‹ Le nouveau monde industriel (volume 2)Chapitre 29 sur 120 · M SB · texte numérisé non relu

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Les tribus 1* et 8* fort jeunet, et les 9* et 10^ encore jeunes, se classeront sans aucune répugnance en échelle d*âges, à peu d'exception près, car toat sera libre dans cette classification , depuis la tribu ?• jusqu'à la 16«.

C'est aux tribus 11, là, IS , que commence l'âge déclinant, et Ton Ta présumer que les femmes, sur le retour , seront peu flattées de figurer dans ces tribus , qu'elles refuseront tout net de s'y incorporer : il n'en sera rien. Le régime sociétaire fait naître une foule d'intérêts différens des nôtres : Tun de ses efiets est d'assurer considération et affection à la viellesse, qui, dans Tordre civilisé, est mal vue des jeunes gens.

On verra, au chapitre des ralliemens passionnels, que celte bannière d'âge avancé, qui serait aujourd'hui un épouvantai! pour les femmes déclinantes, deviendra pour elles une amorce. D'ailleurs, chacun pourra se classer dans la tribu dont il obtiendra l'agrément. La femme de 40 ans pourra se ranger parmi celles de SO , si elle y est admise , et cette admission sera facile à obtenir.

La classification au-dessus de âO ans étant libre, je n'indique pas les âges des tribus n^ 7 et au-dessus.

L'emploi le plus précieux de cette échelle d'âges est de faciliter Téducation naturelle , créer chez les cnfans des esprits de cOrps qui les entraînent passionnément aux études et aux travaux productifs. (Voyez 3* section.)

immsthiei.. 187

On devra observer^ dans la claMÎficatîon par tri> bus, rinégalité des deux grandes dinsions : d'ail'^ leurs la nature fournit moins de nombre dans TAge descendant que dans l'ascendant ; aussi ai-je distribué les quaCurte tribus de pleine harmonie , par

£t non par nombres égaut en correspondance,

La deuxième échelle supposerait Tëgalité numérique des deux divisions d age.On aura au contraire, pendant SO ans^ nne surcharge de nombre dans la première division , parce que les enfans sont aurabondans en civilisation.

La classe de plein caraclère, qui comprend 810 individus , est celle des êtres qui jouissent de Texercioe plein en facultés corporelles et intellect tttdlea. Un enfant de trois à quatre ans ne peut pas avoir, môme dans Tëducâtion sociétaire, la dextérité, Tintelligence , les penchans prononcés <{ui constituent le plein caractère. £n si bas âge, il a peu de goûts saillans ; il effleure tout, ce n'est goères que de quatre ans à quatre et demi que son naturel se manifeste nettement, et qu'on peut discerner ses passions dominantes, ses sous-dominante.^, ses instincts, etc. En conséquence, la tribu des bambins ne fait pas distinction du dcmi-caractèrc. 11 en est de même de la tribu des patriarches. Un

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TÎeillapd du 16* âge n'a plus les facultés corporelles, et ne peut plus figurer dans le plein caractère, ni dans rexercice actif.

De là vient que le denii*caraclère n*est tiré que des quatorze tribus n° 2 a 15. Il se compose de 405 individus dont les goûts sont peu distincts, ambigus, et fort utiles pour lier les fondions, car un denii-caracîère figure souvent en doublure de deux caractères pleins. Ce genre , qui serait dédaigné en civilisation, jouit en harmonie d'une grande considération ; le neutre et l'ambigu y sont éminemment utiles.

La classe des évolutions et manœuvres, classedite harmonie active, se bor^ie aux douze tribus S à 12* J*ai dit qu*on tient chaque jour la bourse, ou réafiion consultative pour concertiT, soit en industrie, soit en repas et en plaisir, les séances variées du lendemain et des jours suivans, ainsi que les prêts et emprunts de cohortes aux phalanges voisines* Le mécanisme de bourse, en association, eattrôs-dif* férentde celui de nos bourses de commerce, qui sont la suprême confusion. Une bourse harmonienne débrouillera plus d'intrigues et conclura plus de négociations en une demi-heure, que la bourse civilisée n'en terminerait en une demi-journée. Cette méthode est un des nombreux détails qu'il faut franchir dans un abrégé.

La régence chargée de diriger les affaires courantes et pourvoir au service général, n'est que le

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délégué de Taréopnge , qui est une autorité d'opi- DKNi; il se compose : l*des chefs de chaque série dindustrie ou de plaisir^ les plaisirs étant aussi utiles en harmonie que les traTaux ; 2* des trois tribus de rérérends, vénérabies et patriarches ; 8^ des actionnaires principaux ayantunTote par action, et des actionnaires d'épargne, qui ont obtenu une action par petites économies cumulées; A^ des magnats et magnâtes de ki phalange. On en verra ailleurs la liste détaillée en trois sexes.

L'aréopage n'a point de statuts à faire ni a maintenir, tout étant réglé par l'attraction, et par les esprits de corps des tribus, des chœurs, des séries. Il prononce sur les affaires importantes, moisson , Tcndange, constructions, etc. Ses avis sont accueillis passionnément comme boussole d'industrie, mais ils ne sont pas obligatoires : un groupe serait libre de diJSërer sa récolte, malgré Taris de l'aréopage.

