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CHAPITRE SECOND

Généraliiéi sur les Séries passionnées,

L*AiT d'associer ne consiste qn'à savoir former et développer en plein accord une masse on phalange de Séries passionnées , pleinement libres , mues par la amie attraction , et appliquées aux sept fonctions iadlistrieiles et aux plaisirs.

Notre étude ici sera donc bornée à deux points :

A la distribution interne d'une série et de ses groupes et sous-groupes.

A leur distribution externe , on engrenage et ooopération spontanée avec les antres séries de la phalange sociétaire et des phalanges vicinales.

La nature emploie les séries de groupes dans toute la distribution de Tunivers : les trois règnes, ani* mal, végétal et minéral, ne nous présentent que des séries de groupes. Les planètes mêmes sont une

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série d'ordre plus parfait que celai des'règnes : les règnes sont distribués en séries simples ou libres ; (le mot libres signifie que le nombre de leurs groupes est illimité ; ) les planètes sont disposées en sârie composée ou meeurée; cet ordre, plus parfait qae le simple, est inconnu des astronomes et géomètres : de là vient qu'ils ne peuvent pas expliquer les causes de la distribution des astres, dire pourquoi Dieu a donné plus on moins de satellites à telles planètes, pourquoi un anneau à Tune, et point à Tautre, etc. Une Série passionnée est une ligue de divers groupes échelonnés en ordre ascendant et descendant, réunis passionnément par identité de goût pour quelque fonction, comme la culture d*un fruit, et affectant uu groupe spécial à chaque variété de travail que renferme l'objet dont elle s'occupe. Si rile cultive les hyacinthes ou les pommes de terre, elle doit former autant de groupes qu'il y a de variétés en hyacinthes cultivables sur son terrain, et de même pour les variétés de pommes de terre.

Ces distributions doivent être réglées par l'attraction ; chaque groupe ne doit se composer que de sectaires engagés passionnément, sans recourir aux véhicules de besoin, morale, raison, devoir et contrainte.

Si la série n'était pas passionnée et méthodiquement distribuée, elle n'atteindrait pas aux propriétés géométriques en répartition} elle manquerait de la propriété primordiale, influença dee grmtfee

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êsirémiêi^ égale à la double mfluençe du groupe meif^n; elle ne pourrait pas figurer dans une phalange loeiéUûre.

Une S^rie passionnée agissant isolément, n'aurait pas de propriétés, quelque régulière qu'elle put être; on pourrait, dans une ville, essayer de former une série sur un trayail agréable, culture de fleurs, soin de jolis oiseaux ; cela serait inutile : ilfaut des séries engrenées et mécanisées, au nombre de quarantecinq â cinquante atimaMu; c'est le plus petit nombre sur lequel on puisse tenter un essai, une approximation de lien sociétaire et d'attraction industrielle.

J'ai dit que le mécanisme des Séries passionnées a besoin de discords autant que d'accords ; il utilise les disparates de caractères, de goûts, d'instincts, de fortune, de prétentions, de lu^lières, etc. Une série ne s'alimente que d'in^alités contrastées et échelonnées; elle exige autant de contraires ou antipathies, que de concerts ou sympathies ; de mâme qa*en musique on ne forme un accord qu'en excluant autant de notes qu*on en admet*

Les discoids sont tellement nécessaires dans une Série passionnée, que chacun des groupes doit y être en pleine antipathie avec ses deux oontigus, et en antipathies graduées avec les sous-contigns ; de même qu'une note musicale est essentiellement discordante avec ses deux contiguês : RÉ discorde

arec UT dièxe, et avec MI bémol.

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HOOVBAU HOWDB

Onlre ses propriëtës géométriques en répartitioit des bénéfices, une réunion de Séries passionnées a des propriétés magnifiques en harmonie sociale, telle que éhulation, justice, tébité, accoeb dibbgt,

ACCOBD INVERSE, ClfITt.

Emulation, élevant tout produit au plus haut degré en qualité el quantité.

Justice, moyen de satisfaire chacun en prétentions d'avancement, d*éloges, d*appni.

P^érité, passionnément exercée, et de plus obligée par impraticabilité du mensonge.

Accord direct, par ligue des identités et des contrastes.

Accord indirect, ou absorption des antipathies individuelles, dans les affinités collectives.

