‹ Le nouveau monde industriel (volume 2)Chapitre 15 sur 120 · IfOOVCàO IIQIIlll · texte numérisé non relu

IfOOVCàO IIQIIlll

En tout temps et en touB lieux Fattraction pasi- •ionnée a tendu et tendra a trois buts :

i** Au luxe ou plaisir des cinq sens,

S<» Aux groupes et séries de groupes, lien« affectueux.

8"* A14 n\écapisme iep passioot^ caractères , instincts.

Et par suite à l'unité universelle.

1*' But, LK Luxi.Il comprend tous les plaisirs sensuels ; en h^s désirant nous.spuhaiions implicitement la santé et la richesse qui sont les moyens de satisfaire nos scqs ; nous jsouhaitons le huée interne ou vigueur corporelle , raffinement et force des sens ; et le luxe externe ou fortune pécuniaire • Il faut posséder ces deux moyens pour atteindre au premier but de IV^^Action passipnnée, qui est de satisfaire les cinq ressof ts sensuels ; goût, tact^ vue^ oifïe, odorat^

L'analyse des sens a un sujet fort neuf, on ne counatt pas même l'échelle des facultés de chaque sens, et de ses emplois en sept degrés. ( Voyez sur ce sujet , dans le Traité de l'Association domestique - agricole , les fonctions des sens graduées en échelle à tous degrés; mème]graduation appliquée â la vue et à d'autres sens ; l'attraction inverse ou combinaison des vilains goûts sensuels , et leur emploi en harmonie générale. )

!2* But : Ijbs groupes el Séries, L'attraction tend à former des groupes qui sont au nombre de quatre.

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Titres Types

( Groapes dtajnitté. • • • Cerch. l Id, cTambition , lien corpor. Hyperboh,

{Groupe d*amour. . • • EUipêe. Id. de pater. ou famille. Parabole.

To«s les groupes formés passionnémeiit «t Ulirement se rapportent à Tun de ces qtiatre genres.

Dès qu'un groupe deTÎent nombreux, il se subdivise en sons-groupes formant une série de partis édielonnës en nuances d'opinions et de goûts. On roit la série se former, mémo dans 110 petit groupe de sept personnes; après quel<iiies Jours d'exereiee, il présentera trois nuances on partis , classés par ^ i, ^ sectaires, et si le groupe s'ëlèfe à une ringtaine d'individus, il s'y maniliBstera bien TiCe, cinq, nx, sept nuances d'opinions et de goèts.

De là il est évident que tous les groupes tendent à femer la série, ou écbeHe de rarîétés en genre, en espèce ; et que les séries de groupes sont deuxième but de l'attraction , dans toutes les fonc* tions des sens H de l'Ame.

Par exemple, le sens de l'ouïe exige , en accords musicaux, une séHe de trois groupes modulant en dsiNM, médium et bMse ; puis une série dlnstrumens ^118 par des groupes inégaux en nombre. Il en est àe n^sBue de tous les plaisirs sensuels ; aucun n*est complet s'il n'esi dbtribué en série de groupes. îi y s mesquinerie et pauvreté partout oA il n'y a pas

8t ROOVSAIf HomB

■éiie dtni Texercice des plabirt ou des travaux, et optio^ sur les échelons de la série.

Il faut que le Créateur ait jugé les groupes et les séries bien nécessaires , puiaau^il a adopté cette distribution ' dahs tous les règ^ies : les natuMUstes ne peuvent les classer que par groupes et séries ; que n'a-t-on fait sur ce sujet quelques essais appliqués aux passions.

S* But : la mécan/ique deêptiêsianê ou des séries de groupes; la tendance à faire concorder les cinq res* sorts sensuels, 1 goût, â tact, S vue, 4 ou!e, 6 odor rat, avec les quatre ressorts affectueux , 6 amitië , 7 ambition, 8 amour, 9 paternité. Cet accord s'ëta- Uit par entremise de trois passions peu connues et di£Eammées, que je nomnierai, 10 la Calmliêi0, H la PapUonne^ 12 la Componi^.

Elles doivent établir Th^tmoiMe des passions, en jeu interne etextern&(

Jfu iniem^: Chacun voudrait ménager, dans le jei^ de neik passions, on équilibre tel que Tessor de chacune favorisât celui de toutes les autres ; que l'ambition, Tamour n'entraînassent qu*à des liaisons utiles, et jamais aux duperies ; que la gourmandise concourût à améliorer la santé, au lieu de la com* promettre ; enfin , qu'on marchit toujours dans les voies de la fortune et de la santé ^ en se livrwnl aveuglément à ses passions. Cet équiliftvre , fondé sur l'abandon irréfléchi à la naturs , est accorda aux aniipaux et refiisé à T^mupe civilii^é , luirbiirç

tirMsniti« SI

et uioTage. La pataioii conduit raoimiil à aon bim, et rhomme à sa perte.

AoMi Hiomme, dans Tëtat actuel, est-îl en état de (uerreaTec lui-même. Ses passiens s'entrechoquent; l'ambition conirarîe Tamonr, la paternité contrarie l'amitié, et ainsi de chacune des douze.

1>e là nait la science nommée bobali, qui prétend lea répiinaer ; mais réprimer n'est pas mécaniser ; harmoniaer; le but est d'arriver au mécanisme qiootaaédes passions, sans en réprimer aucune. Dien serait absurde s'il eât donné à notre âme des ras* sorts iantiles ou nuisibles. (Voyes la thèse des attractions proportionneHes aux destinées.)

