre la plume et vérifier arithmétiqnement , verra que je suis toujours bien en dessous de la somme réelle; beau surjet de réflexions pour les savans, sur Timmense fortune dont ma découverte leur ouvre la voie ! Tarticle suivant va leur prouver qu^ils pourront , dans Tétat sociétaire , gagner des millions , bien plus aisément que ne le font anjoiird*hoi ces agioteurs aux pieds de qui la philosophie moderne est sottement prosternée.

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