Unité d^action, concours de toutes les séries aux dispositions qui conduisent à ]*unité.

Le régime civilisé a toutes les propriétés opposées, anguenr, injustice, fourberie, discorde, duplicité.

Le mécanisme des Séries passionnées ne repose jamais sur des illusions : il n'emploie que des ressorts franchement attrayans , et réunissant ordinairement quadruple charme ; deux pour les sens et deux pour Tàme ; tout au moins un plaisir des sens et un de fâme, ou deux charmes de Tâme dans les fonctions incx)mpatibles avec le plaisir des sens.

Une Série passionnée n*est régulière, et n'acquiert les propriétés précitées qu*cn remplissant trois con* ditions,

!•<> La êompadiè, on rapprochement des variétég coltÎTfSes par les groupes contiens. Sept groupes caltÎTant sept poires très*diffi6rentes, eonime Beuré blanc, Messire- Jean , Rousseiet , Bmy , Martin sec , Perle , Bon Chrétien , ne pourraient pas former une Série passionnée ; ces groupes n'auraient ni sym* patbie, ni antipathie entre eux , ni rivalité, ni émulation faute de rapprochement ou compacité des espèces cultivées , comme seraient les trois heures blanc, gris et vert. La passion dite Cabalisié n'aurait pas d'essor, et c'est Tune des trois qui doivent diriger toute série passionnée.

%^ Les caurieg tèances : les plus longues hornéeft à deux heures. Sans cotte disposition, un individu ne pourra pas s'engager dans une trentaine de séries; dès-lors les accords de répartition et le mécanisme d'attraction industrielle seraient anéan* lis; les longues séances entraveraient la passion dite Papiihnney maniede voltiger de plaisir en plaisir, Tone des trois qui doivent diriger toute Série pas« sionnée , et ménager un contre-poids aux excès, par option sur double plaisir à toute heure de la journée.

S.* L'exercice fMtoeUaire: Le travail de chacun doit se borner à telle parcelle de fonctions. Si la caltare de la Rose-lilousseuse fournit cinq à six fonctions différentes, le groupe gérant doit y affecter cinq à six sons-groupes qui se partageront les fonctions , selon le goAt de chacun. Le mode civilisé obligeant un homme à remplir toutes les fonctions d'un tra-

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Tail, eoiraTerait le jeu db la paasioa dite CampouUe , on exaltante , l'une des trois qui doivent diriiper chaque série passionnée.

En somme y le mécanisme des séries se réduit à une règle bien précise, bien fixe , qui est de développer les trois passions distributires, 10.% H»*, 11% par emploi des trois méthodes , compacité , courtes séances , exercice parcellaire ; et ces méthodes ne sont autre chose que la passion même , TeSet naturel de la passion.

Je développerai cette règle dans des chapitres spéciaux: il convient de la poser dès la début, pour faire connaître qu'il n^y aura rien d'incertain ni d'arbitraire dans la théorie d'attraction industrielle et d'harmonie pass : en effet :

Le problème est de donner libre cours aux douce passions radicales ; à défaut , il y aurait oppression et non harmonie* Ces doute passions tendent à former des séries où les deux classes de passions , dites seHêuell&i et affeciuêuêeê^ seront dirigées par la classe des mécanisantea, 11 reste donc à examiner s'il est vrai qu'en formant deé séries de groupes où les trois passions mécanisantes auront plein cours , on parviendra à donner également libre cours aux neuf autres passions sans aucun conflit. Dans ce cas, toutes les douse étant développées et satisiaites chez tout individu , chacun sera arrivé au bonheur, qui consiste dans le plein essor des passions. Cette doctrine , opposée à tous les systèmes civilisés , est

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k seule tliéorie oontorme au vœu de la nature , au& ▼œs prëaumabie^ de Diea , qui , il faut le redire , •erait on mécanicien inepte , s'il eit créé nos pas* siona pour entraver celle des faibles au profit des plue forts, selon la méthode civilisée et barbare*

£t dans celle que je vais proposer, on ne trou- Tera aucun ressort de mon invention , puisque je ]i*emploierai que trois de douze passions à régir tout l'ensemble , par la combinaison la plus grande et la plus économique , celle des séries de groupes, vœu unanime du cœur humain , et distribution auivie dans tout le système de la nature connue.

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