Jmm eartsmê : Pour le régulariser, fl faudrait que chaque individu , en ne suivant que son intéiét personnel , servit constamment les intérêts de la masse. Le contraire a lieu : le mécanisme oiviKsé est ane guerre de chaque individu contre la masse, un régime où chacun trouve son intérêt à doper le public; c'est la discorde externe des passions; il s'agit d'arriver à leur harmonie interne et externe, troisième but de Tattraction.

Pour y atteindre, chacun a recours à la con* trainte, et impose à ses inférieurs des kns de sa fa* çon, qu'il appelle asrâet doefrtaes. Le père de farolHe assaiîétât sa femme et ses enfans it un régime qu'il dit être la sagesse. liC seigneur fait adopter ses saines doctrines dans le canton où il domine ; le magistral^ le ministre, opèrent de même sur le pays qu'ils ré-

B4 JIOGVSAtt «91IDI

f^^è$mU Une pelita inid(r«8se v^ui rë^éiiirer ioui^a les toilettes par de saines doetrtnes sur le bon gpnre; um {dnilosophe rent régénérer toutes les consiitulWns , un écolier yeut , à eoup» de poing , faire observer ses saines doctrines dans les jewi enfantins.

Cbaoun yeut donc mettre les passions de la masse en harmonie ooopératÎTe avee les siennes ; ainsi ehaenn tend à la mécanique externe des passions, et se persnade qu'il fait le bonheur de ceux qa*il assujétit à ses caprices. Chacun désire de même le mécanisme interne , qui mettrait; ses passions en harmonie a?ee ettes-mdmes. Il suit de là que le Iroisième bot de l'attractba est le mécaoismeinMpne et esleme de» pesnons.

Ce mécanisme doit être dsrtgé par les trois pes-^ SMms numérotées 10,^11, 11, et qu'on peut nommer msfrsuDtivBs ou ■tsAinsARTu. Je leur donne à oha* eime trois noms spéctam , afin do laisser f option anx leeteurs pointiileax.

10* La Cabaliste, intrigante» dissidente.

11* La Papillonne, alternante, oontrastantob

IS* La Composite, exaltante, engrenante.

Je définirai pkn loin ces trois passions trèeméconnues. Ce sent elles qui gouvernent le jeu des Séries passionnées ; tonte série est faussée , qomid elle ne donne pas un Ubre coum aux trois passions méeanisaniea.

Elles sont titrées de vices en oivîlîsalion : les phi-*

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loto^ies prélandent que la 10.* , l'esprit cabalis- (iqae, est un raal , qu*on doit être tous unis dopinioo , tous firères. Us coudamnent de même la 11.', dite Papillonne, besoin de varier ses jouissaoees , de voltiger de plaisirs en plaisirs ; et la 12.« , dite Composite , besoin de goûter à la fois deax plaisirs, dont lamalgame élève l'ivresse au degré d'exaltation.

Ces trois passions titrées de vices , quoique ehacan en soit idolâtre, sont réellement des sources de vice en civilisation , ou elles ne peuvent opérer que sur des familles et des corporations ; Dieu les a créées pour opérer sur des Séries de groupes con* trastés ; dles ne tendent qu*à former cet ordre , et ne peuvent produire que le mal , si on les applique à un ordre différent.

Elles sont les principales des douze passions radicales ; elles ont la direction des neuf autres : c'est de leur intervention combinée que nait la vraie sagesse , ou équilibre des pasaious , par contre-poids de plaisirs.

Les 12 passions ont pour but Tunité d'action. Le besoin d'unité , que je nommerai Uiiittisai , *c manifeste fortement chez les conquérans et les philosophes.

Les conquérans rêvent l'unité forcée par terreur et asservissement universel : ils l'établissent partiellement ; c'est l'unité inverse , violentée. Les philosophes rêvent l'unité directe et sponta-

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née, la [riiilaatropio univenelle, on fimternilë ée tous ka peuples , fëdëratioa hûaginaira.

Ainsi chaoaa ré?e Tanitë à ta manière , soit pour l'easemble, soii pour les dëtaib. Chaque natien Tondrait que son langage Mt parié par toute la lerre. Les ciTilisës ont , plus que les barbares , le goût de lunité , car ils Toudraient que les quarantaines sanitaires fussent universelles : ils sont donc trè»eaelins a la passion pivotale , que je nomme vni- TtiSBi^ et qui est aux doute antres ce que le blanc est aux couleurs du prisme^

L*ordre socîéteire ra réaliser subitement toutes les unités imaginables , soit en utilité , comme celles de quarantaines , langage , méridien ; soit en agrément , comme celles de diapason et autres bagatelles. De la naîtra , entre autres avantages , Fextîrpation des maladies accidentelles, pestes, épidémies, virus varioHque , psortque , syphilitique et autres virus non endémiques»

Au résumé, Tattraction tend a trois bots ou fof ers»

Elle nous y 'pousse par douse aiguillons ou passions radicales, cinq sensuelles, quatre affectueuses, trois mécanisantes.

Apprenons, dés ce premier chapitre, à distinguer l'attraction du devoir; par exemple: aucun législateur n a érigé le dtné en devoir , parce que le dîné étant vœu de la nature , ou attraction , ne sera jamais négligé.

N*admettonspour attraction que ce naturel inva-

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I, Gomniô le penchant à prendre ses repas, en dépit des dogmes et devoirs qai le défendraient. Tonte théorie de deyoir, de morale et de chaîne hUeileetaelle, ne conduirait qa*à s*abuser sur les ressorta et les fins de Tattraction.

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