Il n'a aucune influence sur l'opération principale, qui est la répartition des dividendes en triples lots proportionnels au capital , au travail et au talent. C'est Fattraction seule qui est arbitre do justice dans cette affaire. ( Voyez IS* section. )

Ni l'aréopage, ni la régence ne sont chargés de responsabilités illusoires, comme celle de la finance cifilisée qui, avec des fatras de chiffres, sait masquer tous lesgrivelages. La comptabilité, enharmonie sociétaire, est Touvrage d'une série spéciale, char géedela tenue des livres, que chacun peut inspecter.

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D^ailieurs, les comptes sont très-peu compliqués dans ce nouvel ordre. On n*y connatt pas les paiemens journaliers, la coutume civilisée d'avoir toujours l'argent a la main. Chacun a un crédit ouvert en proportion de sa fortune connue ou de ses bënéfr ces présomptifs a» tWtM/Weafffoyafi/e. T^es pbalanges vicinales ne paient point jour par jour ce qu'elles se vendent réciproquement : bestiaux, volailles, légumes, fruits, beurre, laitage, fourrage, vin,bnile, bois, etc. On en fait écriture, et on balance en ter-: mes convenus, après viremens ou compensations entre les cantons et régions. Quant au comptes individuels, pour avance de subsistance et autres fournitures, ils ne se règlent qu'au bout de Tannée à répoque d'inventaire et répartition.

Les contributions pour le fisc et les armées in* dustrielles, dont on parlera plus loin, ne donnent lieu à aucun travail de percepteurs; ohaque pbalange règle avec le fisc en quatre billets payables par trimestre au chef-lieu do province : quant aux armées industrielles, chaque troupe envoyée par une province ou un district, jouit d'un crédit fixe, sa dépense est payée par elle-même, en mandats sur son district. Aucun fournisseur ne peut griveler.

Le contentieux est réduit à quelques arbitrages. Chacun peut retirer à tout instant le montant de ses actions, sauf le dividende courant à régler lors d'inventaire.

Il n'est besoin pour les enfans d'aucun tuteur :

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on ne peut pas lear enleyer une obole de leur fortune, qui consiste en actions enregistrées au grand lirre de chaque phtilange, et portant intérêt fixe, ou dividende réglé chaque année d'après inrentaire. Ainsi un pupille n'est exposé à aucun leurre , et ses fonds, dans chaque phalange où il a des actions , s'accumulent avec intérêt, jusqu'à rage de majorité ( vingt ans } , où il en disposera.

Il faudra distinguer trois classes de fortune et de dépense pour la table. G est une échelle indispensable en harmonie, où toute égalité est poison politique. Parmi les sociélaires engagés, il s'en trouvera quelques-uns possédant un petit capital, des terres, bestiaux et inslrumehs aratoires qu'ils auront yen* dus, une cabane démolie qu'on leur aura payée. Ils obtiendront pour ces versemens une action on parcelle d'action. Us formeront une classe déjà supérieure à la multitude, et pourront être admis, s'ils le désirent, aux tables de deuxième ordre, où l'on recevra do mémo ceux qui , par des connais* sances précieuses en industrie, mériteront crédit pour r.idmission en deuxième classe.

On créera une première classe , composée des ouvriers principaux, des instructeurs enrôlés à la ville, et créanciers d'une somme d'option considérable; puis des cultivateurs qui , par fourniture de terrains étendus, ou d'une maison bonne à l'emploi, se trouveront actionnaires notables : ces trois degrés

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seront nécessaires même dans la petite phnlaa^ d'échelle réduite.

La régence , ou comité d'actionnaires gérans , formera une quatrième classe, qui ne pourra bien s'identifier à la phalange qu'à l'époque où les derniers essaims y feront leur entrée.

Plusieurs familles riches pourront se décider à s'incorporer dès l'automne, ce qui serait fort utile pour donner de l'activité aux intrigues pendant l'hi* ver qui précédera l'entrée en plein exercice.

Pour frapper un coup décisif au printemps, il faudra de bonne heure exercer les sociétaires, et surtout leêenfansy aux manœuvres chorégraphiques et antres, depuis celles de l'opéra jusqu'à celles de l'encensoir. Il faudra que cette phalange, quoique insuffisante en nombre, sache, à l'issue de l'hiver, se présenter en belie tenue matérielle et spirituelle ; qu'elle soit manœuvrière comme des danseurs et comparses d'opéra, et qu'elle présente déjà des équilibres de passions, par option sur des alternatives de plaisir prévenant tout excès, et dénotant que cet effet sera général quand le mécanisme sera porté au complet par l'introduction des derniers essaims. i

En insistant sur la nécessité d'opérer sur des es- \ saims consécutifs, j'ai prouvé que la dépense d'à- i niorce no portera que sur le premier, très - peu { nombreux. Je passe au devis csvtiniatif. !

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